OnNousCacheTout... Index du Forum

OnNousCacheTout...
"Faits de société, politique, pouvoir, conspirations, mensonges et vérités..."

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Isaac Asimov 1964

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Livres, revues et citations
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 431
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Lun 16 Juin 2014 - 20:41    Sujet du message: Isaac Asimov 1964 Répondre en citant

 Les trois lois  DE LA ROBOTIQUE
 




Première loi
 
UN ROBOT NE PEUT PORTER ATTEINTE A UN ÊTRE HUMAIN NI, RESTANT PASSIF, LAISSER CET ÊTRE HUMAIN EXPOSÉ AU DANGER.
 
Deuxième loi
 
UN ROBOT DOIT OBÉIR AUX ORDRES DONNÉS PAR LES ÊTRES HUMAINS, SAUF SI DE TELS ORDRES SONT EN CONTRADICTION AVEC LA PREMIÈRE LOI.


Troisième loi
 
UN ROBOT DOIT PROTÉGER SON EXISTENCE DANS LA MESURE OÙ CETTE PROTECTION N’EST PAS EN CONTRADICTION


AVEC LA PREMIÈRE OU LA DEUXIÈME LOI.







Né en 1920 en Russie, le jeune Isaac Asimov émigre très tôt aux Etats-Unis où il obtient la nationalité américaine. Son enfance se passe entre la boutique familiale et son besoin de lire tous les ouvrages qu'il peut trouver. C'est dans les pulps qu'il découvre la science-fiction populaire, une inspiration pour écrire ses propres récits durant son adolescence.
 
Après plusieurs essais, le jeune écrivain parvient à vendre la nouvelle Marooned off Vesta en 1939. Après des études supérieures, il devient docteur ès science en 1948, continuant à produire de nombreux récits. En 1958 il décide de se consacrer uniquement à l'écriture, et recevra de nombreux prix et récompenses jusqu'à sa mort en 1992.
Célèbre en France pour ses nombreux récits de science-fiction, il est également connu outre-atlantique pour une multitude d'ouvrages de vulgarisation scientifique.
      
 
Citation:
« Je n'ai aucun regret [...] à l'idée de ne pas être là pour voir se mettre en place les futurs possibles. Car comme Hari Seldon, je peux contempler mon oeuvre tout autour de moi et cela me console. Je sais que j'ai étudié, imaginé et dépeint par écrit bien des avenirs éventuels, alors c'est un peu comme si je les avais personnellement connus. »

 
 
 
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Lun 16 Juin 2014 - 20:41    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
nemo44
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 16 Juin 2014 - 21:52    Sujet du message: Isaac Asimov 1964 Répondre en citant

LOL!!!


Revenir en haut
einstein42
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 17 Juin 2014 - 09:09    Sujet du message: Isaac Asimov 1964 Répondre en citant

si ces loi était respecter la robotique serais la plus belle invention sauf que les gens veulent des robot crs huissier militaire nutritionniste et gardien de prison et donc cette invention est en train de devenir la pire invention
Les membres suivants remercient Anonymous pour ce message :
Marine (17/06/14)
Revenir en haut
nemo44
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 17 Juin 2014 - 10:23    Sujet du message: Isaac Asimov 1964 Répondre en citant

grâce aux robots il deviendrais théoriquement inutile de travailler (a terme ...)


mais qui ne travaille n est esclave et ne rapporte rien (vue du haut de la pyramide .... Wink


quant a partager quoique cela soit c est mal barré aussi .


voila pourquoi les robots ne seront pas nos amis dans le futur . mais nos futurs bourreaux ...
Revenir en haut
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 431
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 - 09:18    Sujet du message: Isaac Asimov 1964 Répondre en citant

