OnNousCacheTout... Index du Forum

OnNousCacheTout...
"Faits de société, politique, pouvoir, conspirations, mensonges et vérités..."

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Ondes gravitationnelles: doutes croissants

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Le Big-Bang
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 437
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2014 - 11:22    Sujet du message: Ondes gravitationnelles: doutes croissants Répondre en citant

La réaction de la plupart des cosmologistes à l’annonce de la détection des ondes gravitationnelles du big-bang a-t-elle été une erreur? Ont-ils ainsi poussé les journalistes à présenter de manière trop affirmative une annonce susceptible d’être infirmée?
C’est ce que laisse penser le doute croissant qui s’exprime sur cette annonce spectaculaire de l’équipe de BICEP-2. Une expérience d’observation du rayonnement fossile, réalisée avec un télescope implanté en Antarctique dans la station américaine Amundsen-Scott.
Un truc vertigineux
Le sujet ? Le flash émis 380.000 ans après le big-bang, le rayonnement fossile ou cosmologique, porte-t-il en lui la trace de «tremblements» de l’espace-temps ? Des ondes gravitationnelles dont l’existence est prédite par la théorie de la relativité générale. Mais surtout par un développement ultérieur, d’Alan Guth et Andreï Linde, qui affirment que le cosmos actuel s’explique par
une phase «d’inflation», qui a pris
Graphique histoire de l'Univers
place à l’intérieur de la première seconde qui a suivi le big-bang et vu l’univers enfler à vitesse vertigineuse (un truc aussi… vertigineux que toute l’histoire pour nos pauvres cerveaux d’ailleurs).
La physique connue de la lumière dit que si ce truc a existé, alors il doit se voir sur la «polarisation» des photons du rayonnement cosmologique. D’où excitation totale de nos cosmologistes, car l’inflation serait alors confortée par une observation très différente d’autres paramètres cosmiques (comme la géométrie de l’univers). Et comme cette fameuse inflation semble devenue incontournable (ou alors il faut mettre le big-bang à la poubelle, mais, même si certains le souhaitent toujours, ils sont très isolés dans les labos), en détecter des traces plus directes est un «Graal» pour nombre d’astrophysiciens.
Le seul problème, c’est qu’il est très difficile de distinguer cette trace, car elle est non seulement très ténue, mais peut aussi être confondue avec un autre effet, similaire, provoqué par la poussière de notre Galaxie. En général, en physique, les trucs importants sont aussi les plus retors et rétifs à s’offrir à l’expérimentateur, c’est la beauté de la science. Bref, des centaines de cosmologistes attendaient avec impatience que l’équipe de Planck ait fini de «nettoyer» les données de cette confusion possible, promis pour l’automne 2014, lorsque… badabam ! Annonce de BICEP-2.
Plus intelligent, plus sage, plus raisonnable…
L’équipe de BICEP-2 observe 1% du ciel, vers le sud, donc loin du maximum de poussières galactiques, situé à l’équateur. Mais, il y a quand même un peu de poussières. Or, pour nettoyer leur signal, ils ont «prélevé» sur un document de l’équipe de Planck des données, mais peu précises, sur ce signal parasitant celui qu’elle cherche. Bien sûr, on se dit qu’il aurait été plus intelligent, plus sage, plus raisonnable, d’attendre que Planck ait fini son boulot, ou de proposer à l’équipe de Planck de constituer une
Au premier plan, le radiotelescope de BICEP-2
task-force commune pour confronter les données. Mais voilà, publish or perish, discussions sur le financement du futur de BICEP-2, enthousiasme pour son propre travail… bref, au lieu de coopération, on a de la compétition. Cette compétition tant vantée par nos gouvernants libéraux, de droite et socialistes, pour la recherche, mais qui, en ce cas, produit surtout le risque d’annonce prématurée et de mauvaise communication de la science. Mais bon, avançons. (photo Steffen Richter, Université Harvard).
Lors de cette annonce - lire ici mon papier -, j’avais été frappé par l’enthousiasme de nombre de scientifiques. Un enthousiasme logique chez les tenants de l’inflation, notamment Alan Guth. Mais aussi d’expérimentateurs impliqués dans le télescope Planck… une sorte de «concurrent» de BICEP-2. Et donc susceptibles d’être plutôt distants vis-à-vis de cette équipe. Afin de se garder la possibilité d’annoncer, à l’automne prochain lors de la publication de leur analyse de la polarisation du rayonnement cosmologique, la première détection des ondes gravitationnelles… ou du moins des signes suffisants pour définir très exactement la mission spatiale spécialement conçue pour l’étude de la polarisation du rayonnement cosmologique, ce que Planck n’était pas. Ainsi, lorsque Jean-Loup Puget, le leader scientifique de Planck estimait que l'«indication forte» de détection des ondes gravitationnelles proclamée par BICEP-2, était «un peu exagérée», il pouvait sembler occuper une posture de prudence elle aussi exagérée. Or, il semble aujourd’hui qu’il aurait pu durcir considérablement sa critique.
Alan Guth: «la situation a changé»
