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Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure

 
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Joseck


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MessagePosté le: Sam 12 Juil 2014 - 08:20    Sujet du message: Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure Répondre en citant

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Marine (12/07/14), aja777 (16/07/14)
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Joseck


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MessagePosté le: Sam 12 Juil 2014 - 09:10    Sujet du message: Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure Répondre en citant

Tomber plus haut
 
Elle aurait pu le tuer, elle l’a au contraire fait renaître. La tumeur crânienne qui atteint Guibert del Marmol, alors qu’il n’a que trente ans, marque le point de départ de la transformation profonde d’un homme. Transformation dont il fait le récit dans Tomber plus haut (Ed. Alphée, 2009). Entretien.
 
En 1994, Guibert del Marmol, patron d’entreprise, est victime, à trente ans seulement, d’un burn-out professionnel. Peu de temps après, les médecins lui découvrent une tumeur crânienne. Opéré avec succès, il passe les dix années suivantes à se reconstruire, physiquement et psychiquement. Il explore alors d’autres voies que celles de la médecine traditionnelle, qui lui prédit un avenir sombre. Son livre est un témoignage de vie intense, qui nous montre comment Tomber plus haut.
Le surtitre de Tomber plus haut est : « Comment découvrir votre intelligence intérieure. » Quelle est cette « intelligence intérieure » ?
Guibert del Marmol : Nous avons tous en nous une intelligence qui sait et qui sent, qui est plus rapide que l’intelligence cérébrale. Certains pensent qu’il s’agit de l’intuition, mais c’est plus que cela : c’est une intuition profonde, débarrassée du prisme de nos peurs, de nos croyances, voire de notre culture. Se connecter à son intelligence intérieure, c’est comprendre qui l’on est véritablement. Je l’ai découverte dans une situation de vie ou de mort, au moment où je devais reconstruire ma santé. Il y avait des choix à faire. Je sentais bien que les médecins n’étaient pas sûrs de ce qu’ils disaient. Après tout, la médecine n’est pas une science exacte. Je me suis donc mis à explorer d’autres voies. J’ai trouvé cette intelligence intérieure au travers d’une grande remise en question, et de moments d’intériorité et d’écoute profonde. Et elle m’a permis de déjouer les pronostics de la médecine traditionnelle.
Quels étaient ces pronostics ?
Guibert del Marmol : En sortant de l’hôpital, on m’avait dit que je ne pourrais plus avoir d’enfants, que je serais dans un état dépressif latent permanent, et dans l’obligation de prendre des médicaments trois fois par jour, sous peine de tomber dans le coma. Par une remise en ordre de mes corps physique, mental et émotionnel, j’ai changé ces plans. J’ai eu deux autres enfants, et surtout, je me suis quasiment affranchi de tous mes médicaments. Je ne crois pas pour autant au surnaturel ou aux miracles, mais simplement que le corps est la meilleure des pharmacies.
Qu’entendez-vous par là ?
Guibert del Marmol : Le corps est beaucoup plus puissant qu’on ne le pense. J’ai voulu comprendre ce qui s’y passait, pensant que si je parvenais à prendre connaissance de ce qui se produisait dans mes cellules, j’allais accélérer le processus de guérison. J’ai commencé à lire de nombreux récits scientifiques, des ouvrages de psycho-neuro-immunologie, de biologie cellulaire, de physique quantique… Il me fallait m’affranchir de pensées limitatives et expérimenter. Quand j’ai commencé à me soigner par les mains, je n’y croyais pas vraiment, mais j’ai vu l’impact que cela avait sur moi. De même lorsque j’ai appris à me soigner avec les octaves de la voix.
Quel sens donnez-vous à l’épreuve que vous avez traversée ?
Guibert del Marmol : Cette épreuve a été libératoire. À partir de ce point d’inflexion, ma vie est devenue beaucoup plus belle. Avant, j’évoluais dans l’univers des affaires. J’avais beaucoup d’ambition. Je vivais à travers le regard des autres, dans l’illusion de l’importance de cette matérialité que j’accumulais. En fait, je n’étais ni pire, ni meilleur que mes contemporains, mais la vie a fait que j’ai dû me poser des questions fondamentales plus tôt que la majorité des gens. La crise de conscience que beaucoup traversent vers 45-50 ans, moi je l’ai vécue à 30. Cette tumeur qui devait me tuer m’a fait renaître à moi-même, à quelque chose de beaucoup plus fondamental. Elle m’a permis de me connecter à mon moi profond, à ce qui donnait un sens à mon existence.
Vous dites que vous avez le sentiment d’avoir conçu tout seul votre tumeur…
 
Guibert del Marmol : Entre le jour où les médecins ont découvert la tumeur et mon opération, un mois et demi s’est écoulé. Un mois et demi d’introspection durant lequel j’ai essayé de comprendre ce qui m’arrivait. Au début, je me sentais surtout révolté : pourquoi cela m’arrivait-il à moi ? Puis, j’ai commencé à penser que j’avais peut-être participé à mon état. En passant en revue l’année qui venait de s’écouler, je me suis rendu compte que j’avais entretenu des sentiments très négatifs, faits de colère, d’amertume, de rancœur. Je m’étais comme injecté le poison en moi-même : toutes ces émotions avaient joué sur mon système immunitaire. Je n’avais pas créé la tumeur, mais des conditions favorables à son développement. J’ai compris que mes états chimiques dépendaient de mes états psychiques, et que quelque part, je m’étais détruit par une mauvaise gestion de mes émotions.
Vous avez développé une hygiène de vie totalement différente dès la découverte de la tumeur. En quoi consiste t-elle ?
Guibert del Marmol : Je me suis dit que si j’étais capable de me détruire, j’étais probablement capable de me reconstruire. Et cela commençait par une remise en ordre de la maison, c’est-à-dire de mon corps physique. Il fallait le remettre en condition de succès, en le rendant beaucoup plus solide et résistant. Je me suis mis à faire beaucoup de sport : du jogging, du vélo, des peaux de phoque en montagne… Quand vous faites ces exercices cardio-vasculaires, votre cerveau libère de l’endorphine au bout de la 40ème minute. C’est l’hormone du bonheur. Elle a un pouvoir thérapeutique phénoménal sur le corps. Non seulement vous vous sentez bien mais en plus, vous vous sentez plus serein, plus créatif. J’ai également modifié mon alimentation, en privilégiant les légumes à la vapeur, la viande blanche… et surtout, en écoutant mon corps.
Et au niveau psychique ?
 
