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Les mythes de la résurrection et de l’ascension

 
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Marine
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû 2014 - 09:48    Sujet du message: Les mythes de la résurrection et de l’ascension Répondre en citant

Les mythes de la résurrection et de l’ascension

Il est très difficile de ventiler, dans le texte actuel des Evangiles canoniques, et même dans celui de la plupart des apocryphes, qui nous a presque toujours été transmis mutilé ou altéré, ce qui, dans les récits de la Passion, provient de l’un ou de l’autre de ces deux événements réels et de ce fait imaginaire ; mais les narrateurs, dans un cas comme dans l’autre, ont tenu à rattacher les faits qu’ils contaient au plus grand nombre possible de prophéties des Écritures hébraÎques, canoniques ou deutéro-canoniques.

On ne citera que deux exemples, parmi de nombreux autres. Dans le Testament de Lévi (XVI, 3), on pouvait lire ceci : « L’homme qui aura renouvelé la Loi par la vertu du Très-Haut, vous le traiterez d’imposteur et finalement, vous vous jetterez sur lui pour le tuer, ne sachant pas qu’il se relèverait en faisant retomber sur vos têtes le sang innocent par votre malice. » C’est pourquoi les juifs, dans les Évangiles, diront
à Pilate, qui s’efforce de relâcher Jésus : « Que son sang retombe sur nous et nos enfants » (Mat. XXVII, 24-25). Dans les Psaumes, on peut lire ceci, selon la version grecque des Septante : « Ils ont percé mes mains et mes pieds » (XXII, 17), ce qui est à l’origine de la légende d’une crucifixion de Jésus au moyen de clous, en plus des cordes au moyen desquelles le supplicié était habituellement attaché à la croix, un seul
gros clou étant fiché entre les jambes sous le périnée pour soutenir son corps.

Les Évangiles ne parlent pas de cet enclouement. Seul Jean y fait implicitement allusion à propos de l’incrédulité de Thomas (XX 25), mais cette addition au texte est tardive. C’est Justin, dont on aura à reparler plus loin, qui rapportera dans ses oeuvres une tradition basée sur le passage susdit des Psaumes (24), qui est d’ailleurs traduit tendancieusement, car l’original hébreu signifie plutôt : « On m’a tailladé les mains et les pieds… »

De plus en plus se répandra aussi la légende d’une résurrection de ce Jésus. Mais les passages des évangiles qui la relatent et qui narrent les événements qui sont censés l’avoir suivie sont très différents de l’un à l’autre et d’ailleurs non exempts de contradictions, preuve qu’ils rapportent à ce sujet des traditions différentes, évidemment bien postérieures à la lapidation du Nazaréen. Dans Matthieu notamment, Jésus fait donner rendez-vous à ses disciples en Galilée par les saintes femmes venues sur le tombeau ; ils s’y rendent, Jésus leur délivre un dernier message, et il n’y a pas d’ascension. Dans Marc, c’est un ange qui fait donner le rendez-vous en Galilée puis un appendice manifestement ajouté après coup (XVI, g-20) résume les finales de Luc et de Jean. Dans Luc, les disciples ne quittent pas la région de Jérusalem et c’est à Béthanie que Jésus s’élève au ciel. Dans Jean enfin, Jésus apparaît à Marie, puis aux disciples, d’abord à Jérusalem, puis près du lac de Tibériade, où a lieu la pêche miraculeuse, et il n’y est pas plus question d’ascension que dans Matthieu.. Ce mythe de l’ascension paraît d’ailleurs relativement tardif. Ici encore, il semble que d’aucuns aient pris à la lettre et dans un sens matériel ce qui n’était que symbolique (25).

L’ascension ne figurait certainement pas dans les textes de base des nazaréens et, si elle se trouve actuellement dans les Évangiles canoniques de Luc et de Marc, c’est sous l’influence des doctrines gnostiques auxquelles, après s’y être opposée, la Grande Eglise reprendra certains éléments doctrinaux, ainsi qu’on le verra. Mais, suivie d’une ascension ou non, il est impossible que la légende d’une résurrection de Jésus soit née à Jérusalem ou ailleurs en Judée. Tout comme l’idée d’un fils de Dieu s’incarnant dans un corps d’homme, celle d’une résurrection d’un homme, même pénétré de la grâce divine, était totalement étrangère à la pensée juive et devait même paraître scandaleuse à des juifs pieux. Leurs Ecritures ne relatent rien de semblable.

