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Génocide rwandais

 
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Marine
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PostPosted: Mon 7 Apr 2014 - 10:14    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Michel Flesch ne pourra comme prévu remplacer lundi, à la cérémonie officielle de lancement des commémorations, la garde des Sceaux française, Christiane Taubira. Son déplacement avait été annulé après que le président rwandais Paul Kagame eut de nouveau accusé la France d'avoir joué un "rôle direct dans la préparation du génocide" et d'avoir participé "à son exécution même".

La présence de l'ambassadeur avait été annoncé ce dimanche par le Quai d'Orsay. Selon la diplomatie française il "n'a jamais été question d'un boycott des cérémonies" après les accusation du président rwandais Paul Kagame. "La décision samedi ne concernait que la participation de la ministre de la Justice aux cérémonies", avait expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal.

Vingt ans après les faits, la France et le Rwanda restent sur des positions antagonistes sur l'interprétation du rôle de la France au Rwanda en 1994.

La France, alliée du régime du président Juvénal Habyarimana, était intervenue au Rwanda en juin 1994 dans le cadre d'une opération militaro-humanitaire mandatée par l'ONU. Selon Kigali, cette opération baptisée "Turquoise" a permis de protéger la fuite des responsables du génocide aux dépens de la minorité tutsi.

http://actu.orange.fr/une/genocide-rwandais-l-ambassadeur-de-france-persona…


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PostPosted: Mon 7 Apr 2014 - 10:14    Post subject: Publicité

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NicoTine
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PostPosted: Mon 7 Apr 2014 - 19:19    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

J'y étais la bas, lol, j'ai pas mal habité en afrique et mon pere a été colonel la bas, il a fait la guerre au tchad aussi.


JAMAIS l'armée francaise n'a commis des exactions de la sorte, ni au mali, ni au rwanda, ni autre part !!!!
JAMAIS un militaire francais accepterait de faire une chose pareille.


Par contre, l'etat francais avant meme de gaulle, a été l'etat le plus meurtrier !!!
On a assinné combien de president africains la bas , mdr ?????
Combien d'hectares de terres on a pollué pour GDE, Suez, Veolia, et autres bienfaiseurs ????
Combien de tonnes d'or on leur a pillé ? de tonnes de petrole ? de diamant ? et d'autres matieres ?


L'etat francais est mouiller a 500%, comme l'etat francais a financer la merde qui se passe en Ukraine !!!
L'etat francais a toujours été dans les embrouilles mondiales : on appel ca le rayonnement d'un pays, ca passe mieux pour enfumer les cerveaux de poules qui votent tous les 5 ans pour le bonheur du monde, lol.


On a financer les exactions dans les pays de l'est, car on aime pas les musulmans, car ils sont un rempart a l'ordre mondial, point barre.
C'est la seule religion anti mondialiste, et les musulmans sont des terroristes juste par ce qu'il fallait les faire passer pour des gros mechants, pour avoir une raison pour leur foutre sur la gueule chez eux et devant l'opinion mondiale, voila tout.
Poutine s'est reservé la crimée et il a bien eu raison : lui au moins a su protéger les gens qui sont russes avant d'etre européens, ils parlent russe, vivent russe, mangent russe, alors pourquoi ca serait l'europe qui aurait le droit de s'octroyer l'ukraine et pas Poutine la crimée ?


C'est bien simple, la france, les US, les UK, ont toujours creer que de la merde dans le monde entier : toutes les guerres sont le fruit de cette association machiavélique et de leurs associés.


On veut du mondialisme, alors celui qui fait barrage, bah c'est simple, on va chez lui en lousdée, on perturbe la vie sociale des gens et on les mets dos a dos, pis on les regarde s'entre tuer, et on arrive au dernier moment pour changer le president, le gouvernement, l'industrie, la religion, et on instaure une démocratie qui ne servira que la richesse des puissants et on donne les miettes au nouveau president africain a qui on aura au préalable, donné une petite formation de TYRAN.


Voila ce qu'est la france, et voila pourquoi nous rayonnons encore !!!!
Nous sommes les plus grands criminels de cette terre.


Bien a vous.
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Marine (07/04/14), napo (09/04/14)


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 13:41    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Moi qui pensait que la question de la culpabilité française dans le génocide rwandais était incontestable.
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Marine (11/04/20)


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NicoTine
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 15:25    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Tout est contestable, et tout est incontestable : on trouve tout et son contraire !!!!
Si on ecoute les medias, TOUT VA BIEN, LE MONDE IL EST GENTIL !!!


Cependant il suffit juste d'observer le monde.
Depuis qu'on a inventer l'ONU, le G8, l'OTAN, le FMI, la BCE, voila l'observation qu'on peut faire :


Depuis l'armistice de 39-45, ce sont les balkans, l'inde avec le pakistan, la crimée, l'ukraine, le tibet avec la chine, le japon avec la chine, l'afrique toute entiere, la syrie, la turquie, la palestine et israel, l'afghanistan et la russie puis les US, la lybie, le mali, le yémen, l'egypte, le chili, la bolivie, la colombie, le mexique, la somalie, l'ethiopie, le soudan et le tchad, et pour finir l'iran et l'irak qui ont tous connu, soit une guerre, soit une épuration ethnique, soit les deux, soit des guerres civiles, soit une colonisation !!!!


Depuis cette fameuse armistice, de nombreux morts de présidents suspects, en afrique et plus encore en amerique du sud.
En Amerique du sud, pas moins de 5 presidents sont morts d'un cancer foudroyant........
Rien que sous de gaulle, pas moins de 7 presidents d'etats + les ministres et generaux assassinés dans des conditions plus que soupconnables.......


Depuis cette armistice, pas un seul continent n'a été épargné par des guerres civiles, des soulèvements d'ampleur !!!
Pas un seul continent épargné par la pauvreté GRANDISSANTE.


Au chili, tout le monde a la preuve que ce sont les Etats Unis qui ont payé des manifestants pour foutre la merde, que c'est un tueur financier qui a organiser la mort de cet état, mais qu'il a beaucoup aussi oeuvré pour le brésil, et les pays du tiers monde...........


Pas un seul pays, pas un seul continent, épargnés par la dette, la baisse des salaires, la baisse des retraites, l'impossibilité de se soigner correctement, le chomage.


Pas un seul pays épargné par la hausse du cout des matieres premieres.


Pas un seul pays épargné par l'appauvrissement des sols, des mers.............




