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La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? »
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L'Ange Gardien



Joined: 05 Apr 2014
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 20:31    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

Previous post review:

 
Quote:

 On parlait de Venise , alors juste un aparté sur Venise 


si nous supposons que 10 siècles manquent entre le 5ème et le 15ème 
nous avons dont au 15 ème siècle une ville de plus de 100 000 habitants , avec une architecture incomparable , une histoire déjà très riche , le plus grand port de Méditerranée , une maitrise presque totale du commerce avec l'orient ...


si les 10 siècles n'existe pas on doit retrouver cette même ville au 5 ème siècle (une telle ville et un tel empire ne ce bâti pas en quelques décennies ) 


or dans le monde romain , il n'y a aucune mention d'une ville lacustre dans cette région , aucun empire maritime qui y ressemblerai , aucune voie romaine importante ne même à Venise , aucune relation , aucun commerce aucune guerre avec Rome , aucune trace , venise n'existe pas pour la Rome antique ! 


qui peut croire que la république de Venise serai subitement apparu telle qu'est est , au 15 ème siècle ?


Pourquoi pas.....mais la théorie du temps ajouté va de 1000 ans à 300 ans selon les auteurs, donc.......quelques siècles (voire un ou deux) peuvent suffir à faire la sublime Venise du 15e

Venise est un exemple intéressant, Rome aussi, dont son histoire semble s'arrêter du 5e au 15e (en gros).....
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 20:31    Post subject: Publicité

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L'Ange Gardien
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 20:55    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

 
Quote:

on peut ensuite examiner le reste des affirmations 
il essais de nous faire croire sous prétexte qu'il y aurai quelques belles maisons qui ressemblent à des palais vénitiens ( Venise à pris la ville en 1420) ,qu'il n'y aurai rien d'autre et que le temps ce serai arrêté durant 10 siècles que la ville aurai été abandonnée sans que rien soit modifier  
il suffit de vérifier ce que l'on sait de l'histoire de Split , et de voir si vraiment il y a un vide entre l'antiquité et Venise ? 
on sait peu de chose sur la vie du palais jusqu'a la fin de l'empire à Rome mais  mais on retrouve régulièrement des traces de son occupation jusqu'au début du VII siècles 
on retrouve des traces plus marquante avec des description de la ville , au moment de la prise de contrôle de la ville par l'empire Byzantin à la fin du IX siècle 
l'archéologie confirme ceci 
"""
La description du site par Constantin VII, vers 948-949, montre que le complexe palatial s'est transformé en une petite ville, dont l'armature est encore fournie par les constructions antiques tardives. L'archéologie confirme que les premières phases de construction postérieures au VIe siècle font un usage intensif des structures antiques tardives en remploi
"""
Progressivement, de nouvelles constructions viennent masquer les vestiges du palais de Dioclétien : la plus ancienne est le beffroi élevé au-dessus des remparts de la porte ouest, vers 1100, pour la chapelle dite de Notre-Dame des cloches (Gospa od zvonica). Les plus anciens vestiges d'architecture civile médiévale sont les grandes maisons gothiques à deux ou trois étages qui envahissent l'espace intérieur du palais auxxiie siècle et xiii siècle
"""


on ce rend bien compte que l'introduction de François de Sarre , est une fiction basée uniquement sur une interprétation personnelle et ne correspond en rien à la réalité constaté 
si l'introduction même du livre repose sur des arguments aussi peu convaincants on peu douter de la suite 


on peut discuter de tout le reste du livre , mais j'ai bien peur que tout soit dans la même vaine , une interprétation orienté des événements pour parvenir à une conclusion décidé a l'avance

Mr de Sarre est quand même un zoologiste et un paléontologue donc il ne faudra pas non  plus croire qu'il se serait intéressé à l'histoire d'une autre manière que de façon consciencieuse, méthodique et surtout pragmatique (ce que certains pourront lui reprocher).

Tu prends toujours comme référence des dates (948-949 ou 1100) qui ne correspondent à aucun calendrier de l'époque.

Même s'il semble ignorer d'autres événements majeurs de notre histoire (cachée), son livre sur le temps ajouté reste truffé d'indices pertinents et sans doutes l'un des meilleurs à ce sujet
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Marine (25/09/14)


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Brueghel
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 21:57    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

L'Ange Gardien wrote:
Quote:





Pourquoi pas.....mais la théorie du temps ajouté va de 1000 ans à 300 ans selon les auteurs, donc.......quelques siècles (voire un ou deux) peuvent suffir à faire la sublime Venise du 15e

Venise est un exemple intéressant, Rome aussi, dont son histoire semble s'arrêter du 5e au 15e (en gros).....



qu'il manque quelques années ici ou là et qu'au final ça représente une durée d'un ou deux siècles c'est difficilement réfutable en se basant sur une évaluation chronologique ,et ça ne remet en cause qu'une parti du moyen âge ,  mais il reste tout de même à identifier toute les périodes ajoutées et à apporter des preuves, dont évidement une réfutation argumenté ( pas seulement une vague supposition comme quoi ça pourrai éventuellement être faux )  de chaque témoignage concernant la dite époque 


ce qui contredis surtout mes modestes connaissances en histoire c'est de nier l'existence du moyen âge sur une période de 10 siècles 






 """
Rome, dont son histoire semble s'arrêter du 5e au 15e (en gros).....
""
la limite de cet argument c'est bien sur le mot "semble " 
autant je connais particulièrement Venise ou Paris et quelques autres villes , autant Rome , je n'y suis jamais allé je connais très peu et je ne m'y suis jamais vraiment intéressé 
donc pour moi aussi la Rome entre de 5 ème et le 15ème siècle ne semble pas vraiment exister je ne connait que la Rome antique et la Rome renaissance 
pourtant en cherchant un peu , pas longtemps , je me rend compte que par exemple la Rome médiéval a laissé suffisamment de trace pour justifier l'écriture d'au moins deux bouquins de plus de 500 pages 
http://geocarrefour.revues.org/7904

http://www.histoire-pour-tous.fr/livres/67-essais/3466-rome-au-moyen-age-co…

http://www.priceminister.com/mfp/153864/rome-medievale-476-1420-histoire-ci…

qu'on y trouve des vestiges architecturaux bien réels 
http://www.lessecretsderome.com/visites-insolites/cloitres-medievaux

http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g187791-d592559-r125510994-Torre_…

http://rometour.org/torre-tower-de-conti.html



Alors on peut comme François de Sarre ou Fomenko bâtir toute une théorie sur des " il semble " mais quand on fait réellement de "l'histoire" en examinant en profondeur et point par point chaque" il semble ", 
on se rend compte que leurs hypothèses ne tiennent que sur des suppositions que rien ne confirme 
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(25/09/14)


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Brueghel
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 22:20    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

L'Ange Gardien wrote:



Tu prends toujours comme référence des dates (948-949 ou 1100) qui ne correspondent à aucun calendrier de l'époque.

Même s'il semble ignorer d'autres événements majeurs de notre histoire (cachée), son livre sur le temps ajouté reste truffé d'indices pertinents et sans doutes l'un des meilleurs à ce sujet


Je ne fais que citer les sources, les dates ne sont que indicatives dans la démonstration , ce qui est important c'est que contrairement à se que laisse penser de Sarre , les vestiges archéologiques montrent que Split à bien une histoire riche et complexe entre la fin de l'empire romain et l'arrivée de Vénitiens 


je veut bien vérifier chaque indice un par un, pour voir si il sont réellement pertinents parce que rester dans une vague globalité ne permet pas vraiment d'avancer sur le sujet 


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 22:34    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

Quote:

 qu'il manque quelques années ici ou là et qu'au final ça représente une durée d'un ou deux siècles c'est difficilement réfutable en se basant sur une évaluation chronologique ,et ça ne remet en cause qu'une parti du moyen âge ,  mais il reste tout de même à identifier toute les périodes ajoutées et à apporter des preuves, dont évidement une réfutation argumenté ( pas seulement une vague supposition comme quoi ça pourrai éventuellement être faux )  de chaque témoignage concernant la dite époque 




Réfuter "un ou deux siècles" c'est déjà réfuter la chronologie de Scaliger aussi rigide que les scientifiques s'y plient sans aucune remise en question d'une chronologie écrite par un pouvoir religieux.
Quote:



 Rome, dont son histoire semble s'arrêter du 5e au 15e (en gros).....
""
la limite de cet argument c'est bien sur le mot "semble " 
autant je connais particulièrement Venise ou Paris et quelques autres villes , autant Rome , je n'y suis jamais allé je connais très peu et je ne m'y suis jamais vraiment intéressé 
donc pour moi aussi la Rome entre de 5 ème et le 15ème siècle ne semble pas vraiment exister je ne connait que la Rome antique et la Rome renaissance 
pourtant en cherchant un peu , pas longtemps , je me rend compte que par exemple la Rome médiéval a laissé suffisamment de trace pour justifier l'écriture d'au moins deux bouquins de plus de 500 pages 


Observons cet article de Wikipédia, Chronologie de Rome:

Pour la période de -27 à 426 (soit 400 ans) nous avons environs 90 mentions

Pour la période de 484 a 1498 (soit 1000 ans) nous avons environs 35 mentions

En observant la plupart de ces 35 mentions, qui ne concernent que des papes ou Charlemagne on se rendra compte qu'il SEMBLE que Rome la grande, qui sera toujours la référence durant la Renaissance (voire même la manière de se dater les jours) à pratiquement cessé d'exister et d'avoir quelque influence sur le monde durant 1000 ans.
Quote:


 Je ne fais que citer les sources, les dates ne sont que indicatives dans la démonstration , ce qui est important c'est que contrairement à se que laisse penser de Sarre , les vestiges archéologiques montrent que Split à bien une histoire riche et complexe entre la fin de l'empire romain et l'arrivée de Vénitiens 


je veut bien vérifier chaque indice un par un, pour voir si il sont réellement pertinents parce que rester dans une vague globalité ne permet pas vraiment d'avancer sur le sujet


D'accord même si la datation est figurative il y a bien quelque chose entre ces 500 et 1500 (en gros).

Que ce soit pour Split, Venise ou Rome, il n'y a qu'à maintenant nous montrer la consistance de leur histoire durant cette période....


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Brueghel
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PostPosted: Thu 25 Sep 2014 - 23:35    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

"""
Réfuter "un ou deux siècles" c'est déjà réfuter la chronologie de Scaliger aussi rigide que les scientifiques s'y plient sans aucune remise en question d'une chronologie écrite par un pouvoir religieux. 
"""


 je ne réfute rien , j'explore juste le champ des possibles , le reste c'est de la rhétorique , les fait rien que les fait il n'y a que ça qui permet d'y voir plus clair 












""""
Observons cet article de Wikipédia, Chronologie de Rome

Pour la période de -27 à 426 (soit 400 ans) nous avons environs 90 mentions 

Pour la période de 484 a 1498 (soit 1000 ans) nous avons environs 35 mentions 

En observant la plupart de ces 35 mentions, qui ne concernent que des papes ou Charlemagne on se rendra compte qu'il SEMBLE que Rome la grande, qui sera toujours la référence durant la Renaissance (voire même la manière de se dater les jours) à pratiquement cessé d'exister et d'avoir quelque influence sur le monde durant 1000 ans. 
""""
Opposer un vague résumé Wikipédia à des livres de plusieurs centaines de pages écrits par de vrais historiens , c'est quand même faire de l'histoire par le petit bout de la lorgnette 
mais pourquoi pas 
en quoi cette liste permet de supposer que Rome "à pratiquement cessé d'exister et d'avoir quelque influence sur le monde durant 1000 ans"  ?
est ce si étonnant qu'il se soit passer plus de choses importante  en 400 ans dans un empire dominant l'ensemble de l'Europe, que en 1000 ans dans une ville vaincu et soumise aux envahisseurs de passage ? 
au contraire cette liste ne fait que confirmer l'histoire officielle , l'influence de la culture romaine c'est imposé durablement comme modèle au monde occidental ( comme avant la culture Grecque s'était imposé au monde romain ) Rome en temps que force politique et militaire est devenu anecdotique 
la culture et le modèle de civilisation sont devenu une référence , le pouvoir temporel à disparu , rien d'étonnant ni de fantastique la dedans 






"""
Que ce soit pour Split, Venise ou Rome, il n'y a qu'à maintenant nous montrer la consistance de leur histoire durant cette période....
"""
 pour Rome je l'ai déjà indiqué ces livres le font de façon bien plus complète que moi 


  



pour Venise c'est pas beaucoup plus compliqué à trouver




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L'Ange Gardien
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PostPosted: Fri 26 Sep 2014 - 01:06    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

 
Quote:


Opposer un vague résumé Wikipédia à des livres de plusieurs centaines de pages écrits par de vrais historiens , c'est quand même faire de l'histoire par le petit bout de la lorgnette 
mais pourquoi pas 
en quoi cette liste permet de supposer que Rome "à pratiquement cessé d'exister et d'avoir quelque influence sur le monde durant 1000 ans"  ?
est ce si étonnant qu'il se soit passer plus de choses importante  en 400 ans dans un empire dominant l'ensemble de l'Europe, que en 1000 ans dans une ville vaincu et soumise aux envahisseurs de passage ? 
au contraire cette liste ne fait que confirmer l'histoire officielle , l'influence de la culture romaine c'est imposé durablement comme modèle au monde occidental ( comme avant la culture Grecque s'était imposé au monde romain ) Rome en temps que force politique et militaire est devenu anecdotique 
la culture et le modèle de civilisation sont devenu une référence , le pouvoir temporel à disparu , rien d'étonnant ni de fantastique la dedans 


Il ne s'est rien passé durant 1000 ans à Rome, qui sera pourtant encore chanté lors de la Renaissance.
Quote:


 les fait rien que les fait il n'y a que ça qui permet d'y voir plus clair 


Exactement !
Quote:


 la Rome médiéval a laissé suffisamment de trace pour justifier l'écriture d'au moins deux bouquins de plus de 500 pages 


C'est ça l'argument ?

