On nous cache tout  " LE FORUM " Forum Index

On nous cache tout " LE FORUM "
"Faits de société, politique, pouvoir, conspirations, mensonges et vérités..."

 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 



  


 
En chiffres : pourquoi le Royaume-Uni sortira gagnant du Brexit

 
Post new topic   Reply to topic    On nous cache tout " LE FORUM " Forum Index ->
Les forums
-> L'Europe et L'Union Européenne
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Marine
Administrateur

Offline

Joined: 11 Mar 2014
Posts: 5,838
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471
10: 2.93

PostPosted: Wed 18 Dec 2019 - 10:38    Post subject: En chiffres : pourquoi le Royaume-Uni sortira gagnant du Brexit Reply with quote

Trésorier et responsable national de l'Union populaire républicaine (UPR) pour l'Économie, Charles-Henri Gallois est l’auteur du livre “Les Illusions économiques de l’Union européenne”, publié en octobre, qui traite notamment de la question du Brexit.

C’est fait ! Le brexiteer Boris Johnson a gagné les élections générales au Royaume-Uni. C’était l’élection la plus importante de ce siècle puisqu’elle allait déterminer l’avenir du Brexit.
Le résultat est sans appel : c’est la plus grande victoire pour le Parti conservateur depuis l’ère Thatcher en 1987. Le Parti travailliste qui paie son blocage du Brexit enregistre sa plus lourde défaite depuis 1935. La Chambre des communes ne pourra plus s’opposer au vote populaire de juin 2016. La claque est monumentale pour nos grands médias français qui n’ont cessé de faire croire que les Britanniques regrettaient leur vote. La victoire du Parti du Brexit aux élections européennes ainsi que ce triomphe de Boris Johnson montrent qu’ils étaient avant tout dans la propagande et la désinformation. Ils projetaient leurs propres désirs sur la réalité.

SUR LE MÊME SUJET
 Les pêcheurs de Roscoff face au brouillard du Brexit

Le projet de la peur est l’argument principal des européistes dans tout le processus du Brexit tant ils craignent un effondrement de l’UE. La question qui se pose maintenant est quel sera l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE, ce qui arrivera le 31 janvier 2020.
Le projet de la peur avant le référendum complètement mensonger
Je ne suis évidemment pas de ceux qui pensent que ce sera la catastrophe. Du reste, toutes les prophéties d’Apocalypse émises avant le référendum de 2016 se sont révélées complètement fausses. Leur argument était simple, efficace et tout trouvé : « Si vous votez non, ce sera une catastrophe économique dès le lendemain du vote. »
SUR LE MÊME SUJET
 Ces prophètes de malheur qui prédisaient le pire pour le Brexit

La Banque d’Angleterre, David Cameron, George Osborne, et même Barack Obama ainsi que Christine Lagarde, qui faisaient ici preuve de « bonne ingérence », annonçaient les catastrophes suivantes : effondrement de la livre, affaissement des marchés financiers, récession du PIB, hausse du chômage, débâcle des investissements, explosion de l’inflation et baisse massive des prix de l’immobilier.
Quote:
L’intimidation était totale. Regardons maintenant la réalité
SUR LE MÊME SUJET
 Elections, Brexit, antisémitisme : comment Corbyn a plombé la gauche britannique