MAIS depuis cette armistice, LA BOURSE NE FAIT QUE CROITRE, LES FLUX FINANCIERS SONT 1000  FOIS PLUS NOMBREUX, LES RICHES ET LES PUISSANTS SONT DE PLUS EN PLUS RICHES ET PUISSANTS, LES PARADIS FISCAUX SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX.
Le marché du luxe est le seul marché qui profite de cette crise financière, étrange non ?




Alors quand on me dit d'ecouter les informations..............Je prefere voyager et voir de moi meme ce qu'il s'y passe, et il n'y a alors plus aucune possibilité pour croire que les pays riches oeuvrent pour la paix !!!!!!




La france, les US, les UK et leurs homologues, sont DES ASSASSINS EN PUISSANCE, ce sont eux qui créent les conditions d'appauvrissement mondial, les guerres, les meurtres, les assassinats, les revolutions dites populaires, LA MORT.




Pour en revenir au sujet, l'armée francaise n'a pas fait d'exactions, du moins que tres peu on va dire car la guerre a toujours sont lot de tortures et de mefaits, mais l'armée francaise est la plus correcte qui existe !!!
D'ailleurs, c'est pour cette raison que de grandes multinationales via dassault et d'autres meurtriers marchands d'armes, usent de lobbys puissants pour creer une armée d'INTERIM a la solde d'une puissance PRIVEE et donc pu a la solde de l'etat.
D'ailleurs l'etat qu'il soit US ou UK ou francais, est en accord avec ce concept, puisqu'il se dechargera alors des salaires et de l'ethique d'une future intervention armée.


En Irak, Iran, Afghanistan, Afrique sub saharienne, ce sont des hommes en arme d'Interim qui sont intervenus !!!!
Au moins 25% des hommes en arme la bas, sont des mercenaires LEGAUX a la solde d'un employeur européen qui sont en partenariat avec les gouvernements interessés !!!


Vous avez bien entendu !!!!!! c'est pas une blague, c'est verifiable, et dans l'armée francaise, les anciens hauts gradés et ceux encore en place, voient bien le démentellement se produire.
A tel point que les nouveaux contrats de chair a canon, ressemblent bien plus a un contrat civile que militaire !!!!


Notre armée qui s'occupait de tout jadis, est aujourd'hui obligée de passer par des prestataires de services PRIVES.
Le personnel administratif est de plus en plus PRIVE, alors qu'avant ce personnel était assimilé fonctionnaire, il passe de plus en plus sous couvert d'un contrat PRIVE.




Si le monde en si peu de temps s'est dégradé de cette force, alors qu'en meme temps, les puissants de ce monde disent oeuvrer pour la paix, que nombre d'organisations disent creer les conditions de paix, c'est QUE LES GRANDES PUISSANCES ET LES GRANDES ORGANISATIONS MONDIALES, ont deja COMMENCER L'EPURATION ETHNIQUE MONDIALE.


Et oui !!!!
Sinon, on ne verrait pas toute cette merde dans le monde.






Pour le genocide rawandais :


L'armée n'a pas tuer de civiles la bas !!!
Mais l'etat lui, a fomenté la haine entre cathos et musulmans, comme au mali, puisque nous voyons les memes choses se produirent, non ???? Lol.


Si on regarde bien, les européens ont commencer par foutre la merde dans ce qu'on appel l'afrique du nord : ca a commencer par les revolutions au maroc, tunisie, algérie.
Puis on a allumé la meche en lybie.
Et puisque nous sommes des gens logiques, on suit la carte de route, carte et mouvements qui semblent aller par le sud :


C'est donc logique que ce soit le Mali qui en prenne plein la tronche.
Et comme par hasard, la route continue sont trajet, c'est maintenant au tour du rwanda............


Suivez le guide, mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr : merde, Mandela n'est plus la.......Mais est ce que nous ne profiterions pas de ce décès, pour finir le trajet dans cette merveilleuse afrique du sud, facho, blanche, eugeniste, warfffffff, un beau pays d'appartheid qui n'a jamais céssé finalement, puisque meme avec Mandela (qui reussissait a faire des miracles), l'afrique du sud est toujours en proie aux meme problemes d'il y a 1 siecle :


les noirs crevent la dalle
les noirs riches vivent dans des resiences surveillées
les blancs dirigent le pays


et oui, on a berné le monde en montrant les clichés du noir qui gouverne, du noir qui est pdg, du noir qui est ministre.........
Oui, sauf que tous ces noirs, sont issus de familles puissantes et riches, mdrrrrrrrrrrrrrr.
Alors a la télé tout le monde y croit, tout est beau, les noirs sont sauvés !!!


Non, les noirs, au lieu de se faire manger par les blancs, se font manger par les puissants noirs, voila finalement la vérité absolue de ce pays, qui il faut le savoir, lors de l'appartheid, était financer par ISRAEL, GROS LOL? non ? et par la france, us, uk, allemagne, gros lol, non ?
Et qui a financer Mandela a titre privé et personnel : KHADAFI !!!


Et qui a proteger, encourager, supporter CHAVEZ ???
KHADAFI, mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.


Et qui est mort ???????
GROS LOL, NON ?


Et dites moi, qui paie maintenant, pour subvenir aux besoins de la famille Mandela ???????????????????
parce que quand meme, ces gens ne vivent pas en studio, mdr.


C'EST LA FRANCE !!!!!!!!!!!
bah oui, la france et ses ti copains, qui donnent quelques miettes a ces ti blackos gourmands en pognon, pour que, disons, notre arrivée se fasse plus sereinement, lol.
Faut pas oublier que l'afrique du sud est un point geographique hyper stratégique et hyper riche, et tres pret du monde musulman, de l'ethiopie somali soudan qui resistent encore au mondialisme.


On va vite arriver tout pret d'eux, lol.




Bref, les assassins, comme d'ordinaire, recevront l'aide de toutes les ONG de terre et de navarre : puisque faut pas se leurrer, bah ouais, nos ONG ne sont que des couvertures pour les espions francais.
Si vous ne le croyez pas, regardez ou ils se déplacent et ou se déplace les conflits, et pourquoi ils se font enlever, limite se faire tirer dessus, lol.