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Brueghel
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PostPosted: Fri 26 Sep 2014 - 14:18    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

L'Ange Gardien wrote:
 
Quote:
Opposer un vague résumé Wikipédia à des livres de plusieurs centaines de pages écrits par de vrais historiens , c'est quand même faire de l'histoire par le petit bout de la lorgnette 
mais pourquoi pas 
en quoi cette liste permet de supposer que Rome "à pratiquement cessé d'exister et d'avoir quelque influence sur le monde durant 1000 ans"  ?
est ce si étonnant qu'il se soit passer plus de choses importante  en 400 ans dans un empire dominant l'ensemble de l'Europe, que en 1000 ans dans une ville vaincu et soumise aux envahisseurs de passage ? 
au contraire cette liste ne fait que confirmer l'histoire officielle , l'influence de la culture romaine c'est imposé durablement comme modèle au monde occidental ( comme avant la culture Grecque s'était imposé au monde romain ) Rome en temps que force politique et militaire est devenu anecdotique 
la culture et le modèle de civilisation sont devenu une référence , le pouvoir temporel à disparu , rien d'étonnant ni de fantastique la dedans 








Il ne s'est rien passé durant 1000 ans à Rome, qui sera pourtant encore chanté lors de la Renaissance.
Quote:
 les fait rien que les fait il n'y a que ça qui permet d'y voir plus clair 








Exactement !
Quote:
 la Rome médiéval a laissé suffisamment de trace pour justifier l'écriture d'au moins deux bouquins de plus de 500 pages 








C'est ça l'argument ?






Et que veut tu comme argument , que je t'emmène a Rome et que je te montre un à un chaque vestige laissé par la période médiéval ? ça me parais difficile à faire dans le cadre de ce forum 


Argumenter ça consiste à apporter des éléments vérifiables en faveur d'une démonstration c'est ce que j'essais de faire en apportant des documents 
si tu voulait vraiment contre argumenter tu prendrai connaissance des livres que j'ai indiqué  et apporterai des éléments de contradiction à tout les faits rapportés , ou à défaut tu trouverai une thèse un livre qui apporte la contradiction à ses livres en les démontant éléments par éléments 


sinon on peut continuer longtemps à discuter avec des, il me semble , a mon avis , il est possible que  ...
 pas sur que ça mène à quelque chose 


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Fri 26 Sep 2014 - 22:56    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

Quote:
 Et que veut tu comme argument , que je t'emmène a Rome et que je te montre un à un chaque vestige laissé par la période médiéval ? ça me parais difficile à faire dans le cadre de ce forum


Surtout si ces vestiges ne courent pas les rues (de Rome)....

Quote:

 Argumenter ça consiste à apporter des éléments vérifiables en faveur d'une démonstration c'est ce que j'essais de faire en apportant des documents 
si tu voulait vraiment contre argumenter tu prendrai connaissance des livres que j'ai indiqué  et apporterai des éléments de contradiction à tout les faits rapportés , ou à défaut tu trouverai une thèse un livre qui apporte la contradiction à ses livres en les démontant éléments par éléments 

Tu t'es quand même permis de (tenter de) décrédibiliser ce livre de De Sarre à partir d'une simple ligne à l'aide de références, qui justement ne se prêtent plus au contexte donné (l'utilisation de dates qui ne correspondent à aucun calendrier, l'un des nombreux points des récentistes).


Donc s'il existe deux livres de 500 pages sur l'histoire médiévale de Rome, c'est que forcément cette période à existé.
Quote:

 sinon on peut continuer longtemps à discuter avec des, il me semble , a mon avis , il est possible que  ...
 pas sur que ça mène à quelque chose


Malheureusement oui, Rome et son histoire n'est qu'un détail parmis la très longue liste d'éléments retenus par les récentistes. Donc oui ce sujet pourrait durer très longtemps...

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L'Ange Gardien
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PostPosted: Fri 26 Sep 2014 - 23:06    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

Quote:

il me semble , a mon avis , il est possible que  ... 


Il est par contre certain que tu utilise des datations inventées x siècles après les faits évoqués.

Et il est certain
aussi que ce débat n'avancera pas en postant simplement des couvertures de livres d'histoire.....tout en prétendant donner des "leçons d'argumentation"...

Il est possible, à mon avis, oui............ on parle ici d'une science humaine, je le rappelle.


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Brueghel
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PostPosted: Sat 27 Sep 2014 - 01:04    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

"""


Tu t'es quand même permis de (tenter de) décrédibiliser ce livre de De Sarre à partir d'une simple ligne à l'aide de références, qui justement ne se prêtent plus au contexte donné (l'utilisation de dates qui ne correspondent à aucun calendrier, l'un des nombreux points des récentistes). 


"""


C'est effectivement pas très difficile de décrédibiliser le livre de de Sarre , il commence par un mensonge grossier sur l'état du palais de Dioclétien, et il poursuit alors qu'il n'y a passé que quelque jours dans le cadre d'une autre activité , avec une fable sur un abandon de la ville durant 1000 ans , ce qui est absolument contredit par les vestiges présent dans la ville et par les historiens et archéologues locaux 
mais libre à toi d'accorder plus de crédit au conclusions douteuse d'un touriste de passage plutôt qu'a des chercheurs qui on sans doute consacré une bonne partie de leur à étudier Split 
quand aux dates elles ne sont qu'un repere pour situer chronologiquement les événements , c'est un outil pour rendre le récit d'aujourd'hui compréhensible le fait qu'elle aient été utilisées ou non de la sorte à l'époque n'a pas de rapport avec la réalité des faits 












"""
Donc s'il existe deux livres de 500 pages sur l'histoire médiévale de Rome, c'est que forcément cette période à existé. 
"""


j'ai cité deux livres ( en Français) , pour donner des exemples, mais il en existe bien d'autres 
par exemple encore 
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/mefr_1123-9883_1989_num_101_1
http://livre.fnac.com/a2891875/Jean-Claude-Maire-Vigueur-L-autre-Rome-XIIem…



alors ça démontre clairement que " l'histoire officielle" connait de multiples chose sur la Rome médiévale  et que la fable entretenue par les récentistes selon laquelle il y aurait un néant de 1000 ans dans l'histoire officielle de Rome est parfaitement ridicule et caricatural 
après pour réfuter que cette histoire officielle de Rome n'a pas réellement existé , il faut reprendre tout ces ouvrages un par un et démontrer les erreurs et les mensonges 
aller au boulot on attend tes brillantes démonstrations Wink 








"""
Il est par contre certain que tu utilise des datations inventées x siècles après les faits évoqués. 
"""


à ta place je serai très prudent en ce qui concerne les datations, parce que si tu veut aller sur ce terrain là , tes certitudes risquent de vaciller quelque peu 



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L'Ange Gardien
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PostPosted: Sat 27 Sep 2014 - 12:46    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

 
Quote:

 C'est effectivement pas très difficile de décrédibiliser le livre de de Sarre , il commence par un mensonge grossier sur l'état du palais de Dioclétien, et il poursuit alors qu'il n'y a passé que quelque jours dans le cadre d'une autre activité , avec une fable sur un abandon de la ville durant 1000 ans , ce qui est absolument contredit par les vestiges présent dans la ville et par les historiens et archéologues locaux

Je trouve ton approche de (tenter de) décrédibiliser un livre (que tu n'as pas lu) à l'aide de couvertures de livres d'histoire (que tu n'as pas lu non plus) on ne peut plus intéressante.

Pour Rome, Split et d'autres, l'auteur ne fait qu'affirmer qu'entre l'architecture antique et moderne (Renaissance) il est très difficile de trouver 1000 ans d'histoire. Rien de plus.
Quote:

 mais libre à toi d'accorder plus de crédit au conclusions douteuse d'un touriste de passage plutôt qu'a des chercheurs qui on sans doute consacré une bonne partie de leur à étudier Split 
quand aux dates elles ne sont qu'un repere pour situer chronologiquement les événements , c'est un outil pour rendre le récit d'aujourd'hui compréhensible le fait qu'elle aient été utilisées ou non de la sorte à l'époque n'a pas de rapport avec la réalité des faits 

Que s'est-il passé durant 1000 ans dans la ville (dont la culture Romaine est rattachée) la plus influente du monde Antique (en tout cas en Europe Occidentale), durant le Moyen-âge? Sans oublier le fait que cette culture Romaine aura réussi à se préserver presque de manière presque intégrale au moment de la Renaissance.

C'est ce genre de points (presque toujours ignoré par les livres d'histoires trop académiques, même au milieu de 500 pages) que tentent de souligner les récentistes.
Quote:

 j'ai cité deux livres ( en Français) , pour donner des exemples, mais il en existe bien d'autres 
par exemple encore 
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/issue/mefr_1123-9883_1989_nu…
http://livre.fnac.com/a2891875/Jean-Claude-Maire-Vigueur-L-autre-Rome-XIIem…

Tu comptes publier ici la bibliographie (sans jamais donner ici un seul élément qui pourrait la composer) à ce sujet pour prétendre argumenter quelque chose ?
Quote:

 alors ça démontre clairement que " l'histoire officielle" connait de multiples chose sur la Rome médiévale  et que la fable entretenue par les récentistes selon laquelle il y aurait un néant de 1000 ans dans l'histoire officielle de Rome est parfaitement ridicule et caricatural 
après pour réfuter que cette histoire officielle de Rome n'a pas réellement existé , il faut reprendre tout ces ouvrages un par un et démontrer les erreurs et les mensonges 
aller au boulot on attend tes brillantes démonstrations
 

Donc, oui. Il existe des livres sur la Rome Médiévale, donc c'est que les récentistes sont des vilains. Na!

Personne ne parle de néant, entre zéro et 1000 ans, il y a tout un monde.
Quote:

à ta place je serai très prudent en ce qui concerne les datations, parce que si tu veut aller sur ce terrain là , tes certitudes risquent de vaciller quelque peu 

Couvs de livres, gentilles menaces  (je suis justement sur ce forum pour faire vaciller mes certitudes).....MDR

Allons donc sur terrain, si si !
Alors explique donc à quoi correspondaient tes datations de 948-949 ou 1100? Okay
Quote:

quand aux dates elles ne sont qu'un repere pour situer chronologiquement les événements

Le récentisme (du moins à mon sens) n'ignore pas les éléments historiques qui peuvent composer notre histoire, et situent chronologiquement les événements (du moins les éléments et sources primaires) de la même manière que les historiens académiques (ou fondé sur la certitude de la chronologie de Scaliger). La seule différence se situe dans la durée de cette chronologie, et l'interprétation des éléments donnés (primaires).

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Brueghel
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PostPosted: Sun 28 Sep 2014 - 00:07    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

"""
Je trouve ton approche de (tenter de) décrédibiliser un livre (que tu n'as pas lu) à l'aide de couvertures de livres d'histoire (que tu n'as pas lu non plus) on ne peut plus intéressante. 

Pour Rome, Split et d'autres, l'auteur ne fait qu'affirmer qu'entre l'architecture antique et moderne (Renaissance) il est très difficile de trouver 1000 ans d'histoire. Rien de plus. 
"""
Je commente l'introduction de ce livre qui est présente en début de ce sujet ce qui permet d'avoir une base de discussion
je contredit cette introduction par des documents que je découvre et donc que je n'ai pas lu , c'est le principe même de la recherche , trouver des éléments qui permettent d'y voir plus clair 




ensuite pour le reste de ce livre que j'ai lu ( plusieurs pages de discutions à ce sujet sur l'ancien forum ) 
je suis près à discuter ici de tout les sujet qui te semble pertinent il suffit de les choisir 




















""""
Que s'est-il passé durant 1000 ans dans la ville (dont la culture Romaine est rattachée) la plus influente du monde Antique (en tout cas en Europe Occidentale), durant le Moyen-âge? Sans oublier le fait que cette culture Romaine aura réussi à se préserver presque de manière presque intégrale au moment de la Renaissance. 

C'est ce genre de points (presque toujours ignoré par les livres d'histoires trop académiques, même au milieu de 500 pages) que tentent de souligner les récentistes. 
"""


http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_Rome

tu l'a indiqué toi même avec la Chronologie de Rome 
c'est la liste des choses marquantes qui ce sont passé à Rome durant  1000 ans 
il c'est passé moins de chose que pendant l'antiquité , mais encore une fois pourquoi s'étonner qu'une ville ayant perdu tout pouvoir politique et militaire ai vu s"éloigner d'elle les événements important du continent ? 
on ne doit pas oublié qu'a la fin de l'empire, une grande partie de l'Europe était romanisé, le mode de vie et la culture romaine a perduré partout ou elle était implanté durant tout le moyen âge , les empereurs germaniques se sont toujours considéré  comme héritiers du pouvoir romain .
ce qui a disparu à la fin de l'empire c'est juste le pouvoir  et l'administration centralisé romaine dont le siège était Rome et l'unité européenne qui en découlait 


on ne doit pas oublier non plus que la décadence de Rome à duré des siècles , la chute et la perte de pouvoir c'est déroulé par coup successif
il n'y a que les récentistes pour s'étonner que les nouveaux maitres de l'Europe aient fait tout leur possible pour que cette ville qui avait plusieurs fois réussi reprendre le dessus après plusieurs défaites, reste pour définitivement incapable de reprendre de l'influence politique et militaire 


au bout de 10 siècles , il est bien évident que la menace d'un retour à Rome d'une puissance politique capable de dominer l'Europe n'était plus d'actualité , mais ça ce n'est qu'une réflexion personnel puis que c'est bien évident que ce n'est pas la seule cause du retour en grâce d'une partie de la culture romaine 




















"""
Donc, oui. Il existe des livres sur la Rome Médiévale, donc c'est que les récentistes sont des vilains. Na! 