Sans doute un patriarche et un prophète, Hénoch et Elie, étaient-ils montés aux cieux, avaient-ils donc été l’objet d’une sorte d’» ascension », mais c’était sans être morts et s’être « relevés » auparavant, tout comme aussi le grand instructeur tibétain Padma-Sambhava et l’hindou Ardjouna (26). C’est ce qui motive sans doute le scepticisme de Nicodème dans la célèbre scène de nuit du chapitre III, 1-15, de l’Évangile selon Jean (les versets 16-21 qui suivent paraissent être une « suite » au prologue I, 1-18, mais on n’aperçoit pas la raison de ce déplacement de texte).

Pour des païens gréco-romains, au contraire, pareil avatar n’avait rien d’insolite, car leurs mythologies étaient pleines de récits de ce genre. De même, les juifs de la diaspora, mêlés qu’ils étaient aux populations païennes, devaient eux aussi, par cela même, y être plus réceptifs que ceux qui étaient restés en Palestine. Une certaine osmose avait même fini par se faire, dans la partie orientale dé l’Empire romain, puis à
Rome même, entre la pensée gréco-romaine et les conceptions orientales, tant juives qu’égyptiennes et que perses (27). Il ne faut donc pas s’étonner que certains écrits primitifs du christianisme contiennent des récits analogues aux récits mythologiques païens et que des traces en subsistent dans les textes canoniques.

On trouve notamment dans le rituel d’initiation aux mystères égyptiens d’Osiris l’épreuve suivante : « Alors, le candidat sera lié sur la croix de bois ; il mourra (symboliquement), il sera enterré et descendu dans le monde inférieur. Après le troisième jour, il sera ramené de parmi les morts et sera emporté au ciel pour être la main droite de Celui de qui il vient, ayant appris à guider les vivants et les morts » (28).

C’est une épreuve de ce genre que Christ devait subir dans certains textes gnostiques, mais cela, une fois de plus, sera pris à la lettre par les chrétiens romains et passera, en conséquence, sous cette forme littérale, dans ceux des Evangiles qui deviendront canoniques, alors que, Berdiaev l’a très bien montré, il y a eu là une confusion entre les divers aspects que présente le temps dans la conscience humaine : « La résurrection », écrit-il, « c’est la victoire sur le temps, un changement, non seulement de l’avenir, mais aussi du passé. Cette résurrection,
impossible dans le temps cosmique et historique, est possible dans le temps existentiel. C’est en cela que réside le sens de l’avènement du Rédempteur et de Celui qui fait ressusciter » (29) (30).

On a déjà dit aussi ce que le christianisme paulinien, issu lui-même du simonisme, devait aux légendes orphiques (30). Mais même les nazaréens furent de plus en plus influencés par d’autres mythes païens encore, tels que ceux de Dionysos, de Héraklès, d’Esculape, etc., héros mortels qui, après être ressuscités, étaient devenus des dieux (31). Justin d’ailleurs, ce gnostique converti au christianisme éphésien qui devait ensuite prendre parti pour la Grande Eglise de Rome au cours de la crise anti-marcionite dont il sera question au chapitre suivant, avait déjà, dans son livre de Baruch, fait de Héraklès un précurseur de Jésus (32). Ce qui n’a d’ailleurs rien pour surprendre si l’on se rappelle notamment que, d’une part, les douze travaux d’Hercule passent pour avoir une signification astrologique et que, d’autre part, on l’a vu, Cerdon avait réordonné selon les douze signes du zodiaque les aventures prêtées à Christ dans l’évangile écrit par Luc (33).

Or, ce Héraklès, passé dans le monde romain sous le nom d’Hercule, était un des héros les plus populaires de la mythologie gréco-latine et son mythe s’était répandu un peu partout : l’historien Varron avait déjà de son temps pu dénombrer dans le folklore des peuples méditerranéens, 43 héros nommés Hercule ou Héraclès (34), dont la légende doit d’ailleurs elle-même être rapprochée de celle du héros celtique Gargantua (35) (36).