Moi au tchad, jai toujours vu les gars des ONG rouler en 4x4 de luxe, avec villa + piscine, et je ne les ai jamais vu vraiment etre débordés de travail.......................
Franchement, y'a des européens la bas, comme moi, qui n'avions pas forcement un super salaire.........mais eux, lol, soit disants benevoles, bin j'ai jamais vu un benevole au TCHAD deja, et j'ai jamais vu un ONG etre en galere d'argent ou de fin de mois.
Quand au travail qu'ils font....................PTDR :


Ils vont la bas pour instaurer la vie a l'européenne, ils font grimper les prix, ils fabriquent de nouvelles envies chez les africains, ils mettent a mal leurs us et coutumes, sous couvert qu'on leur apporte des medocs et l'evolution..............
c'est etrange, car depuis que les chinois sont la bas avec la france et les US et l'allemange, ils n'ont jamais ete si malheureux..............................




Mais je suis fou et je raconte des conneries, mdr.
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napo (09/04/14), Marine (11/04/20)


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 15:37    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

C'est dommage que dans ce long post n'ai qu'une seule ligne sur le thème de ce sujet à proprement dire:


Quote:


Pour le genocide rawandais :


L'armée n'a pas tuer de civiles la bas !!!



Personne n'a affirmé que l'armée française ai donné un coup de machette, par contre il sera difficilement contestable que les pouvoirs français les aient fournis (les machettes) directement ou indirectement et ont soutenu le régime Hutu, matériellement et après en donnant refuge à des meurtriers.

Comme ton post tente de le dire, cet épisode reste un "classique" pour l'Afrique: deux pouvoirs occidentaux qui s'opposent à travers les passions politiques et ethniques du continent, dans ce cas-ci c'était les USA (Tutsis) contre la France (Hutus)....comme celle de USA/Chine au Soudan, etc...


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NicoTine
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 18:00    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Salut Ange Gardien.
J'ai pas vraiment parlé du Rwanda c'est vrai !!!


Si tu connais des choses en la matière, hésites vraiment pas a nous en faire part !!!
De mon coté, je ne fais plus confiance aux sources, aux preuves des médias, bref tout ce qui fait parti de cette merde de mensonges.
C'est bien plus rassurant d'entendre l'analyse d'un citoyen, de voir les photos des citoyens, les récits, etc.




Ce que je peux dire :
1- Le president Rwandais accuse avec force, l'armée d'avoir participer a l'epuration, donc d'avoir massacrer des civils !!!
Donc notre armée est directement visée.
2- Il accuse ensuite le gouvernement francais d'etre a l'origine des ordre donnés pour les éxactions.


Ce que je peux en dire, connaissant bien le monde militaire :
Il est tout a fait possible de berner les militaires qui sont sur le terrain, et le petit commandement qui est aussi sur le terrain !!!


exemple :


Sur un vol d'hélico armé de patrouille, il est tout a fait possible que le commandement donne un ordre de tir sur une cible dite ennemie.
Mais le pilote d'hélico, le tireur, eux, ne savent pas :


1- sur qui ils tirent 
2- sur quoi il tir
3- sur la source qui permet d'affirmer que c'est une cible ennemie
4- sur les effets que cela pourra produire.


Ils ne savent bien souvent pas sur quoi et qui ils tirent, car meme a petite altitude, la vitesse, le déplacement de poussiere, desfois la nuit en tir avec vision infra, bah c'est seulement une cible qu'ils voient, mais certainement pas les petits détails : pis avec les pruneaux que ca balance un hélico, le tireur a pas besoin de voir les détails, lol, ils arrivent a couper une jeep en deux, alors les détails.................mdr : toute facon, des que la cible est engagée, elle n'a aucune chance !!!


autre exemple : les commandos pour mission unique.


alors la c'est simple : les gars recoivent un ordre, par exemple, celui d'aller buter un espion, un terroriste, un homme de guerre d'influence, un chef de tribu, etc.
Ils y vont, et applique l'ordre.


Apres, est ce que le gars était vraiment un chef de guerre, bah ca, les soldats te diront que y'a seulement le commandement qui le sait !!!!


DONC IL EST TRES FACILE DE BERNER les soldats sur le terrain !!!
mais c'est IMPOSSIBLE, meme sur ordre, qu'un soldat francais obéisse a l'ordre d'aller massacrer des enfants rwandais ou autre : aucun soldat ne le ferait !!!




A mon petit niveau, je sais juste que, en opération, tu réponds a des ordres et tu les appliques, voila tout.
Alors oui, les soldats francais ce sont fait berner plein de fois, et pas plus tard qu'au Mali, mdrrrrrrrrrrrrrrrrr.


Meme le commandement de second niveau est berné, car les infos qu'ils recoivent viennent du haut de la pyramide !!!!
D'ailleurs on voit bien qu'ils sont bernés car tous sans exception croient encore a Ben Laden, aux terroristes al kaida, et a tout le reste : les hauts gradés sont intimement convaincus que nous sommes les gentils et les autres les méchants.


Seulement, le hic, c'est que tu ne peux jamais avoir la version de celui qu'on va attaquer et molester !!!
La preuve, on est aller en afghanistan, le monde croit que c'est un pays terroriste :


mais la vérité, c'est que les russes quand ils y sont aller, bah c'était pas pour affaire de terrorisme deja !!!
pis les ricains ont essayer, lol
mais pour pouvoir y mettre le paquet, il a fallu mettre l'opinion mondiale dans sa poche, car forcément, pour bombarder, massacrer, gazer, utiliser des munitions en uranium appauvri, il faut que l'opinion publique soit lobotomisée pour qu'elle admette ce genre de comportement.




Des preuves ::


On entend jamais la version des palestiniens qui ont pourtant des preuves a fournir.
On a jamais entendu la parole des tibétains face a la chine
On a jamais entendu la version musulman des balkans mais on a su entendre celle des européens qui ont décidé que c'étaient les musulmans les gros méchants.
On a pas laisser parler le président du chili de l'époque concernant la guerre civile voir la guerre tout court, lol.
A t'on laisser s'exprimer les kmers rouges de l'epoque quand a notre défaite cuisante chez eux : pourquoi étions nous la bas, et qui était les méchants ????
Khadafi est mort assassiné avant de parler de quoi que ce soit
Sadam a été pendu avant qu'il puisse parler ou s'enfuir
Ben Laden, on l'a jeter dans l'océan, mdrrrrrrrrr


Bref, les versions officielles, c'est que partout ou vont les US, les UK, la France : c'est nous les gentils et les autres les mechants.


