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Guerre économique

 
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 13:52    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Un Conseiller de Poutine propose une « Alliance Anti-Dollar » pour mettre fin aux agressions des Etats-Unis. (Zero Hedge)
Cela fait un moment que tant l’Ukraine que la réaction de la Russie aux sanctions occidentales (qui ont mis en branle le grand axe eurasien, poussant la Chine et la Russie à se rapprocher, et à accélérer le grand accord gazier entre les deux pays) n’ont plus fait la une des journaux. Il n’est toujours pas clair pourquoi les médias occidentaux ont réduit leur couverture de l’Ukraine comme s’il s’agissait d’une patate chaude, d’autant plus que la guerre civile dans le Donbass en Ukraine continue de faire rage et des dizaines de victimes des deux côtés. Peut-être que le public a eu tout simplement assez d’entendre parler de la partie d’échecs entre Poutine et Obama, et s’est retourné vers la propagande autour des événements tout aussi mortels dans la troisième guerre d’Irak.
Toutefois, être « hors de vue » est peut être justement ce que l’élite politique russe recherche. En fait, selon Valentin Mândrăşescu , tandis que la grande machine de propagande et de distraction US se concentre ailleurs, la Russie se prépare déjà pour les prochaines étapes. Ce qui nous amène au conseiller de Poutine, Sergey Glazyev, celui-là même qui au début du mois de mars avait été le premier à suggérer que la Russie se débarrasse de ses bons du trésor US et abandonne le dollar en représailles aux sanctions américaines, une stratégie qui a fonctionné parce que même si le Kremlin a conservé le contrôle de la Crimée, les sanctions occidentales se ont magiquement interrompues (et pas seulement cela car, comme vient d’annoncer la banque centrale de Russie, le compte courant du pays présente en 2014 un excédent qui s’élève à 35 milliards de dollars contre 33 milliards de dollars en 2013, très loin de « l’hémorragie de capitaux » de 200 milliards de dollars et même plus dont Mario Draghi mettait en garde récemment). Glazyev est aussi celui qui a contribué à pousser le Kremlin à se rapprocher de la Chine et obtenir l’accord gazier avec Pékin qui n’a pas été nécessairement conclu aux conditions les plus avantageuses pour la Russie.
C’est ce même Glazyev qui a publié un article dans la revue russe Argumenty Nedeli, dans lequel il présente un plan pour « saper la puissance économique des Etats-Unis » afin de forcer Washington à arrêter la guerre civile en Ukraine. Glazyev croit que la seule façon de faire en sorte que les Etats-Unis renoncent à leurs plans visant à déclencher une nouvelle guerre froide est de planter le système du dollar.
Comme résumé par VoR (Voice of Russia), dans cet article, le conseiller économique de Poutine et cerveau derrière l’Union économique eurasienne, soutient que Washington tente de provoquer une intervention militaire russe en Ukraine, en utilisant la junte à Kiev comme appât. S’il réussit, le plan donnera à Washington un certain nombre d’avantages importants. Tout d’abord, il permettra aux États-Unis d’introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, qui compenseraient la vente par Moscou de ses bons du Trésor US. Plus important est qu’une nouvelle vague de sanctions créerait une situation dans laquelle les entreprises russes ne seraient plus en mesure de rembourser leurs dettes aux banques européennes.
Selon Glazyev, la soi-disant « troisième phase » de sanctions contre la Russie aura un coût énorme pour l’Union européenne. Le total des pertes estimées serait de plus de 1000 milliards d’euros. De telles pertes nuiraient gravement à l’économie européenne, ce qui rendrait les Etats-Unis le seul « refuge sûr » au monde. Des sanctions sévères contre la Russie élimineraient également Gazprom du marché européen de l’énergie, laissant la porte grande ouverte au gaz beaucoup plus cher des États-Unis.
La participation des pays européens dans une nouvelle course aux armements et d’opérations militaires contre la Russie augmentera l’influence politique américaine en Europe et aideront les États-Unis à forcer l’Union européenne à accepter la version américaine du traité transatlantique, un accord commercial dont l’objectif principal est de transformer l’UE en une grande colonie économique des États-Unis. Glazyev estime que le déclenchement d’une nouvelle guerre en Europe ne produira que des bénéfices pour les Etats-Unis et des problèmes pour l’Union européenne. Washington a déjà utilisé à plusieurs reprises des guerres mondiales et régionales au profit de l’économie US et maintenant la Maison Blanche veut retenter cette vieille ficelle avec la guerre civile en Ukraine.
L’ensemble des contre-mesures proposées par Glazyev vise spécifiquement le coeur de la machine de guerre des États-Unis, à savoir l’imprimerie de la Federal Reserve (Banque Centrale US). Le conseiller de Poutine propose la création d’une « large alliance anti-dollar » des pays désireux et capables d’abandonner le dollar dans leur échanges internationaux. Les membres de l’alliance s’abstiendraient également de garder des réserves en devises pour les instruments financiers libellés en dollars. Glazyev préconise de traiter les instruments libellés en dollars comme des titres à haut risque (junk securities) et croit que les régulateurs devront exiger plein nantissement (assurance pour couvrir le risque) de ces titres. Une coalition anti-dollar serait la première étape dans la création d’une coalition anti-guerre qui peut aider à mettre fin aux agressions des États-Unis.
Sans surprise, Sergey Glazyev estime que le rôle principal dans la création d’une telle coalition politique doit être joué par les milieux d’affaires européens parce que les tentatives des Etats-Unis pour déclencher une guerre en Europe et une guerre froide contre la Russie menacent les intérêts des grandes entreprises européennes. A en juger par les récents efforts pour mettre fin aux sanctions contre la Russie déployés par les chefs d’entreprise français, italiens, autrichiens et allemands, le conseiller de Poutine a vu juste. Peut-être à la surprise de Washington, la guerre en Ukraine pourrait bientôt devenir la guerre pour l’indépendance de l’Europe contre les États-Unis et contre le dollar.
Tyler Durden
Traduction "pas facile de taper sur le clavier avec les doigts croisés et à la lumière d’une bougie" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.
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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 13:52    Sujet du message: Publicité

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Hoheinhem
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû 2014 - 11:02    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Vautours : Comment profiter de la prochaine vague de défauts souverains en Europe ?
Pour ceux qui sont dépourvus de scrupules mais qui disposent de la modique somme de 1700 dollars, prix de l’inscription, il sera possible de côtoyer la crème de la crème des fonds vautours internationaux, dans le cadre d’une convention qui doit se tenir à Londres le 18 septembre prochain. Alors que ces fonds tentent actuellement de mettre à mort l’Argentine, la prochaine cible désignée par cette conférence est l’Europe.



Sous la bannière « Distressed Debt Investing Summit : Europe » (Sommet sur l’investissement dans des dettes en souffrance : l’Europe), la convention vise « à rassembler les principaux gérants de fonds de créances en souffrance, de sociétés d’investissement privées, de fonds de couverture, d’investisseurs institutionnels, de créanciers prioritaires et de conseillers en redressement », selon le site hôte iGlobal Forum.
 