Tous ces héros finiront par se confondre en une légende unique. On peut donc imaginer sans peine qu’il puisse y avoir eu de même de nombreux Jésus qui finiront par se confondre en un seul personnage, présentant d’ailleurs aussi des traits analogues à quelques-uns de ses devanciers païens. C’est ainsi que selon la légende de l’empereur de Chine Liaou Pang, qui fonda la dynastie des Han en 202 avant notre ère et qui reçut à sa mort le titre de Kao-Tsou, sa mère l’aurait conçu au bord d’un étang en rêvant qu’elle se rencontrait avec un dieu ; et, tout enfant, il tua un serpent (36) (37), ce qui est analogue à la fois à Héraklès et à Jésus. Et, de même que Jésus et, avant lui, Jean-Baptiste sont souvent représentés comme de « bons pasteurs » portant une brebis sur leurs épaules, il en était ainsi aussi de Bélèn, dieu nordique devenu le dieu gréco-romain Apollon ; de même encore, Mithra était souvent représenté portant sur ses épaules un taurillon, et Hercule un sanglier.

Enfin, dans le Sepher ha-Zohar, qui est le livre de base du cabbalisme, c’est Moise qui est le « vrai berger ». Il faut d’ailleurs tenir compte du fait que, contrairement aux celtes, aux grecs et à la plupart des peuples hellénisés, qui savaient faire aisément la part, dans toutes ces légendes, du réel et de l’imaginaire, les juifs et les romains, d’esprit plus positif, avaient davantage tendance à interpréter littéralement ou dans un sens matériel ce qui, dans certains récits, tant païens que chrétiens ou nazaréens, était plutôt mythique ou allégorique (37). De moins en moins, par conséquent, la Grande Eglise était elle encline à distinguer la réalité et la fiction dans les récits qui circulaient à propos de Jésus.

De même, d’assez nombreux rites et croyances qui se greffèrent sur la doctrine nazaréenne primitive sont d’origine païenne, remontant même parfois à des origines extrêmement lointaines et n’ayant plus rien de commun avec les pratiques hébraïques auxquelles ils viendront se superposer. On vient de parler de la résurrection.

Il faut rappeler aussi le rite de l’eucharistie, qui a évolué considérablement, du simple repas pris en commun qu’il était à l’origine en un sacrement au cours duquel le pain est censé se muer en la chair d’un homme-dieu et le vin en son sang. On a vu précédemment que ce rite est probablement d’origine osiriaque ou mithraïque. De même, ce mythe et celui de la résurrection semblent avoir aussi pour lointaine origine l’observation des mœurs des abeilles (38) qui sont d’ailleurs parfois considérées, non comme des animaux, mais comme des fées
(39), voire même comme des dieux, notamment chez les mayas de l’Amérique centrale (40).

En effet, a observé Denis Saurat (41), le mâle, qui peut en l’occurrence, être comparé au Christ, « laisse en mourant la charge à l’Eglise, la
Mère fécondée par sa mort, des fragments dont il dit : Prenez et mangez, ceci est ma chair. Le mâle de l’abeille, en mourant, laisse dans le sein de la mère, la reine, les fragments infinitésimaux de sa chair et de son sang et, par milliers, la Mère pourra les distribuer sur les œufs qui sont ses enfants… »

Et, lorsque la Reine meurt, les abeilles momifient son cadavre et font entendre, à cette occasion, un bourdonnement dont le ton est différent de leur bourdonnement habituel (42).

Un des symboles de la résurrection, dans l’Antiquité païenne, c’était le phénix, animal fabuleux qui périodiquement allume son propre bûcher, s’y incinère, puis renaît de ses cendres Selon Tacite (Annales VI, 28), le phénix était censé être réapparu sous Tibère en Egypte en 33. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que ce mythe ait été appliqué à Jésus, le Nazaréen étant mort précisément en 33, par ceux qui crurent en sa résurrection. Aussi Clément de Rome ne manque-t-il pas d’y faire allusion dans son Epître aux Corinthiens (chap. XXV). Mais le phénix, c’est aussi le dattier. Et, dans le Coran, Marie accouche de Jésus sous un dattier, des fruits desquels elle se nourrissait (XIII, 23-25) (43).