M'enfin, pour finir, moi ce que je vois et crois, c'est que l'esclavagisme, c'est nous.
la bombe nucléaire, c'est nous.
Le colonialisme, c'est nous.
Le pillage des sous sols, c'est nous.
Les guerres, c'est encore nous.
Le pillage financier via la dette, c'est encore nous.
le racisme envers le noir, c'est nous.
l'holocauste c'est nous.


On aura jamais les preuves, on aura jamais de preuves : c'est pour cette raison, que sur les forums, que dans la vie, au travail, on te demande toujours de fournir la preuve de ce que tu avances.


GROS LOL, NON ?


On aura jamais la preuve, donc on ne sera jamais crédibles.......................
Meme quand l'analyse du monde parle pour toi, bin on te dira : DONNE DES PREUVES.




mais au rwanda, au mali, en irak, en ceci, et pour cela, pis la dette, pis les guerres, pis les pauvres, etc.
ON TE DIRA : APPORTE DES PREUVES, lol.


Alors, comme les gens, les citoyens, les peuples, attendent tous des preuves, et que comme y'a que les politiciens qui ont des preuves, alors toi on te crache a la gueule, et on croit les preuves des politicos, ou du Monsieur mieux habillé que toi, cad avec le costard noir et la chemise blanche, avec la cravate rouge ou verte ou bleu marine, mdr.




On a merdé au rwanda : pendant que les mecs se battaient a la machette, on aurait du fournir des flingues et des grenades, lol.
Mais on a mal assuré, je sais pas pourquoi, on a meme pas eu l'opportunité de leur refiler des lames..........
Bah non, la bas ils font tout eux memes : et la preuve qu'ils bossent bien, ils ont fait aussi bien qu'avec des bombes, mdrrrrrrrrrrr..


A qui le Tour ??????????


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L'Ange Gardien
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 18:44    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

 
Quote:
 Ce que je peux dire :
1- Le president Rwandais accuse avec force, l'armée d'avoir participer a l'epuration, donc d'avoir massacrer des civils !!!
Donc notre armée est directement visée.
2- Il accuse ensuite le gouvernement francais d'etre a l'origine des ordre donnés pour les éxactions.


Ce que je peux en dire, connaissant bien le monde militaire :
Il est tout a fait possible de berner les militaires qui sont sur le terrain, et le petit commandement qui est aussi sur le terrain !!!
Ces accusations proviennent de plaintes faites par des civils

Quote:

Si tu connais des choses en la matière, hésites vraiment pas a nous en faire part !!!
De mon coté, je ne fais plus confiance aux sources, aux preuves des médias, bref tout ce qui fait parti de cette merde de mensonges.
C'est bien plus rassurant d'entendre l'analyse d'un citoyen, de voir les photos des citoyens, les récits, etc. 

Cela fait longtemps que je ne me suis pas intéressé à la question, mais le seul fait que la France soit le seul pays au monde à reconnaître ce régime est la seule réponse d'où peuvent provenir l'argent (et les machettes)

http://jacques.morel67.pagesperso-orange.fr/a/dijoud-11mar92.pdf





http://jacques.morel67.pagesperso-orange.fr/a/expose.htm
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PostPosted: Wed 9 Apr 2014 - 18:54    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Merci l'ange gardien pour cet apport de vérité, en tout cas le président rwandais Paul Kagame est courageux, espérons qu'il n'aura pas à craindre la rage de ses ennemis.

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PostPosted: Tue 15 Apr 2014 - 00:11    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

De nouvelles révélations sur l'opération Turquoise, qui a été menée par l'armée française au Rwanda, à partir de la fin juin 1994. C'est un ancien officier français qui parle pour la première fois.

Guillaume Ancel avait été affecté au détachement de la Légion étrangère. Ce jeune capitaine de 28 ans était un spécialiste des frappes aériennes.

Surprenant, pour l'opération Turquoise, une opération qui a toujours été présentée officiellement, avant, pendant et même 20 ans après, comme une opération humanitaire.

Dans son interview à Laure de Vulpian, il conteste clairement le caractère "humanitaire" de l'opération Turquoise. "Moi je suis parti à Kigali avec l'ordre de préparer un raid sur Kigali.. Quand on fait un raid sur Kigali c'est pour remettre au pouvoir le gouvernement qu'on soutien, c'est pas pour aller créer une radio libre." explique Guillaume Ancel qui a quitté l'armée en 2005, avec le grade de lieutenant-colonel.


http://www.franceinfo.fr/decryptage/rwanda-revelations-d-un-militaire-franc…


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PostPosted: Sun 29 Mar 2020 - 04:56    Post subject: Génocide rwandais Reply with quote

Rwanda: un million de morts et une tache sur le drapeau français
6 avril 2019 Par Fabrice Arfi
Il y a vingt-cinq ans débutait à 6200 kilomètres de Paris, dans un confetti de l’Afrique équatoriale appelé Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle. Il y a vingt-cinq ans, la France s’est compromise avec un régime génocidaire. Voici pourquoi.



Il y a vingt-cinq ans débutait à 6 200 kilomètres de Paris, dans un confetti de l’Afrique équatoriale appelé Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle.

En latin, il existe une catégorie juridique pour qualifier un événement tellement horrible qu’il vaut mieux ne pas le nommer. Cela s’appelle le nefandum. Dans la nuit rwandaise, le nefandum peut tenir en deux chiffres : un million et cent.

Un million de morts en cent jours.

Entre avril et juillet 1994, un million de personnes, hommes, femmes et enfants, issus, pour l’immense majorité, de la minorité tutsie, ont été assassinées dans une fureur meurtrière collective qui a amené, outre les forces gouvernementales et les milices impliquées, des habitants à massacrer leurs propres voisins, parfois leurs propres familles.

Il y a vingt-cinq ans débutait à 6 200 kilomètres de Paris, dans un confetti de l’Afrique équatoriale appelé Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle.

Depuis un quart de siècle, la France est engluée dans des accusations de compromissions multiples – d’ordre politique, diplomatique et militaire – avec le régime génocidaire.

Depuis un quart de siècle, des documents compromettants émergent et des façades se lézardent. Des militaires parlent. Des journalistes révèlent. Des chercheurs trouvent.

Mais depuis un quart de siècle, la France officielle est, elle, incapable de regarder cette histoire dans le miroir tendu à notre propre jugement.

Toute la tragédie rwandaise ne se résume pas, loin de là, au seul rôle de la France dans la région des Grands Lacs, mais rien des événements qui ont plongé une nation entière dans les ténèbres ne peut être compris en détournant le regard de celui-ci. Faute de quoi, l’histoire du génocide des Tutsis du Rwanda risque de faire une victime de plus : la vérité.