Aujourd’hui, trois mois après l’annonce, en effet, le doute croît. Plusieurs articles ont repris les données de BICEP-2 et montré que si l’on regarde mieux «sur les bords» (une autre fréquence, ce qui se passe aux «bouts» du signal, la confusion possible aux petites échelles avec les effets de lentilles gravitationnelles…), la solidité de la conclusion s’écroule. Alan Guth lui-même, dans la livraison du 5 juin de Nature admet: «J’ai pensé que le résultat de BICEP-2 était vraiment fiable, mais maintenant la situation a changé». De son côté, l’équipe de BICEP-2 affirme avoir écrit un nouveau papier - soumis à évaluation pour une publication - qui tient compte des critiques exprimées mais maintiendrait son annonce principale.
Dans l’équipe de Planck, ceux qui, dès le début, étaient sceptiques devant l’annonce, sortent les griffes. Mais, malgré tous mes efforts de convictions, mes interlocuteurs refusent —et ils ont raison— de me dire avec plus de précisions où ils en sont. Vont-ils trouver un signal similaire… et prouver que l’annonce de BICEP-2 était bonne «par hasard» ? Vont-ils trouver qu’il est impossible en l’état de
L'univers vu par Planck à différentes longuers d'ondes
déterminer si le signal est vraiment cosmologique ? Vont-ils devoir annoncer qu’il faudra attendre une autre mission spatiale pour en avoir le cœur net ? Ce qui relancerait d’ailleurs la compétition entre la Nasa et l’ESA sur ce sujet… Compétition qui pourrait être tranchée par les dérapages de coût du JWST (le successeur du Hubble Telescope): s’ils sont limités, la Nasa peut lancer une mission avant l’ESA, sinon il faudra attendre une quinzaine d’années pour une mission européenne.
Du coup, un regret pointe. Certes, il y a eu quelques conditionnels et réserves dans les articles parus dans la presse sur cette annonce. Pour satisfaire les canons de la physique expérimentale, «il faudra la confirmer par une autre expérience, pour une validation», notait une astrophysicienne dans mon article paru en mars dernier. Un article où j’écrivais : «Si le résultat est confirmé - et, au téléphone, la plupart des astrophysiciens ont une grande confiance dans ce qui vient d’être annoncé…» Une confiance qui s’expliquait manifestement par le caractère de «non surprise» de l’annonce puisque la plupart des cosmologistes sont persuadés que ces ondes gravitationnelles et l’inflation sont des éléments observables de l’histoire du cosmos. Mais il aurait été plus prudent, non de consacrer moins de place à cette annonce, mais peut-être de pouvoir accentuer le doute sur la qualité des résultats. Le problème, c’est qu’il a fallu attendre que ce travail de critique soit fait pour que le discours enthousiaste se modère.
La leçon de l’histoire
La véritable leçon à tirer de cette histoire est donc plus du côté du fonctionnement de la recherche et du jeu entre coopération et compétition. Michel Spiro, l’ancien président du conseil du CERN, parle de «coopétition». En ce cas, il fallait plaider pour une fin de compétition entre BICEP-2 et Planck, la mise en commun des données, et l’écriture d’un article signé des deux équipes… qui n’aurait pas pu voir le jour avant la fin de l’analyse des données de Planck. Bref, une science plus lente, une «slow science», mais, du coup, plus sûre d’elle-même et soignant ses relations avec le public. Si je cogne souvent sur les dérives du système médiatique, pour le coup, elles ne me semblent pas les plus responsables dans cette affaire. Il s’agit plutôt de savoir si l’on donne ou non le temps d’être «sages» aux chercheurs, ce qui suppose des modes d’organisation et de financement qui n’exigent pas d’eux l’actuelle mise en concurrence féroce tant prisée des gouvernements.
Enfin, la conséquence de la situation de flou et d’attente actuelle, c’est que la pression sur l’équipe de Planck s’accentue. Et que la déception risque d’être grande si elle n’a pas la réponse claire que l’on attend dans ses observations. On comprend, dès lors, qu’elle veuille les fouiller dans tous les recoins et tout vérifier avant de livrer son verdict. Et de nous dire, soit qu’elle a, elle, vu les ondes gravitationnelles du big-bang. Soit qu’elle n’a pas pu les voir, mais qu’elle n’en tire pas la conclusion qu’elles n’existent pas, mais qu’un télescope dédié à l’étude de la polarisation du rayonnement cosmologique les verrait. Soit qu’elle aurait du les voir… si elles existent (et là, patatras pour l’inflation !). Ou toute autre conclusion moins nette possible.
La physique des infinis
Pour une discussion plus complète sur la manière —bonne ou mauvaise— de parler au public de cette physique (avec les exemples des neutrinos supraluminiques, du mysticisme sous couvert de physique quantique, des notions d’origines et d’infini…) je suggère la lecture de La physique des infinis où ces questions sont traitées.
Sur le blog:
Planck révèle les paramètres de l’Univers.
Une longue note parue lors du lancement de Planck par Ariane.
► les articles que j’ai publiés dans Libération sur Planck et Herschel (ici, et , les trois pages pdf).
► la note de janvier 2012 annonçant que Planck a terminé sa mission de cartographie du ciel.
► En janvier 2011, une note sur les premiers résultats de Planck.
► Un exemple des découvertes de Planck en astrophysique (un superamas).
► On trouvera sur ce site en français les meilleures informations scientifiques sur Planck.
Par Sylvestre Huet, le 16 juin 2014