Nazaréens et gnostiques.

Cependant, le retour de Jésus, tant espéré, ne se produisant décidément pas, les communautés nazaréennes se trouvèrent devant le choix, ou de disparaître, ou de s’organiser en conséquence. Plusieurs, dont celle de Rome, choisirent la seconde de ces options, avec cette conséquence qu’elles durent résister à des communautés concurrentes afin de ne pas se laisser absorber par elles, en particulier les communautés chrétiennes gnostiques. C’est ce qui explique, au moins en partie, les démêlés, rapportés au début de ce chapitre, entre Cerdon et l’Eglise de Rome, ainsi que ceux que connaîtra avec celle-ci Marcion, le principal de ses disciples, cependant qu’au contraire, à Ephèse, un autre gnostique, Justin de Samarie, s’était rallié au Christianisme ; puis, étant venu à Rome en 137, Justin prendra parti pour la Grande Eglise contre les marcionites et les valentiniens lorsqu’ils s’affrontèrent.

Car le gnosticisme chrétien n’avait, bien entendu, pas cessé, de son côté, de se propager et de se développer. On a vu dans les chapitres précédents comment il avait évolué à Ephèse, en Syrie, en Egypte. De ces trois centres, il devait évidemment aussi se répandre un peu partout, notamment en Eubée, où se constitua la secte des pérates, et aussi, bien entendu, à Rome, grâce principalement à Cerdon, comme déjà dit, mais aussi à Salomon Valentin, qui s’y rendra en 138 (44). Étant donnée l’extrême plasticité de la pensée dualiste, le gnosticisme romain devait, bien entendu, prendre une tournure originale à son tour, se distinguant de ceux de l’Asie et de l’Egypte, notamment au contact des simoniens, qui n’avaient pas complètement disparu.

Cependant, comme le gnosticisme d’Antioche, celui de Rome devait peu à peu tournure radicalement opposée à la Bible hébraïque. Car, ainsi que l’a très bien montré Robert M. Grant, la pensée gnostique avait surtout constitué un effort de libération : libération du mal, sans doute, ainsi que nous l’avons vu au chapitre XII, mais libération aussi « à l’égard des esprits astraux, du dieu de l’ancien Testament, de la tyrannie de la création, de la Loi de l’Ancien Testament, de toute loi (…) Pour le gnostique, la connaissance de soi, résultat de la révélation,
est par soi-même salut, libération, activité créatrice » (45). Aussi, comme l’explique Alfaric, le vrai Dieu n’était-il pas, pour les gnostiques chrétiens de Rome, « le monarque capricieux entrevu par Moïse et quelques prophètes (…) c’est un pur esprit, infini par nature, abîme insondable couvrant l’immensité qui, durant des siècles innombrables, n’eut d’autre compagne que le Silence. En lui résident toutes les perfections et nul défaut ne l’effleure. Aussi n’a-t-il nul contact avec la matière (…).Nul ne l’a jamais vu et ne peut s’en faire une idée positive.

Ce n’est pas son fils qui a fait le monde (…) c’est une puissance inférieure, issue ne lui (…) par suite d’une pensée désordonnée, d’une étourderie qui a fait tomber une portion de substance divine au sein de la matière. De cet avatar divin, de cette sagesse déchue naquit un Fils (…) mélange d’esprit et de matière : c’est par lui qu’ont été faits, avec les cieux et la terre, les anges et les hommes avec tous les autres êtres de la création. Il est le Prince de ce monde (…). Ce n’est certes pas ce Démiurge ignorant et menteur qui est le père de Jésus. Son vrai fils est le Diable, qui a tout fait pour perdre le Sauveur. De lui viennent les mauvais anges …) » (46).