Personne ne parle de néant, entre zéro et 1000 ans, il y a tout un monde.
""""


"""Il ne s'est rien passé durant 1000 ans à Rome, qui sera pourtant encore chanté lors de la Renaissance """
L'Ange gardien Hier à 01:06


rien le néant pour moi c'est à peut près la même chose , je ne fait que réagir à ce qu'on m'oppose comme "arguments"


















""""
Couvs de livres, gentilles menaces  (je suis justement sur ce forum pour faire vaciller mes certitudes).....MDR 

Allons donc sur terrain, si si ! 
Alors explique donc à quoi correspondaient tes datations de 948-949 ou 1100?
"""
non rassure toi ce n'est pas du tout des menaces , désolé si ça été pris ainsi 
c'est simplement que ça été discuté durant des pages sur l'ancien forum, ça m'ennuyai d'avoir à en reparler ici 


mais puisque tu insiste 
les datations à partir de l'incarnation du christ n'on pas été comme tu le dit "inventé " 10 siècles après la fin de l'empire romain , mais juste quelques dizaine d'années après par Denys le Petit vers 525 et a commencé à être utilisés très progressivement ( en complément ou en remplacement de datations disparates par indictions)200 ans plus tard vers le VIII siècle, ce système de datation est devenus majoritaire selon les endroits entre le X et XII siècle ( à noter que les Coptes d'Egypte ne l'on pas adopté et utilisent toujours un calendrier romain ) 
les dates 948-949 ou 1100  correspondent donc à des époques ou les datations de documents étaient régulièrement rédigé en anno domini 







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L'Ange Gardien
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PostPosted: Sun 28 Sep 2014 - 01:39    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

 
 
Quote:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_Rome

tu l'a indiqué toi même avec la Chronologie de Rome 
c'est la liste des choses marquantes qui ce sont passé à Rome durant  1000 ans 
il c'est passé moins de chose que pendant l'antiquité , mais encore une fois pourquoi s'étonner qu'une ville ayant perdu tout pouvoir politique et militaire ai vu s"éloigner d'elle les événements important du continent ? 
on ne doit pas oublié qu'a la fin de l'empire, une grande partie de l'Europe était romanisé, le mode de vie et la culture romaine a perduré partout ou elle était implanté durant tout le moyen âge , les empereurs germaniques se sont toujours considéré  comme héritiers du pouvoir romain .
ce qui a disparu à la fin de l'empire c'est juste le pouvoir  et l'administration centralisé romaine dont le siège était Rome et l'unité européenne qui en découlait 


on ne doit pas oublier non plus que la décadence de Rome à duré des siècles , la chute et la perte de pouvoir c'est déroulé par coup successif
il n'y a que les récentistes pour s'étonner que les nouveaux maitres de l'Europe aient fait tout leur possible pour que cette ville qui avait plusieurs fois réussi reprendre le dessus après plusieurs défaites, reste pour définitivement incapable de reprendre de l'influence politique et militaire 


au bout de 10 siècles , il est bien évident que la menace d'un retour à Rome d'une puissance politique capable de dominer l'Europe n'était plus d'actualité , mais ça ce n'est qu'une réflexion personnel puis que c'est bien évident que ce n'est pas la seule cause du retour en grâce d'une partie de la culture romaine 
Si Rome aurait perdu de son pouvoir politique et militaire, comment se fait-il que la datation (qui est une des marque de pouvoir les plus évidentes) soit restée basée sur cette culture en décadence ou mieux disparue 1000 ans après durant la Rennaissance ?
Quote:

 rien le néant pour moi c'est à peut près la même chose , je ne fait que réagir à ce qu'on m'oppose comme "arguments"
Mis à part les actes de Charlemagne ou mieux, la Fausse Donation de Constantin, il ne s'est effectivement "rien" passé à Rome durant le Moyen-Âge mis à part quelques invasions et mises à sac, donc rien qui puisse expliquer le fait que la culture Romaine (dans les systèmes de datation et calendaires) ai pu perdurer 1000 ans et encore moins de traces architecturales de 1000 ans d'histoire.
Quote:

 mais puisque tu insiste 
les datations à partir de l'incarnation du christ n'on pas été comme tu le dit "inventé " 10 siècles après la fin de l'empire romain , mais juste quelques dizaine d'années après par Denys le Petit vers 525 et a commencé à être utilisés très progressivement ( en complément ou en remplacement de datations disparates par indictions)200 ans plus tard vers le VIII siècle, ce système de datation est devenus majoritaire selon les endroits entre le X et XII siècle ( à noter que les Coptes d'Egypte ne l'on pas adopté et utilisent toujours un calendrier romain ) 
les dates 948-949 ou 1100  correspondent donc à des époques ou les datations de documents étaient régulièrement rédigé en anno domini

Hihi oui très "progressivement", ce système ne commencera â être utilisé de manière timide que quelques siècles plus tard par l'administration pontificale. En oubliant de mentionner que le calendrier de Denys le Petit n'est qu'une copie du calendrier de Dioclétien, déjà inventées avant par deux autres, Prosper ou Victor D'Aquitaine.
Majoritaire? Des sources ?
Parce que oubliée pendant 200 ans, cette supposée ère "chrétienne" Anno Domini sera repopularisée par Bède le Vénérable, pas de Rome mais de Grande-Bretagne, ce qui reste assez illogique. Et encore moins si le système de datation explicite de la naissance du Christ ne sera utilisée comme il est dit que plusieurs siècles encore plus tard.

Anno Domini
ne mentionne pas le Christ, qui sera curieusement mentionné plusieurs siècles plus tard.

Je poste ici ce qui est sans doute un des meilleurs textes pour résumer le sujet et l'Anno Domini

Sommes-nous en 2010 après la fondation de Rome ?
PAR SANDRINE VIOLLET, DOCTEUR EN HISTOIRE
lundi 10 mai 2010


 
« Où est donc passé le Moyen Âge ? » se demande le zoologiste François de Sarre. Selon sa théorie, le Moyen Âge devrait être raccourci d’au moins 800 ans car la peste dite de Justinien, de 530-590, et la Peste de Noire, celle de 1348, seraient en fait le même événement ! Cette idée surprenante fait tout d’abord sourire. Mais après avoir lu son livre, nous nous apercevons qu’il existe beaucoup d’incohérences dans la chronologie de l’ère chrétienne, et nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette question : et si François de Sarre avait raison ? 
Mais comment serait-il possible d’avoir 800 ans en trop dans l’histoire récente... ? Et si ces 800 ans correspondaient en fait aux 753 ans séparant l’ère romaine de l’ère chrétienne... ? Et si tout simplement, il fallait superposer le calendrier chrétien au calendrier romain ? Nous ne serions donc pas en 2010 après Jésus Christ, mais en 2010 après la fondation de Rome ! Une idée trop simple ? Et pourtant, après quelques vérifications chronologiques, cette version de l’Histoire pourrait bien être vraie... 
  
 Comment une telle erreur de chronologie serait-elle possible ? François de Sarre nous dit que tout cela ne serait pas arrivé si un cataclysme de grande ampleur n’avait pas touché le monde entier à une date récente. Or, le dernier cataclysme recensé dans les 2 000 dernières années est celui connu en anglais sous le nom d’ « Age of Darkness », l’Age des Ténèbres... 
  
Une météorite met fin à l’Empire Romain 
 Selon la version classique de l’Histoire, l’Empire Romain prend fin le 4 septembre 476, lorsque le dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustulus est déposé par Odoacre. Cependant, c’est 535 qui devrait être reclassé comme date de la fin de l’Empire Romain d’Occident. En effet, selon le scientifique David Keys, qui appuie sa théorie d’après un vieil ouvrage javanais, le Pararaton, le 18 février 535, le Krakatoa serait entré en éruption. Force de l’explosion : 2 000 millions de bombes Hiroshima !!! A notre avis, le volcan Krakatoa n’a pas pu engendrer un cataclysme pareil. Il s’agirait plutôt d’une météorite tombée dans la zone pacifique sud, peut-être près de l’Australie. 
 Quelles ont été les conséquences d’un tel impact dans l’Empire Romain ? Il nous reste quelques témoignages d’auteurs antiques, et ils sont assez éloquents. Ainsi Agathias : « L’été suivant, il y eut un furieux tremblement de terre à Constantinople et en plusieurs autres endroits de l’Empire qui ruina un grand nombre de villes, tant dans les îles qu’en terre ferme et qui fit périr presque tous les habitants (...) Dans le même temps on sentit aussi quelques légers tremblements dans la grande ville d’Alexandrie assise sur le bord du Nil (...) Dans le même temps l’île de Cos fut agitée de semblables mouvements et en ressentit d’horribles effets. Il n’y en eut qu’une petite partie préservée de ruine, tout le reste ayant été abimé. La mer enflée extraordinairement, inonda les maisons les plus proches du rivage et les entraîna avec les meubles et les hommes ». 
 Procope de Césarée ensuite : « Il y eut, dans le même temps, un tremblement de terre, qui ébranla si furieusement la Béotie, l’Achaïe, et les bords du golfe Crisée, que huit villes, et plusieurs villages périrent. Les villes de Chéronée, de Coronée, de Patra, et de Naupacte, furent de ce nombre. Une infinité d’hommes en moururent. En quelques endroits, la terre s’entrouvrit, puis, en se rejoignant, elle reprit sa première face. En d’autres endroits, les ouvertures sont demeurées, qui ont rompu les chemins, et qui obligent de prendre de grands détours. Dans la retraite que la mer fait, entre la Thessalie, et la Béotie, elle se déborda tout d’un coup proche des villes d’Echinée, et de Scarsia, et renversa tous les bâtiments. Elle inonda si longtemps la campagne, et changea si fort des places, que l’on pouvait aller à pied en certaines petites îles, au lieu qu’on ne pouvait approcher des montagnes ». 
 De quelle force pouvait être ce séisme sur l’échelle de Richter pour provoquer une telle catastrophe ? Et de quelle ampleur étaient ces raz-de-marée ? De nos jours, nous savons qu’il faut au moins un tremblement de Terre de force 8 pour provoquer de tels dégâts... En outre, cet événement est simultané à tout le bassin méditerranéen. Et à Rome, c’est le pape Grégoire le Grand qui témoigne de la grande détresse de la ville : « Des ruines sur des ruines... Où est le sénat ? Où est le peuple ? » Grégoire de Tours relate aussi la catastrophe : « Le fleuve du Tibre avait couvert la ville de Rome d’une telle inondation que les édifices antiques en avaient été renversés ». 
 Ce cataclysme ne s’est pas arrêté à provoquer des tremblements de terre et des raz-de-marée sur toute la surface de la Terre, il a aussi obscurci le ciel pendant une longue période ! Plusieurs personnes ont témoigné de ce phénomène. Tout d’abord le préfet Aurélius Cassiodorus : « Nous observons tous, pour ainsi dire, un soleil de couleur bleue ; nous nous émerveillons des corps qui ne projettent pas d’ombre à midi... Nous avons donc un hiver sans tempête, un printemps sans douceur, un été sans chaleur ». Procope de Césarée encore : « Le soleil donnait sa lumière sans éclat, comme la lune, durant toute l’année... » Enfin Jean d’Ephèse : « Le soleil était sombre et son obscurité dura 18 mois ; chaque jour, il brillait environ 4 heures, et cette lumière n’était qu’une ombre faible ». 
 Les conséquences sur le climat ont été radicales : la température en Europe a baissé en moyenne de 2 à 3°, la pluie qui tombait était rouge, et il tombait aussi de la poussière jaune comme de la neige. Alors que le bassin méditerranéen était plongé dans un brouillard sec, il neige tous les mois de l’année en Europe du nord. Les récoltes auraient été mauvaises pendant sept ans. Les cernes des arbres montrent une croissance ralentie pendant 15 ans ! 
  
