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Charlie Hebdo
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PostPosted: Thu 18 Apr 2019 - 07:21    Post subject: Charlie Hebdo Reply with quote

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Le numéro hebdomadaire de "Charlie Hebdo" sort exceptionnellement ce mardi, et consacre sa Une à l'incendie de Notre-Dame et aux réformes que devaient présenter Emmanuel Macron. 




Charlie Hebdo a décidé de consacrer sa Une cette semaine à l'incendie de Notre-Dame de Paris, toujours avec sa patte satirique, et a exceptionnellement avancé sa parution d'une journée, puisque l'hebdomadaire sera disponible dès ce mardi dans une cinquantaine de kiosques à Paris.




Macron couronné par les tours en flamme de Notre-Dame
La Une de Charlie dresse un parallèle audacieux entre les mesures que prépare Emmanuel Macron et l'incendie qui a ravagé la cathédrale : on y voit le visage caricaturé du président, arborant un sourire cruel, et sa tête est couronnée par les tours en feu de Notre-Dame de Paris, le tout sur un fond rouge. Les flammes dévorent le logo du journal, tandis que le message accompagnant le dessin fait dire au président Macron : "Réformes : je commence par la charpente".


 
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PostPosted: Thu 18 Apr 2019 - 07:21    Post subject: Publicité

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PostPosted: Sat 30 Nov 2019 - 20:28    Post subject: Charlie Hebdo Reply with quote

L’Unef déraille
Aujourd’hui, l’Unef est touchée.


 Sans que personne ne s’en préoccupe monte l’idée venue des États-Unis de l’intersectionnalité. C’est simple et en partie indiscutable : les femmes noires d’Amérique sont au centre – à l’intersection – du racisme et du sexisme. En somme, la domination est une affaire (très) compliquée. Soit dit en passant, certains y avaient déjà pensé. À l’Unef, cette mode, car c’en est une, prend des formes drolatiques autant qu’insupportables. Par exemple, la non-mixité de certaines réunions – les Noirs avec les Noirs, les Blancs avec les Blancs – est justifiée de la sorte (document Unef) : « Celles et ceux qui ne sont pas discriminé.e.s par ce système oppressif sont des dominant.e.s, qu’ils et elles le souhaitent ou non et qu’ils et elles en soient conscient.e.s ou non. »


Nous sommes là à un point de passage décisif. L’Unef internationaliste de la guerre d’Algérie et de mai 1968, l’Unef universaliste, est morte. Daniel Bensaïd, partisan bien connu de la gauche radicale, avait saisi l’enjeu dès 2005. Dans Fragments mécréants, il écrit : « Tout se mêle et se confond dans une dénonciation brouillonne, au risque d’ajouter la division à la division, et de faire tourner à plein régime la stérile machine à ­culpabiliser. On aura beau user ses semelles à marcher contre la guerre, pour les droits des sans-papiers, contre toutes les discriminations, on sera toujours suspect de garder quelque part en soi un colonisateur qui sommeille. »


Comme pour lui donner raison, des rencontres interdites aux Blancs – « Paroles non blanches » – sont organisées en avril 2016 par un « Groupe de réflexion non-mixité racisée », dans le cadre de l’université Paris-VIII, haut lieu, jadis, de l’internationalisme militant. À l’été, deux militantes tiennent un « camp décolonial » réservé aux non-Blancs, qui regroupe près de 200 personnes. L’esprit colonialiste n’est plus une possibilité, mais une fatalité. Pour les organisatrices, « l’autonomie est vue comme un danger par les personnes qui ont des choses à perdre dans l’émancipation. »


Et l’Unef n’en reste pas là. Elle laisse par exemple sans réponse des tweets jugés effroyablement racistes par la Licra – racisme dirigé contre « les Blancs » – envoyés par sa vice-présidente de Lille Hafsa Askar. Ce ne pourrait être qu’épiphénomène, mais c’est au contraire une signature. En octobre 2016, au cours d’un conseil national du syndicat étudiant, certains membres musulmans réclament une salle de prière, et l’obtiennent. À l’été 2017 se tient à Paris le premier festival afroféministe européen, où seuls des Noires sont acceptées. L’Unef applaudit sous l’explication audacieuse : « La présence de Blancs est indispensable : c’est au fond l’idée qui est véhiculée par celles et ceux qui pensent que les personnes concernées par le racisme ne devraient pas avoir le droit de s’organiser entre elles. » Or donc, et si l’on comprend bien, les Blancs ne sauraient être concernés par le racisme.