Citation:
Le robot Giskard Reventlov attendait dans le salon et Gladïa l’accueillit avec ce même sentiment de malaise qu’elle ressentait toujours en se trouvant devant lui.
Il demeurait primitif, comparé à Daneel. C’était manifestement un robot métallique, avec un visage sans la moindre expression humaine et des yeux qui brillaient d’un rouge sans éclat, ainsi qu’on pouvait le remarquer s’il faisait assez sombre. Tandis que Daneel portait des vêtements, Giskard ne présentait qu’une apparence de vêtements, mais une bien habile apparence car c’était Gladïa elle-même qui l’avait conçue.
— Eh bien, Giskard, dit-elle.
— Bonsoir, madame Gladïa, dit Giskard avec une légère inclination de la tête.
Gladïa se souvint des paroles d’Elijah Baley il y avait bien longtemps, tel un murmure dans un recoin de son cerveau :
— Daneel prendra soin de vous. Il sera votre ami tout autant que votre protecteur et vous devrez être une amie pour lui, en souvenir de moi. Mais c’est Giskard que je veux que vous écoutiez. C’est lui qui doit être votre conseiller.
— Mais pourquoi lui ? Je ne suis pas sûre de beaucoup l’aimer, avait dit Gladïa en se rembrunissant.
— Je ne vous demande pas de l’aimer. Je vous demande de lui faire confiance.
Et il n’en avait pas précisé la raison.
Gladïa essayait de faire confiance au robot Giskard, mais elle était heureuse de ne pas avoir à l’aimer. Quelque chose en lui la faisait frissonner.
Daneel et Giskard avaient fait partie intégrante et effective de son établissement pendant les nombreuses décennies au, cours desquelles Fastolfe en avait été le propriétaire en titre. Ce n’est qu’à son lit de mort que Han Fastolfe lui en avait transféré la propriété. Giskard était la seconde chose, après Daneel, que Fastolfe avait laissée à Gladïa.
Elle avait dit au vieil homme :
— Daneel me suffit, Han. Votre fille Vasilia souhaitera avoir Giskard. J’en suis sûre.
Fastolfe, calmement étendu dans son lit, les yeux clos, plus paisible, semblait-il, qu’elle ne l’avait vu depuis des années, n’avait pas répondu tout de suite. Un instant, elle avait cru que la vie l’avait abandonné si doucement qu’elle n’en avait rien vu. La main de Gladïa s’était serrée convulsivement sur celle de Fastolfe dont les yeux s’étaient ouverts. Il avait murmuré :
Je me soucie peu de mes filles biologiques, Gladïa. Pendant vingt décennies, je n’ai jamais eu qu’une seule fille effective : vous. Je veux que ce soit vous qui ayez Giskard. Il est précieux.
— Pourquoi est-il précieux ?
— Je ne saurais le dire, mais j’ai toujours trouvé sa présence rassurante. Conservez-le toujours, Gladïa. Promettez-le-moi.
— Je vous le promets, avait-elle dit.
Alors, ses yeux s’étaient ouverts une dernière fois, sa voix avait retrouvé un dernier sursaut d’énergie pour dire, d’un ton presque normal :
— Je t’aime, Gladïa, ma fille.
Et Gladïa avait répondu :
— Je vous aime, Han, mon père.
Ce furent les dernières paroles qu’il prononça et entendit. Gladïa s’était retrouvée tenant la main d’un cadavre et, pendant un instant, elle n’avait pu se résoudre à la lâcher.
C’est ainsi que Giskard lui appartenait. Mais malgré tout il la mettait mal à l’aise sans qu’elle puisse dire pourquoi.
— Eh bien, Giskard, dit-elle, j’ai essayé de distinguer Solaria dans le ciel parmi les étoiles, mais Daneel me dit qu’on ne pourra la voir avant 3 h 20 et que, même alors, il me faudra des amplificateurs. Le savais-tu ?
— Non, madame.
— Dois-je attendre tout ce temps ? Qu’en penses-tu ?
— Je pense, madame Gladïa, que vous seriez mieux au lit.
— Vraiment ? Et si je préfère rester debout ? demanda Gladïa, irritée.
— Ce n’est qu’une suggestion, madame, mais vous aurez demain une rude journée et vous regretterez probablement ce sommeil perdu si vous n’allez pas vous coucher.
En quoi ma journée de demain sera-t-elle rude, Giskard ? demanda Gladïa, les sourcils froncés. Je ne vois pas quelle épreuve peut m’attendre.
— Vous avez un rendez-vous, madame, expliqua Giskard. Avec un certain Levular Mandamus.
— Vraiment ? Quand cela s’est-il décidé ?
— Il y a une heure. Il a photophoné et j’ai pris la liberté...
— Tu as pris la liberté ? Qui est-ce ?
— C’est un membre de l’Institut de Robotique, madame.
— C’est donc un sous-fifre de Kelden Amadiro ?
— Oui, madame.
— Comprends bien, Giskard, qu’il ne m’intéresse pas le moins du monde de voir ce Mandamus ou quiconque ayant un rapport avec ce crapaud venimeux d’Amadiro. Ainsi donc, si tu as pris la liberté de lui accorder un rendez-vous en mon nom, tu vas prendre la liberté plus grande de le rappeler immédiatement et d’annuler ce rendez-vous.
— Si vous me confirmez qu’il s’agit bien d’un ordre, madame, et si vous rendez cet ordre aussi impératif et positif que possible, j’essaierai d’obéir. Peut-être n’y parviendrai-je pas. Selon moi, voyez-vous, vous allez vous faire du tort si vous annulez ce rendez-vous et je ne dois pas permettre qu’un de mes actes vous crée le moindre tort.