Les vautours se rassemblent clairement au-dessus de l’Europe, car ils estiment que les plus « grandes occasions » pour le rachat de dettes en souffrance et pour les prêteurs en dernier recours « sont en Europe ».L’intérêt des charognards ne doit cependant pas être vu comme contraire à celui des banques en difficulté dans toute l’Europe, mais comme complémentaire. Car c’est à eux que sera confié le boulot de nettoyer les écuries d’Augias lorsqu’il faudra décharger le système bancaire de ses dettes non performantes, en supposant bien entendu qu’il en reste quelque chose. Ainsi, des experts des grandes banques comme HSBC, RBS et Rothschild viendront expliquer comment partager les tâches, selon les aires géographiques et les secteurs d’activité, le type d’instruments financiers à avaler, les mécanismes à utilisés, etc.
L’un des vautours les plus en vue, la société de « recouvrement de dettes » norvégienne Lindorrf, se vante de posséder « des bases de données uniques d’informations liées à la dette » et d’avoir « développé une stratégie et une approche pour recouvrer les dettes, que nous utilisons pour aider les banques d’Europe continentale à confronter leur problème de mauvaise dette. Nous sommes en très forte expansion. »
Bloomberg rapportait le 28 juillet que l’Italie et l’Espagne sont de réels « marchés de croissance » pour les vautours, citant le gérant de portefeuille chez Ares Management LLC à Londres :
Citation:
Le programme de révision de la qualité des actifs [de la BCE] sera le déclencheur, forçant les banques à se concentrer sur la construction (sic) de bilans plus propres, en sabrant dans les coûts et en se débarrassant de mauvais actifs. L’Italie est en train de devenir le nouvel épicentre pour l’élimination d’actifs non-essentiels par les banques européennes.
 
Bien sûr, il suffirait de couper les banques en deux en rétablissant Glass-Steagall pour éloigner toute cette puanteur.
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû 2014 - 15:59    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Supprimer l’argent liquide? Israël y croit, la Belgique pas du tout
Plus de monnaie ni de billets, encore moins de chèques… Israël pourrait être le premier pays au monde à se passer des paiements en espèces, une manière plutôt radicale de freiner la fraude fiscale. Chez nous, l’idée est regardée avec scepticisme et certainement pas comme la panacée.
Serge Vandaele



©Photo News
 
 En espèces ou par carte? Les Israéliens n’auront peut-être bientôt plus le choix quand on leur demandera comment ils souhaitent régler leurs achats. Le gouvernement israélien vient en effet de mettre en place un comité d’experts avec une mission très spéciale: réfléchir aux moyens de supprimer purement et simplement toute forme de paiement en liquide au profit du paiement électronique. Et d’ici 3 mois maximum, elle devra remettre des recommandations concrètes sur la table du Premier ministre. Un comité dont la composition,   essentiellement des hauts fonctionnaires de l’administration fiscale et du ministère des Finances, trahit l’objectif recherché: lutter plus efficacement contre l’économie souterraine et mettre un terme à l’évasion fiscale qui gangrène l’économie israélienne.
Qui paie quoi à qui
Selon une récente étude réalisée par Visa, l’économie parallèle en Israël pèserait aujourd’hui plus de 19% du PIB, soit l’équivalent de 50 milliards de dollars. Une manne sur laquelle l’État n’a pas de prise et qui, a fortiori, échappe à toute forme de taxation.
Dans sa ligne de mire, le gouvernement vise non seulement les particuliers, mais aussi plus spécifiquement quelques secteurs où la fraude est plus répandue à savoir le diamant, l’automobile et la construction.
À cet égard, le paiement électronique offre l’avantage d’une traçabilité que ne permet pas l’argent liquide. Dans une économie sans cash, tous les dossiers deviendraient électroniques et, à tout moment, il serait possible de vérifier qui paie quoi à qui, quels sont les sommes redevables en taxes ou en impôts et, le cas échéant, de les prélever avant que l’argent n’atterrisse sur un compte.
Vision d’avenir ou horrible cauchemar dans laquelle le fisc serait partout et dans tout? Chez nous, on le sait, la lutte contre la fraude fiscale et sociale constitue l’un des fers de lance du gouvernement Di Rupo. Et, d’une certaine manière, comme en Israël, les transactions en espèces sont déjà dans le collimateur de l’État. La loi anti-blanchiment de 1993 qui limitait les paiements en espèces à un montant de 15.000 euros pour l’achat de biens, a en effet été considérablement modifiée l’an dernier.
Le gouvernement belge a réduit cette limite des paiements à 5.000 euros, afin de freiner l’économie clandestine, la fraude fiscale et le blanchiment d’argent. Une limite qui sera encore réduite à 3.000 euros à partir du 1er janvier 2014.
"Trop révolutionnaire!"
Au cabinet du secrétaire d’État à la Lutte contre la fraude sociale et fiscale, John Crombez, on observe d’un œil détaché l’initiative israélienne tout en rappelant que la priorité est d’abord de faire en sorte que cette limite de 3.000 euros soit correctement appliquée dans les faits. Comprenez que ce n’est pas gagné… À terme, l’objectif est, dit-on, non pas de supprimer le cash mais de supprimer la fraude qui en découle.
"Il faudra aussi observer la manière dont vont évoluer les moyens de paiements électroniques. De manière évidente, le coût attaché aux paiements par carte bancaire est encore trop élevé en Belgique. Et c’est ce qui continue de favoriser les paiements en espèces…"
C’est en tout cas l’une des explications possibles à l’enthousiasme, disons modéré, des Belges envers les solutions de paiements électroniques. Le Belge n’effectue annuellement, en moyenne, que 63 paiements par carte de débit alors que la moyenne est de 78 en Grande-Bretagne, 90 aux Pays-Bas, 104 en France et même de 169 paiements électroniques en Suède.
"L’idée des Israéliens de supprimer les paiements en cash est extrêmement intéressante car c’est une réalité prouvée: l’argent liquide est le moteur de la fraude fiscale. Or chez nous, l’économie souterraine représente, selon une récente étude, 63 milliards d’euros, soit 16,4% de l’activité économique de notre pays!, rappelle Michel Maus, professeur de droit fiscal à la VUB et spécialiste des questions de fraude fiscale. Mais il faudrait d’abord voir si ce projet peut aboutir en Israël. J’ai des doutes. Chez nous, je n’en ai pas. Ce serait bien trop révolutionnaire!"
" Quand bien même les paiements en espèces seraient supprimés, pour que l’État puisse en profiter, il faudrait pousser la logique jusqu’au bout et accepter une transparence fiscale complète, observe ce haut fonctionnaire de l’administration fiscale qui préfère rester discret. Autrement dit, accepter que le fisc puisse mettre son nez partout… En pratique, on en est loin. Comme on est loin de disposer des moyens humains et informatiques pour travailler correctement aujourd’hui. Alors, imaginez, si nous étions amenés à devoir contrôler l’ensemble des transactions d’argent… ce serait de la pure folie!"
Les spécialistes de la fiscalité font aussi remarquer que celui qui veut échapper aux griffes du fisc, du moment qu’il est bien conseillé, trouvera toujours une porte de sortie ouverte. En l’occurrence, dans l’exemple israélien, si toutes les transactions en shekels la devise israélienne venaient à être facilement détectables demain, cela pousserait naturellement les fraudeurs à utiliser d’autres devises
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Marine (07/08/14), (07/08/14)
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einstein42
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû 2014 - 16:50    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

