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Marion Maréchal : Remarquable de clarté et de clairvoyance

 
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joseph1


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PostPosted: Sat 11 Apr 2020 - 19:27    Post subject: Marion Maréchal : Remarquable de clarté et de clairvoyance Reply with quote

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/interview-marion-marec…
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Marine (11/04/20)


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PostPosted: Sat 11 Apr 2020 - 19:27    Post subject: Publicité

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Marine
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PostPosted: Sat 11 Apr 2020 - 21:11    Post subject: Marion Maréchal : Remarquable de clarté et de clairvoyance Reply with quote

Joseph je copie le message

[Interview] Marion Maréchal : “Politiquement, cette crise rebat totalement les cartes”


Agonie de l’Union européenne et de ses dogmes, incompétence du gouvernement, unité nationale impossible

La directrice de l'Issep, Marion Maréchal, livre à Valeurs actuelles son analyse des causes profondes et des conséquences de la crise du coronavirus. Et prédit que politiquement, “rien ne se passera comme prévu dans les mois à venir et jusqu’en 2022”. Entretien.

Valeurs actuelles. Emmanuel Macron a expliqué, après le début de la crise du coronavirus, que c’était « une folie » de « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner ». La réalité l’aurait-elle converti au souverainisme ?
Marion Maréchal. Il est assez savoureux de découvrir un Emmanuel Macron soucieux du maintien des secteurs stratégiques sur le territoire national. Ce même Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, qui avait accompagné, pour ne pas dire encouragé, le rachat de la branche énergie d’Alstom par les Américains. Ce même Emmanuel Macron qui défend ardemment le projet de défense européenne, encourageant, de fait, la délégation de notre « protection » à une institution supranationale, tout en souhaitant « en même temps » le maintien de l’OTAN sous domination américaine.

N’est-ce pas le gouvernement d’Emmanuel Macron, au travers du Conseil européen, qui a validé il y a deux semaines un nouveau traité de libre-échange entre l’UE et le Vietnam ? Quelle cohérence y a-t-il à vouloir maintenir la production agricole sur notre territoire et limiter la dépendance aux importations, tout en organisant une mise en concurrence frontale et déloyale de nos agriculteurs avec le monde entier ?

C’est une remise en cause radicale de la vision du monde et de l’Homme portée par les dirigeants depuis Jacques Chirac au moins. Nous assistons à l’effondrement de toutes les certitudes sur les bienfaits de l’Homme nomade, de la société ouverte, de la fin des Nations. Nous allons changer d’univers mental après cette crise.

Il y a un an, vous vous disiez dans Valeurs actuelles « désespérée » que la notion de “puissance”, « qui devrait être au cœur de la réflexion des élites politiques nationales et européennes », en soit dans les faits « totalement absente ». La crise que nous traversons pourrait-elle servir de détonateur pour une prise de conscience générale de la classe dirigeante française ?
Il ne peut y avoir d’exercice de la puissance si nos gouvernants restent empêtrés dans une lecture périmée des rapports de force entre les différents acteurs (Etats, ONG, institutions, grands groupes, etc.). Que ce soit au niveau national ou européen, nos dirigeants continuent de penser que la concurrence aujourd’hui se joue sur la taille industrielle ou le prix. C’est l’argument de la fameuse « masse critique » qui devrait sans cesse nous pousser à renforcer l’échelon européen ou à fusionner des groupes pour créer des géants européens plus compétitifs.

Or la compétitivité des grandes puissances, installées ou émergentes, tient moins à ces deux éléments qu’à une étroite coopération entre le monde politique, économique et même culturel. Cette concurrence bénéficie du soutien actif de leur Etat au secteur économique et aux entreprises par des moyens variés : le renseignement, le financement, le cassage artificiel des prix, la déstabilisation économique des concurrents, la maîtrise et le traitement des data, le soft power idéologique etc.

La partie est jouée d’avance puisque l’UE interdit toute préférence communautaire, tout patriotisme économique, tout soutien de la commission ou des Etats nationaux à leurs groupes et sociétés dans la compétition mondiale au nom de la sacro-sainte concurrence « libre et non faussée ». Ils nous imposent des règles du jeu que personne d’autre ne respecte.

Dans vos colonnes, je disais également que la puissance est d’abord une volonté. Après 40 ans de construction au forceps, aucune puissance européenne n’a émergé pour la simple et bonne raison que plusieurs Etats membres ne souhaitent pas cette Europe puissance. L’Europe puissance est une aspiration française dont même le Général de Gaulle avait fini par revenir après que Jean Monnet a fait ajouter, en 1963, un préambule atlantiste au Traité de l’Elysée. La Russie continue d’être une menace dans l’esprit des pays de l’ex-bloc soviétique. Ils continuent de vouloir remettre leur sécurité entre les mains des Etats-Unis. Et comment leur en vouloir ? La France, puissance militaire et nucléaire, aurait pu être une alternative mais l’absence totale de stratégies d’alliances en Europe (autre que le couple franco-allemand dont la consistance en matière de coopération militaire relève plus de la gesticulation que de la réalité), nos errances diplomatiques et la baisse continue de notre budget de défense depuis des années, n’incitent pas les pays voisins à nous faire confiance pour assurer leur sécurité…

Nous voyons bien que tous les pays membres n’ont pas le même objectif dans cette union. Certains pays veulent bien adhérer à un marché commun, bénéficier de la stabilité d’une monnaie commune qui leur garantit des prêts à taux faible, toucher les subventions européennes, mais ils ne conçoivent pas l’Europe comme une entité solidaire, autonome et indépendante.

Ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, a peur. Il a peur de devoir faire face à la réédition des émeutes de 2005. Il a peur de subir les conséquences politiques d’un embrasement des banlieues...
Il faudra bien un jour solder ce désaccord pour avancer, ou accepter que les Etats-Nations puissent retrouver les moyens d’exercer leur puissance partiellement confisquée par la Commission.

D’ailleurs, certains pays profitent de la faiblesse du projet européen pour se positionner sur le plan géostratégique. Je pense notamment à la Chine et à la Russie qui utilisent la vulnérabilité de l’Italie pour développer leur position d’influence en Europe en leur venant en aide en lieu et place de l’Union européenne ou de la France.

Nous sommes plus forts ensemble certes, mais uniquement si nous tirons la corde dans la même direction. Et dans cette crise, l’UE n’a même pas été capable de fournir la corde…

Après avoir alourdi les sanctions contre ceux qui ne respectent pas le confinement, le gouvernement a annoncé par la voix de Laurent Nunez qu’appliquer cette consigne dans les banlieues n’était « pas une priorité ». Le gouvernement a-t-il entériné la partition de fait de notre pays, où l’autorité de l’Etat ne s’applique plus de la même manière dans tous les “territoires” - comme on dit désormais ?
Soljenitsyne, dans son discours d’Harvard, décrivait brillamment le déclin du courage dans le monde occidental. « Ce déclin du courage, disait-il, est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d'où l'impression que le courage a déserté la société tout entière ».

Ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, a peur. Il a peur de devoir faire face à la réédition des émeutes de 2005. Il a peur de subir les conséquences politiques d’un embrasement des banlieues dont il achète soigneusement la paix sociale à coups de subventions, en fermant les yeux sur les trafics en tout genre ou en déléguant l’ordre public...

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/interview-marion-marec…


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