 
Citation:

Découverte majeure sur le Big Bang : un astrophysicien ému aux larmes en l'apprenant










Expand player



Sciences - 2min 07s - Le 18 mars à 20h35
Une équipe d'astrophysiciens américains affirme avoir détecté les ondes que tous les scientifiques rêvaient de découvrir : celles provoquées par le fameux Big Bang il y a 14 milliards d'années, celles des tout premiers instants de l'Univers... Le phénomène imaginé par Einstein n'avait encore jamais été observé. Le dialogue ci-dessus, seuls quelques physiciens peuvent le comprendre, mais c'est la confirmation de ses théories et l'aboutissement d'une vie. Images.



 


http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/decouverte-majeure-sur-le-big-bang-un-astr…



Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Jeu 21 Aoû 2014 - 11:22    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 437
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Mer 1 Oct 2014 - 21:20    Sujet du message: Ondes gravitationnelles: doutes croissants Répondre en citant

La découverte d'ondes gravitationnelles réduite en poussière

Comment une telle confusion est-elle possible ? Le problème vient de ce que l’on ne sait pas observer directement des ondes gravitationnelles. Kovac et son équipe ont recouru à une démarche indirecte consistant à déchiffrer la « signature » d’ondes gravitationnelles produites très peu de temps après le big bang. De
2010 à 2012, Kovac et ses collègues ont observé un coin de ciel vu du pôle Sud, à partir de la station antarctique Amundsen- Scott, en se servant du télescope Bicep2.