Le président de la République, Emmanuel Macron, vient d’envoyer un signal qui inquiète de nombreux observateurs en déclinant l’invitation de son homologue rwandais, Paul Kagame, de venir participer à Kigali aux commémorations du 25e anniversaire du génocide.

La raison invoquée pour justifier cette absence – une incompatibilité d’agenda – n’est pas vraiment de nature à rassurer. Car il faut bien nommer les choses : avancer un souci de calendrier pour sécher la commémoration d’un génocide a quelque chose de navrant, en plus d’entretenir la culture étatique du déni français face à ce passé qui ne passe pas.

Aucun membre du gouvernement ne sera non plus présent. La France a choisi pour la représenter d’envoyer un député de La République en marche, Hervé Berville, un orphelin tutsi adopté par une famille française après le génocide. L’Élysée veut y voir un symbole fort.

Mais dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, plus de 300 personnalités françaises perçoivent au contraire dans l’absence du président à Kigali une erreur, pour ne pas dire une faute. « Monsieur le Président, la France a rendez-vous avec l’Histoire », affirment les signataires, parmi lesquels se trouvent les époux Klarsfeld, l’ancien ministre Bernard Kouchner, le Prix Nobel de littérature Maria Vargas Llosa, ainsi que plusieurs historiens, journalistes et politiques français de renom, spécialistes ou non de la question rwandaise.

« Car le fait est établi : une politique de collaboration a été menée avant, pendant et après le génocide par une poignée de responsables placés au plus haut niveau de l’appareil d’État à la fin du second septennat de François Mitterrand », écrivent les signataires.

Ils ont raison.

Voici pourquoi.

I. AVANT

Le Rwanda est un tout petit pays de l’Afrique de l’Est, bordé par l’Ouganda (au nord), le Burundi (au sud), le Congo (à l’ouest) et la Tanzanie (à l’est). Il est de coutume de dire que deux ethnies composent l’essentiel de la population rwandaise : les Hutus (ultramajoritaires) d’un côté et les Tutsis de l’autre. Les premiers seraient plutôt cultivateurs et les seconds éleveurs. Il s’agit en réalité, d’après de nombreux spécialistes, d’une codification ethnico-sociale très largement héritée de l’époque coloniale, d’abord allemande puis belge.

Le Rwanda est devenu indépendant en 1962. À intervalles réguliers, l’histoire du pays a été ensanglantée par des vagues de massacres perpétrés contre la minorité tutsie : en 1959 (la « Toussaint rouge »), en 1963, en 1973.

1973 est aussi l’année d’un coup d’État qui a porté un autocrate hutu à la tête du pays, Juvénal Habyarimana. L’homme est souvent présenté comme un esthète du double discours, entre besoin de satisfaction des extrémistes, qui composent une partie non négligeable de son entourage direct, et nécessité d’apaisement vis-à-vis de la communauté internationale, pour faire bonne figure.


Les massacres poussent de nombreux Tutsis à l’exode, essentiellement en Ouganda. On les appellera « les Tutsis de l’extérieur », dont un parti politique, le Front patriotique rwandais (FPR), créé en 1987, deviendra le porte-étendard – ainsi qu’une force militaire.

La France apporte, elle, un soutien sans faille au régime Habyarimana à la faveur d’un biais géopolitique qui sera largement responsable de l’aveuglement français quand le pire surviendra. Le FPR, soutenu par l’Ouganda, est alors vu par la France comme le bras armé des Anglo-saxons et surtout des Américains, qui viseraient par son intermédiaire à rogner l’influence française dans les Grands Lacs.

Un soutien inébranlable aux Forces armées rwandaises (FAR) du régime Habyarimana serait par conséquent la garantie d’un statu quo qui permettrait le maintien de la chasse gardée française dans la région. Dès lors, « la menace FPR » offre au régime hutu et à la France un ennemi commun : les Tutsis. À l’Élysée, il est même de bon ton de parler des Tutsis du FPR comme des « Khmers noirs », une expression qu’affectionne tout particulièrement, y compris dans des notes écrites, le chef d’état-major particulier de François Mitterrand, le général Christian Quesnot.

Cette vision des choses, très largement partagée au sein de l’armée et à l’Élysée, sera particulièrement accentuée après l’effondrement de l’Union soviétique et l’hégémonie américaine qui en découle mécaniquement.

Les résultats s’en font vite ressentir sur le front des opérations militaires. En 1990, une offensive du FPR au Rwanda est matée par le régime Habyarimana grâce au soutien de la France ; c’est l’opération Noroît. Les troupes françaises restent sur place et continuent de former les FAR.


Or, dans un télégramme diplomatique du 15 octobre 1990, l’ambassadeur de France à Kigali, Georges Martres, évoque, quatre ans avant qu’il ne survienne, la crainte d’un génocide : « Les Tutsis sont convaincus, écrit-il, que si la victoire du pouvoir actuel était totale, le départ des troupes françaises et belges aurait pour résultat d’aggraver la répression et les persécutions et conduirait à l’élimination totale des Tutsis. »

Un mois plus tard, en novembre 1990, un haut responsable militaire français en poste au Rwanda, le général Jean Varret, recueille de la bouche d’un proche du président Habyarimana, Pierre-Célestin Rwagafilita, alors chef d’état-major de la gendarmerie, une sinistre confidence : « On est en tête à tête, entre militaires, on va parler clairement… Je vous demande des armes, car je vais participer avec l'armée à la liquidation du problème. Le problème, il est très simple: les Tutsis ne sont pas très nombreux, on va les liquider ».

Averti à chaque fois par ce qu’on appellerait aujourd’hui des lanceurs d’alerte, Paris ne fait rien et continue de soutenir aveuglément le régime en place.

Et de fait, des massacres de Tutsis ont de nouveau lieu ; en 1990, 1991 et 1992. Ce n’est pas encore le génocide, mais son prélude.

En 1993, la collaboration française avec le régime rwandais connaît son paroxysme quand un militaire, le colonel Didier Tauzin, va prendre de fait le contrôle de l’armée rwandaise pour empêcher une nouvelle percée du FPR, qui avait lancé une offensive pour mettre fin aux massacres de Tutsis commis dans les préfectures de Gisenyi et Kibuye. C’est l’opération Chimère. Le nom de code est bien choisi ; une chimère est une idée sans rapport avec la réalité.