La Peste de Justinien 
 Sur le plan humain, le bilan est effroyable. Les mauvaises récoltes provoquent la famine, et les épidémies se multiplient sur des organismes déjà très affaiblis. Procope de Césarée témoigne de cette « peste » qui frappa l’Empire : « Il y eut en ces temps-là une maladie contagieuse, qui enleva une grande partie du genre humain. (...) Elle commença par les Egyptiens de Péluse. De là elle se partagea, et alla, d’un coté vers Alexandrie, et de l’autre dans la Palestine. Ensuite avançant toujours, et avec une démarche réglée, elle courut toute la terre. Elle semblait garder une mesure égale, de s’arrêter un certain temps en chaque pays. Elle s’étendit jusqu’aux nations les plus éloignées, et il n’y eut point de coin, pour reculé qu’il pût être, où elle ne portât sa corruption. Elle n’en exempta ni île, ni montagne, ni caverne. (...) Elle commençait toujours par les contrées maritimes, d’où elle se répandait sur celles qui étaient loin de la mer (...) C’était ou en s’éveillant, ou en se promenant, ou en quelque autre occupation, qu’ils s’apercevaient d’avoir là fièvre. Ils ne changeaient point de couleur. Ils ne sentaient point d’inflammation, et l’accès semblait si léger, que les médecins avaient peine à le reconnaitre en tâtant le pouls, et qu’ils n’y voyaient aucune apparence de danger. Cependant sur le soir, ou le lendemain, il paraissait un charbon à la cuisse, ou à la hanche, et quelquefois sous l’aisselle, ou à l’oreille. Voilà ce qui arrivait presqu’à tous ceux qui étaient surpris de ce mal (...) Quelques-uns mouraient le jour-même qu’ils étaient frappés, et les autres les jours suivants. Il y en avait à qui il s’élevait par tout le corps des pustules noires, de la grosseur d’un pois ; et ceux-là ne passaient jamais le jour, et quelquefois ils expiraient à l’heure-même (...) Cette maladie dura quatre mois à Constantinople ; mais elle n’y fut, bien violente que pendant trois mois seulement. Elle enlevait d’abord si peu de personnes, que le nombre des morts n’en paraissait pas plus grande que de coutume. Dans la suite il en mourrait cinq mille chaque jour, et sur la fin dix mille, et plus ». Près de la moitié de la population de l’Empire Romain serait morte au cours de cette période. Sans doute ce chiffre est-il plus élevé encore... La « Peste de Justinien », comme elle a été appelée, s’étala de 541 à environ 767 dans tout le bassin méditerranéen, avec un pic en 592. Des villes sont désertées, des villages abandonnés, et, à la suite de cette catastrophe, l’Europe plongea dans le Moyen Âge pour une période d’environ 1 000 ans, selon notre chronologie officielle... 
  
La Peste Noire du Moyen-âge 
 800 ans plus tard, la même épidémie de peste revient. En effet, de nouvelles recherches en paléobiochimie moléculaire ont permis de confirmer la présence du bacille Yersinia pestis pour la Peste Noire et la Peste de Justinien. La Peste Noire frappa toute l’Europe occidentale de 1347 à 1351. Quant à son origine, l’épidémie aurait débuté en Mongolie et se serait dispersée dans le bassin méditerranéen à cause des marins génois. Comme pour la peste de Justinien, l’épidémie apparait en premier dans les ports. Messine, Gènes et Marseille sont touchés en 1347. Comme pour la peste de Justinien, l’épidémie n’épargne aucun lieu, et se propage jusqu’en Scandinavie et en Russie. Et comme pour la Peste de Justinien, le taux de mortalité est effrayant. Il serait de 30 à 50 %, et à près de 80 % dans certaines villes. En cinq ans, la Peste Noire aurait fait au minimum 25 millions de victimes parmi la population européenne. 
  
Des épidémies copier/coller 
 Effectivement, la Peste Noire semble une copie conforme de la Peste de Justinien, comme si l’on avait superposé les deux épidémies ! D’ailleurs, est-il possible de les superposer chronologiquement ? Voyons voir... Le pic de l’épidémie de Peste de Justinien a lieu en 592, celui de la Peste Noire en 1348. Faisons une simple soustraction : 1348 - 592 = 756 ans. Curieuse coïncidence, ces 756 ans se rapprochent dangereusement des 753 ans séparant le calendrier romain du calendrier chrétien... Serait-il donc possible que le calendrier chrétien se soit en fait superposé au calendrier romain ??? Une enquête s’impose... 
  
La datation médiévale 
 Notre premier réflexe est de chercher à savoir comment, concrètement, faisait-on la différence au Moyen Âge entre une date romaine et une date chrétienne. Pour avoir la réponse à cette question, nous consultons un ouvrage de spécialistes, tel Construire le temps, normes et usages chronologiques du Moyen-âge a l’époque contemporaine, à l’intérieur duquel nous trouvons un article de Robert Favreau intitulé « La datation dans les inscriptions médiévales françaises ». Familiarisons-nous donc avec le système de datation médiévale ! 
 Nous apprenons tout d’abord que « du IVème au VIIème siècle, les inscriptions chrétiennes de la Gaule emploient la datation à partir des consuls romains ». Ce système se maintient jusqu’au début du VIIème siècle, soit 15 à 20 ans après le cataclysme dit de « l’Age des ténèbres ». Ensuite : « Le point de départ ordinaire de la chronologie dans les inscriptions médiévales est sans conteste l’an de l’Incarnation. On sait que ce mode de calcul fut mis au point par un moine de la première moitié du VIème siècle, Denis Le Petit. Dans une chrétienté qui s’affirmait, ce calcul avait l’intérêt de donner comme point de départ de l’année la référence à l’événement qui fondait une ère nouvelle, l’Incarnation du fils de "hors sujet". Il ne connut d’abord qu’une propagation restreinte ; en Gaule, il apparaît pour la première fois dans des capitulaires de 742 et de 744, mais la chancellerie ne l’utilisera qu’au cours du règne du roi Eudes, à la fin du IXème siècle, puis de façon continue à compter de 967, à une époque qui est aussi le point de départ de son usage à la chancellerie pontificale comme dans les inscriptions romaines ( première occurrence pour un acte en 957, pour une inscription en 963 ) ». Concrètement, les inscriptions et les manuscrits donnent la date de la façon suivante : anno Incarnationis Domini, soit « an de l’Incarnation de notre Seigneur », suivi des années exprimées en chiffres romains. Certaines inscriptions mentionnent une datation en anno gratie, utilisée principalement au XIIIème siècle. « Mais la façon la plus courante de formuler la référence à l’ère chrétienne est de recourir à l’expression « anno Domini » ». On trouve cette datation dès le VIIIème siècle et elle se généralise à partir du XIIIème siècle. 
  
Un décalage de 200 ans 
 Une première surprise dans le système de datation médiévale : il existe un décalage de 200 ans environ entre l’invention de l’ère chrétienne par le moine Denis le Petit et son application dans l’Occident médiéval. En effet, Denis le Petit invente l’ère chrétienne en 525 en rédigeant son livre, le Liber de Paschate, mais l’expression ab incarnationis domini ou anno domini, n’apparaît au plus tôt qu’à partir de 730... Comme nous pouvons lire sur le site http://www.archaeometry.org, « la première utilisation supposée du mode de datation basée sur l’anno domini est tardive. Elle pourrait dater au plus tôt de 731 ». Comment cela peut-il s’expliquer ? 
  
Le Liber de Paschate ou l’invention de l’ère chrétienne 
 En 525, à Rome, le moine Dyonisius Exiguus est chargé par le chancelier papal Bonifacius de concevoir une méthode pour prévoir la date de Pâques selon la règle Alexandrine. En effet, Denis le Petit a en sa possession des tables alexandrines en anno diocletiani, partant de la première année du règne de l’empereur Dioclétien, en 285, et qui s’arrêtaient 247 plus tard ( soit 285 + 247 = 532 ). Denys ajouta donc un cycle de 95 ans à ces tables, et il décida de modifier l’année du début du calendrier pour ne plus se référer au calendrier de Dioclétien, empereur qui avait sévèrement persécuté les chrétiens. Il déclara donc que l’année où il réalisait ce complément aux tables d’Alexandrie était l’année 525 après l’Incarnation du Christ qui devenait l’année de départ du nouveau calendrier. Il publia ses recherches dans un livre, le Liber de Paschate ( consultable sur internet à la page suivante : http://www.henk-reints.nl/cal/audette/denys.html ), en 525. Le pape Jean II approuva son calendrier en 533. La naissance de Jésus fut donc reportée au 25 décembre 753 AUC. Et l’an I de l’Anno Domini équivaut désormais à l’année julienne 754 ab urbe condita, soit à l’an 754 depuis la fondation de Rome. 
  
Quand Bède le Vénérable cite Denis le Petit 
 Nous voyons donc que le pape Jean II approuva officiellement le nouveau calendrier chrétien en 533. Mais il n’est pas appliqué immédiatement à toute la chrétienté. Certes, le cataclysme de 535, le pillage de Rome par les Ostrogoths en 537, et les épidémies de peste à répétition dans tout l’Empire font que la diffusion de l’ère chrétienne sera très, très longue à s’imposer... 
 Curieusement, c’est en Grande-Bretagne que le Liber de Paschate ressurgit au bout de 200 ans, dans le monastère de Jarrow. Le moine Bède, dit le Vénérable, reprend les calculs de Denis le Petit pour fixer les nouvelles dates de Pâques. Les calculs de Bède le Vénérable vont ensuite servir de référence à tout l’Occident médiéval. Mais Bède est surtout connu pour son livre Historia ecclesiastica gentis anglorum, Histoire ecclésiastique du peuple anglais, qui est le premier à reprendre et à citer l’ère dionysienne, et publié vers 726. Curieusement, le moine Bède le Vénérable, qui n’a quasiment jamais quitté son monastère, serait devenu très populaire et ses livres se seraient diffusés rapidement dans tout l’Occident, au point que ce serait sous son impulsion, et non pas sous celle des papes, que l’ère chrétienne se serait très, très rapidement imposée... 
  
L’anno domini selon Bède le Vénérable 
 Comment Bède le Vénérable utilise-t-il l’ère chrétienne de Denis le Petit dans son livre Historia ecclesiastica gentis anglorum ? Pour répondre à cette question, nous pouvons consulter le site « histoire critique du christianisme romain » ( http://srg.hereses.perso.libertysurf.fr/index.html ) et sa page « invention de l’ère chrétienne » : 
 Bède « a fait siens les calculs de Denis le Petit, qu’il attribue aux Apôtres et Pères de l’Eglise sans chercher à savoir pourquoi le Sauveur dionysien est né le 25 décembre 753 ab Urbe condita, et non le 1 Janvier 754 . S’il répète inlassablement la formule " anno domini " c’est pour signifier que l’on doit célébrer Pâques le premier dimanche suivant le 15ème jour de la nouvelle lune de Mars, et non pour instituer une ère chrétienne dont il ne parle jamais et dont la notion lui est totalement étrangère. Tous les Actes officiels romains, particulièrement les lettres de Grégoire le Grand reproduites par Béde, sont datés du règne des Empereurs romains d’Orient. Bède se réfère continuellement au calendrier romain traditionnel, en conservant les noms romains des mois, les divisions de ces mois en calendes nonnes et ides  ; il décompte également les règnes des rois anglais en années depuis leur accession au trône ; la formule " anno domini " lui sert de connexion et d’unification de leurs calendriers. Bien plus, il débute son " Histoire ecclésiastique " par un rappel solennel, grâce à Jules César et à Claude, du passé de Rome, dont la création calculée par Varron 753 ans avant la naissance supposée du Sauveur christianiste constitue le point de départ effectif de toute chronologie ». 
 Curieusement, Bède le Vénérable ne relie jamais anno domini et ère chrétienne ! Et nous n’avons toujours pas trouvé la réponse à notre première question : comment au Moyen Âge fait-on concrètement la différence entre une date romaine et une date chrétienne ? 
  
Le calendrier romain...des jours 
 Au Moyen Âge, lorsque l’on parle du calendrier romain, il s’agit du calendrier romain des jours et non celui des années. Toujours selon Robert Favreau, « il était plus important, au Moyen Âge, de connaître le jour du mois que l’année, notamment parce que la connaissance du jour était indispensable pour célébrer la mémoire du défunt chaque année ou pour fêter l’anniversaire de la dédicace d’une église ». Ainsi, à part la datation selon l’année des consuls, les Romains n’auraient jamais utilisé un calendrier des années !? En France, le calendrier romain des jours s’utilise encore jusqu’au XVème siècle... 
  
Ab Urbe condita 
 Ab Urbe condita signifie « à partir de la fondation de la Ville »... de Rome, Rome étant surnommée l’Urbs, « La » ville. Ab urbe condita est aussi le titre d’un livre de Tite-Live, qui a écrit toute l’histoire de Rome et de son empire depuis sa fondation. Dans ses manuscrits, Tite-Live reprend les travaux de l’écrivain Varron ( décédé en 27 avant Jésus Christ ). Celui-ci a daté la fondation de Rome à - 753. Comme nous l’avons constaté, les Romains n’utilisent pas l’expression Ab urbe condita pour leur datation. Et c’est seulement à la Renaissance, à partir de 1430 à Rome, que la datation Ab urbe condita, AUC en abrégé, va se généraliser en référence au glorieux passé romain. 
 Concrètement donc, puisqu’il n’existerait pas de calendrier romain des années, au Moyen Âge, la datation exprimée anno ab incarnationis ou anno domini serait forcément en référence à l’ère chrétienne... 
  
Anno 730 
 Nous avons vu que l’anno ab incarnationis ou anno domini, est utilisée au plus tôt vers 730. Selon notre calendrier chrétien, cette date est aléatoire et ne correspond à aucun événement particulier. Cependant si nous nous référons au calendrier romain des années, qui existait bel et bien, mais n’était jamais utilisé dans la datation, l’année 730 Ab urbe condita correspondrait-elle à un événement particulier ? 
 L’année 730 AUC, qui correspondrait à l’année 23 avant Jésus-Christ, marque effectivement un grand tournant dans l’histoire de l’Empire Romain. C’est en effet cette année là que l’empereur Auguste a créé l’administration impériale. Auguste crée tout un corps de fonctionnaires, qu’il nomme et qu’il paie. Bref, l’année 730 marque le véritable début de l’Empire romain. Faut-il donc voir un lien entre l’apparition de l’anno ab incarnationis domini et la mise en place de l’administration romaine ? Auguste pouvait-il synchroniser tout l’Empire romain sans imposer un système de datation annuel ? D’autre part, nous avons vu que c’est Varron, puis Tite-Live, qui ont daté la fondation de Rome. En toute logique, il était donc impossible de dater correctement les années romaines avant le début de l’Empire. Et l’histoire de la ville de Rome comme centre de l’Empire ne devient importante qu’à partir d’Auguste. 
 Si donc nous superposons les calendriers romain et chrétien, il est normal que l’anno ab incarnationis domini n’apparaisse pas avant 730 ! Et ce serait pour cette raison qu’il n’existerait pas et qu’il ne pourrait exister aucune date anno domini avant 726 au plus tôt ! Ainsi, Auguste aurait imposé la datation romaine à tout l’Empire sous le terme anno ab incarnationis domini... 
  