Les mesures de Bicep2 font apparaître un signal que Kovac attribue aux ondes gravitationnelles, mais qui pourrait aussi, plus banalement, être dû aux poussières.

Pour comprendre la démarche des astrophysiciens, il faut retracer les premières fractions de secondes de l’histoire de l’univers. Il a traversé une
phase d’expansion extrêmement rapide, au cours de laquelle sa taille a augmenté à un rythme exponentiel. Cette « inflation cosmique » a fait naître des ondes
gravitationnelles qui se sont propagées dans l’espace en le déformant.

D’autre part, l’univers a aussi produit un rayonnement micro-ondes, qui se propage dans tout l’espace depuis près de 14 milliards d’années. Si l’oeil humain était
sensible aux micro-ondes, nous pourrions voir en permanence cette lueur diffuse autour de nous. Ce « rayonnement fossile » est polarisé, c’est-à-dire que ses ondes ont tendance à vibrer dans une certaine direction. Or, cette polarisation a été affectée par les ondes gravitationnelles issues de l’inflation cosmique. « Le signal des ondes gravitationnelles a été imprimé dans (le rayonnement fossile), une petite fraction de seconde après la naissance de l’univers », explique Kovac.

C’est ce signal venu de l’aube des temps que l’astrophysicien américain a essayé de détecter grâce à Bicep2. Cet instrument permet de mesurer la polarisation du
rayonnement fossile, dont les chercheurs ont dressé une carte très précise. Ils ont observé en certains points des changements de direction, ayant l’allure
de motifs en spirale, qu’ils ont interprétés comme la trace des ondes gravitationnelles dues à l’inflation cosmique. Leur résultat confirmait l’essentiel du « modèle
standard du Big Bang », la théorie qui décrit la formation de l’univers.

John Kovac pensait que le choix du pôle Sud garantissait des conditions d’observations particulièrement favorables. Mais une difficulté est apparue dès la publication de Kovac : les motifs en spirale imputés aux ondes gravitationnelles peuvent aussi s’expliquer par un effet de polarisation dû à la poussière interstellaire qui se trouve dans notre galaxie. Pour éliminer cette possibilité, Kovac avait évalué l’effet de la poussière et conclu qu’il ne pouvait pas
rendre compte de ses observations.

Pourtant, d’autres chercheurs ont contesté l’interprétation des astrophysiciens de Cambridge. Dès le 12 mai, un physicien de l’université d’Orsay, Adam Falkowski, estimait sur un blog que l’équipe de Kovac pouvait avoir sous-estimé l’effet de la poussière galactique (voir notre article). Puis, en juin, deux
équipes indépendantes ont publié, dans la revue Nature, des articles concluant que Kovac avait vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le satellite
Planck vient de livrer un élément qui fragilise encore davantage la position des chercheurs de Cambridge : une carte de la polarisation due à la poussière
galactique. Elle confirme que la poussière pourrait expliquer une grande partie, sinon la totalité, du signal capté par Bicep2, explique la revue Science.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
patodadibu


Hors ligne

Inscrit le: 16 Sep 2014
Messages: 268
Féminin Vierge (24aoû-22sep) 狗 Chien
Point(s): 566

MessagePosté le: Mar 30 Déc 2014 - 20:11    Sujet du message: Ondes gravitationnelles: doutes croissants Répondre en citant

Oui mais cela va a l'encontre de toutes les théories connues sur la terre creuse..
Comment dans ce cas expliquer les ondes garvitationnelles des ovnis ?
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:13    Sujet du message: Ondes gravitationnelles: doutes croissants

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Le Big-Bang
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com