Heureusement on rit aussi – très jaune -, car l’Unef est au même moment rattrapée par de sordides histoires d’un sexisme pourtant ordinaire. Elles et eux les sourcilleux, les impeccables défenseurs de la pureté, sont rattrapés par un scandale inouï. Le 28 novembre 2017, 83 adhérentes du syndicat dénoncent dans une tribune une culture machiste installée au sommet. « Nombre d’entre nous avons été victimes de violences au sein même de notre organisation, disent-elles. Longtemps, nous nous sommes senties seules et ostracisées, par le nombre et la gravité des faits. Nous prenons désormais conscience de l’ampleur de ces violences sexistes et sexuelles. »
À LIRE AUSSI : Tania de Montaigne : «le mot « racisé » accrédite l’idée selon laquelle la race existe»
Sud Éducation s’éprend de la race
Autre syndicat, plus risible encore dans son genre sinistre : Sud Éducation. Plus précisément Sud Éducation de la Seine-Saint-Denis. En novembre 2017, on apprend que ce Sud-là organise des ateliers de formation pour les enseignants, dont au moins un sera réservé aux « non-Blancs ». L’un s’appelle « Pratiques de classes : outils pour déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe ». Et un autre « Atelier récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ? ». L’ignoble mot « racisé », réservé jusqu’ici aux cénacles infimes, devient une oriflamme. Dans un texte surchauffé, les tenants du mot crachent le morceau et parlent de la « centralité de la race ».


L’organisation économique du monde, l’exploitation de la force de travail, les classes sociales passent à l’arrière-plan. Comme ils disent, « le terme « racisé.es » met l’accent sur l’existence d’une barrière raciale en montrant bien qui se trouve du bon côté de celle-ci (celles et ceux qui ne sont justement pas considéré.es comme « racisé.es », à savoir les Blanc.he.s) et celles et ceux qui le sont ». Il y a donc ceux qui défendent les « racisés » de la manière conforme, et les autres, nécessairement racistes. Le mouvement syndical, historiquement voué à la libération de tous, devient un agent de la division. Il ne doit plus rassembler que des segments plus ou moins hostiles. Il faudra désormais s’excuser d’être.

Au passage, on découvre qu’une députée de la République, Danièle Obono, soutient Sud Éducation. Membre de La France insoumise, mouvement pourtant marqué par la tradition laïque de gauche, elle déclare alors que « la pratique de la non-mixité n’est pas dangereuse dans le sens où c’est une pratique qui répond à des besoins, à un moment donné, de catégorie ». Comprenne qui pourra. Mélenchon s’engueule avec elle en pleine Assemblée nationale, mais refuse de rendre son désaccord public. Rappelons-le ici, Mélenchon était un ami de notre Charb et lui a rendu un hommage vibrant – « Adieu camarade, merci camarade » – au jour de son enterrement…
À LIRE AUSSI : France insoumise : des hauts et des bas, mais pas de débat sur Obono

Obono ira encore plus loin en prenant la défense de la porte-parole du parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja. Le 6 novembre 2017, Radio J rapporte devant Obono des propos tenus par Bouteldja en mars 2015 : « Les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe. » Réponse de la députée LFI : « Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle dit, mais […] je considère Houria Bouteldja comme une camarade, parce qu’elle fait partie [du mouvement antiraciste]. Et dans ce mouvement-là, on se bat sur la question de l’égalité. »
Allahou akbar et son potentiel égalitaire