supprimer l'argent liquide est une idées totalement absurde. les gens qui veulent ça sont des ultra étatiste qui veulent que l'on puissent rien acheter sans l'autorisation d'un banquier. ce seras totalement impossible de négocier les prix le jour ou l'argent liquide serras supprimer. le jour ou l'argent liquide serras supprimer je considérerais l'argent liquide comme des héros. 
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Marine (14/10/14)
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû 2014 - 15:22    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Le PM australien menace de renforcer les sanctions contre la Russie - china radio international
Le Premier ministre australien, Tony Abbott, a déclaré vendredi que l'Australie imposerait des sanctions plus lourdes à Moscou si les troupes russes traversaient la frontière ukrainienne.
Cette remarque de M. Abbott faisait suite à la décision prise par la Russie jeudi d'interdire les importations de produits alimentaires de plusieurs pays, dont l'Australie, en réponse à l'adoption de sanctions par des pays occidentaux contre la Russie en raison du dossier ukrainien.
Le Premier ministre a expliqué aux journalistes à Sydney que si le président russe Vladimir Poutine laissait ses troupes traverser la frontière ukrainienne, l'Australie renforcerait ses sanctions.
"Nous allons travailler sur des sanctions plus fortes. Pour éviter de plus lourdes sanctions, la Russie doit annuler ce qu'elle semble préparer."
M. Abbott a précisé qu'un renforcement des sanctions contre la Russie était devenu une option viable maintenant que les agents australiens ont quitté le site du crash du vol de Malaysia Airlines en Ukraine.
"Je ne voulais pas élever le niveau de nos sanctions lorsque nous avions des agents sur le site à moins de 20 ou 30 kilomètres de la frontière russe", a-t-il noté.
Les agriculteurs australiens vont subir les conséquences de l'interdiction imposée par Moscou pour une année sur les produits agricoles en provenance de l'Australie, de l'UE, des Etats-Unis, du Canada et d'autres pays.
"Je ne veux pas minimiser ce problème évidemment, car le volume de nos échanges agricoles annuels avec la Russie s'élève à des centaines de millions de dollars", a fait remarquer M. Abbott.
"Si des soldats russes traversent la frontière, ce ne sera pas une mission humanitaire, mais une invasion", a-t-il ajouté.
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Marine (09/08/14)
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Sam 16 Aoû 2014 - 07:35    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Le bloc BRICS et notre destinEx: http://www.dedefensa.org22 juillet 2014 – D’une façon générale, le bloc BAO et son arme favorite, sa presse-Système, ont ignoré la substance de la réunion des BRICS, au Brésil le 15 juillet. Ils en ont souri et ont consacré quelques colonnes condescendantes à ce qui reste, du point de vue du Système, une entreprise marginale qui a peu d’espoir de se concrétiser en une machine efficace, à cause des liens qui tiennent tous ces pays au Système. De toutes les façons, le Système tient prête, contre cette entreprise, son arme favorite, qui est l’isolement des autres ; de même qu’il est prêt à isoler Poutine et la Russie pour sa conduite inqualifiable vis-à-vis de l’Ukraine (voir un Bloomberg.News du meilleur cru, le 21 juillet 2014), – de même est-il prêt à “isoler les BRICS”, et même à “isoler” the Rest Of the World, sinon le monde entier.
Tout le monde ne partage pas ce point de vue d’une exquise paranoïa-schizophrénie typique de l’épisode maniaque des maniaco-dépressifs en charge, bien entendu. C’est notamment et particulièrement le cas de la Russie, qui est dans la situation d’intense tension que l’on sait. Les Russes sont, de loin, le pays des BRICS qui pousse le plus, aujourd’hui, à une transformation de substance de ce rassemblement pour l’instant assez imprécis dans sa nature, dans un sens structuré, politique, entreprenant et d’une solidarité extrême.
On a lu avec intérêt, à cette lumière, les déclarations du ministre russe des affaires étrangères Lavrov, telles qu’elles ont été retranscrites le 18 juillet 2014 par le site chinois Xinhuanet.com : «The BRICS mechanism has been fully developed and can transform into a political alliance, Russian Foreign Minister Sergei Lavrov said Friday. “BRICS grows and matures in all directions,” the diplomat told state-run Rossiya 24 TV channel. Lavrov said the “qualitative” growth of the mechanism to a degree made it possible to transform into a political alliance, which is especially noticeable in its work within the Group of 20 (G-20) on global economic and financial affairs.»
Lavrov a précisé qu’au sein de ce G20, certains pays étaient proches des BRICS, jusqu’à parle d’une même voix qu'eux, sur la question de la réforme du système financier international – notamment l’Argentine, l’Indonésie et le Mexique. Ce faisant, le ministre russe des affaires étrangères offrait une perspective indirectement mais très puissamment politique. Par exemple, comme l’hypothèse en sera soulevée plus loin, si l’on rappelle que le prochain sommet du G20 aura lieu en novembre en Australie, que certains ont déjà évoqué le refus australien de recevoir la Russie à cause de la crise ukrainienne (et plus encore avec l’affaire du vol MH17), que la position des BRICS déjà affirmée qu’un boycott de la Russie au G20 devrait entraîner le refus des BRICS de participer au sommet, etc. Une telle hypothèse ne peut être réduite aux seuls aspects techniques du sommet, elle est incontestablement politique.
Cette question de la “politisation” des BRICS, posée par la Russie d’une manière proche d’être formelle, alors que l’on commence à apprécier le poids et les conséquences des décisions prises au Brésil, conduit à envisager avec plus de sérieux et un certain sens de l’urgence les conséquences de l’apparition des BRICS comme un acteur structuré majeur dans le jeu des relations internationales. Plus encore, cette réflexion s’engage également sur des voies idéologiques et philosophiques selon les termes anciens, que nous présenterions, nous, selon les qualifications plus adéquates de “voies d’antagonisme Système versus antiSystème”. En d’autres termes  : admettant que les BRICS commencent à devenir “opérationnels” d’une façon plus structurée, apparaissant de plus en plus selon une voie concurrente, ou alternative, etc., du système financier international, jusqu’où faut-il pousser ce défi ainsi posé au Système ? S’agit-il d’une voie concurrente à l’intérieur du Système, c'est-à-dire discrètement antiSystème ? Ou bien s’agit-il d’une voie alternative au Système, c’est-à-dire ouvertement antiSystème ?
L’intérêt que nous voyons dans cette question, qui peut sembler soit prématurée, soit irréaliste, est qu’elle apparaît aujourd’hui comme un objet de débat chez des spécialistes, universitaires le plus souvent. Certes, il s’agit de personnalités professant des positions très critiques du Système, souvent au nom d’une position idéologique identifiable ou assimilable (par exemple, néo-marxiste) mais cela n’empêche nullement la perception selon laquelle nous arrivons à un point essentiel de l’évolution des BRICS, celui où une structuration s’avère nécessaire, où sa politisation s’avère inévitable, où la construction conceptuelle doit se substantiver dans la réalité des relations internationales. C’est ce que Lavrov appelle “la maturité” des BRICS.
Pour substantiver cette observations générale, nous allons donner des références, ainsi que des extraits de débats, venus du site The Real News, site US aux engagements dissidents “de gauche” très affirmés, c’est-à-dire soutenant une position explicitement hostile au capitalisme néolibéral. Il s’agit de deux interventions, sous forme de débat ou d’interview télévisées, de personnalités universitaires. Ces illustrations doivent permettre de prendre conscience de l’ampleur du débat, de sa profondeur, de son caractère éventuellement déstabilisant.
• La première référence date du 18 juillet 2014, sous le titre «Is the New BRICS Bank a Challenge to US Global Financial Power?». Elle oppose deux professeurs US, d’une même tendance de gauche progressiste, adversaires du capitalisme tel qu’il est développé, mais professant chacun des opinions différentes sur l’évolution des BRICS. Il est à noter qu’aucune de ces opinions ne prévoit que les BRICS constituent une tentative ratée d’établir un système différent de l’actuel système. Ce point de départ marque bien l’impact du sommet brésilien : tout le monde considère ce sommet comme une réussite, comme un événement de la première importance, sinon un événement fondateur de la phase de maturité des BRICS, cela parmi ceux qui suivent sérieusement l’évolution des BRICS. Ces commentaires sont donc au-delà des commentateurs-Système, anglo-saxons et le reste, qui restent aveugles à l’évolution des BRICS, totalement sous l’empire de l’arrogance de la pensée-Système dont ils dépendent absolument. Les deux intervenants sont les professeurs Michael Hudson and Leo Panitch, respectivement professeur d’Economie (Distinguished Research Professor of Economics) à l’université du Missouri, et chef de recherche en économie politique comparée à l’université de York, à Toronto. (Le modérateur est Paul Jay, rédacteur en chef du réseau TRNN, ou The Real News Network)
Paul Jay : «... BRICS countries have also created a $100 billion contingency reserve arrangement (CRA), meant to provide additional liquidity protection to member countries during balance-of-payments problems and other financial shocks. The CRA, unlike the pool of contributing capital to the BRICS bank, which is equally shared, is being funded 41 percent by China, 18 percent by Brazil, India, and Russia, and 5 percent from South Africa. The new bank is being described as a challenge to the IMF and the World Bank, that is, a challenge to American global financial power. But is it, as Vijay Prashad wrote, neoliberalism with southern characteristics? [...] So, Michael, kick us off. How significant a development is this?»
Michael Hudson : «I think it's much more significant than any of the press has said. The press treats it almost as if, well, they're very small, and what do these countries have to do. Think of the BRICS as doing on the government level what Occupy Wall Street has been advocating. When they say a new development bank, they don't mean they want to be like the World Bank or the IMF. They want a different kind of development.