Car la réalité, à ce moment-là, a le goût d’une tragédie programmée et qui s’accélère. Le 24 janvier 1993, au journal télévisé de France 2, Jean Carbonare, le fondateur de l’association Survie et membre d’une délégation de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui revient d’une mission au Rwanda, donne l’alerte devant des millions de téléspectateurs. « On a parlé d’affrontements ethniques, mais nous avons pu vérifier qu’il s’agit d’une politique organisée, il y a une mécanique qui se met en route. On parle de purification ethnique, de génocide, de crimes contre l’humanité […] Notre pays, qui supporte financièrement et militairement ce système, a une responsabilité », affirme Jean Carbonare, avant de reprendre, la voix étranglée de sanglots face à Bruno Masure qui l’interroge : « Nous devons faire quelque chose pour que cette situation change parce qu’on peut la changer. »



Quelques années plus tard, confronté à cette séquence sur le plateau de l’émission Arrêt sur images, le secrétaire général de l’Élysée au moment des faits, Hubert Védrine, dira : « Ce pseudo-avertissement sur le génocide, c’est une présentation comme ça, pour ameuter le chaland. » La morgue avec laquelle une telle phrase peut être lâchée, quatre ans après l’anéantissement d’un million de personnes, en dit long, rétrospectivement, sur l’état d’esprit qui habitait alors le sommet de l’État français, la présidence de la République au premier chef.

Tous les signaux ont été ignorés. Tous.

Et quand, sur un terrain purement diplomatique et géopolitique, la Délégation des affaires stratégiques (DAS) du ministère de la défense réclame, dans une note « confidentiel défense » du 10 avril 1993, un changement radical dans la politique française au Rwanda, c’est le même silence assourdissant qui accueille la demande.

« Le régime en place [au Rwanda] n’est pas plus représentatif que le FPR », peut-on lire dans ce document, qui précise que « notre maintien peut être interprété comme une garantie offerte aux dictateurs ». Rétrospectivement, l’auteur de la note, Pierre Conesa, confiera au Monde : « Rien ne justifiait qu’on tienne le régime Habyarimana à bout de bras. » C’est pourtant ce qui fut fait.

L’apathie de la France face à la tragédie annoncée fut aussi celle de la communauté internationale dans son ensemble et, plus particulièrement, de l’Organisation des Nations unies (ONU). Un épisode résume à lui seul cette situation, quand, le 11 janvier 1994, l’un des représentants de l’ONU au Rwanda, le général canadien Roméo Dallaire, envoie un télégramme alarmiste dans lequel il évoque l’existence d’un plan d’extermination des Tutsis. Précision macabre : le rapport du militaire, qui repose sur les confidences d’un extrémiste Hutu repenti, parle d’une capacité meurtrière permettant de tuer mille Tutsis toutes les vingt minutes.

Conséquence ? Aucune. Il ne se passera rien, strictement rien, comme le montre de manière implacable le film Retour à Kigali, du documentariste Jean-Christophe Klotz, qui sera diffusé le 25 avril prochain sur France 3.

II. PENDANT

Depuis longtemps, le génocide des Tutsis du Rwanda existait dans les têtes avant d’être perpétré dans les faits – des journaux comme Kangura ou la funeste radio des Mille Collines ont déversé pendant des années une propagande criminelle appelant à l’extermination des Tutsis, réduits à l’état d’« insectes » à éliminer. Le génocide était également financé et armé, en machettes notamment, de longue date. Mais il a bien fallu une étincelle pour le déclencher. Le moment qui fera qu’il y aura un avant et un après.

Celui-ci a pris la forme d’un missile qui, le 6 avril 1994, a déchiré le ciel de Kigali et abattu, aux alentours de 20 h 25, le petit avion qui transportait à son bord le président Juvénal Habyarimana et son homologue du Burundi. Le chef de l’État rwandais revenait de Tanzanie où il venait de conclure, la mort dans l’âme, un accord politique avec les rebelles du FPR contre l’avis de la frange la plus radicale du Hutu Power, mouvement extrémiste ultranationaliste.

Dans les minutes qui ont suivi l’attentat, les massacres de masse contre les Tutsis, annoncés depuis si longtemps, ont débuté.

Qui a tiré ? Cette question hante depuis vingt-cinq ans la discussion publique autour de l’attentat du 6 avril. Deux thèses s’affrontent : l’une évoque la responsabilité du FPR tandis que l’autre avance celle des extrémistes hutus.

Dans le doute, l’Élysée privilégie aveuglément la première, parce que c’est elle qui est le plus en phase avec sa politique passée et présente. Le chef d’état-major particulier de Mitterrand va même jusqu’à défendre l’idée, dans une note datée du 29 avril 1994, que le FPR a provoqué le massacre de sa propre ethnie dans l’espoir de prendre le pouvoir à la faveur d’une guerre civile dont il sortirait vainqueur, fût-ce au prix du sang des siens. « C’était exactement ce que voulait le FPR, car le président Habyarimana constituait le seul véritable obstacle à sa prise de pouvoir », écrit ainsi le général Quesnot.

Sur place, dans les heures et jours qui suivent l’attentat, les forces armées françaises déploient plus d’énergie à retrouver les boîtes noires de l’avion abattu plutôt que les terroristes qui ont tiré. Pourquoi ?

Politiquement, l’attentat ne change rien. La France maintient son soutien total au régime. C’est si vrai que le gouvernement intérimaire – en réalité, le gouvernement génocidaire – va se former, le 8 avril, dans les locaux mêmes de l’ambassade de France à Kigali. Et le 27 avril, l’Élysée et Matignon accueillent à Paris une délégation du gouvernement génocidaire, parmi laquelle se trouve un certain Jean Bosco Barayagwiza, membre du parti extrémiste CDR et futur condamné à 35 ans de prison pour sa participation au génocide des Tutsis.

Seulement voilà, ainsi que Mediapart et Radio France l’ont déjà rapporté, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) écrit, dès le 22 septembre 1994, dans une note « confidentiel défense » que la piste d’un attentat commis contre le président Habyarimana par la frange hutue la plus radicale du régime est l’ « hypothèse la plus plausible ». Le colonel Théoneste Bagosora, ancien directeur du cabinet du ministre de la défense et proche de la veuve Habyarimana, est pointé du doigt par les services secrets français comme étant l’un des commanditaires de l’attaque – il a été condamné à 35 ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour avoir été l’architecte du génocide et purge sa peine au Mali.