Houria Bouteldja n’avance pas masquée. Dans le livre Les Blancs, les Juifs et nous (La Fabrique), elle décrit un monde fou de ses différences. S’y montre-t-elle raciste et antisémite ? Bien que certaines expressions plongent dans l’abîme – sous couvert de paraphrase, « Je déteste les Juifs », ou encore à propos des mêmes : « Je vous reconnaîtrais entre mille » -, laissons tomber cette lourde accusation. Car l’évidence est que cette ancienne militante antiraciste a désormais une vision racialiste du monde. S’y opposent des essences dont il faut héroïquement s’extraire, individu par individu, sauf à en partager les responsabilités historiques. La lecture du texte en est affreuse et cauchemardesque. Les Juifs, considérés en bloc, doivent se libérer de leur « blanchité », car les Blancs sont coupables de tous les crimes humains. Hitler est l’élève du colonialisme, et du reste, l’antisémitisme est européen, et moderne. Qu’importe si toutes les études sérieuses montrent le contraire.


Heureusement viennent les opprimés, les humiliés, les « racisés ». Heureusement, le cri d’ Allahou akbar résonne enfin. Attention ! Bouteldja ne soutient nullement Daech, dont le culte de la masculinité lui semble ressortir à la domination blanche. Mais ce cri, qui est celui de la guerre, « terrorise les vaniteux […] car son potentiel égalitaire est réel : remettre les hommes, tous les hommes, à leur place, sans hiérarchie aucune ». Toute l’histoire est écrasée, à commencer par les guerres de conquête et d’assimilation forcée des Arabes. Ces derniers – et tous les autres peuples – ont été aussi violents et odieux que les Blancs, mais pas question de s’arrêter à ce grain de sable. Le but exalté, c’est celui de la Cité perdue, cet eldorado qui jamais ne sera atteint.


Ce pauvre monsieur Éric Hazan
On peut voir sur YouTube une vidéo aux limites du burlesque dans lequel l’éditeur Éric Hazan présente et promeut le livre d’Houria Bouteldja en compagnie de l’auteure. On dirait un couillon soixante-huitard en extase devant un ouvrier en chair et en os. Hazan, signal des plus inquiétants, est l’éditeur en chef d’une certaine gauche radicale, qui aura publié aussi bien le Comité invisible – L’insurrection qui vient – que Badiou, l’adorateur des grands massacres maoïstes, ou Frédéric Lordon. Mais aussi, sans apparemment se rendre compte de l’offense, le libertaire Daniel Guérin, combattant acharné de tous les stalinismes.
À LIRE AUSSI : Comment l’islamo-nationalisme d’Erdogan s’implante en France

Il faut ajouter à ce déjà pesant tableau que tous les points se relient entre eux. L’intersectionnalité, cette invention universitaire américaine, devient un paradigme qui permet de croiser toutes les catégories. Un individu peut être, dans d’infinies combinaisons de la plainte, homme ou femme, handicapé(e), gros(se), noir(e), asiatique, indien(ne) de l’Inde ou d’Amérique, homo ou lesbienne, vieux ou vieille, etc. Et chaque morceau ainsi découpé doit conduire à la protestation et à la revendication. Ce qu’ils ne veulent pas voir crève les yeux : la détestation outragée du monde des Blancs donne et donnera toujours plus d’armes à ceux qui proposent sa destruction physique. Des armes chargées. Des armes réelles qui tuent et qui éventrent.


Le paradoxe veut que cette pensée régressive vient en totalité des échecs de la gauche. Incapable de remise en cause réelle, incapable de prendre en charge les problèmes du monde et ses abominations, elle est bel et bien morte, même si elle fait semblant de bouger encore. Privée depuis désormais des décennies de son sujet social – la classe ouvrière a disparu des tableaux idéologiques -, elle cherche en aveugle au milieu d’un désert. Et ceux qui ne renoncent pas à l’idée du grand changement se réfugient dans le fantasme. Tout plutôt que disparaître. Cruellement pour eux, cette pauvre aventure intellectuelle est au confluent de deux naufrages. La fin des espoirs messianiques de la révolution et la victoire en rase campagne de l’hyperindividualisme, soubassement certain de ces surenchères autour de l’identité.
Pas un seul mot sur la crise écologique planétaire


Le pire de tout, mais la concurrence est féroce, c’est que tous ces gens ne parlent que du passé des hommes. Pas un mot sur l’extraordinaire crise écologique planétaire, qui rebat absolument toutes les cartes et oblige, sur le papier en tout cas, à ne plus considérer qu’un seul genre humain.