Anno ab incarnationis domini 
 « L’an de l’incarnation du seigneur » pourrait-il correspondre au début de l’Empire romain ? Attardons déjà sur le terme domini, ou dominus. Pour connaître la signification de ce mot, nous nous référons au dictionnaire latin-français de Felix Gaffiot. Dominus, désigne le maître ou le propriétaire, mais aussi « seigneur ». Et selon Suétone, Dominus est aussi le nom donné aux empereurs après Auguste et Tibère et plus encore avec Septime Sevère ( 193 - 211 après Jésus Christ ). En effet, l’Empereur est considéré comme une personne sacrée. Depuis Auguste, l’Empereur possède le titre de Pontifex Maximus et est le chef de la religion. Septime Sévère accentue le caractère sacré de l’Empereur et se fait couramment appeler dominus ou dominus noster... Faut-il voir une corrélation entre le règne de Septime Sévère et la généralisation dans la datation du terme anno domini nostri ? Rappelons que Robert Favre nous indique que la chancellerie pontificale utilise l’anno domini à partir de 960. Or, si nous superposons les calendriers romain et chrétien ( 960 - 753 = 209 ), nous constatons que l’anno domini pourrait bien s’être généralisée sous l’influence de Septime Sévère... 
  
 
 
  
Septimus Severus dominus noster 
 Et le terme incarnationis ? Toujours selon le dictionnaire latin-français de Félix Gaffiot, incarnationis est un terme se rapportant exclusivement à la religion. Incarnationis se traduit par « incarnation ». Existe-t-il un lien entre incarnationis et l’Empire romain ? Les empereurs peuvent-ils être des seigneurs incarnés ? Nous remarquons qu’Auguste a divinisé Romulus, le fondateur de Rome. Ainsi, faudrait-il lire anno ab incarnationis domini comme « année de l’incarnation de notre seigneur » ... Romulus ? Auguste a-t-il imposé le culte de la Rome incarnée dans la personne sacrée de l’Empereur ? C’est une possibilité...
 Une autre hypothèse : le terme incarnationis serait à mettre en relation avec celui d’imperium. Imperium signifie « pouvoir, pouvoir suprême » puis devient synonyme d’« empire » et de « gouvernement impérial ». Le site « Histoire critique du christianisme romain » remarque que le Pape « fixera l’origine de sa puissance à la date de l’accession de son "hors sujet" à l’Imperium, c’est-à-dire à la date de son Incarnation supposée ». Il pourrait donc bien exister un lien entre « Empire » et « Incarnation »... 
  
Jésus Christ dans la datation 
 Et Jésus-Christ dans tout cela ? Quand apparaît-il dans la datation ? Si nous suivons le cours de l’Histoire officielle, c’est le moine Denis le Petit qui instaure donc l’ère chrétienne et propose le terme de datation suivant : Anno domini nostri Jesus Christi. Comme le pape Jean II adopte cette nouvelle datation en 533, nous pourrions nous attendre à voir Jesus Christi apparaître conjointement à la datation anno ab incarnationis domini. Eh bien, non ! 
 Nous savons donc que la datation anno domini apparaît au plus tôt vers 726-730. Cependant, elle ne commence à se généraliser qu’à partir du milieu du Xème siècle, vers 960. Et en France, toujours selon l’article « la datation dans les inscriptions médiévales françaises », l’expression anno ab Incarnatione domini ( nostri ) Jesu Christi n’apparaîtrait au plus tôt qu’en 990, et encore, n’est-elle que très rarement utilisée. Ainsi, il y aurait au minimum plus de 250 ans d’écart entre l’apparition de la datation anno ab incarnationis domini et celle d’anno domini Jesu Chisti ! Et entre l’acceptation de l’ère chrétienne par Jean II et son application dans la datation, l’écart serait de plus de 450 ans !!! 
 450 ans !!! Cherchons l’erreur... Nos historiens de la Renaissance auraient-ils pu supposer à tort qu’anno Incarnationis domini faisait directement référence à Jésus Christ, alors que la mention Jesu Christi est très postérieure à l’apparition de la datation anno domini ? Pour répondre à cette question, il faut se demander quand le christianisme apparaît dans l’Empire romain. Et pour cela, il va nous falloir en apprendre un peu plus sur la religion romaine... 
  
Le culte de Mithra 
 
 A Rome, donc, les dieux vénérés sont tout d’abord Jupiter, Apollon, Mars, Bellone, Minerve, Bacchus etc. Mais à la fin de la République et au début de l’Empire, les cultes venus d’Orient s’imposent de plus en plus face aux dieux gréco-romains. Le plus populaire est celui de Mithra, le "hors sujet" soleil. Sous Tibère, on ne dénombre pas moins de 45 sanctuaires dédiés à Mithra dans Rome. Et au IIème et IIIème siècle, ce culte s’est répandu dans tout l’ouest de l’Empire, de la Bretagne au Danube. Mithra est un culte venu de Grèce et très populaire dans l’armée romaine car il parle d’une vie après la mort. Les principes rituels de ce culte ? Le baptême par immersion et un échange de pain et de vin. Les lieux de culte ? Principalement des grottes ou des temples reproduisant une grotte. Curieusement, nos églises romanes sombres nous font beaucoup penser aux temples dédiés à Mithra... De là à penser que nos églises romanes étaient en fait originellement des temples dédiés à Mithra... Selon notre datation synchronisée, cette hypothèse serait bien possible... 
  
Le culte de Sol Invictus 
 Pour le culte de Mithra, la date la plus importante dans le calendrier romain est le 25 décembre, le jour de la renaissance du soleil. Mithra s’est peu à peu substitué à l’ancien culte gréco-romain du "hors sujet" Hélios-Sol. D’ailleurs le mot « noël » est un dérivé de « néo Hélios », le nouveau soleil. Mais à partir du IIIème siècle, un nouveau "hors sujet" apparaît dans l’empire romain, Sol Invictus, Soleil Invaincu. Ce culte reprend des aspects du culte de Mithra et d’Apollon, et se développe principalement dans l’armée romaine. L’empereur Aurélien ( 270-275 ) proclame Sol Invictus patron principal de l’Empire romain, et fait du 25 décembre une fête officielle en 274 ( 1027 AUC ). Il fait construire un nouveau temple à Rome et crée un collège de pontifes spécialement pour Sol Invictus. Avec Aurélien, et la crise qui sévit dans l’Empire suite aux invasions barbares ( la fameuse peur de l’an mil ? ), l’autorité de l’Empereur et sa légitimité sont renforcées. Aurélien se proclame deus, divin, et ses monnaies portent l’inscription deus et dominus natus, "hors sujet" et maître. 
  
Les réformes de Dioclétien 
 Avec l’empereur Dioclétien ( 284 - 305 ), la sacralisation de l’Empereur se poursuit. L’empereur se fait désormais couramment appeler Dominus, se coiffe d’un diadème et d’un manteau richement brodé, et impose en 291 ( 1044 AUC ) le rite de la génuflexion. Comme l’Empire devient de plus en plus difficile à diriger, les provinces sont morcelées et passent de 47 à 85. Les nouvelles provinces sont regroupées en douze diocèses gérés par des vicaires, recrutés dans l’ordre équestre et dépendant uniquement de l’empereur. Les vicaires ont de grands pouvoirs : ils jugent, contrôlent les gouverneurs, repartissent les impôts. Par contre, ils n’ont aucun commandement militaire. Dioclétien sépare les carrières civiles et militaires. Mais Dioclétien est surtout connu pour sa grande persécution contre les manichéens ( en 297 - 1050 AUC ) et les chrétiens ( 303 - 1055 AUC ) qui ne sacrifiaient pas aux dieux de l’Empire. En Orient, ceux qui ne sacrifient pas risquent la peine de mort. Cependant, nous avons observés que les rites de Sol Invictus sont totalement similaires à ceux du christianisme. Alors.. ? Voyons tout d’abord qui sont les manichéens. Pour eux, le monde se divise en deux, le Bien et le Mal, et les deux doivent se combattre. Les manichéens pratiquaient des périodes de jeûne, le célibat et les « élus » passaient leur temps à prêcher. Seuls les « élus » étaient assurés d’atteindre le Royaume de la Lumière après leur mort. Pour Dioclétien, ces persécutions visaient surtout à maintenir la cohésion des légions, ainsi que celle de la société romaine, et la présence d’objecteurs de conscience ne pouvait plus être tolérée. Et les chrétiens, qui sont-ils ? 
  
Qui sont les chrétiens ? 
 En - 71 ( 682 AUC ), le général Marcus Licinius Crassus réprime cruellement la révolte des esclaves menée par le gladiateur Spartacus. Spartacus, ou du moins son principal lieutenant ( le gladiateur serait mort en combattant Crassus ), est crucifié avec ses 6 000 compagnons sur la Via Appia, de Rome à Capoue. L’exemple est terrible et frappe durablement l’esprit des esclaves. Plus aucune révolte servile d’importance n’aura lieu dans l’Empire romain. Cependant, sous Auguste, les esclaves de sa nouvelle administration travaillant à Alexandrie découvrent la Septante gréco-latine. Depuis Spartacus, beaucoup n’avaient que l’esclavage à vie pour seul horizon et rêvaient d’un « jugement dernier » où l’oppresseur romain recevrait enfin ce qu’il méritait... En découvrant l’Ancien Testament, les fonctionnaires d’Auguste découvrent un livre qui leur parle. Ils trouvent dans ces lignes un grand écho aux souffrances qu’ils endurent, et à leur espoir d’une vie meilleure dans un autre monde. Et ils vénèrent désormais le "hors sujet" unique en opposition aux dieux romains. Et surtout, l’Ancien Testament précise leur identité de personnes humiliées ayant faim de revanche. Petit à petit, l’Ancien Testament se répand dans le milieu de l’administration romaine, et plus encore à Rome. La Septante devient ainsi le manifeste de référence des esclaves et de tous ceux résistant à l’oppresseur romain. Sous l’empereur Claude ( 41-54 ou 794-807 AUC ), un agitateur appelant à la révolte s’appelait Chrestos, et beaucoup d’esclaves d’origine juive étaient dans son groupe. Les compagnons de Chrestos se font rapidement appelés les chrétiens. Sous Trajan ( 98-117 ou 851-870 AUC ), cette appellation caractérisait toute personne opposée à l’ordre romain. Et être chrétien était passible de la peine de mort. Dans ce contexte, il est plus que logique que Dioclétien persécute les chrétiens puisque ceux-ci prônaient la révolte et la sédition à l’Empire Romain ! 
  
Constantin ou la consécration du Christ 
 L’empereur Constantin ( 306-337 ), après sa victoire à la bataille du Pont Milvius sur Maxence en 312 ( 1065 AUC ), change complètement le visage de l’Empire romain. A la suite de sa victoire, il fait apposer sur le bouclier de ses légionnaires, le chrisme, son nouveau symbole, formé des deux lettres grecques Khi ( X ) et Rho ( P ), les initiales du mot Christos, signifiant « oint de "hors sujet" », « qui a reçu l’onction sainte de "hors sujet" ». Par la suite, le chrisme devint le symbole des légions romaines. En 313 ( 1066 AUC ) Constantin promulgua l’édit de Milan, autorisant la liberté de culte à tous les citoyens de l’Empire. Nos chrétiens, les ennemis de l’Empire, peuvent désormais librement pratiquer leurs assemblées et les traductions de la Septante en latin se multiplient. Constantin, en prônant la concorde dans l’Empire autour du "hors sujet" unique, fait ainsi taire toutes les séditions. En 321 ( 1074 AUC ), Constantin impose le repos dominical, sous le nom de « Jour vénérable du Soleil ». Sol Invictus était donc encore le culte de l’Empire... En 324 ( 1078 AUC ), Constantin installe sa capitale en Orient dans la ville de Byzance, et la rebaptise Constantinople. 
  