Les gnostiques chrétiens de Rome reprirent en effet des ophites, une secte qui semble être issue, elle aussi, de l’essénisme (ou peut-être du samaritanisme), mais qui se christianisa vers la fin du Ier siècle ou le début du IIème, leur conception selon laquelle à chacun des sept archanges, gardiens des sept cieux, correspondrait un mauvais ange ou « archonte », matérialisé en l’un des sept astres que les anciens appelaient planètes, conformément au tableau suivant, complété par l’allégorie de chacun des sept archanges:


Planètes … Archontes … Archange … Animaux …

Saturne Ialdabaôth Michel Lion
Jupiter Iaô Ouriel(Souriel) Taureau
Mars Sabaôth Gabriel Dragon
Soleil Adônaios Raphaël Aigle
Vénus Thautabaôth Ragouël Ourse
Mercure Era-thraôth Cashiel Chien
Lune Astaphaios Onoël Ane

On remarquera que plusieurs des mauvais anges portent pour noms certains des qualificatifs que les juifs appliquaient à Jéhovah (47). Cela ne pouvait pas manquer de choquer les chrétiens d’origine juive et ceux qu’ils avaient convertis (48). On conçoit sans peine qu’un conflit devait finir par éclater. Ce fut Marcion qui mit le feu aux poudres.