»But also it's not only a development bank, but it's the $100 billion currency scheme. They are trying to--they've been driven into a mutual economic defense alliance by the U.S. sanctions against Russia, by the threats against China, not letting it invest in the U.S. on national security grounds. They've forced other countries really into let us do whatever we want with you, there is no alternative, and we're going to do to you what we did to Ireland and Greece, and that's it.
Well, basically what the BRICS are saying in their new bank and their clearing house is, yes, there is an alternative. We don't have to be like neoliberalism. Their critique of the World Bank and the IMF isn't that they're not given big enough quotas; it's they disagree with the whole philosophy of the World Bank and the IMF that is subsidizing economic dependency, food dependency, and basically anti-labor parties that result in budget deficits, that then governments are told, well, in order to finance your foreign debt and your budget deficit, you have to sell off your water, your natural resources, your privatization. The BRICS banks, they're not going to go to the member countries and saying, you have to sell off your water supply and raise prices in order to pay us.
Paul Jay : «Right. Let me bring Leo in here... So, Leo, what do you make of Michael's take? How significant is all this?»
Leo Panitch : «Well, I think it's very significant, and it is designed to give these large developing capitalist countries more room for maneuver vis-à-vis the American state and the European Central Bank and the IMF and the World Bank. But I think the significance he's attaching to it is remarkably overblown. There's no evidence that their purposes are indeed not to apply conditionality to loans. There's loads of evidence with the nonoperationability of the Bank of the South, which was the bank created in Latin America that the Brazilians – which have made it nonoperational by insisting it be a very conventional development bank which in fact goes to the markets and therefore is constrained by the markets in terms of interest rates to be charged, etc., conditionalities, as opposed to Bolivia and Venezuela that wanted it to operate on very different, not market principles. The Brazilians don't want that and don't want it for the new bank. And I don't think it's just a matter of the Brazilians. The Chinese don't want it either. There's a much deeper factor why it's not so significant, although it does give them some room for maneuver in their operations. But the main reason is that it's embedded in countries, even with China, that don't have the very, very, very--as Michael knows very well--deep financial markets that is needed for this kind of bank to play that kind of role.»
Paul Jay : «Okay. Leo, hang on one second. That's sort of a second point. Let Michael respond to your first point. Your first point is that this is not something against a neoliberal strategy; this is some independent maneuver of countries that do work within a neoliberal strategy. So what do you make of that?»
Leo Panitch : «Well, let me just to emphasize that look at who was just elected as the government of India. Look at the extent to which even the Workers Party has been keen to integrate further into global capitalism. Let's look at the way in which China has just begun to remove some of its financial restriction. And let's look at what the ANC now represents. So, sure, they want more room for maneuver, but within the framework of buying into capitalist globalization and being extremely dependent on it.»
• La seconde référence date du 20 juillet 2014 et porte le titre significatif de «BRICS: Progressive Rhetoric, Neoliberal Practice». Il s’agit de l’interview du professeur sud-africain, – l’Afrique du Sud est un des cinq BRICS, – Patrick Bond, de l’université de KwaZulu-Natal. Bond dirige également le Center for Civil Society. C’est un militant, théoricien de la recherche d’une économie alternative de rupture avec le système capitalisme ultralibéral.
Paul Jay : «So let's talk about ordinary people, not the elites running all these countries. You know, for people living in the United States, it's pretty straightforward, in the sense that, you know, if you want to take a progressive the position on U.S. foreign policy, you're opposed to its seeking and achieving hegemony and militarization and so on and so on. But if you're in one of the BRICS countries, do you consider this a positive development for your own people? And, obviously, let's start with South Africa, ’cause that’s where you are. I mean, is this – you know, it's not going to transform the conditions of South Africa, but is this something positive or not? I'm talking about BRICS and the new bank and all of this.»
Patrick Bond : «The BRICS Development Bank could be a very dangerous phenomenon, because to the extent that the anti-imperialist movements and solidarity movements have actually begun to discipline, say, the World Bank, which is under pressure not to make any new coal-fired power plant loans, the last one being here in South Africa in 2010, $3.75 billion, the biggest such loan ever by the World Bank, that then, that refusal to make these kinds of dreadful loans, pushes the borrowers like the South African government to a BRICS bank. And I think in many ways what we're seeing with BRICS is a recommitment to an extractive and predatory kind of capitalism, desperation capitalism, that will be more dangerous for ordinary movements struggling to retain their own integrity of community, their livelihoods, the nature around them. The proof of that will be in 2016 and when we start seeing what kind of loans the BRICS bank gives.
»Now, the rhetoric sounds good. They've--BRICS has actually ask Joe Stiglitz to be one of the main advisers and put a position paper together in 2011. And so what you'll hear this week in Fortaleza, for example, lots of rhetoric about sustainable development and inclusivity. When you hear those words, look at the details, because when they're using them, it often means they're planning to do the opposite, and instead of infrastructure in local currency for water systems, sanitation, housing, clinics, schools, and so forth, we're much more likely to see megaprojects that help multinational capital from BRICS and from the West.»
Paul Jay : «Okay. So, then, the proof is going to be in the pudding, then. We still have to really see what they're going to do with it.»
Patrick Bond : «And I think the proof is also whether the geopolitical relations tighten up, because if the West gets more aggressive towards Russia, for example, having just thrown Russia out of the G8 – it was a G7 meeting a couple of months ago – and then the G20 is meant to meet in Australia and November. Will it be the G19, throwing Russia out for the reasons you've already mentioned? And then the BRICS have already said, well, if you throw Russia out, then make it the G15, because we're also leaving. There's some very interesting maneuvering going on at the level of these multilateral arrangements. So far, all evidence is that the BRICS are stabilizing world capitalism, but there may be some surprises ahead as these geopolitical tensions might compete with the overall project of accumulation.»
Résumons ces différents propos en trois points (dont un éclaté en deux termes d’une alternative), selon la perception que nous en avons pour le développement de notre commentaire...
• Il ne fait aucun doute que ce qui s’est passé au sommet brésilien des BRICS est important, voire essentiel, en termes opérationnels comme en termes de perception. Il donne aux BRICS une capacité d’action qui en fait un acteur, c’est-à-dire un participant actif, des relations internationales ; sur ce dernier point, “participant actif” d’une ambition de réforme du système financier international, ce qui a plusieurs signification...
• La première signification de ce passage des BRICS à la position de “‘partisan actif’ d’une ambition de réforme du système financier international” doit figurer sous la forme d’une alternative. Le premier terme de l’alternative est que le bloc BRICS reste dans le Système (capitalisme ultralibéral avec tout ce qui va avec dans les domaines financier, économique, commercial, et social également), mais en formant un bloc concurrent du bloc BAO, et qui imposera ses conditions, qui affrontera s’il le faut le bloc BAO pour cela. L’option “bloc BRICS contre bloc BAO à l’intérieur du Système” signifiant malgré la position dans le Système une montée aux extrêmes à l’intérieur du Système, – et ce que Patrick Bond qualifie très justement, dans le chef des BRICS, de “capitalisme du désespoir” (“desperation capitalism”) ; l’expression a une très forte connotation, qui rend compte implicitement de la situation de grande tension qu’implique l’évolution de la situation et, finalement, selon notre conception, l'absence de la moindre chance de stabiliser cette situation du capitalisme, particulièrement avec la survenue des BRICS en tant que tels.
• Le deuxième terme de l’alternative de la première signification de l’évolution des BRICS est celle d’une rupture avec le Système, avec la capitalisme ultralibéral. C’est la thèse que défend le professeur Hudson, les BRICS instituant selon lui au niveau des gouvernements et des grands ensembles internationaux l’équivalent des buts recherchés par le mouvement Occupy Wall Street. («Think of the BRICS as doing on the government level what Occupy Wall Street has been advocating. When they say a new development bank, they don't mean they want to be like the World Bank or the IMF. They want a different kind of development.»)
• La seconde signification de ce passage des BRICS à la position de “‘partisan actif’ d’une ambition de réforme du système financier international” est que le groupement, arrivé à maturité et sur la voie d’une politisation de facto, deviendrait, dans la perception qu’on en aurait, un acteur obligé du jeu de la puissance ; ce rôle s’exprimerait, selon nous, en termes de communication (d’abord) ou en termes géopolitiques (nécessairement, comme conséquence). Bond, qui estime pourtant que les BRICS ne sortent pas du Système, expose in fine l’inéluctabilité de la transformation de la perception qu’on a des BRICS, – si l’on veut, en terme d’image, le passage des BRICS au bloc-BRICS. Il en situe, très justement selon nous, la possibilité avec la réunion du G20, d’où la Russie pourrait être exclue, ce qui pourrait, et même devrait entraîner l’abstention au moins des cinq BRICS, et cela ouvrant une crise politique entre le bloc BAO et le bloc BRICS. Si le G20 se transforme en G19, puis G15 pour la réunion australienne, remarque Bond, «There's some very interesting maneuvering going on at the level of these multilateral arrangements». Dès lors, ceux qui voyaient les BRICS comme un groupe pouvant stabiliser le capitalisme ultralibéral en équilibrant ses groupes (ses blocs) régionaux, en sont pour leurs frais... «So far, all evidence is that the BRICS are stabilizing world capitalism, but there may be some surprises ahead as these geopolitical tensions might compete with the overall project of accumulation.»
