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RIC la trilatéral asiatique

 
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Hoheinhem
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MessagePosté le: Lun 28 Juil 2014 - 16:22    Sujet du message: RIC la trilatéral asiatique Répondre en citant

Il serai intéressent de réunir le plus information sur le future conflit entre l'occident et la trilatérale asiatique 


RIC : Une trilatérale qui promet (Russia & India Report)
L’équilibre international des pouvoirs est en train de changer en faveur de la paix mondiale. La Russie, l’Inde et la Chine (RIC) entretiennent une collaboration trilatérale depuis 1996. La 11ième édition des rencontres des ministres des Affaires Etrangères de Russie-Inde-Chine (RIC) s’est tenue le 13 avril 2012 à Moscou. L’importance de ce récent meeting des ministres des affaires étrangères du RIC a été renforcée par le fait qu’il se soit tenu moins de 15 jours après le sommet des BRICS à New Delhi. Le principal projet au programme du RIC était de s’opposer à l’unilatéralisme et de promouvoir un ordre international démocratique et pluraliste. Les trois pays croient que les diverses menaces et problèmes ne peuvent pas être réglés seulement par les armes mais doivent aussi être appréhendés sous l’angle politique, social et économique.
La formation d’un axe Russie-Inde-Chine est un projet politique important qui a émergé dans la période qui a suivi la Guerre Froide. L’idée a été promue par le président russe Yeltsin en 1993 et par le premier ministre Yevgeny Primakov en 1996. Les relations indo-russes, sino-russes et sino-indiennes commencent à ouvrir de nouvelles perspectives. Si cela continue, cela stimulera le processus de multi-polarité et cela aura une influence considérable sur les relations internationales. Des pays comme la Russie, l’Inde et la Chine ont besoin d’un monde multi-polaire pour défendre leurs intérêts dans le monde et leur souveraineté. Pour construire un monde multi-polaire, le triangle Russie-Inde-Chine est indispensable. Bien qu’il y ait encore quelques problèmes non résolus entre ces pays, ils évoluent de manière évidente vers une meilleure compréhension les uns des autres.
Les relations entre les trois pays se sont développées pendant la Guerre Froide. Et après la Guerre Froide, elles se sont maintenues parce que la Russie a prouvé qu’elle était l’amie fidèle et à toute épreuve de l’Inde. De même, la relation entre la Chine et l’Inde s’est harmonisée dans les années 1980 et après l’accord de 1993, les relations économiques ont pris un nouvel essor. Les trois pays ont beaucoup d’intérêts communs qui contribuent à la coopération trilatérale. Ils pensent que les Nations Unies doivent avoir le premier rôle dans la résolution des crises et ils soutiennent le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’états souverains. Sur le long terme, c’est la confiance mutuelle qui permettra à ces trois puissances de jouer un plus grand rôle dans la politique internationale et de répondre ensemble aux défis du nouveau siècle. Ils ont cependant besoin de coordonner leurs actions parce que l’environnement international est devenu plus complexe. Leurs importants intérêts nationaux communs et leurs relations amicales de longue date dans les domaines culturel, économique, scientifique et technologique, sont des bases solides de coopération entre ces trois grandes puissances.
Les trois pays ont une longue histoire d’interaction, d’échanges, de coopération et de relations étroites. Dans la période qui a suivi la seconde guerre mondiale, il y a eu des moments de grande amitié et bienveillance entre elles. Il y a aussi eu des périodes de rupture presque totale et de conflits comme pendant la guerre entre l’Inde et la Chine de 1962. Cependant, les trois pays ont compris que leurs relations devaient s’établir à partir d’une réalité stratégique qualitativement différence. Par exemple, il est hors de question pour eux de ressusciter d’anciens types d’alliances contre un troisième pays, pour l’attaquer ou quoi que ce soit ou des accords garantissant un soutien inconditionnel à un autre pays.