Notes
1 Ibid. III, 4
2 Voy. Prosper ALFARIC, « Origines sociales du Christianisme » (Union rationaliste, Paris, 1959), pp. 291- 294 ; Louis ROUGIER, « La genèse des dogmes chrétiens » (Michel, Paris, 1972), pp. 211 & suiv.
3 Frederick CARTWRIGHT, « Ces maladies qui ont changé l’histoire », trad. Jacques Potin (Elsevier-Sequoia, Paris- Bruxelles, 1974), pp. 27-31
4 Voy. Gershom G. SCHOLEM, « Les Origines de la Kabbale » (Aubier-Montaigne, Paris, 1 965), chap. n° 8.
5 V. plus haut chapitre VI
6 v
8 V. aussi Georges ORY, « Le Christ et Jésus » (Pavillon, Paris, 1968), pp. 252-259.
9 V. not. André RAGOT, « Messie essénien et messie chrétien » (Cahiers E.Renan, Paris, no 40, 1963) ; « Autour du Maître de Justice » (Cah. E.Renan n° 43, 1964) et « Aux Sources du Christianisme » (Cah. E.Renan n° 54, 1967), pp. 10 & s. ; Etienne WEILL-RAYNAL, « Yeschou dans le Talmud » (Cah. E.Renan n° 66, 1970). André Ragot croit en outre que Iéshouo ben Pandera serait le même que Iéshou le Nazaréen dont il est question dans Sanhédrin 43a (v. plus haut, chapitre III, p. 37), mais cela n’est guère vraisemblable : à cette opinion s’oppose notamment le fait que le Maître de Justice, qui serait ce Iéshouo ben Pandera d’après Ragot, ne paraît pas avoir jamais été surnommé Nazaréen.
10 V. Guy FAU, « Le Puzzle des Evangiles » (Union rat., Paris, 1970), pp. 207& suiv.; Louis ROUGIER, « La genèse des dogmes chrétiens » (A. Michel, Paris, 1972), pp. 71 & suiv
11 Voy. Georges ORY, op. cit. note 9, p. 252.Voy. aussi O.Z. HANISH, « Yéhoshua Nazir » (Aryana, Paris, s. d.), pp. 232 & s. Sur les différentes versions des Toldôt Iéshou, voy. Jean-Pierre OSIER, « L’évangile du ghetto » (Berg international, Paris, 1984).
12 Cf. François SECRET, « Les kabbalistes chrétiens de la Renaissance » (Dundee, Paris, 1964), p. 11
13 Flavius Josèphe, Ant. Jud., XX, 2.
14 Voy. J.P. OSIER, op. cit., pp. 124-126, ou l’auteur traduit toutefois erronément al-ets (sur l’arbre) par « sur la croix » .
15 Albin Michel, Paris, 1972, pp. 180-185. V. aussi Louis ROUGIER, op. cit., pp. 24-25.
16 Voy. Alfred LOISY, « La Naissance du christianisme » (Nourry, Paris, 1933), p. 350.
17 Voy. Louis ROUGIER. Op. cit., pp. 33-34 et 239-240 ; Rudolf AUGSTEIN, « Jésus fils de l’Homme » (Gallimard, Paris, 1975), p. 63. Cf. cependant Ch. GUIGNEBERT- « Le monde juif vers le temps de Jésus » (A.Michel, Paris, 1969), pp. 114-116.
18 V. à ce sujet Marco TREVES, « Jésus croyait-il au messianisme ? » (Cahiers E.Renan, Paris, n° 77, 1972), pp. 11-12.
19 Voy. M. CIRILL0, « Les Sources de l’évangile de Barnabé » (Bulletin de la Société E.Renan n° 24, 1975), p 131. Cf. aussi mon article « Pierre et Satan. Le Saint de Dieu » (Bulletin du Cercle E.Renan n 187, juin 1975
20 Voy. Pierre BOGAERT, « L’Apocalypse syrienne de Baruch » (Cerf, Paris, 1969), pp. 412-413 et 443 ; Elie BENAMOZEGH, « Israël et l’humanité » (Leroux, Paris, 1914), pp. 497-499; Günther MAYER & Jean MAGNE, « La réponse juive à la thèse paulinienne de la caducité »
(Cah. du Cercle E.Renan, Paris, n° 132, 1983, 135), p. 139.
21 V. à ce sujet Louis ROUGIER, op. cit., pp. 92 & suiv.
22 Voy. not. André RAGOT, « Aux Sources du christianisme » (Cah. du Cercle E.Renan, Paris, n° 54, 1967), p. 24
23 V. chap. II, pp. 24 & s.
24 Fait curieux, il en est question aussi dans les Actes des Apôtres, II 23, dans un discours censément prononcé par Pierre. Mais le texte de ce discours, ajouté à la version originale par le rédacteur final des Actes, a probablement aussi été amendé par ce dernier pour le faire concorder avec l’orthodoxie du moment, ce se situant dans le troisième quart du IIe siècle (v. plus loin, chapitre XXI).
25 Voy. Robert AMBELAIN, « Jésus ou le mortel secret des Templiers » (Laffont, Paris 1970), chap. 23 ; Paul DIEL & Jeanine SOLOTAREFF, « Le symbolisme dans l’Evangile de Jean » (Payot, Paris, 1983), pp. 146 & s., 239 & s. V. aussi plus haut, chap. XII.
26 Voy. Erich von DÄNIKEN, « Mes Preuves » (J’ai lu, Paris, 19B2), pp. 163-166
27 oy. André RAGOT, op. cit., pp. 31-40; Charles GUIGNEBERT, op. cit., pp. 140-143; E.R. DODDS, « Païens et chrétiens dans un âge d’angoisse » (La Pensée sauvage, Claix, 19SO), pp. 90 & s.
28 Voy. Charles W. LEADBEATER, The Christian Creed, traduit en français sous le titre « Le Credo chrétien » (Publ. théosophiques, Paris, 1904), pp. 83 & suiv.
29 Nicolas BERDIAEV, « De l’esclavage et de la liberté de l’homme » (traduit du russe par Sjankelevitch, Aubier- Montaigne, Paris, 1946), p. 295.
30 V. plus haut, chapitre XII, pp. 132-133.
31 V. not. -Louis COUCHOUD, « Le dieu Jésus » (Gallimard, Paris, 1951), pp. 121 & s.; Raoul MAKARIUS, « Jésus et la violation des tabous » (Cahiers E.Renan, Paris, n° 95, 1976), pp. 17-18. V. aussi Flavius Josèphe, Contre Apion I, 118- 119 .
32 V. plus loin, chapitre XX, p. 240.
33 V. plus haut, chapitre XIII, p. 151.
34 Cité par A.BRAGHINE, « L’Enigme de l’Atlantide » (Payot, Paris, 1952), p. 120. V. aussi Louis CHARPENTIER, « Les Géants et le mystère des origines » (Laffont, Paris, 1970) ; Étienne WEILL-RAYNAL, « Divinités païennes et personnages de la bible » (Cah E.Renan n° 100, 1977, p. 51) ; Paul NAUDON, « Les Loges de saint Jean » (Dervy, Paris, 4e éd., 1980), pp. 69 & suiv.
35 Voy. Paul NAUDON, « La Tradition et la Connaissance primordiale dans la spiritualité de l’Occident » (Dervy, Paris, 1973), pp. 114 et 203. V. aussi Salomon REINACH, « Orpheus », chap. IV, I, 18; Louis CHARPENTIER, op. cit., chapitre 9; Jean MARKALE, « Chartres et l’énigme des Druides » (Pygmalion, Paris, 1988), pp. 250 & s., 265-266 et 296.
36 Voy. Marcel GRANET, « La Civilisation chinoise » (A.Michel, Paris, 1979), p. 54
37 V. à ce sujet Guy FAU, op. cit., pp. 55-56 et 82 ; Jean MARKALE, op. cit., pp. 125-126.
38 Voy. J.L. BERNARD, « Aux Origines de l’Egypte » (Laffont, Paris, 1976), pp. 115 et 120.
39 Voy. J.L. BERNARD, « Dictionnaire de l’insolite et du fantastique » (Dauphin, Paris, 1971), pp. 11 et 122.
40 Voy. Erich von DÄNIKEN, « L’Or des dieux » (J’ai lu, Paris, 1979), pp.182-184.
41 « La religion des géants et la civilisation des insectes » (J’ai lu, Paris, 1969), pp. 107-108. V. aussi Sal. REINACH, « Orpheus », chapitre VII, n° 30
42 Voy. Jean-Louis BERNARD, « Aux Origines de l’Egypte », p. 220.
43 V. plus haut, chapitre XI, p. 144
44 V. ci-dessus, chapitre XV, in fine.
45 Robert M. GRANT, « La Gnose et les Origines chrétiennes » (Seuil, Paris, 1964), p. 21
46 Prosper ALFARIC, « Origines sociales du Christianisme » (Ed. rationalistes, Paris, 1959), p. 343.
47 On remarquera aussi que les symboles des quatre premiers archontes deviendront ceux des quatre évangélistes du canon chrétien (v. plus loin, chap. XX~). Et encore que ce symbolisme s’écarte de l’astrologie classique – laquelle ne devait d’ailleurs prendre sa forme définitive qu’un peu plus tard avec Claude Ptolémée – où le signe zodiacal du Taureau est associé à Vénus et celui du Lion au soleil.
48 On remarquera enfin que dans le livre d’Hénoch (chapitre XX), les sept archanges ont nom Ouriel, Raphaël, Ragouël, Michel, Saraquiel, Gabriel et Réméiel. Cf. Charles GUIGNEBERT, op. cit., livre II, chapitre II
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Renata