L’intimidation était totale. Regardons maintenant la réalité de ce qu’il s’est passé depuis le vote en faveur du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016, où 51,9 % des Britanniques avaient voté pour sortir de l’UE.
La livre sterling a certes perdu de sa valeur à la suite du référendum et de la victoire du Brexit. Le 23 juin, on était à 1 euro = 0,76 livre. Aujourd’hui, vendredi 13 décembre 2019, on échange 1 euro contre 0,83 livre. Cela représente une dépréciation de 9 %. Cela n’a rien d’insurmontable : rappelons que l’euro entre avril 2014 et mars 2017 s’est déprécié de 25% sans que personne ne hurle à l’apocalypse.
Au contraire, la baisse de la livre sterling a favorisé la production sur le territoire britannique. Entre mars 2016 et mars 2017, la production manufacturière a augmenté de 2,7 %, et la production industrielle de 3,2 %. Un tel rebond n’avait pas été observé depuis 2010. Sur l’année 2017, la hausse a été de 1,8 %. Sur la période 2016-2018, la hausse a été en moyenne de 1,2 %, alors que, sur la période 2001-2015, la production industrielle était en régression de 0,8 %.
Les commandes industrielles en novembre 2017 ont d’ailleurs été au plus haut depuis près de trente ans ! Pour ce qui est des marchés financiers, le principal indice boursier britannique, le FTSE 100, équivalent de notre CAC 40, cotait à 6 338,10 le 23 juin 2016 au soir. L’indice a perdu 3,15 % le vendredi 24 juin, puis 2,55 % le lundi 27 juin. Il repartait à la hausse dès le mardi 28 juin, avec une augmentation de 2,64 %, puis dépassait son niveau d’avant le vote dès le mercredi 29 juin. Aujourd’hui, il cote désormais à 7 383,80, soit une hausse de 16 % depuis l’avant-référendum. Là aussi, on est très loin de l’effondrement annoncé.
Concentrons-nous maintenant sur la croissance et le chômage. Dès 2016, une récession devait se produire après le vote pour le Brexit. Manque de chance, en 2016, la croissance était la deuxième plus forte de tous les pays du G7, à 1,8 %, et avait même été revue à la hausse… après le Brexit ! La croissance a été de 1,7 % en 2017 et de 1,3 % en 2018. Trois années plus tard, on attend encore la récession promise par les remainers ! Alors que l’Italie n’a pas de croissance depuis l’adoption de l’euro et sombre en récession et que l’Allemagne est en train de ralentir et se trouve également au bord de la récession, on peut même dire que le Royaume-Uni ne s’en sort pas trop mal !
Chômage à la baisse 
La plus grande claque pour tous les prophètes d’apocalypse a sans doute été l’évolution du taux de chômage. Ce que l’on constate, selon l’Office for National Statistics (ONS, équivalent britannique de l’INSEE), c’est que le chômage était de 5 % avant le référendum et qu’il est tombé à 3,8 % à la fin de mai 2019, soit le taux le plus bas depuis plus de quarante-quatre ans, depuis l’hiver 1974.
Dans le même temps, le taux d’emploi est passé de 74,2 % à 76,1 %, ce qui constitue un record historique. Les mauvaises langues, qui n’ont pas étudié en profondeur la question, expliquent que ce taux de chômage baisse grâce aux petits boulots et aux emplois « zéro heure ». Si cela a pu être vrai par le passé, c’est pourtant l’inverse que l’on observe depuis le vote du Brexit. Les emplois à temps partiel sont passés de 8,564 millions (27 % des emplois) à 8,562 millions (26,3 % des emplois). Cela veut donc dire que les 851 594 emplois créés l’ont été entièrement à temps plein !
On apprenait aussi en septembre 2019 que les salaires ont augmenté de 4,0 %, et le pouvoir d’achat de 2,1 % sur un an pour la période mai-juillet 2019 ! De telles augmentations de salaire et de pouvoir d’achat n’avaient plus eu lieu depuis 2008, soit onze ans !
Le Royaume-Uni au premier rang mondial des destinations d’investissement
On aimerait réellement vivre à notre tour une telle catastrophe en France ! Les investissements devaient aussi s’effondrer. L’enquête annuelle sur les tendances de l’investissement réalisée par le cabinet de conseil international EY en 2019, place même pour la première fois le Royaume-Uni au premier rang mondial des destinations d’investissement, dépassant même extraordinairement les États-Unis, une économie bien plus vaste que le Royaume-Uni. L’investissement étranger direct (FDI, pour foreign direct investment) a augmenté de 6 % en 2017, selon les derniers chiffres disponibles, par rapport à l’année précédente. Il y a eu 1 205 nouveaux projets, contre 1 138 en 2016 et seulement 700 en 2012. Lorsqu’ils ont été interrogés sur le Brexit, 6 % des investisseurs ont déclaré qu’il diminuait leur attrait pour le Royaume-Uni, tandis que 7 % ont déclaré qu’il augmentait leur attrait.
Ironiquement, certains des plus gros investisseurs au Royaume-Uni ont été des entreprises de l’UE comme Siemens ou la société espagnole CAF. Celles qui ont le plus investi sont les entreprises américaines : Boeing, Apple, Google, Facebook, Amazon, Snapchat, Mc Donald’s, Subway, McCain Foods, etc. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais elle témoigne de l’absence totale de lucidité et de bonne foi de la part de ceux qui annonçaient l’effondrement du Royaume-Uni et cherchent maintenant à se raccrocher aux quelques mauvaises nouvelles courantes pour faire croire que ce serait la catastrophe.
Quote:
Le projet de la peur s’est révélé complètement faux