Un des domaines principaux de coopération pour les trois pays est la sécurité énergétique. La Russie est un pays qui a des excédents d’énergie tandis que la Chine en manque. En collaborant ces trois états peuvent investir dans des projets communs qui pourraient faciliter le flux de pétrole et de gaz russes vers la Chine et l’Inde. La coopération trilatérale peut améliorer la sécurité énergétique en Asie et dans le monde.
Ils peuvent aussi s’épauler dans le combat contre les mouvements séparatistes. Ils peuvent éviter de soutenir ces mouvements dans les pays les uns des autres, échanger leur expérience pour résoudre les problèmes ethniques et coopérer dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Le développement économique continue de la Russie, de l’Inde et de la Chine est devenu le moteur de l’économie mondiale. Il y a beaucoup de similarités entre la situation socio-économique de ces trois pays et la manière dont ils réagissent à la mondialisation. Il faut faire prendre conscience à la population de chacun des pays des avantages d’une coopération entre la Russie, l’Inde et la Chine pour obtenir le soutien des peuples. La mondialisation offre de nouvelles opportunités et pose de nouveaux défis à la Chine, l’Inde et la Russie. Afin de profiter de ces opportunités et de répondre aux défis, un mécanisme permanent qui leur permette de se consulter régulièrement et de coordonner leurs actions est devenu nécessaire.
La coopération trilatérale du RIC a une grande importance géopolitique parce que les trois pays totalisent 2,4 milliards d’habitants, soit 40% de la population mondiale et occupent 22,5% de la surface du globe. Il ne fait aucun doute que les trois pays possèdent d’immenses ressources humaines, un gigantesque potentiel commercial et énormément de ressources naturelles.
Les trois pays ont la difficile tâche de développer leur économie. La Chine a des frontières communes avec la Russie et l’Inde. Les trois pays sont opposés aux alliances militaires et aux guerres. La relation entre les trois pays influe sur les principes de base de la sécurité de l’Asie. Leur coopération aura certainement un impact positif sur la sécurité de l’Asie si elle s’améliore encore et si d’autres pays se mettent à respecter les mêmes principes.
La coopération trilatérale a beaucoup progressé depuis le premier meeting à Moscou en septembre 2001. Le format trilatéral s’est précisé au cours de réunions des ministres des affaires étrangères de ces pays en marge des sessions de l’Assemblée Générale de l’ONU à New York dans les années 2003 et 2004. Une réunion exceptionnelle notable des ministres des affaires étrangères a eu lieu en juin 2005 à Vladivostok en Russie. Suite à cette rencontre la triade a pris une forme plus claire. Au programme des réunions entre les ministres il y a des échanges sur des problèmes cruciaux régionaux et internationaux y compris la guerre contre le terrorisme international, le trafic de drogues et autres problèmes majeurs. L’interaction économique de la triade s’est intensifiée au cours des années suivantes. Au meeting d’octobre 2007 à Harbin en Chine, les ministres des trois pays se sont partagés les tâches : la Chine a pris l’agriculture, l’Inde la santé et la Russie la prévention et la réponse aux urgences. En février 2007 et plus tard en octobre 2007 au cours des réunions tenues à New Delhi en Inde et à Harbin en Chine, il a été décidé de donner un caractère structuré et dynamique aux relations trilatérales pour promouvoir la coopération pratique. Le mécanisme de consultation entre les dirigeants des départements territoriaux des ministères des affaires étrangères de Russie, d’Inde et de Chine s’est révélé le vecteur essentiel dans la réalisation de ces objectifs. Il a été décidé de se réunir de la sorte régulièrement et au moins une fois par an et depuis il y a un meeting annuel des ministres des affaires étrangères du RIC.