... Mais on note aussitôt que cette évolution n’est nullement envisagée du point de vue des facteurs composants des BRICS. Elle est envisagée en termes géopolitiques (et surtout de communication, selon nous), c’est-à-dire politiques en général, c’est-à-dire selon le contexte crisique qu’on connaît, – particulièrement sinon essentiellement la crise ukrainienne avec ses effets globaux puisqu’elle affecte les pays du bloc BAO et l’un des pays du bloc BRICS. En ce sens, le phénomène des BRICS, et du groupe BRICS devenant bloc BRICS, dépend beaucoup plus de la crise ukrainienne dans ce qu'elle a de global (crise générale, si l'on veut) que d'aucun autre événement, et c'est dans ce contexte qu'il faut l'apprécier.
Lien entre la crise ukrainienne et le “bloc-BRICS”
Simplifions le problème que nous soumettrons à notre commentaire. Des deux termes de l’alternative considérée, – le bloc BRICS se constituant à l’intérieur du Système, le bloc BRICS se constituant pour offrir de l’extérieur une alternative au Système, – nous privilégions le premier. Nous ne croyons pas que les BRICS puissent échapper aux règles et aux nécessités du Système, d’une façon assez structurée et assez puissante pour présenter une alternative, alors que les pays qui le constituent jouent selon les règles du Système, bon gré mal gré, en le critiquant plus ou moins vivement, etc. Leur démarche initiale est une protestation contre l’inégalité du traitement des uns et des autres à l’intérieur du Système, nullement une démarche rupturielle.
Mais cette spéculation importe peu pour notre propos, toujours en nous en tenant à l’aspect opérationnel de la chose. La seule chose qui nous importe est de savoir si les BRICS, devenus ou en voie de devenir le bloc BRICS dans la perception qu’on en a, rencontreront l’hostilité du bloc BAO, et derrière lui, du Système. Notre réponse est absolument positive, dans les deux cas. Ce n’est pas un problème économique, financier, géopolitique, même si tous ces domaines joueront un rôle, c’est un problème que nous qualifierions d’eschatologique. Nous voulons dire par là que, même si les BRICS (certains parmi les BRICS) s’effrayaient d’une telle avancée qu’est leur politisation, voire envisageaient de la refuser, les circonstances effaceraient ces flottements et ces freinages, elles feraient très rapidement en sorte qu’ils seraient perçus comme étant effectivement dans cette voie. Dès lors que les BRICS seront perçus comme en voie de constituer un bloc politique, ou constituant d’ores et déjà un bloc politique, et même si ceci ou cela ne correspond pas à la vérité de la situation et parce qu’il ne s’agit que d’une perception, dès cet instant l’affrontement sera inévitable, et du fait du Système, impitoyable et sans la moindre concession. Par exemple, un pays comme l’Inde, que les Etats-Unis s’imaginent encore pouvoir retourner à leur avantage en jouant de son antagonisme avec la Chine à l’occasion de l’arrivée de la nouvelle équipe Modi, sera instantanément perçu comme adversaire et ennemi dès lors que cette perception de l’évolution du BRICS que nous évoquons aura pénétré le cuir épais des dirigeants-Système du bloc BAO.
Cette perspective eschatologique est ouverte par la politisation des BRICS (passage “des BRICS” en “bloc BRICS”, à la fois inévitable et nécessaire), ou dans tous les cas par la perception de ce qui paraît être un inévitable et nécessaire processus de politisation à partir du moment où cette perception intègre les décisions prises au Brésil. Ce que signale Patrick Bond est évident, dans le climat actuel, dans le cadre de l’extraordinaire tension établie par la crise ukrainienne passée en mode-turbo avec la destruction du vol MH17. Dans de telles conditions, – et encore sans spéculer sur les probables développements d’ici là dont nous ne savons rien, et qui seraient nécessairement dans le sens d’une tension encore plus grande car tel est le destin de la crise générale actuelle, – on peut avancer que les pressions seront irrésistibles au sein du bloc BAO pour exclure la Russie de la réunion du G20. Dans ce cas, les BRICS devront être solidaires, ou dans tous les cas ils devront affirmer leur solidarité sous peine d’un effondrement terrible du statut de ceux qui refuseraient ; et cette solidarité sera affirmée pour des raisons absolument politiques, sinon pour la cause de l’eschatologie de cette crise générale.
Effectivement, il y a un lien puissant et serré entre le destin immédiat des BRICS et la crise ukrainienne. Ce lien implique la complète politisation de l’événement qu’est l’immédiat destin des BRICS, et nous sommes alors loin, très loin du débat pour savoir si les BRICS-devenant-“bloc-BRICS” seront à l’intérieur du Système ou en-dehors. Le temps, qui se contracte extraordinairement vite, l’histoire qui accélère non moins rapidement, la métahistoire qui nous parle directement, renvoient ce débat à la passionnante et inutile discussion sur le sexe des anges. (Mais, encore une fois, après avoir noté que ce débat aura permis, qu’il permet d’ores et déjà de faire évoluer la perception que les BRICS deviennent politique et “bloc-BRICS”.) L’amplification et l’accélération terrifiantes de la crise générale, autour de l’Ukraine, doivent très rapidement y impliquer les BRICS en tant que tels, et la perception qu’on en a évoluant aussi rapidement sinon accélérant le phénomène.
En d’autres mots, les BRICS ne sont d’ores et déjà plus un regroupement économique, ils constituentde facto, qu’ils le veuillent ou non, une force politique qui devra se structurer comme telle devant l’évidence. Le phénomène évolue dans ce sens sans qu’on puisse le mesurer car il se fait en-dehors même du contrôle de ses membres et sans que nul ne puisse encore en identifier les signes. L’avantage de la situation actuelle est que le bloc BAO, tout occupé à déployer son extraordinaire arrogance en forme d’aveuglement triomphant et terroriste et son addiction pathologique auxnarrative, ne s'est aperçu de rien et ne s'apercevra de rien jusqu’à ce que la chose soit accomplie, – ou, dans tous les cas, que s’impose la perception de la chose en train de s’accomplir, et un incident comme celui qui marquerait éventuellement le G20 serait une circonstance idéale à cet égard. Il ne s’agit plus d’un débat antagoniste sur une formule économique, des prérogatives d’un éventuel bloc BRICS, etc., il s’agit de la phase terminale de la crise d’effondrement du Système, – puisque le Système est promis à s’effondrer, d’une façon ou l’autre, y compris la façon apocalyptique, et que nous y sommes... Les BRICS ont nécessairement un rôle fondamental à tenir, qui est politique, géostratégique, etc., avec des composantes financières certes, dans le chef de probables crises à ce niveau ; mais ce rôle est d’abord et nécessairement eschatologique, puisque tout l’est dans cette phase métahistorique fondamentale.
Pour conclure, nous reprenons une phrase écrite plus haut concernant la position du bloc BRICS dans son évolution, par rapport au Système. Lorsque nous écrivons “Ce n’est pas un problème économique, financier, géopolitique, même si tous ces domaines joueront un rôle, c’est un problème que nous qualifierions d’eschatologique”, nous voulons dire que la démarche des BRICS par rapport au Système devient nécessairement rupturielle, par les conditions même qui sont imposées, – conditions crisiques de rupture.
Par “eschatologique”, nous signifions d’abord une définition opérationnelle, qui n’est pas nécessairement exclusive des domaines métaphysiques, au contraire ; cette définition de Roger Garaudy fait l’affaire, que nous rappelions à un propos infiniment moins dramatique, moins pressant, le 14 mai 2008 : «[N]ous voulons dire, si nous nous référons à cette définition pratique et concrète, et excellente en tous points, que donne Roger Garaudy de l’eschatologie (à côté de la définition théorique : “Étude des fin dernières de l’homme et du monde”): “L’eschatologie ne consiste pas à dire: voilà où l’on va aboutir, mais à dire: demain peut être différent, c’est-à-dire: tout ne peut pas être réduit à ce qui existe aujourd’hui.”»
Nous dirions, pour le problème que nous étudions aujourd’hui, impliquant le destin des BRICS, leur constitution éventuelle en bloc BRICS avec tout ce que cela suppose de dynamique crisique et rupturielle par rapport au Système, donc une dynamique antagoniste puis confrontationnelle, que cet événement dépend de l’intervention de forces extérieures aux données actuelles, et des forces hors du contrôle humain, ordonnant effectivement un destin eschatologique, cette fois dans un sens où l’on peut se référer à la dimension métaphysique. Le phénomène des BRICS-devenant-“bloc-BRICS” devient alors cet événement eschatologique dont nul n’est capable de prévoir la course, mais qui sera nécessairement un événement antiSystème et rupturiel, quoi qu’en veuillent les BRICS. Nous serions même tentés d’avancer l’hypothèse que nous sommes arrivés à un point de tension rupturielle tel et d’une forme eschatologique et métahistorique telle qu’une hésitation de certains BRICS à s’engager (par exemple en solidarité avec la Russie pour le G20), c’est-à-dire la possibilité de dissolution de facto du groupe, n’empêcherait pas l’affrontement d’une façon ou une autre à cause des pressions exercées sur les membres du groupe en retraite pour une capitulation complète. Les circonstances même d’un tel flottement de certains membres des BRICS impliqueraient une telle réaction du bloc BAO que le groupement serait reconstitué par la puissance des attaques conduites contre lui. L’inéluctabilité de l’affrontement dans un cadre eschatologique, donc affrontement au moins politique, avec les BRICS perçus comme antiSystème, nous paraît avérée. La logique supérieure de la crise d’effondrement du Système domine tout.
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MessagePosté le: Sam 16 Aoû 2014 - 19:55    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