Cette note, comme de nombreuses autres de la DGSE, qui a été d’une clairvoyance totale dans la tragédie rwandaise, est méprisée par l’Élysée. Comme si tout ce qui ne cadre pas avec la ligne politique de la présidence n’existait pas.


Depuis, l’hypothèse d’un attentat commis par les Hutus extrémistes a été renforcée, non seulement par plusieurs notes de services étrangers (belges ou américains), mais aussi par une longue instruction judiciaire française qui a fait litière de l’accusation portée contre le FPR. L’enquête a établi, expertises à l’appui, que la « zone de tir la plus probable » d’où sont partis les missiles se situait sur le « site de Kanombe », soit le quartier général de la garde présidentielle.

Le 10 juin 1994, pendant que Tutsis et Hutus modérés se faisaient méthodiquement assassiner à l’autre bout du monde, le président François Mitterrand donnait un discours saisissant, mais saisissant de cynisme avec le recul, à Oradour-sur-Glane, cinquante ans après le massacre commis par les nazis dans ce petit village de la Haute-Vienne. « Et lorsque nous essayons à travers le monde et d'abord en Europe, de construire une nouvelle amitié, entre des peuples qui se sont déchirés, ce n’est pas simplement pour faire la part du rêve, c'est aussi et surtout, parce que nous ne voulons pas que cela recommence et qu’il appartient aux générations prochaines de bâtir un monde où les Oradour ne seront plus possibles », affirmait, solennel, le chef de l’État français.



Le Rwanda, au même moment, c’est en réalité quinze Oradour quotidiens, et ce, pendant trois mois et dix jours. Les deux tiers des victimes ont trouvé la mort dans les cinq premières semaines.

Dès les premiers jours du génocide, Bernard Kouchner se rend sur place et essaye d’alerter l’Élysée de l’urgence d’une intervention. « François Mitterrand m’a répondu : “Kouchner, vous exagérez, allons, je vous connais, vous exagérez” », rapportera l’ancien ministre à La Croix des années plus tard.

Tandis que Médecin sans frontières lance, le 17 juin, un appel pour une intervention au Rwanda — « On n’arrête pas un génocide avec des médecins » –, l’ONU donne mandat, enfin, à une opération militaire pilotée par la France, baptisée Turquoise, « pour mettre fin aux massacres partout où cela sera possible, éventuellement en utilisant la force ».

Officiellement opération « humanitaire », qui, indéniablement, a permis de sauver des vies, Turquoise alimente par ailleurs depuis vingt-cinq ans une vive polémique au sein de l’armée sur son rôle caché : protéger la fuite du régime hutu en déroute, donc des génocidaires, et le réarmer dans la perspective éventuelle de reprendre le pouvoir face au FPR, mené militairement par Paul Kagame, l’actuel président rwandais, qui ne cesse de gagner des positions.

Cette thèse est soutenue par plusieurs militaires ayant participé à la force Turquoise, dont le lieutenant-colonel Guillaume Ancel, qui a raconté son expérience dans un livre important, Rwanda, la fin du silence (Les Belles Lettres, 2018). Dans cet ouvrage, le militaire raconte notamment avoir personnellement assisté à des livraisons d’armes de la France au profit des génocidaires. Livraisons que finira par reconnaître, en 2014, devant l’Assemblée nationale, Hubert Védrine, tout en affirmant que c’était « sans rapport avec le génocide ».

La justice française enquête aujourd’hui sur d’autres livraisons d’armes, pilotée par le génocidaire Théoneste Bagosora (le responsable de l’attentat du 6 avril, selon la DGSE), financée par une banque française, la BNP.

Pour beaucoup de spécialistes, historiens ou journalistes, Turquoise, c’est l’image d’une France aux deux visages au Rwanda. À l’Élysée, le principal promoteur de cette stratégie du double discours est le général Quesnot, qui écrivait, dès le 6 mai 1994, dans une note adressée au président de la République : « À défaut de l'emploi d’une stratégie directe dans la région qui peut apparaître politiquement difficile à mettre en œuvre, nous disposons des moyens et des relais d'une stratégie indirecte qui pourraient rétablir un certain équilibre ». La note est « signalée » par Hubert Védrine et « vue » par François Mitterrand.

Il est aujourd’hui certain que l’armée française a laissé s’enfuir, sans les arrêter, des génocidaires connus comme génocidaires, ainsi que l’a encore prouvé récemment un reportage de la chaîne France 24.

Interrogés, les responsables français de l’époque, Hubert Védrine à l’Élysée ou l’amiral Jacques Lanxade, alors chef d’état major des armées, apportent toujours la même réponse : le mandat de l’ONU ne prévoyait pas spécifiquement l’arrestation des génocidaires. C’est vrai, pas en ces termes. Mais il réclamait sans équivoque la fin des massacres et comment penser raisonnablement que cela ne puisse pas passer par l’appréhension de ceux qui les commettent, les orchestrent ou les incitent ?

S’il ne devait y avoir qu’un exemple de l’ambiguïté de Turquoise, il tient en un mot : Bisesero. Les collines de Bisesero, à l’ouest du Rwanda, ont été le théâtre d’un spectaculaire fiasco de l’armée française, dont des officiers ont découvert le 27 juin 1994 des survivants tutsis de massacres réclamant une intervention d’urgence pour mettre fin aux atrocités en cours.

Quand elles sont découvertes, les victimes sont dans un état de décharnement et de mutilation extrêmes. Les militaires français qui les trouvent leur promettent de revenir au plus vite, mais leur hiérarchie refuse, comme plusieurs officiers en témoigneront devant des juges français. Une vidéo révélée par Mediapart le prouve également.

Il faudra trois jours au Commandement des opérations spéciales (COS) de Turquoise pour intervenir enfin, acculé. En somme : l'armée française n'avait qu’une chose à faire – sauver des vies, comme le lui imposait le mandat de l'ONU – mais a refusé en connaissance de cause.

Entre-temps, un millier de Tutsis ont été éliminés.

Cette inaction coupable est-elle la preuve de la participation active de l'armée au génocide ? Juridiquement, la question est épineuse. Plusieurs responsables de Turquoise ont été placés par la justice dans ce dossier sous le statut de témoins assistés pour « complicité de génocide » et « complicité de crimes contre l’humanité » – c’est-à-dire qu’ils ne sont pas extérieurs au crime reproché, mais pas suffisamment impliqués non plus pour être mis en examen.