Londres est la première destination européenne des investissements en capital-risque dans les nouvelles technologies, d’après une étude du cabinet PitchBook publiée à l’ouverture de la semaine de la « tech » de Londres. Le Royaume-Uni avait d’ailleurs aussi été classé par le célèbre magazine Forbes comme le meilleur pays pour faire des affaires en 2018. Ces investissements ne sont pas des investissements engagés sur deux ou trois mois mais pour plusieurs années. Les investisseurs au moment de ces choix avaient déjà intégré le Brexit !
Les prix de l’immobilier devaient baisser. Ils n’ont en réalité jamais baissé. Les prix de l’immobilier ont même augmenté de 5,2 % en 2016, de 4,5 % en 2017 et de 2,0 % en 2018. On attend aussi toujours les 10 000 à 30 000 financiers qui devaient traverser la Manche pour se réfugier en France ou en Allemagne.
Le projet de la peur s’est révélé complètement faux ! Les mêmes qui ont asséné toutes ces prophéties apocalyptiques devraient se faire tout petits. Le pire étant que l’on veut continuer de nous faire croire en France, dans les grands médias, que la situation serait terrible au Royaume-Uni. Ce sont aussi les mêmes qui se sont trompés sur toutes leurs prévisions avant le référendum qui agitent le deuxième étage de la fusée projet de la peur et disent que la catastrophe aura lieu après la sortie effective… Comme si toutes les entreprises n’avaient pas déjà intégré depuis longtemps cette sortie…
L’UE paiera la facture 
Le projet de la peur s’est révélé faux. Le Royaume-Uni va enfin sortir et aller de l’avant suite à cette élection. Ce ne sera pas la catastrophe annoncée et avec la fin de l’incertitude, il est même probable que l’économie britannique se porte encore mieux. Ceux qui doivent redouter le Brexit, ce ne sont pas les Britanniques mais ceux qui restent dans l’UE. Ce n’est pas pour rien que l’Allemagne, voyant bien ses intérêts, a toujours freiné une sortie sans accord.
C’est l’UE qui a tout à perdre, d’où le caractère incompréhensible de sa position de fermeté totale et de sa volonté de faire un exemple. Plutôt que de vouloir faire un accord gagnant-gagnant pour sauvegarder ses intérêts économiques, l’UE, à commencer par l’eurofanatique Emmanuel Macron, a voulu que le Royaume-Uni souffre pour ne pas donner aux autres l’envie de sortir. Au fond, cette attitude est celle d’une secte qui veut punir l’adepte qui souhaite sortir et reprendre sa liberté. L’UE peut être la grande perdante car le Royaume-Uni est massivement déficitaire au niveau des échanges de biens. Son déficit commercial était en 2017 de près de 110 milliards d’euros avec l’UE.
Quote:
Il est grand temps de suivre leur exemple, de ne plus avoir peur de ces illusions économiques


Surtout, les pays contributeurs nets restants, devront payer le manque à gagner au budget de l’UE. La contribution nette de la France au budget de l’UE est de 10 milliards d’euros en 2019. Après la sortie du Royaume-Uni, et avec la hausse prévue du budget de l’UE de 30%, elle pourrait passer dans les années qui viennent à 14 ou 15 milliards d’euros par an. Alors que l’on n’a plus d’argent pour les services publics de base comme l’hôpital, ou pour l’entretien de nos routes ou de nos ponts qui s’effondrent, on continue d’aligner les billets en pure perte pour la secte UE. 15 milliards d’euros, cela représente la construction de 375 hôpitaux ! Ce représente aussi 909 euros par an et par foyer fiscal payant l’impôt sur le revenu.
Bon vent à nos amis britanniques qui sortiront tout début 2020 et s’en sortiront très bien. Il est grand temps de suivre leur exemple, de ne plus avoir peur de ces illusions économiques, de se libérer de la secte UE par le Frexit et de reprendre notre liberté et notre démocratie.
 


Paru le 17 octobre 2019


Back to top
Visit poster’s website
Publicité






PostPosted: Wed 18 Dec 2019 - 10:38    Post subject: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    On nous cache tout " LE FORUM " Forum Index ->
Les forums
-> L'Europe et L'Union Européenne
All times are GMT + 2 Hours
Page 1 of 1

 
Jump to:  

Portal | Index | Create a forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Cookies | Charte | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group