Le Concile de Nicée 
 En 325 ( 1079 AUC ) a lieu le concile de Nicée. Selon la Tradition, à l’issue de ce concile, Constantin et sa nouvelle église ( du latin ecclesia = assemblée ) assimilèrent les principes monothéistes des manichéens et des chrétiens au culte de Sol Invictus et créa la nouvelle religion ( du latin religio = respect, culte, vénération ) du Christ-Empereur, fils du "hors sujet" unique. D’après le site « Histoire critique du christianisme romain » : « La religion chrétienne se christianisa et devint donc religion grecque ( ô christianismos ) c’est-à-dire culte de Constantin, unique représentant du "hors sujet" Unique dans son Empire en voie d’unification. Cela rappelait à la mémoire des érudits le culte promulgué autrefois à la gloire d’Alexandre le Grand ». Plus surement, le Concile de Nicée, soit l’assemblée de l’Empereur, établit le nouveau dogme officiel de l’empire romain : le culte du Christ-Empereur en remplacement de Sol Invictus. La construction des basiliques, les maisons de l’Empereur dédiées au Christ, mais servant aussi de tribunal, de lieu de commerce, de promenades, d’assemblée, etc. se multiplient dans tout l’Empire. Une curiosité est à remarquer. Elle est soulignée par le site « Histoire critique du christianisme romain » : « Eusèbe de Césarée, par sa " Vie de Constantin " contribua beaucoup à la déification de celui-ci qui jusqu’à la fin de la période romane du Moyen Age ( 12ème siècle ) fut honoré par les fidèles comme le fondateur de l’Eglise catholique. De nombreuses églises romanes, en Poitou Charente, Alpes de Provence etc., portent au-dessus de leurs porches, par où les foules circulaient, d’imposantes statues équestres appelées des " Constantin ", auxquelles Emile Male a consacré dans son " Art religieux du 12ème siècle en France ", des pages d’une érudition émue ». Jusqu’au XIIème siècle ! Constantin serait donc honoré par l’Eglise chrétienne pendant prêt de 800 ans ! Ne semble-t-il pas plutôt évident que les églises romanes ont été dédiées à Constantin car elles ont été construites à son époque ? Et qu’il faudrait donc bien superposer le calendrier chrétien au calendrier romain ? 
 Ainsi, si Constantin s’assimile à Jésus-Christ, il est normal d’avoir un décalage dans la datation entre anno ab incarnationis domini et anno domini nostri Iesu Christi, car 350 ans, du règne d’Auguste à celui de Constantin, les séparent ! 
 Concernant l’assimilation de Christi à Iesu, soit Jésus est effectivement le nom du sauveur chrétien, soit Iesu signifie tout simplement « "hors sujet" unique » et anno domini nostri Iesu Christi signifie « année de notre maître oint du "hors sujet" unique »... 
 Le 25 décembre 335 ( 1088 AUC ), à Rome, la fête de Sol Invictus change officiellement de dénomination, pour devenir celle de Christ, oint du "hors sujet" unique. Les rites de célébration ne changeaient pas, seule l’appellation change. 
  
Le mythe de la croix 
 Le symbole de la croix est un rite très ancien. Il est tracé en signe de protection, puis sur le front lors du baptême. Ensuite, trois versions s’affrontent. Selon la première, le premier symbole des chrétiens était le poisson, car en grec « poisson » s’écrit IXΘYΣ, ou ichthus, dont les lettres constituent les premières lettres de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr, c’est-à-dire Jésus Christ, Fils de "hors sujet" et Sauveur. Selon la seconde version, le chrisme de Constantin devient le symbole officiel de l’Empire romain et s’impose partout dans le paysage. Selon la troisième version, comme Spartacus est devenu le symbole de la lutte contre l’Empire romain, et que ses partisans ont tous été crucifiés par Crassus sur la voie Appienne, ce serait pour cette raison que le symbole de la croix a été adopté par les chrétiens... 
  
Rome, Constantinople et le début des pèlerinages 
 En 324 ( 1078 AUC ), Constantin décide de construire sa nouvelle capitale de son empire sur le site de la ville grecque de Byzance, réputée imprenable. Il la baptisera la « Nouvelle Rome » car il la construit autour de sept collines avec un forum, un Capitole, un sénat, un palais, un hippodrome et la basilique dédiée à la Sagesse Sacrée. La ville est inaugurée en 330 ( 1084 AUC ). Dans le même temps à Rome, Constantin fait bâtir une nouvelle basilique sur l’emplacement du Circus Vaticanus, le cirque de Caligula. L’Empereur quitte donc l’Occident et Rome pour s’installer en Orient. De tout l’Occident, les pèlerins vont affluer à Constantinople pour voir la ville, aller siéger au sénat, ou rencontrer l’Empereur. Les pèlerinages, du latin peregrinatio, qui signifie voyage ou séjour à l’étranger, vont se multiplier. Dans tout l’Empire, se développe un nouvel ordre qui va profiter de la division entre l’Orient et l’Occident et convoyer les voyageurs : les Templiers. 
  
La fin du paganisme 
 Selon la Tradition, la mère de Constantin, Hélène, lors d’un séjour à AElia Capitola, Jérusalem, en 326 ( 1080 AUC ) aurait découvert la vraie croix de Jésus lors de la construction de la basilique ordonnée par son fils sur l’emplacement d’un temple dédié à Vénus construit par l’empereur Hadrien. Cependant, ces récits n’apparaissent qu’à partir des années 370 ( 1120 AUC )... En tout cas, c’est à partir de cette époque que le mot martyrium ( = lieu où un martyr est enseveli ) se généralise et désigne une église basilicale contenant une relique. De même, c’est à cette époque que le paganisme tend à disparaître sous la volonté des empereurs. Ainsi, l’Empereur Constant II proclame en 357 ( 1110 AUC ) un édit de persécution contre les païens : « Nous décrétons la peine capitale contre ceux qui sont convaincus d’adorer les idoles ». 
  
Les croisades 
 Le terme « croisade » provient de l’adjectif crucesignatus, croisé ( littéralement, marqué par la croix ) ou du verbe crucesignare, prendre la croix. Le terme « croisade » n’est pas employé avant le milieu du XIIème siècle. C‘est le terme « voyage à Jérusalem » ou « pèlerinage » qui est utilisé, ainsi qu’ « aide à la Terre Sainte ». Du point de vue musulman, les croisades sont perçues comme la continuation de la lutte contre l’Empire romain d’Orient. La Terre Sainte est-elle l’empire romain d’Orient ? 
 En 1095 ( AD ), au concile de Plaisance les ambassadeurs de l’empereur byzantin réclament aux Occidentaux une assistance militaire. Les chevaliers d’Occident s’engagent donc à délivrer l’Empire des « païens ». Ils prennent la croix au nom de l’Empereur, et deviennent les cruce signati. En 1097 ( AD ), tous arrivent à Constantinople et s’unissent pour prendre Jérusalem en 1099 ( AD ). Un royaume est créé. Que se passe-t-il à Jérusalem ? En construisant une basilique impériale, des fragments de croix sont trouvés et établissent sans doute le mythe fondateur du Christ mort sur la croix. De même, l’Ancien Testament étant originaire de Palestine, c’était aussi la Terre Sainte de tous les chrétiens, la terre originelle du "hors sujet" unique. A partir de ce moment, les reliques dites de la Vraie Croix, ainsi que les pèlerinages vont se multiplier. 
  
Les Templiers 
 En 1120 ( AD ), la milice des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon est créée. Ces chevaliers arborant le chrisme ont pour mission de sécuriser les voyageurs à destination de l’Orient. Le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem, à l’emplacement du Temple de Salomon qui donna par la suite le nom de Templiers ou de chevaliers du Temple. 
  
Théodose ou l’Inquisition 
 L’Empereur Théodose ( 376-395 ou 1129-1148 AUC ) radicalise totalement la religion. En 380 ( 1133 AUC ), il proclame l’édit de Thessalonique dans tout l’Empire : « Nous voulons que tous les peuples que régit la modération de Notre Clémence s’engagent dans cette religion que le divin Pierre Apôtre a donné aux Romains - ainsi que l’affirme une tradition qui depuis lui est parvenue jusqu’à maintenant - et qu’il est clair que suivent le pontife Damase Ier et l’évêque d’Alexandrie, Pierre, homme d’une sainteté apostolique : c’est-à-dire que, en accord avec la discipline apostolique et la doctrine évangélique, nous croyons en l’unique Divinité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, dans une égale Majesté et une pieuse Trinité. Nous ordonnons que ceux qui suivent cette loi prennent le nom de Chrétiens Catholiques et que les autres, que nous jugeons déments et insensés, assument l’infamie de l’hérésie. Leurs assemblées ne pourront pas recevoir le nom d’églises et ils seront l’objet, d’abord de la vengeance divine, ensuite seront châtiés à notre propre initiative que nous avons adopté suivant la volonté céleste ». Le paganisme est définitivement proscrit. Ainsi, des bataillons de moines illettrés, vêtus de noir, tuèrent sous les ordres des évêques, brulèrent maisons et bibliothèques dans leur haine des anciens dieux, de tout ce qui est hostile à l’empereur, et même des philosophies platoniciennes ( sur ce sujet, R. Mac Mullen, Christianisme et paganisme du IVème au VIIIème siècle ). Peut-il exister deux périodes d’Inquisition et d’hérésie ? L’inquisition de Théodose n’est-elle pas exactement la même que celle qui sévit au Moyen Âge ? 
  
Le bas Empire 
 En 395 ( 1148 AUC ), l’empire romain se sépare définitivement entre Orient et Occident. Et l’Occident ne peut plus se maintenir face à la nouvelle vague d’invasion. En 407 ( 1160 AUC ), l’armée romaine évacue définitivement la Bretagne. Les Wisigoths mettent à sac Rome en 410 ( 1163 AUC ). En 451 ( 1204 AUC ), Aetius bat les armées d’Attila. En 476 ( 1229 AUC ), l’empire romain d’occident disparaît définitivement. Rome n’est plus que l’ombre de son passé glorieux, mais des combats sont toujours donnés dans les Arènes... 
  
Le flou des années 530-600 
 Selon les sources, plusieurs épidémies de peste se succèdent suite à l’impact de la météorite datée à 535 ( 1288 AUC ). Ainsi, près de 50 années se seraient écoulées entre l’apparition de la peste en Egypte en 541 et à Rome en 590. Or, cette épidémie est simultanée et s’est propagée très rapidement. Dans ce laps de temps, Rome serait prise par les ostrogoths en 537, qui auraient achevé la ville antique en détruisant les aqueducs. Sans doute faut-il situer l’impact plutôt vers 1343 AUC. 
  
Le cataclysme marque les esprits 
 Lorsque le cataclysme s’abat sur l’Empire, celui-ci fonctionne encore très bien et les édits de l’empereur Justinien sont appliqués même en Occident. Et puis, subitement, la terre se met à trembler et tout s’écroule, des raz-de-marée détruisent les côtes, et même Rome est touchée par le débordement du Tibre. A cela s’ajoute un ciel qui s’obscurcit durablement, des récoltes qui ne poussent pas, le froid qui s’installe sur un monde sans soleil. Les épidémies se propagent. C’est la peste de Justinien en Orient et la Peste Noire en Occident. Et surtout, la catastrophe s’inscrit dans la durée, pour une période de 7 à 15 ans ! Si l’impact de la catastrophe laisse un empire romain en ruine, sur les consciences, l’effet est encore plus dramatique. Tous croient quela fin du monde est arrivée et le monde entier se met à prier. Ainsi, les populations prient ardemmentpourque le soleil revienne dans le ciel, pour que les récoltes soient bonnes, bref, pour qu’elles soient sauvées ! Et si les hommes meurent, ils doivent prier davantage encore pour obtenir leur place au paradis, loin de cette terre de souffrance. Et si une catastrophe s’est ainsi abattue sur les hommes, c’est à cause de leurs pêchés ! Cette période de ferveur mystique va durablement s’installer car, après le cataclysme, les choses ne reviennent pas à la normale. Le temps reste froid et la peur s’est installée. La peur que le cataclysme ne revienne, que la fin du monde soit proche... 
  
Rome post-impact 
 « Des ruines sur des ruines » se désole le pape Grégoire. En effet, Rome a déjà été très touchée par les mises à sac successives des Wisigoths et des Ostrogoths. Plusieurs bâtiments sont à l’abandon et la population est moins importante depuis que Rome n’est plus la capitale de l’Empire. Ajoutons là-dessus un tremblement de terre et un raz-de-marée venu du Tibre et nous obtiendrons le triste spectacle que Grégoire avait devant les yeux : des ruines sur des ruines. Sans oublier l’épidémie de peste qui s’abat sur les survivants. Rome devait alors ressembler à une ville fantôme... Grégoire Ier, pape ou préteur urbain, de 590 à 604 ( 1343 à 1357 AUC ) est en charge de la ville après l’épidémie de peste, et organise la vie « post-impact ». Il établit un système juridique, veille à l’approvisionnement de la ville et à l’entretien des services vitaux. Les abris pour les pauvres, l’assistance aux malades sont assurés par les diacres. A la suite du cataclysme, Rome change de physionomie. Les églises et les monastères se multiplient en cette période de ferveur mystique et se construisent sur les anciennes domus des grandes familles. Le Panthéon est converti en église en 609 ( 1362 AUC ). Bref, la Rome antique a définitivement cessé d’exister... 
  
Christianisme ancien ou moderne ? 
 François de Sarre estime que le christianisme moderne s’est mis en place suite à cette catastrophe et non à partir de Constantin ou de Théodose. Que seul un cataclysme de cette ampleur pouvait permettre la mise en place d’une société uniquement basée sur la prière et sur la peur. Que le « sauveur » Jésus-Christ a été inventé par la papauté d’Avignon. En effet, les papes, ou pontifex maximus ( l’Empereur Gratien a abandonné ce titre en 382 ( 1135 AUC ) en vertu de mesures prises contre les religions anciennes ) quittent Rome et viennent s’installer à Avignon. En 1305 ( AD ), le pontife Clément V est couronné à Lyon, curieusement encore nommée capitale des Gaules et refuse de s’installer à Rome. A cause du cataclysme ou des invasions barbares ? Sans doute plutôt à cause des invasions barbares... Il ne nous semble pas que le christianisme catholique se soit mis en place après le cataclysme, car Théodose parle bien dans ses édits de notre religion moderne. Cependant, les termes de l’édit de Théodose pourraient être trompeurs. En effet, si catholicus signifie « universel » en latin, catholiciani est le nom donné aux agents impériaux dans les provinces selon le code Justinien ! Alors le doute peut subsister... 
  