L’Egypte soutient l’Argentine contre les fonds vautours et s’oriente vers les BRICS



L’Egypte est aux cotés de l’Argentine dans son combat contre les « fonds spéculatifs qui sont un obstacle aux efforts de restructuration de la dette dans les pays en voie de développement », affirme le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans une lettre adressée à la présidente argentine Cristina Kirchner. « Nous vous assurons de notre soutien entier dans vos efforts inlassables pour atteindre le bien-être du peuple argentin amical. »La lettre d’ al-Sissi, rendue publique hier par l’agence de presse argentineTelam, est un autre signal d’un sursaut en cours contre le système monétariste impérial mourant. Il s’agit d’une réponse à la lettre du 26 juin de Mme Kirchner où elle informait le président égyptien de l’état des négociations sur la dette à la veille de la tentative des fonds vautours d’acculer l’Argentine au défaut souverain.
Al-Sissi : « Tout en vous remerciant de l’information fournie sur l’évolution de ce problème majeur, je voudrais témoigner de la robustesse et de la force des liens qui unissent nos peuples frères, et de la fierté que nous éprouvons à l’égard de l’histoire de notre lutte commune depuis l’établissement de relations diplomatiques entre nos pays en 1947, en quête de liberté et d’indépendance. »
La souffrance infligée par les « conditionnalités » du Fonds monétaire international (FMI) au peuple égyptien privé y compris de pain, est de notoriété publique. Et le succès de l’Argentine qui a rompu avec le FMI n’est pas passé inaperçu :
Citation:
Nous, en Égypte, suivons avec le plus grand intérêt les grands efforts accomplis pour atteindre votre développement, les réformes économiques drastiques qui ont permis à l’Argentine de payer en 2005, même avant échéance, sa dette au FMI, et votre effort d’honorer vos dettes en date et en heure, rétablissant ainsi la confiance en l’économie argentine.
Le sujet de la gestion de la dette souveraine a été, et continue à être l’une des grandes questions inhérentes à la croissance des pays en voie de développement à cause de ses effets multiples dans l’histoire économique et sociale de ces pays. Dans ce contexte, il est pertinent de pointer du doigt le phénomène des fonds spéculatifs, qui sont un obstacle aux efforts de restructuration de la dette accomplis par les pays en voie de développement. Lors du dernier sommet du G77+Chine qui a eu lieu en Bolivie, nous avons souligné le besoin d’empêcher de tels fonds d’affecter les efforts de développer nos pays, comme cela ressort clairement du document final du sommet.
 