Tout laisse à penser que l’instruction va se clore par un non-lieu, même si de nombreuses parties civiles, survivants ou associations (Ibuka, Survie, la Licra), dénoncent une instruction qui n’a pas procédé à toutes les auditions nécessaires à la manifestation de la vérité.

Mais regarder le rôle de la France au Rwanda sous le seul angle judiciaire ne peut être exclusif, si l’on considère que l’absence de faute pénale formellement établie ne signifie pas pour autant l’absence de faute politique, militaire et morale.

III. APRÈS

Paris, le 23 novembre 1996. François Mitterrand est mort, Jacques Chirac est à l’Élysée et Hubert Védrine publie dans Le Point une tribune dont le titre parle de lui-même : « Hutus et Tutsis : à chacun son pays ».

Ainsi, deux ans après un génocide qui a provoqué la disparition d’un million d’êtres humains, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République persiste et signe dans une vision purement ethniciste d’un pays, dont il reconnaît volontiers ne pas être un spécialiste. Cette même vision qui a permis de faire le lit pendant des décennies d’une haine qui a abouti au crime des crimes, comme si la mixité n’existait pas au Rwanda, comme si le métissage entre Hutus et Tutsis n’était pas une réalité, comme si chacun était l’otage d’une origine.

Cette tribune n’est rien en soi, mais elle dit tout du déni qui va paralyser l’attitude des plus hautes autorités françaises face au drame rwandais : la France n’a rien à voir là-dedans.

Depuis vingt-cinq ans, l’ère du verrou semble régner. Souvent interviewé à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire du génocide, Hubert Védrine continue d’accuser le FPR d’être en quelque sorte à l’origine du génocide. « Il n’y aurait jamais eu de génocide, il n’y aurait jamais eu la grande guerre civile ni le génocide si Kagame n’avait pas été déterminé à reprendre le pouvoir à n’importe quel prix […] Les attaques de Kagame sont le fait déclencheur », assurait-il il y a encore quelques semaines à un journaliste, Michael Sztanke, auteur d’un documentaire pour France 24, Rwanda, chronique d’un génocide annoncé.


Comme Védrine, Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères du gouvernement Balladur au moment du génocide (aujourd’hui au Conseil constitutionnel), pense que parler de la responsabilité de la France dans les événements de 1994 relèverait de « l’une des plus belles opérations de falsification historique ». C’est ce qu’il a confié au journaliste de La Croix Laurent Larcher, auteur de Rwanda, ils parlent (Seuil), un livre saisissant, qui restitue la parole brute et la vérité nue de nombreux acteurs de cette période. « Le fond de ma pensée, poursuit Juppé, c’est qu’en réalité Kagame, avec le soutien de l’Ouganda, et puis certains autres soutiens, était décidé à prendre le pouvoir quoi qu’il arrive. » Tout est dans le « quoi qu’il arrive ». Comprendre : même s’il fallait en passer par un génocide.

L’actuel patron du Parti socialiste, Olivier Faure, ne dépareille pas. Refusant de signer la lettre ouverte à Macron évoquée au début de cet article, il a écrit le 15 mars dernier à l’un des promoteurs de cette initiative, Benjamin Abtan, pour lui expliquer qu’il ne peut accoler son nom à un tel texte parce que celui-ci « exclut la complicité d’acteurs depuis lors au pouvoir et qui précisément instrumentalisent le génocide pour consolider leur dictature ».

Le fait que Paul Kagame règne aujourd’hui au Rwanda au prix de dérives autoritaires – nul ne le conteste ici – ne devrait pas permettre pour autant une analyse anachronique de ce qu’il s’est passé il y a vingt-cinq ans. Non, les victimes ne sont pas les coupables.

Comme l’écrit Laurent Larcher à la fin de son ouvrage au sujet de tous les responsables politiques et militaires français qui ont failli face à la tragédie rwandaise : « Ils savaient mieux que les Rwandais ce qui convenait. Ils ont échoué, mais ne l’admettent pas […] Ces hommes sont intervenus comme des apprentis sorciers. […] C’est ça le scandale de la décision politique : l’incapacité à se remettre en question, l’incapacité à accueillir des paroles qui contredisent le tableau général. »

Nicolas Sarkozy fut le seul président de la République à faire des concessions à la vérité en reconnaissant, en 2010, que la France avait commis de « graves erreurs d'appréciation, une forme d'aveuglement » sur la question du génocide au Rwanda, tout en refusant toute demande de pardon.

L’enjeu est donc grand aujourd’hui, qui pèse sur les épaules du président Macron. Tout en créant la polémique en refusant de se rendre à Kigali pour les commémorations du génocide, il a promis d’ouvrir l’intégralité des archives françaises, dont beaucoup sont encore cadenassées, afin qu’une commission ad hoc, présidée par l’historien Vincent Duclert, mais de laquelle ont été écartés deux spécialistes de renom (Hélène Dumas et Stéphane Audoin-Rouzeau), puisse y accéder.

L’avenir dira si c’est vrai.

La seule chose certaine en la matière a été écrite il y a déjà bien longtemps, en 1815, par Benjamin Constant : « On ne conjure point les dangers en les dérobant aux regards. Ils s’augmentent au contraire de la nuit dont on les entoure. »
http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2019/04/rwanda-un-million-de-morts-e…




Retour à Kigali - Documentaire (29/06/2019)
Ancien grand-reporter, Jean-Christophe Klotz a été l´un des rares journalistes français à se rendre au Rwanda en 1994, en plein génocide. S´il y retourne aujourd´hui, c´est pour savoir quel a été le véritable contrechamp des images terribles qu´il y a filmées et comprendre comment un tel drame a pu se dérouler dans la quasi indifférence générale, avec même la complicité de certaines capitales, Paris en première ligne. Libérant la parole de protagonistes qui ont joué un rôle dans cette « affaire française », notamment plusieurs généraux français (l´Amiral Lanxade, le Général Varret, le Général Lafourcade, le Général Quesnot) mais aussi des diplomates et des hommes politiques français, belges et américains (François Léotard, Bernard Kouchner, Johan Swinnen, Herman Jay Cohen, Prudence Bushnell...), le film permet, vingt-cinq ans après, de jeter une lumière nouvelle sur l´enchaînement des manquements, erreurs d´analyse et compromissions qui ont rendu possible le dernier génocide du XXe siècle. Un documentaire de Jean-Cjristophe Klotz. Produit par Les Films du Poisson.


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