Ces gens-là se moquent du risque certain de dislocation des sociétés, de toutes les sociétés. De l’existence de limites physiques infranchissables, quelles que soient les idées en jeu. Ils veulent que l’on rende des comptes. Qu’on leur rende des comptes. Il leur est plus agréable de jouir dans la souffrance et la mort que de chercher des solutions qui passent toutes par des formes d’entraide, de coopération et de compréhension entre des êtres en effet séparés par des gouffres. Ce qu’ils préparent, certains sans le savoir, c’est la guerre de tous contre tous. Osons le mot : ils sont désespérément stupides.


Charlie, journal profondément antiraciste, profondément féministe, profondément écologiste, subit depuis des années les attaques de cette meute. Dire qu’on s’en fout serait un mensonge. Mais nous sommes fiers de maintenir intacte l’énergie de la critique et du rire. Nous ne céderons pas, nous ne céderons jamais. Nous n’avons pas plié devant la barbarie djihadiste et nous ne nous agenouillerons pas au pied de petits-bourgeois de France qui ignorent le sens du mot humanité. Charlie, en défense perpétuelle de l’universalisme.


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René
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PostPosted: Sat 30 Nov 2019 - 23:54    Post subject: Charlie Hebdo Reply with quote

Mise en forme :


L’Unef déraille
Aujourd’hui, l’Unef est touchée. Sans que personne ne s’en préoccupe monte l’idée venue des États-Unis de l’intersectionnalité.
 C’est simple et en partie indiscutable : les femmes noires d’Amérique sont au centre – à l’intersection – du racisme et du sexisme.
En somme, la domination est une affaire (très) compliquée. Soit dit en passant, certains y avaient déjà pensé.
À l’Unef, cette mode, car c’en est une, prend des formes drolatiques autant qu’insupportables.
Par exemple, la non-mixité de certaines réunions – les Noirs avec les Noirs, les Blancs avec les Blancs –
est justifiée de la sorte (document Unef) :
« Celles et ceux qui ne sont pas discriminé.e.s par ce système oppressif sont des dominant.e.s,
qu’ils et elles le souhaitent ou non Si ce n'est toi, c'est donc ton frère, ... -  Le loup et l'agneau,  Jean de La Fontaineet qu’ils et elles en soient conscient.e.s ou non. »
Nous sommes là à un point de passage décisif. L’Unef internationaliste de la guerre d’Algérie et de mai 1968, l’Unef universaliste, est morte.
Daniel Bensaïd, partisan bien connu de la gauche radicale, avait saisi l’enjeu dès 2005.
Dans Fragments mécréants, il écrit : « Tout se mêle et se confond dans une dénonciation brouillonne,
au risque d’ajouter la division à la division, et de faire tourner à plein régime la stérile machine à ­culpabiliser.
 On aura beau user ses semelles à marcher contre la guerre, pour les droits des sans-papiers, contre toutes les discriminations,
on sera toujours suspect de garder quelque part en soi un colonisateur qui sommeille. »
Comme pour lui donner raison, des rencontres interdites aux Blancs – « Paroles non blanches » –
sont organisées en avril 2016 par un « Groupe de réflexion non-mixité racisée », dans le cadre de l’université Paris-VIII,
haut lieu, jadis, de l’internationalisme militant.
À l’été, deux militantes tiennent un « camp décolonial » réservé aux non-Blancs, qui regroupe près de 200 personnes.
L’esprit colonialiste n’est plus une possibilité, mais une fatalité.
Pour les organisatrices, « l’autonomie est vue comme un danger par les personnes
qui ont des choses à perdre dans l’émancipation. »
Et l’Unef n’en reste pas là. Elle laisse par exemple sans réponse des tweets jugés effroyablement racistes par la Licra
– racisme dirigé contre « les Blancs » – envoyés par sa vice-présidente de Lille Hafsa Askar.
Ce ne pourrait être qu’épiphénomène, mais c’est au contraire une signature.