 

L’Egypte ressert ses liens avec les BRICS
Le 12 août, le président russe Vladimir Poutine a reçu son homologue égyptien à Sotchi pour discuter développement et coopération militaire. Les échanges commerciaux entre Moscou et Le Caire ont doublé au cours du premier semestre 2014. La Russie est devenue le premier fournisseur de blé de l’Égypte, qui exporte en échange des produits agricoles. Le président égyptien a également pu visiter des systèmes d’armes antiaériennes ainsi que le croiseur lance-missiles Moskva.
Au-delà d’une simple rencontre bilatérale, l’Égypte intensifie sa coopération avec l’Union eurasiatique et les BRICS. Dans une déclaration officielle, Poutine a rappelé l’entente russo-égyptienne de l’époque du président Gamal Abdel Nasser (1956-1970), l’un des fondateurs du mouvement des pays non-alignés.
Poutine a déclaré que :
Citation:
L’amitié traditionnelle entre nos deux pays date de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950 et 1960, des milliers d’experts soviétiques ont aidé l’Egypte à construire des usines, la réalisation du barrage d’Assouan et même à créer de nouveaux pans entiers de l’économie, comme la métallurgie. Bon nombre de ceux qui forment aujourd’hui l’élite politique, académique et culturelle de l’Egypte, sortent de nos universités. C’est une bonne base pour permettre aujourd’hui le renforcement de nos liens.
 
 