La Pâques chrétienne 
 Si la fête la plus importante de l’Empire Romain était le 25 décembre, jour de la renaissance du soleil, une autre fête était tout aussi importante : celle de Pâques. L’origine de cette fête est aussi très lointaine. En effet, Pâques, avant le christianisme moderne, était le jour de la célébration de la déesse de la fertilité, Déméter chez les Romains. Cette fête symbolisait la résurrection de la vie, l’arrivée du printemps après l’hiver. Et ce jour était fixé selon les cycles lunaires. Selon notre christianisme moderne, c’est Denis le Petit, dans son livre le Liber de Paschate, qui rapporte que c’est le Concile de Nicée qui a fixé pour de bon le mode de calcul de la date de Pâques : « Pâques est célébrée le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après ». Le christianisme moderne, outre le fait qu’il cale la résurrection de Jésus-Christ sur la fête de Déméter, inclut les principales fêtes païennes dans sa doctrine : Jésus-Christ naît avec le cycle solaire et ressuscite au printemps... 
 La fête de Pâques est-elle devenue la plus importante de l’année après le cataclysme ? En effet, nous pouvons nous poser la question, dans la mesure où le cataclysme s’est inscrit dans la durée, qu’il a voilé le soleil pendant 18 mois au minimum, et que les récoltes ont été mauvaises pendant prêt de sept ans. Or, pour toutes les populations frappées durement par un cataclysme, l’important est de pouvoir assurer le ravitaillement en eau et en nourriture. Si, avec de la chance, l’eau n’était pas polluée par les pluies rouges, les céréales, elles, ne poussaient pas. D’où la grande importance de prier la déesse de la fertilité pour obtenir de bonnes récoltes ou... Jésus-Christ pour qu’il ressuscite et sauve les hommes de leurs pêchés. 
 Ainsi, il était très important pour l’Eglise catholique de pouvoir fixer correctement la date de Pâques, comme fête de la reprise normale du cycle des saisons après le cataclysme, ou fête de la résurrection de Jésus-Christ. Le livre fondateur du calcul de la Pâques moderne est donc le Liber de Paschate. Officiellement, il est daté de 525 après Jésus-Christ. Et c’est à partir de ce livre que toute notre chronologie moderne est établie. 
  
Auguste ou l’an 0 de notre chronologie moderne 
 Le Liber de Paschate se base sur les années dioclétiennes. En années depuis la fondation de Rome, Dioclétien arrive au pouvoir en 1038 ( 285 après Jésus-Christ ). Et les tables du calcul de la date de Pâques que Denis avait en sa possession s’arrêtaient 247 ans plus tard, soit en 1285 AUC ( ou 532 après Jésus-Christ ). Lorsque Denis invente l’ère chrétienne, on peut se demander pourquoi il ne l’a fait pas démarrer au Concile de Nicée ce qui aurait été assez logique puisque le Concile marquait le point de départ du christianisme moderne. Sans doute n’en connaissait-il pas la date... Alors, comment fait-il ? A-t-il cherché dans les archives de Rome les documents ou apparaissaient pour la première fois anno domini ? Pourquoi n’a-t-il pas abouti à l’an 726 ou 730, au début du règne ou de l’administration d’Auguste, véritable an 0 de notre ère moderne ? Est-ce parce qu’en 751 AUC Auguste a reçu du sénat le titre de « père de la Patrie » ? 
  
La renaissance de Rome 
 En 1377 anno domini, les papes quittent Avignon et Grégoire XI est de retour à Rome. Une remarque : en datation synchronisée, Grégoire Ier reste pontife à Rome jusqu’en 1357 AUC. Grégoire Ier et Grégoire XI peuvent-ils être la même personne ? Après une période d’errance, le pape Martin V s’installe définitivement à Rome en 1420 anno domini. Martin V découvre une ville... en ruine et lance une grande campagne de restauration des routes, des églises et des palais. En effet, la Rome du Moyen Âge aurait végété sur ses bâtiments antiques en ruine pendant près de... 900 ans !!! Martin V organisa même un jubilé en 1423 pour célébrer la renaissance de la ville ! 
  
L’invention du Moyen Âge 
 Dans quel état se trouve Rome au retour des papes ? En 1430, Poggio Bracciolini escalade la colline du Campidoglio ( Le Capitole ) et ne voit autour de lui qu’une étendue de champs abandonnés. Il s’agissait du forum romain, désormais peuplé de cochons et où croissait librement la végétation. Bracciolini deviendra un an plus tard le secrétaire particulier du pape Eugène IV ( 1431-1447 ). Après lui, Flavio Biondo ( 1392-1463 ), secrétaire des papes Eugène IV, Nicolas V, Calixte III et Pie II, commença avec quelques autres à étudier l’architecture, la topographie et l’histoire de la Rome ancienne, soit en recherchant de la documentation chez les auteurs classiques, soit en explorant les vestiges. En 1459, il publie Les triomphes de Rome, histoire de la Rome païenne, érigée en modèle de gouvernement et d’organisation militaire. Le livre eut une grande influence et insuffla le patriotisme et le respect pour la Rome ancienne, tout en présentant la papauté comme la continuation de l’empire romain. Quant au terme « moyen âge », Flavio Biondio l’utilisa pour la première fois dans son livre Historiarum ab inclinatione Romanorum Imperii, Décades historiques depuis la fin de l’empire romain, sous l’expression « medium aevum ». 
  
L’invention de l’ère romaine 
 Et si plutôt que de parler de l’invention de l’ère chrétienne, il fallait surtout parler de l’invention de l’ère romaine ? Comment en est-on venu à séparer les ères Ab Urbe Condita et anno domini ? Est-ce à cause du Liber de Paschate de Denis le Petit ? De l’Histoire écclésiastique de Bède le Vénérable ? Nous remarquons que dans son livre, Denis le Petit ne cite pas une fois la date 753/754 du calendrier romain ! Et Bède le Vénérable ne relie jamais anno domini et ère chrétienne ! Alors, qui a fait l’erreur ? Est-ce le pape Martin V lorsqu’il lance le programme de restauration de Rome ? Un indice nous est donné par Iiro Kajanto dans son article « Dating in the Latin inscriptions of medieval and Renaissance Rome » : la datation « classique » à Rome, c’est-à-dire Ab urbe Condita, réapparaît, ou plutôt apparaît, à partir de 1430. 
 Or, que se passe-t-il en 1430 à Rome ? Les premiers archéologues, qui sont aussi les secrétaires du pape, découvrent une Rome en ruine. En voyant la voyant la ville dans un tel état, ils ont du penser qu’elle était très âgée. C’était en partie vrai. Beaucoup des bâtiments qu’ils avaient devant les yeux devaient avoir plus de 500 ans. Comme Grégoire Ier, ils avaient devant les yeux « des ruines sur des ruines », mais désormais les ruines étaient recouvertes de végétation. Pour cette génération post-cataclysme, tout devait apparaître à leurs yeux comme si l’Empire romain avait disparu il y a 1 000 ans, et non pas 100 ans... 
 Les secrétaires du pape, qui ont tenté de reconstruire l’histoire de la Rome antique, sont tombés pendant leur recherche sur d’anciens manuscrits avec des datations différentes : l’une apparaissait datée en Ab Urbe Condita et l’autre en anno domini. Pour eux, ils ne pouvaient s’agir de la même datation, l’Empire romain apparaissant beaucoup trop âgé pour eux. Et pour cause : la ville qu’ils avaient devant les yeux était âgée de plus de 1 200 ans. Ainsi, lorsqu’ils ont écrit leur histoire du Moyen Âge depuis la fin de l’Empire romain, ils ont involontairement séparé les dates Ab Urbe Condita et anno domini. Tout ce qui se rapportait à l’Empire Romain était daté selon les consuls ou les règnes de l’Empereur, et tout ce qui était anno domini se reportait à l’ère de Jésus-Christ. Et c’est à la suite de leurs observations et de leurs publications, et donc de leur erreur, que les érudits, hommes d’église et laïc confondus, ont tenté d’adapter l’Histoire à cette nouvelle chronologie. 
  
Une accumulation d’indices 
 Serions-nous donc en 2010 après la fondation de Rome ? Résumons les indices accumulés : 
  • La Peste Noire et la Peste de Justinien se superposent presque parfaitement si nous superposons les calendriers romain et chrétien.
  • Il existe un décalage de 200 ans entre l’apparition officielle de la datation anno domini et son application.
  • Curieusement, c’est le moine Bède le Vénérable qui, du fin fond de son monastère anglais popularise l’ère dionysienne, et non la papauté à Rome.
  • D’autre part, Bède le Vénérable ne relie jamais anno domini et ère chrétienne.
  • Il est conventionnellement admis que les Romains n’utilisaient pas de calendrier des années, du moins jamais sous l’appellation Ab Urbe Condita.
  • L’année 730 du calendrier chrétien ne correspond à rien, mais l’année 730 du calendrier romain correspond bien au début de l’Empire romain d’Auguste.
  • Les Romains ne pouvaient dater correctement la fondation de Rome avant les travaux de Varron et de Tite-Live, par ailleurs les historiens officiels d’Auguste.
  • L’Empereur Septime Sévère se fait couramment appeler dominus noster à une époque où justement l’anno domini se répand, si nous superposons les calendriers romain et chrétien.
  • La datation Jesu Christi apparaît près de 450 ans minimum après l’invention de l’ère chrétienne par Denis le Petit, et près de 300 ans après l’apparition de la datation anno domini.
  • Les églises romanes conserveraient le culte de Constantin près de... 800 ans après sa mort.
  • Les croisades sont bien une aide à l’Empire romain d’Orient, toutes époques confondues.
  • Les pèlerinages, ou voyages, en Orient peuvent bien coïncider avec le déplacement de la capitale de l’Empire et de l’Empereur à Constantinople, si nous superposons les calendriers romain et chrétien.
  • Théodose lance les inquisitions et les hérésies. Il serait très étonnant que cette période dite de lutte contre le paganisme se soit étalée sur plus de... 1000 ans.
  • Rome, la capitale de l’Empire, aurait végété sur elle-même pendant près de... 900 ans.
  • Denis le Petit se réfère aux anno diocletiani pour calculer son anno domini, et jamais à l’ère romaine.
  • L’ère romaine Ab Urbe Condita apparaît en 1430 suite aux recherches du pape Martin V et de ses secrétaires-archéologues.
  • Ce sont ces mêmes secrétaires-archéologues des papes romains qui inventent le Moyen Âge.
  
 Aussi incroyable que cela puisse paraître, il nous faut désormais envisager la possibilité qu’il existe bel et bien une énorme erreur d’interprétation dans la datation et qu’anno domini se rapporte en fait l’ère romaine. L’ère Ab Urbe Condita et anno domini seraient donc les mêmes. Nous aurions donc 753 ans en trop dans notre calendrier et nous serions donc bien en 2010 après la fondation de Rome et 1280 ans après la fondation de l’Empire romain par Auguste ! Nous vivrions donc en 2010 après Romulus et dans l’Empire romain du XXIème siècle... 


 


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Brueghel
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PostPosted: Mon 29 Sep 2014 - 01:07    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

""""
Si Rome aurait perdu de son pouvoir politique et militaire, comment se fait-il que la datation (qui est une des marque de pouvoir les plus évidentes) soit restée basée sur cette culture en décadence ou mieux disparue 1000 ans après durant la Rennaissance ? 
""""


Pose toi les bonnes questions 
pourquoi un système bien en place que les gens on pris l'habitude d'utiliser reste en place même si ceux qui l'on mis en place ne sont plus là ? 
demande toi si le fait de dater selon un calendrier propre à sa culture est bien " une des marque de pouvoir les plus évidente " vérifie si il n'y a pas de contre exemple ?
 comme la chine par exemple qui après avoir renoncé à la datation impérial puis à la datation révolutionnaire, a adopter notre méthode commune pour dater les années 
les chinois considèrent ils la datation comme une des marque de pouvoir les plus évidente ? 


c'est le problème des récentistes , ils ont une vision rigide et idéalisé de ce que devrai être l'histoire , et tout ce qui ne rentre pas dans leurs cases préconçues est un prétexte pour remettre en cause l'histoire qui ne leur convient pas 










"""
Mis à part les actes de Charlemagne ou mieux, la Fausse Donation de Constantin, il ne s'est effectivement "rien" passé à Rome durant le Moyen-Âge mis à part quelques invasions et mises à sac, donc rien qui puisse expliquer le fait que la culture Romaine (dans les systèmes de datation et calendaires) ai pu perdurer 1000 ans et encore moins de traces architecturales de 1000 ans d'histoire. 
"""


comme à perduré la culture Grecque , pourtant encore plus lointaine et moins ancré en europe de l'ouest , 2000 après nous avons réinventé les Jeux olympique , la course à pied la plus mythique porte le nom d'une bataille Grecque , les dieux Grecques apparaissent dans beaucoup de nos expréssions ..., notre système politique est né en Grèce il y a 2500 ans 
avons nous été colonisé par les Grecques ? les Grecques on t'il dominés l'Europe durablement ? au contraire la Grèce antique à été submergé par le monde Romain , le pouvoir militaire et politique Grecque à disparu depuis bien plus longtemps que le pouvoir romain et pourtant la culture Grecque est toujours bien présente aujourd'hui dans notre civilisation ! 


mais selon les recentistes on doit s'étonner que la culture romaine ai pu survivre 1000 ans alors que nous avons l'exemple que la culture Grecque à elle survécu bien plus longtemps 
encore une preuve de leur vision partisane de l'histoire 










"""
Hihi oui très "progressivement", ce système ne commencera â être utilisé de manière timide que quelques siècles plus tard par l'administration pontificale. En oubliant de mentionner que le calendrier de Denys le Petit n'est qu'une copie du calendrier de Dioclétien, déjà inventées avant par deux autres, Prosper ou Victor D'Aquitaine. 
Majoritaire? Des sources ? 
Parce que oubliée pendant 200 ans, cette supposée ère "chrétienne" Anno Domini sera repopularisée par Bède le Vénérable, pas de Rome mais de Grande-Bretagne, ce qui reste assez illogique. Et encore moins si le système de datation explicite de la naissance du Christ ne sera utilisée comme il est dit que plusieurs siècles encore plus tard. 