En octobre 2016, au cours d’un conseil national du syndicat étudiant,
certains membres musulmans réclament une salle de prière, et l’obtiennent.
À l’été 2017 se tient à Paris le premier festival afroféministe européen, où seuls des Noires sont acceptées.
L’Unef applaudit sous l’explication audacieuse : « La présence de Blancs est indispensable :
C’est au fond l’idée qui est véhiculée par celles et ceux qui pensent que les personnes concernées par le racisme
ne devraient pas avoir le droit de s’organiser entre elles. »
Or donc, et si l’on comprend bien, les Blancs ne sauraient être concernés par le racisme.

Heureusement on rit aussi – très jaune -, car l’Unef est au même moment rattrapée
par de sordides histoires d’un sexisme pourtant ordinaire.
Elles et eux les sourcilleux, les impeccables défenseurs de la pureté, sont rattrapés par un scandale inouï.
Le 28 novembre 2017, 83 adhérentes du syndicat dénoncent dans une tribune une culture machiste installée au sommet.
« Nombre d’entre nous avons été victimes de violences au sein même de notre organisation, disent-elles.
Longtemps, nous nous sommes senties seules et ostracisées, par le nombre et la gravité des faits.
Nous prenons désormais conscience de l’ampleur de ces violences sexistes et sexuelles. »
À LIRE AUSSI : Tania de Montaigne : «le mot « racisé » accrédite l’idée selon laquelle la race existe»
Sud Éducation s’éprend de la race
Autre syndicat, plus risible encore dans son genre sinistre : Sud Éducation.
Plus précisément Sud Éducation de la Seine-Saint-Denis.
 En novembre 2017, on apprend que ce Sud-là organise des ateliers de formation pour les enseignants,
dont au moins un sera réservé aux « non-Blancs ».
L’un s’appelle « Pratiques de classes : outils pour déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe ».
Et un autre « Atelier récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ? ».
L’ignoble mot « racisé », réservé jusqu’ici aux cénacles infimes, devient une oriflamme.
Dans un texte surchauffé, les tenants du mot crachent le morceau et parlent de la « centralité de la race ».
L’organisation économique du monde, l’exploitation de la force de travail, les classes sociales passent à l’arrière-plan.
Comme ils disent, « le terme « racisé.es » met l’accent sur l’existence d’une barrière raciale en montrant bien
qui se trouve du bon côté de celle-ci (celles et ceux qui ne sont justement pas considéré.es comme « racisé.es »,
à savoir les Blanc.he.s)
et celles et ceux qui le sont ». Il y a donc ceux qui défendent les « racisés » de la manière conforme,
et les autres, nécessairement racistes.
 Le mouvement syndical, historiquement voué à la libération de tous, devient un agent de la division.
Il ne doit plus rassembler que des segments plus ou moins hostiles. Il faudra désormais s’excuser d’être.

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère, ... -  Le loup et l'agneau,  Jean de La Fontaine
Ce mal insidieux est une vraie peste, générée par des esprits malades.
Si les gouvernants y ajoutent leur grain de sel, c'est le summum de la déchéance.

Les animaux malades de la peste : Criant de vérité.
https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/les…


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L'homme ne peut saisir la totalité puisqu'il est à l'intérieur de cette totalité. Karl Jaspers
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PostPosted: Tue 25 Feb 2020 - 21:40    Post subject: Charlie Hebdo Reply with quote



https://charliehebdo.fr/2020/02/actualite/dossier-coronavirus-de-plus-en-plus-pres-de-vous-italie-pandemie/


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PostPosted: Wed 24 Jun 2020 - 16:05    Post subject: Charlie Hebdo Reply with quote

ECOLOGIE
La Convention climatique et le cul de la crémière
FABRICE NICOLINO · MIS EN LIGNE LE 24 JUIN 2020 · PARU DANS L'ÉDITION 1457 DU 24 JUIN
Politicien un jour, politicien toujours. Le père Macron a donc décidé la voie de l'entourloupe, qui est depuis trois ans sa marque de fabrique.