Guibert del Marmol : La maîtrise de mon corps physique m’a permis d’adopter une meilleure gestion de mon corps mental, de mieux gérer mes pensées. J’ai appris à développer ce que les bouddhistes appellent le pouvoir du moment présent. Le gros problème de l’homme, c’est qu’il vit avec l’angoisse du futur et l’amertume du passé. Mais tout se passe toujours dans le moment présent. Il faut pouvoir le vivre et l’apprécier. De même, je crois profondément aux vertus du bonheur. Je me suis mis à vivre très différemment, à sortir du stress, de l’impatience, à être beaucoup plus présent à moi-même, à accorder plus de temps à mes enfants, et à essayer de ne jamais perdre de vue l’essentiel. Tout ce travail m’a permis de porter un regard très différent sur qui j’étais en tant qu’homme, mari, père, et chef d’entreprise.
Dans votre livre, vous menez également une réflexion sur le monde de l’entreprise. Après avoir dirigé plusieurs entreprises internationales, vous décidez, en 2006, de vous tourner vers une activité de conseil, visant à la mise en place d’une « gestion durable et responsable ». Pourquoi un tel virage
Guibert del Marmol : En sortant de l’hôpital, je suis retourné dans le monde des affaires et j’ai continué à diriger des entreprises pendant plus de dix ans. A 40 ans, je me suis demandé ce que je voulais faire des quarante années suivantes de ma vie. J’ai réalisé que ce qui comptait à mes yeux, c’était de pouvoir contribuer à un monde meilleur pour mes enfants et leur génération. J’ai alors eu l’idée d’unir mes compétences managériales avec mes compétences humaines, ce savoir-faire acquis en dix ans dans le domaine des relations entre le corps et l’esprit. J’avais la conviction que les entreprises éclairées pouvaient vraiment contribuer à la création d’un monde meilleur. Les plus soucieuses de l’éthique ou du développement durable avaient un point commun : l’ouverture personnelle de leurs dirigeants. J’ai compris que je ne ferais pas bouger une entreprise sans faire bouger ceux qui la dirigent. Il fallait donc aider les dirigeants à accéder à une autre conscience en travaillant sur eux.
Pour donner naissance à ce que vous appelez un « dirigeant inspiré et inspirant » ?
Guibert del Marmol : Exactement. J’ai créé des modules de formation pour les dirigeants, pour les aider à se connecter à cet état. Etre inspiré, c’est déjà se connaître soi-même. Quand je demandais à certains ce qui les faisait se lever le matin, ce qui donnait un sens à leur existence, très peu savaient répondre. C’est difficile d’être inspiré si on ne sait pas qui l’on est. Après, il faut devenir inspirant, ce qui implique d’avoir le courage de vivre en cohérence avec ses valeurs profondes. Parfois, cela demande de s’opposer à l’actionnaire, aux syndicats, à tout un système qui va dans une direction qui ne correspond plus à qui vous êtes. Beaucoup de gens sont déchirés entre leurs valeurs et celles que leur impose le système économique. Et ils implosent. Ensuite, il faut parvenir à créer un capital affectif ; à susciter, chez les autres, l’envie de travailler avec vous. Et enfin, vient le plus difficile : l’humilité. J’en manquais, et c’est ce qui m’a conduit sur un lit d’hôpital. Mon ego ne m’a pas laissé lâcher prise. Il faut pouvoir reconnaître que l’on s’est trompé. Devenir inspiré et inspirant, c’est changer de regard sur soi-même et le monde, et adopter une philosophie d’entreprise plus humaine, éthique, et responsable.
Pensez-vous que les entreprises aient une plus grande responsabilité dans l’évolution du monde au 21ème siècle ?
Guibert del Marmol : Oui. Il y a maintenant urgence. Il n’est pas trop tard, mais il est temps de changer fondamentalement notre façon de produire et de consommer. Nous vivons des antagonismes profonds : nous n’avons jamais été aussi riches, mais la terre n’a jamais été en aussi mauvais état ; nous n’avons jamais disposé d’une technologie aussi pointue, mais nous n’avons jamais connu autant de nouvelles pandémies. Nous sommes à la croisée des chemins, à l’heure des choix. Ce n’est pas l’économie de marché qui a mis à mal le système, ce sont les excès financiers. Je dis aux entreprises qu’en l’absence d’une gouvernance mondiale, et face à des enjeux planétaires, seuls les acteurs économiques mondiaux peuvent décider d’agir vite et bien. Si un dirigeant d’une société comme Microsoft ou une autre s’ouvre à une autre logique, s’il le vit au quotidien dans l’entreprise, cela a un impact considérable. Aujourd’hui, des acteurs économiques éclairés peuvent vraiment changer le monde.
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Joseck


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MessagePosté le: Sam 12 Juil 2014 - 09:21    Sujet du message: Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure Répondre en citant

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:32    Sujet du message: Du burn-out professionnel à l'intelligence intérieure

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