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MessagePosté le: Ven 10 Oct 2014 - 14:11    Sujet du message: Les mythes de la résurrection et de l’ascension Répondre en citant

Le premier à ressusciter fut Osiris :
Horus à Osiris ressuscité :
« J’ai tué celui (Seth) qui te tua ! »
Papyrus Dramatique de Ramsès, 9-12, éd. Sethe.


« Ha Rê-Atoum ! Voici Ton fils Osiris que Tu as fait vivre et gardé vivant. Il vit ! Il n’est pas mort ! Il n’a pas été submergé ! (lors du Déluge et de l’effondrement de l’Atlantide, la grande île nord-atlantique) Il n’a pas été jugé ! C’est lui qui juge ! »
Pyramide d’Unas, 160/167, éd. Kurt Sethe.
Etc., etc.
 
Osiris fut également le premier à monter au ciel :
« Ha Rê-Atoum ! Ton fils vient à Toi ! Laisse-le s’élever et serre-le dans Tes bras ! Il est le fils de Ton sein pour toute éternité ! »
Pyramide d’Unas, idem.


« Osiris s’envole ! Il s’envole loin de nous comme un oiseau ! Il prend son essor comme un épervier ! Il soulève son corps comme une plume ! Il est délivré de la pesanteur qui lie à la terre ! Il remue les bras comme un cygne ! Ses ailes battent comme des voiles ! O Thot ! Prends Osiris sur ton aile au nord du Lac de Kha ! Soulève-le avec sa chair, avec son vêtement, car il est le fils de Rê-Atoum ! »
Textes des Pyramides, 1084 et 463, éd. Mercer, et Pyramide de Men-en-Rê, 785, éd. Maspero.
Etc., etc.
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Marine (10/10/14)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:24    Sujet du message: Les mythes de la résurrection et de l’ascension

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