"""


Toujours le bon vieux même procédé , on décrete que quelque chose aurai du se dérouler d'une certaine façon  et comme ça n'a pas été le cas c'est forcement que "l'histoire" a été falsifié ! 
c'est un avis totalement arbitraire de décréter que l'église du début du moyen âge avait le pouvoir et la volonté d'imposer une nouvelle datation c'est totalement arbitraire de penser que les pouvoirs en place se sont laisser convaincre sans difficultés d'abandonner le système de datation qu'ils avaient l'habitude d'utiliser 
effectivement dans l'histoire idéal des récentistes ça aurai du se passer comme cela, mais dans un monde postromain  aux pouvoirs dispersés l'inertie a adopter un changement radical du système de datation, explique sans doute cela ne c'est pas passé de la façon dont ils l'on décidés 
on peut d'ailleurs se poser encore une fois une bonne question et se demander si l'histoire ne nous montre pas un autre cas ou une la mise en place d'un nouveau système pourtant censé facilité les échanges et la communication entre humains , n'a pas pris lui aussi beaucoup de temps pour s'imposer ? 
prenons par exemple notre Système international d’unités, inspiré du système métrique 
l'idée d'unifier un système international été dans l'air depuis un certain temps , mais c'est au 17ème siècle en Angleterre que le premier système est définie et proposé , il ne sera jamais adopté , c'est finalement à la fin du 18ème en France que le système métrique verra le jour et c'est début 19ème qu'il commence à être adopté dans plusieurs pays et le processus se déroule sur 2 siècles 
aujourd'hui 200 ans plus tard bien que ce soit le système officiel en vigueur dans 99% des pays du mondes (a l'exception notable des USA )il existe dans une majorité de pays une utilisation souvent majoritaire des anciens système de mesures dans la vie courante ( les mesures de distance dans la marine ou l'aviation par exemple ) 
on vois donc qu'un système unanimement accepter par l'ensemble du monde fait face à une inertie considérable pour être définivement adopté par les populations , le tout dans un monde les échanges et la communication va considérablement plus vite que dans notre bas moyen âge ! 
mais pour les recentistes le changement du système de datation aurai du se produire en un claquement de doigt 


"""
Anno Domini ne mentionne pas le Christ, qui sera curieusement mentionné plusieurs siècles plus tard. 
""
Anno Domini   prend comme référence de départ l'année de naissance du Christ , mais comme elle ne le mentionne pas , c'est forcement douteux pour un récentiste 
voilà un bel exemple argument totalement subjectif 


"""
Je poste ici ce qui est sans doute un des meilleurs textes pour résumer le sujet et l'Anno Domini 
"""
he bien j'essais de vérifier si ce docteur en histoire à bien écrit ce texte , parce que sa bibliographie ne fait état que d'un livre sur .... le tour de France 
j'ai trouvé son email , et j'attend sa réponse 
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(29/09/14)


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Mon 29 Sep 2014 - 21:38    Post subject: La théorie du temps ajouté « Où est donc passé le Moyen-Âge ? » Reply with quote

 
Quote:

Pose toi les bonnes questions 
pourquoi un système bien en place que les gens on pris l'habitude d'utiliser reste en place même si ceux qui l'on mis en place ne sont plus là ? 

Mais de quel "système" (de datation) parles-tu ? La datation au Moyen-Âge est totalement anarchique ou se rencontrent de multiples formes de datation (indiction, années de règnes, etc).

Avant de se poser les questions il faudrait un peu savoir de quoi on parle et ne pas s'en référer qu'à l'ami Wiki (surtout pas en histoire) ou a des pochettes de livres jamais lus...
Quote:

 demande toi si le fait de dater selon un calendrier propre à sa culture est bien " une des marque de pouvoir les plus évidente " vérifie si il n'y a pas de contre exemple ?

Et si les souverains se datent par rapport à leur règne ou un descendant connu, c'est bien une marque de pouvoir et de légitimité. Pourquoi l'affirmer ? Parce que c'est justement ce qu'on fait les souverains de l'Eurasie durant de nombreux siècles.
Quote:

 comme la chine par exemple qui après avoir renoncé à la datation impérial puis à la datation révolutionnaire, a adopter notre méthode commune pour dater les années 
les chinois considèrent ils la datation comme une des marque de pouvoir les plus évidente ? 

Les chinois (comme de l'autre coté de l'Eurasie) se dataient selon les années de règne d'untel, jusqu'à l'arrivée des jésuites. Il y a bien une tentative antécédente d'unifier la chronologie chinoise, mais vraisemblablement sans effet.
Quote:

 c'est le problème des récentistes , ils ont une vision rigide et idéalisé de ce que devrai être l'histoire , et tout ce qui ne rentre pas dans leurs cases préconçues est un prétexte pour remettre en cause l'histoire qui ne leur convient pas 

Une vision rigide et idéalisée tu ne me le fais pas dire....Tu démontres t'être peu intéressé au sujet dont tu parles et n'être là que pour "chambrer". 
Quote:

 comme à perduré la culture Grecque , pourtant encore plus lointaine et moins ancré en europe de l'ouest , 2000 après nous avons réinventé les Jeux olympique , la course à pied la plus mythique porte le nom d'une bataille Grecque , les dieux Grecques apparaissent dans beaucoup de nos expréssions ..., notre système politique est né en Grèce il y a 2500 ans 
avons nous été colonisé par les Grecques ? les Grecques on t'il dominés l'Europe durablement ? au contraire la Grèce antique à été submergé par le monde Romain , le pouvoir militaire et politique Grecque à disparu depuis bien plus longtemps que le pouvoir romain et pourtant la culture Grecque est toujours bien présente aujourd'hui dans notre civilisation !

Oui et les joueurs néo-zélandais font le haka ce qui est une perpétuation de la culture concernée, bien sûr. On ne parle pas de jeux ou de pédophilie mais de datation qui est restée une marque de pouvoir (ad lib) tout au long de l'histoire (jusqu'à l'adoption du calendrier Grégorien qui s'est imposé jusqu'à nos jours). Il faut être malhonnête ou ignorant du sujet (au choix), pour ignorer que durant la Renaissance, la datation était identique à celle des Romains, ainsi qu'un grand retour culturel (notamment les arts)....pour dire que la culture romaine avait une grande influence (après 1000 ans de disparition) sur cette nouvelle "ère".
Quote:

mais selon les recentistes on doit s'étonner que la culture romaine ai pu survivre 1000 ans alors que nous avons l'exemple que la culture Grecque à elle survécu bien plus longtemps 
encore une preuve de leur vision partisane de l'histoire 

Waouw et c'est avec ce genre de réflexion, des pochettes de livres et wiki que tu tires ce genre de conclusion ?
Quote:

 Toujours le bon vieux même procédé , on décrete que quelque chose aurai du se dérouler d'une certaine façon  et comme ça n'a pas été le cas c'est forcement que "l'histoire" a été falsifié ! 
c'est un avis totalement arbitraire de décréter que l'église du début du moyen âge avait le pouvoir et la volonté d'imposer une nouvelle datation c'est totalement arbitraire de penser que les pouvoirs en place se sont laisser convaincre sans difficultés d'abandonner le système de datation qu'ils avaient l'habitude d'utiliser

Quel système avaient ils l'habitude d'utiliser?
Quote:

 effectivement dans l'histoire idéal des récentistes ça aurai du se passer comme cela, mais dans un monde postromain  aux pouvoirs dispersés l'inertie a adopter un changement radical du système de datation, explique sans doute cela ne c'est pas passé de la façon dont ils l'on décidés 
on peut d'ailleurs se poser encore une fois une bonne question et se demander si l'histoire ne nous montre pas un autre cas ou une la mise en place d'un nouveau système pourtant censé facilité les échanges et la communication entre humains , n'a pas pris lui aussi beaucoup de temps pour s'imposer ?

En ce qui concerne la datation, t'es pas au bout de tes surprises.

Ainsi donc selon-toi (ou wiki qui sait pour toi), un prêtre du VIe siècle à inventé l'ère chrétienne à l'aide du calendrier de Dioclétien (grand persécuteur, une ironie de l'histoire) pour la "papauté" qui n'aurait pas donner de continuité en l'abandonnant, et tomber dans l'oubli pour réapparaître dans un monastère perdu d'Angleterre deux siècles plus tard, dont les références de l'auteur sont toujours des calendriers romains....et reprise sous le seul terme "Anno Domini" dont Jésus aurait été ajouté (et oui parce que Anno Domini c'est pas très "chrétien" peut être) par la papauté deux siècles encore plus tard mais ne pourront l'imposer que six siècles plus tard.
Cette affiliation de l' Anno Domini (Le terme Seigneur n'est pas uniquement attribué à Jésus durant notre histoire et courante pour nommer des souverains romains) avec l'ère chrétienne n'a aucun sens, si ce n'est de prétendre rallonger l'ère chrétienne (une datation explicite et populaire par rapport à la naissance du Christ)  qui ne sera véritablement inventée au IXe siècle.
Il est impensable de s'imaginer que sous les tensions religieuses à partir du VIIe siècle (ou la naissance de l'Islam), que la datation explicite par rapport au Christ ne le soit que par le terme banal de Seigneur. Et encore moins de s'imaginer que la mention "JC" ai été ajoutée à cette datation de l'Anno Domini plusieurs siècles plus tard, et qu'il s'agirait du même référentiel.
Quote:

 prenons par exemple notre Système international d’unités, inspiré du système métrique 
l'idée d'unifier un système international été dans l'air depuis un certain temps , mais c'est au 17ème siècle en Angleterre que le premier système est définie et proposé , il ne sera jamais adopté , c'est finalement à la fin du 18ème en France que le système métrique verra le jour et c'est début 19ème qu'il commence à être adopté dans plusieurs pays et le processus se déroule sur 2 siècles 
aujourd'hui 200 ans plus tard bien que ce soit le système officiel en vigueur dans 99% des pays du mondes (a l'exception notable des USA )il existe dans une majorité de pays une utilisation souvent majoritaire des anciens système de mesures dans la vie courante ( les mesures de distance dans la marine ou l'aviation par exemple ) 
on vois donc qu'un système unanimement accepter par l'ensemble du monde fait face à une inertie considérable pour être définivement adopté par les populations , le tout dans un monde les échanges et la communication va considérablement plus vite que dans notre bas moyen âge ! 
mais pour les recentistes le changement du système de datation aurai du se produire en un claquement de doigt


Les systèmes métriques existent depuis l'aube de l'humanité, et ceux du Moyen-Âge sont très intéressants mais dans un autre contexte.
Cette réflexion niaise et hors de propos pour parler des "récentistes" alors que c'est avec moi que tu parles, me laisse penser, que mis à part ce que nous dira Wiki (ou ton week end à Rome), tu n'as pas grand chose à dire ici, si ce n'est effectivement de (tenter de) décrédibiliser ce que tu ne comprends pas et que ne souhaite absolument pas comprendre.
J'aimerais connaître ton argumentation (ou celles de livres, voire de ses pochettes) pour faire comprendre clairement pour quelle raison l'Anno Domini se réfère au Christ?
Parce qu'un moine aux travaux oubliés l'a écrit une fois deux siècles auparavant ? Une datation même pas mis en continuité par la papauté de l'époque ?
Quote:

 Anno Domini   prend comme référence de départ l'année de naissance du Christ , mais comme elle ne le mentionne pas , c'est forcement douteux pour un récentiste 
voilà un bel exemple argument totalement subjectif

Bien entendu c'est douteux, ça devrait l'être par n'importe quelle personne pouvant réfléchir et avoir une opinion sans l'ami wiki.
Anno Domini ne se réfère pas au Christ parce qu'un moine l'a imaginé deux siècles avant sans être suivi par personne et parce que la mention du Christ a été ajoutée quatre siècles plus tard en ne s'imposant réellement qu'à partir du XVe environs, cad 600 ans plus tard.
Si l'administration papale ne l'aurait pas ajouté, cela n'aurait aucun sens si l'Anno Domini depuis 200 ans se référerait automatiquement au Christ.

Quote:

 he bien j'essais de vérifier si ce docteur en histoire à bien écrit ce texte , parce que sa bibliographie ne fait état que d'un livre sur .... le tour de France 
j'ai trouvé son email , et j'attend sa réponse

Pourquoi vérifier l'auteur mais même pas évoquer les arguments du texte, et ses références ? Fais gaffe y'a aussi des homonymes.....Mais bon fait les poubelles, je t'y vois bien.....







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