Depuis ­octobre 2019, 150 personnes tirées au sort forment la Convention citoyenne pour la transition écologique, devenue Convention citoyenne pour le climat. Et leurs 150 propositions sont désormais sur la table du président de la République.

Les 150 ne sont pas en cause, et je tiens à l’écrire pour ceux qui tomberaient sur ces lignes. L’ensemble du processus a été cornaqué aux petits oignons par des experts. Certains de ces derniers sont sympathiques, d’autres exécrables, mais tous sont compatibles avec le cadre implicite des discussions : on ne touche à aucune structure, on ripoline. Leur rôle a été considérable, jusque dans l’écriture des propositions.

À un moment plus serein de l’histoire humaine, j’aurais volontiers rigolé de cette lumpige Farce, comme écrivit le jeune Marx à propos de tout autre chose. Une farce misérable. Car en effet, ces visions appartiennent à un monde disparu, probablement celui du rapport Brundtland (1989) ou du premier Sommet de la Terre de Rio (1992). C’est de cette époque qu’est née l’expression « développement durable », quintessence du greenwashing, grand art consistant à faire semblant.

À LIRE AUSSI : Convention citoyenne pour le climat : caramba, encore raté !
Il était déjà manifeste que le dérèglement climatique dominait de très loin l’avenir de toutes les formes vivantes. Et cela a été écrit en temps réel, y compris par moi. Trente ans ont passé, et la crise écologique est d’évidence devenue incontrôlable. Ce qui aurait pu être fait ne l’a pas été.

Retour à la convention. Sa plus grande « audace » semble être de réclamer un ajout à la Constitution, qui dirait que « la République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique ». Mazette ! Il y a seize années, la Charte de l’environnement, elle aussi constitutionnelle, proclamait que « la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ». On a vu.

Le reste est encore plus dérisoire. On souhaite obliger à isoler thermiquement les habitations, ce qui fera plaisir au BTP, bien que deux lois considèrent déjà la question. On voudrait limiter à 110 km/h la vitesse sur les autoroutes. Cela ne passera pas, mais surtout, pas un mot sur le triomphe des SUV, bien plus climaticides que les bagnoles anciennes, la clim – 15 % d’essence en plus –, la bagnole électrique, aussi pourrave que l’autre.

À LIRE AUSSI : Écocide : qui seront les coupables ?
Ainsi de suite. Les pesticides ? On les réduit de 50 % en 2025, comme avait promis le gouvernement dès 2008 tout en augmentant leur usage. On court à petits pas vers l’agroécologie – 50 % des terres en 2040 –, on transforme la PAC en « levier de transformation » – courage ! –, on crée un poste de « défenseur de l’environnement », on en revient à une consigne du verre, et au total, on construit « un nouveau modèle ».

Il n’y a pas d’adversaires, encore moins d’ennemis, vu qu’on est tous frères. Pas de FNSEA, pas de Total, pas de Bayer-Monsanto, pas de nucléaire gaspillant l’argent public par milliards d’euros. Le pire, qui n’est pas le plus drôle – quoique –, c’est que tout déborde de franchouillardise. L’Europe n’existe pas. La Chine, épicentre de la crise globale, n’existe pas. Les échanges commerciaux, dévastateurs des écosystèmes et du climat, n’existent pas.

En 2007, le Sarkozy nouveau lançait lui aussi sa lumpige Farce, appelée Grenelle de l’environnement. Prévu comme le premier étage d’une « révolution écologique » – citation exacte –, le Grenelle n’aura servi qu’une saison, car une bulle de savon est là pour disparaître dans l’éther.

Macron veut tout : le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. Mais comme on ne contrôle pas tout ce qu’on dit, il a déjà annoncé la vraie couleur dans son dernier discours : « La seule réponse […] est de travailler et de produire davantage. » Exactement le programme de la crise climatique. Produire plus, c’est émettre plus de gaz. Bouffon, va. ●

https://charliehebdo.fr/2020/06/ecologie/la-convention-climatique-et-le-cul…


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