La commission intergouvernementale russo-égyptienne a conclu un accord en vue « d’établir une coopération entre l’Egypte et l’Union douanière comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan ». Cette Union douanière sera effective le 1er janvier 2015, lorsque l’Union économique eurasiatiqueentrera en vigueur.Sur le plan des infrastructures, la Russie participera dans le grand projet du nouveau canal de Suez lancé le 5 août par l’Égypte. Sur le plan agricole, la Russie augmentera ses exportations de blé vers l’Égypte. Avec 5 à 5,5 millions de tonnes, la Russie répond déjà à 40 % des besoins égyptiens. Pour faciliter les échanges, les deux pays envisagent la création d’un centre logistique sur la côte de la Mer noire. La coopération dans le domaine du gaz, de l’hydroélectricité et du nucléaire a également été discutée. Et après le lancement en avril d’une sonde égyptienne par un lanceur russe, les deux pays entendent intensifier leur coopération dans le domaine spatial.
Les membres suivants remercient Anonymous pour ce message :
Marine (16/08/14)
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû 2014 - 19:08    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Inde: la promesse d'un compte en banque pour tous, un immense défi (source AFP)
Le Premier ministre indien Narendra Modi a promis de fournir un compte en banque à chaque Indien mais sa tâche s'annonce herculéenne dans les campagnes où de nombreux habitants n'ont même pas de papiers d'identité.
Près de la moitié du 1,2 milliard d'Indiens n'ont pas accès aux services bancaires et les plus pauvres se retrouvent à la merci de prêteurs pratiquant un taux usuraire pour des prêts d'urgence en cas de maladie ou des achats de routine tels que les semences.
"Pourquoi nos paysans se suicident-ils? Parce qu'ils doivent emprunter à des taux extrêmement élevés auprès de prêteurs" en dehors du système bancaire, a dit Modi lors de son premier discours pour la fête de l'Indépendance le 15 août.
Seulement 145 millions de foyers sur 247 ont accès à un compte en banque, selon le dernier recensement, et 73% des paysans n'ont pas accès au crédit, indique la Banque mondiale.
L'ouverture d'un compte en banque pour tous est un projet datant de plusieurs décennies en Inde mais Modi en a fait un défi personnel, déclarant jeudi qu'il voulait lutter contre "l'intouchabilité financière".
"On voit tant de personnes avec un téléphone portable alors qu'elles n'ont même pas de compte bancaire, c'est par là qu'il faut commencer", a relevé Narendra Modi qui promet 75 millions de nouveaux comptes d'ici janvier.
"L'Inde est à la croisée des chemins avec une opportunité unique de réinventer son approche en matière d'inclusion financière", juge Vijay Advani, vice-président exécutif de Franklin Templeton Investments.
Le projet du Premier ministre indien prévoit en particulier que chaque détenteur d'un compte aura accès à une carte de débit et à une assurance-maladie de 100.000 roupies (1.600 USD).
Mais les obstacles sont nombreux dans cette quête, au premier rang desquels l'absence de pièces d'identité. Car pour ouvrir un compte, il faut produire une série de documents, allant du certificat de naissance à une attestation de résidence, que de nombreux Indiens pauvres ne possèdent pas.
"J'aimerais avoir mon compte mais je doit utiliser le compte d'un ami pour économiser, car je n'ai pas de papiers", témoigne Pushpa Kumari, qui propose des services de manucure à domicile à New Delhi.
"Pour le simple citoyen, l'ouverture d'un compte en banque est une tache herculéenne", relève N.S.N. Reddy, directeur général de la banque publique Andhra Bank.
- Moins de détournements de fonds -
Le gouverneur de la Banque centrale de l'Inde (RBI), Raghuram Rajan, a indiqué que les banques utiliseraient les "identifiants biométriques uniques", un programme d'identification biométrique lancé par le précédent gouvernement, pour identifier leurs clients et leur ouvrir un compte.
Développer le nombre de détenteurs d'un compte aiderait aussi à transformer le système public d'aide alimentaire, d'essence et d'engrais, en un système de versements bancaires directs.
Seulement 4% des Indiens touchent une aide publique par virement bancaire. Améliorer ce taux renforcerait la lutte contre la corruption et le détournement de fonds, selon les experts.
"Ce programme va permettre de limiter les détournements, d'améliorer le recouvrement de l'impôt et l'épargne", estime Aditya Gupta, directeur des opérations de TranServ, groupe indien spécialisé dans les solutions de paiement.
Le gouverneur de la RBI a jugé que le programme mettra les plus pauvres sur la voie de "l'indépendance économique".
Gouvernement et banque centrale veulent encourager l'implantation de distributeurs de billets, la banque sur mobile et promouvoir les "banques simples" qui ne s'occuperont que des dépôts et paiements.
Jusque-là, nombre d'Indiens dépourvus de compte investissent leur épargne dans l'or et seule 35% de l'épargne va dans le système bancaire, selon la RBI.
Mais pour les analystes, le système bancaire, grevé par des créances douteuses, va devoir être aidé pour pouvoir étendre ses services dans le monde rural où il ne parvient pas à être rentable.
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Mar 30 Déc 2014 - 21:38    Sujet du message: Guerre économique Répondre en citant

Economie : le nouveau classement mondial se dessine, la France chute

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — D'ici à 2025, l'économie chinoise aura détrôné celle des Etats-Unis sur la plus haute marche du podium mondial... La Chine, l'Inde et la Corée du Sud vont ainsi gagner des places dans le palmarès mondial dans les 10 prochaines années, tandis que l'Allemagne, la France et la Russie vont en perdre, selon une étude annuelle publiée par le "Think tank" britannique Cebr.
En 2030, le Cebr dessine la carte économique mondiale suivante en termes de PIB exprimé en dollars : la Chine arrive en tête, suivie des Etats-Unis, de l'Inde, du Japon, du Brésil, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la Corée du Sud, de la France (qui tombe de la 5ème à la 9ème place) et de la Russie...
En attendant, pour 2014, le palmarès économique mondial sera le suivant : Etats-Unis, Chine, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Brésil, Italie, Inde et Russie (qui perd deux places par rapport à 2013).
L'économie britannique soutenue par la prostitution et la drogue ...
Le Cebr estime notamment que l'économie du Royaume-Uni devrait dépasser de justesse cette année celle de la France, pour lui ravir la 5ème place dans l'économie mondiale... Ces prévisions restent cependant à confirmer lors de la publication des PIB du 4ème trimestre, et en fonction de l'évolution du dollar, l'écart étant minime entre le PIB britannique (2.828 Mds$) estimé par le Cebr et celui de la France (2.827 Mds$).
Rappelons surtout que l'économie britannique a été gonflée cette année par un changement de méthode comptable, qui a permis d'intégrer pour la première fois dans la production nationale les revenus d'activités illicites comme la prostitution et la drogue, qui ne sont pas comptabilisés en France...
La Chine, l'Inde et la Corée du Sud parmi les grands gagnants
L'étude WELT (World Economic League Table) estime que la récente révision des méthodes de calcul du PIB chinois devrait permettre à l'ancien Empire du Milieu de devenir la première puissance mondiale en 2025 (au lieu de 2028 prévu jusqu'ici), malgré le ralentissement de son économie dans les prochaines années. Le PIB chinois intègre depuis cette année des pans entiers du secteur des services qui en étaient exclus jusqu'ici.
Quant à l'Inde, elle devrait accélérer sa croissance pour dépasser la Grande-Bretagne  dès 2018, et devenir ensuite la 3ème puissance mondiale à partir de 2024 ! La Corée du Sud devrait remonter de sa 15ème place actuelle à la 8ème, juste devant l'Allemagne, qui tomberait du 4ème rang actuellement au 7ème en 2030...
Perte d'influence pour l'Allemagne et la Russie
L'Allemagne va souffrir du déclin de sa population et d'une probable période prolongée de faiblesse de l'euro, estiment les experts du Cebr. Dans ces conditions, d'ici à 2030, l'économie britannique devrait dépasser celle de l'Allemagne pour la première fois depuis 1954, époque où l'Allemagne était encore divisée en deux...
Paradoxalement, si l'Allemagne venait à quitter l'euro, sa devise (le Deutsch Mark) en profiterait et l'économie allemande resterait devant celle du Royaume-Uni jusqu'en 2050, précise encore le Cebr.
La Russie fera aussi partie des grands perdants de la prochaine décennie, selon l'étude WELT, qui anticipe une période prolongée de prix bas pour l'énergie (principale exportation de la Russie) et la persistance d'un rouble faible. Le pays devrait ainsi rétrograder de la 8ème place dans l'économie mondiale en 2013, à la 10ème place dès 2014, où il resterait bloqué jusqu'en 2030...
Victoria Adam — ©2014, Boursier.com
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:14    Sujet du message: Guerre économique

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