Ces dernières années la triade a fait preuve d’une coordination étroite sur les problèmes internationaux majeurs. Pendant la dernière réunion du RIC à Moscou, les trois pays ont pris la même position sur la crise syrienne et le nucléaire iranien en refusant l’intervention. Ils ont soutenu l’initiative de paix de Kofi Annan en Syrie. Selon le RIC, l’Iran a un droit souverain à l’énergie nucléaire pacifique et le RIC a fortement insisté pour que le problème soit résolu par le dialogue politique et diplomatique et par des consultations entre l’Iran et l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique. Dans sa déclaration conjointe, le RIC a réitéré son inquiétude par rapport à l’Afghanistan et aux victimes du terrorisme et du trafic de drogues généré par le conflit Afghan. Leur déclaration conjointe faisait état de leur engagement pour assurer la stabilité en Afghanistan et de leur engagement à contribuer à la stabilité et la sécurité dans le cadre de l’ONU ou à travers d’autres initiatives locales, comme l’Organisation de Coopération de Shanghai dont la Russie et la Chine sont membres ou observateurs et l’Inde observateur. Le rapprochement des membres du RIC se manifeste clairement dans différentes assemblées, des Nations Unies aux sommets du G20, en passant par l’Organisation coopérative de Shanghai, les réunions Asie-Europe, les réunions sur le climat, les sommets de l’Asie orientale, etc...
Ces trois pays sont très complémentaires en ce qui concerne les ressources naturelles, la qualité des services, la qualification des travailleurs, la capacité technologique et industrielle. Ils ont tous une forte activité entrepreneuriale et sont performants dans l’innovation et la technologie. De plus, le niveau d’interaction actuelle commerciale, économique et financière est très inférieur au potentiel. Il y a donc des perspectives considérables de coopération technologique et innovatrices. Le RIC a déjà créé des organes subsidiaires comme la réunion des experts du RIC sur la gestion des catastrophes, le forum trilatéral des affaires, le dialogue trilatéral des universitaires et il a organisé des projets et des conférences trilatérales dans ces domaines spécifiques. Toutefois pour les trois pays, c’est la sécurité alimentaire et des produits de première nécessité qui va devenir le premier souci et c’est un domaine dans lequel la coopération étroite et la compréhension seront de plus en plus nécessaires à mesure que l’intégration des trois états dans le marché mondial avancera.
Les réunions régulières des ministres des affaires étrangères des trois pays jouent une rôle essentiel dans la consolidation trilatérale. Le rôle principale des échanges de la triade est de créer un bon climat entre les trois pays, d’améliorer le paradigme de la sécurité dans la région et de renforcer la compréhension et la confiance mutuelles qui sont nécessaires pour solutionner d’éventuels problèmes bilatéraux. Les principes mis en oeuvre dans le dialogue trilatéral sont l’égalité, la confiance mutuelle et le consensus. La coopération trilatérale a énormément progressé et aussi longtemps que la patience et la persévérance ne se tariront pas, la coopération entre ces trois pays ne fera que croître et embellir.
Nivedita Das Kundu
Nivedita Das Kundu est directeur adjoint (recherche) à Indian Council for Social Science Research, New Delhi, Inde et analyste de politique étrangère.
Pour consulter l’original : http://indrus.in/articles/2012/04/24/ric_trilateral_set_to_scale_new_h...
Traduction : Dominique Muselet pour LGS
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MessagePosté le: Lun 28 Juil 2014 - 16:22    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 28 Juil 2014 - 16:24    Sujet du message: RIC la trilatéral asiatique Répondre en citant

Souveraineté alimentaire : l’Inde dit non aux diktats de l’Omc (source s&p)
Alors que démarrait une réunion de deux jours de l’OMC avant-hier à Genève, le gouvernement indien a fait part de sa décision de ne pas signer le protocole commercial que souhaitait désespérément lui faire avaler l’Empire de Wall Street et de la City.
Ce protocole aurait conféré à l’OMC des pouvoirs dictatoriaux, lui donnant le droit d’imposer des limites aux subsides accordées par tout pays à ses agriculteurs et aux achats de nourriture à l’intention des plus pauvres. Puisque l’OMC travaille par consensus, le protocole est essentiellement mort.
L’Inde maintient un important programme de subventions à l’agriculture, en particulier des stocks physiques de céréales (riz, blé, etc.) pour subvenir aux besoins des centaines de millions de citoyens les plus pauvres. Ce programme lui coûte près de 22 milliards de dollars par an. Le protocole proposé par l’OMC aurait accordé un sursis à titre « exceptionnel » jusqu’en 2017, mais visait plus généralement à interdire cette pratique jugée comme une « distorsion à la liberté des échanges ». L’Inde n’a pas confiance que l’OMC trouverait d’ici 2017 une solution pour l’aide aux plus pauvres, en supposant bien évidemment que cela fasse même partie de ses préoccupations ! D’où la décision indienne de ne pas signer le protocole.
L’Institut pour le développement global et l’environnement (GDEA) de l’Université Tufts à Boston a publié un rapport (repris sur Al Jazeera il y a deux jours), dans lequel ses deux auteurs, Timothy Wise et Jeronim Capaldo défendent la position indienne :
Citation:
Les gains potentiels de ce protocole arrêté en décembre 2013 à Bali, en Indonésie, sont largement surestimés, et font surtout la part belle pays les plus riches et les traders du secteur privé. Pendant ce temps, les États-Unis et d’autres pays développés ont fait peu d’efforts pour répondre aux demandes légitimes des pays en voie de développement, qui souhaiteraient que leurs programmes de sécurité alimentaire soient exemptés des exigences archaïques de l’Accord sur l’Agriculture (AoA) de l’OMC. »
Ils décrivent ensuite en ces termes les crimes de l’Empire :« Les Etats-Unis et d’autres prétendent que l’accroissement récent par l’Inde de son Programme national de sécurité alimentaire est une forme de subvention à l’agriculture provoquant des distorsions dans les échanges car le gouvernement achète le riz et le blé des fermiers indiens à des prix fixés par lui, situés en général au-dessus des prix du marché. L’hypocrisie des producteurs américains pratiquant le dumping de longue date et accusant ensuite les pays en voie de développement de faire la même chose est déjà bien assez grande. Mais l’actuelle plainte des États-Unis est encore plus cynique. Les prix d’achat pratiqués par le gouvernement indien sont à peine plus élevés que ceux du marché, mais ils semblent beaucoup plus élevés puisque une clause de l’AoA affirme que les prix administrés doivent êtres comparés non pas aux prix du marché actuel mais à la moyenne des prix internationaux de la période 1986-88 (!). Ces prix sont à peu près un sixième des prix du marché actuels, ce qui donne l’impression fausse que n’importe quel gouvernement accorde à ses agriculteurs de gigantesques subventions.
 
Les deux auteurs ajoutent que le G-33, un groupe de pays en voie de développement coordonnant entre eux leurs politiques commerciales, « ont demandé depuis 2006 à l’OMC de rouvrir l’AoA pour au moins réajuster les prix de référence pour rendre compte de l’inflation. Les États-Unis et autres partenaires ont refusé. »Ainsi, comme le soulignent Wise et Capaldo, « les enjeux sont plus importants que le seul protocole de Bali. Ils vont au cœur de ce que l’OMC a appelé l’Agenda de développement de Doha, et de l’engagement unique selon lequel un accord est valide seulement si des accords sont conclus dans tous les domaines de négociation. Les États-Unis et d’autres pays exportateurs ont insisté lourdement pour que les pays en voie de développement s’engagent fermement en faveur d’un assouplissement des échanges... mais ne se sont pas engagés en contrepartie à négocier de bonne foi sur les lacunes de l’Accord actuel de l’OMC sur l’agriculture, ou sur la question spécifique des réserves de sécurité alimentaire soulevée à la réunion de Bali. »
Le courage de l’Inde indique bien comment les pays des BRICS ont décidé d’aller de l’avant avec un nouvel ordre économique mondial, offrant à leurs membres et alliés la force de résister, de manière souveraine, aux diktats mortifères de l’Empire de Wall Street et de la City.
Les membres suivants remercient Anonymous pour ce message :
(28/07/14), Marine (28/07/14), resurgence (29/07/14)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:09    Sujet du message: RIC la trilatéral asiatique

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