— Il se peut simplement que tu te trompes, Giskard. Qui est cet homme pour qu’il puisse me porter tort si je refuse de le voir ? Le fait qu’il s’agisse d’un membre de l’Institut de Robotique n’en fait pas vraiment quelqu’un d’important à mes yeux.
Gladïa se rendait parfaitement compte qu’elle déchargeait sa bile sur Giskard sans motif valable. La nouvelle de l’abandon de Solaria l’avait bouleversée, comme l’avait gênée l’ignorance qui l’avait conduite à rechercher Solaria dans un ciel où elle ne se trouvait pas.
Certes, c’était Daneel qui par sa science avait rendu si manifeste son ignorance. Et cependant elle ne s’en était pas prise à lui mais, aussi, Daneel paraissait si humain que Gladïa le considérait comme s’il l’était vraiment. Tout était dans l’apparence. Giskard avait l’apparence d’un robot et l’on pouvait donc aisément penser qu’il n’avait aucun sentiment qu’on pût blesser.
Et, incontestablement, Giskard ne manifestait pas la moindre réaction à la mauvaise humeur de Gladïa. (Pas plus que Daneel n’aurait réagi, d’ailleurs.)
— J’ai dit du Dr Mandamus que c’était un membre de l’Institut de Robotique, dit-il. Mais peut-être est-il plus que cela. Depuis quelques années, c’est le bras droit du Dr Amadiro. Ce qui le rend important, et fait de lui quelqu’un qu’on ne peut ignorer. Le Dr Mandamus n’est pas un homme qu’il convient d’offenser, madame.
— Vraiment, Giskard ? Je n’ai rien à faire de Mandamus et moins encore d’Amadiro. Je suppose que tu n’as pas oublié qu’Amadiro, jadis, quand le monde, lui et moi étions jeunes, a fait tout son possible pour prouver que le Dr Fastolfe était un meurtrier. Et que seul un quasi-miracle a permis de faire avorter ses machinations.
— Je m’en souviens parfaitement, madame.
— Voilà qui me rassure. Je craignais qu’en vingt décennies tu aies oublié. Au cours de ces vingt décennies, je n’ai rien eu à voir avec Amadiro ni avec personne qui en fût proche et j’ai l’intention de persévérer dans cette attitude. Je me moque bien du tort que je peux me faire ou des éventuelles conséquences. Je ne recevrai pas le Dr Truc-Machin et, à l’avenir, ne prends aucun rendez-vous pour moi sans me consulter ou, tout au moins, sans préciser que tout rendez-vous est subordonné à mon accord.
— Bien, madame, dit Giskard, mais puis-je vous faire observer...
— Non, tu ne peux rien me faire observer, répliqua Gladïa avant de se détourner.
Elle fit trois pas dans le plus grand silence puis Giskard dit de sa voix calme :
— Madame, je dois vous demander de me faire confiance.
Gladïa s’arrêta. Pourquoi employait-il cette expression ?
De nouveau, elle entendit cette voix si lointaine : « Je ne vous demande pas de l’aimer. Je vous demande de lui faire confiance. »
Ses lèvres se pincèrent, elle fronça les sourcils. A regret, malgré elle, elle se retourna.
— Eh bien, demanda-t-elle d’une voix peu aimable, que veux-tu dire, Giskard ?
— Simplement que du vivant du Dr Fastolfe, madame, c’était sa politique qui prévalait sur Aurora et sur tous les mondes spatiens. C’est ainsi que les Terriens ont été autorisés à émigrer librement sur diverses planètes propices de la Galaxie et qu’ont prospéré les mondes que nous appelons coloniens. Mais le Dr Fastolfe est mort et ses successeurs ne jouissent pas du même prestige. Le Dr Amadiro a maintenu vivaces ses conceptions antiterriennes et il est tout à fait possible qu’elles triomphent désormais et que l’on mène une politique vigoureuse contre la Terre et les mondes coloniens.
— Dans ce cas, Giskard, qu’y puis-je, moi ?
— Vous pouvez recevoir le Dr Mandamus et découvrir pourquoi il est si désireux de vous voir, madame. Je vous assure qu’il a beaucoup insisté pour obtenir un rendez-vous au plus tôt. Il a demandé que vous le receviez à 8 heures.
— Giskard, jamais je ne reçois personne avant midi.
— Je le lui ai dit, madame. J’ai considéré son vif désir de vous voir au petit déjeuner comme un indice de son désespoir. J’ai jugé important de savoir pourquoi il se montrait si désespéré.
— Et si je ne le reçois pas, tu penses, n’est-ce pas, que cela me fera personnellement du tort ? Je ne parle pas du tort que cela pourrait faire à la Terre, ou aux Coloniens, à ceci ou à cela. Cela me fera-t-il du tort, à moi ?
— Madame, cela peut nuire aux Terriens et aux Coloniens, entraver leur possibilité de poursuivre le peuplement de la Galaxie. Empêcher la réalisation du rêve né dans l’esprit de l’inspecteur Elijah Baley voici plus de vingt décennies. Le tort fait à la Terre deviendra donc profanation de sa mémoire. Est-ce que je me trompe en pensant que le moindre tort fait à sa mémoire serait ressenti par vous comme un tort personnel ?
Gladïa en fut bouleversée. Pour la deuxième fois en une heure revenait dans la conversation le nom d’Elijah Baley. Depuis longtemps il n’était plus – ce Terrien à la vie éphémère, mort depuis plus de seize décennies – mais la seule mention de son nom l’émouvait encore.
— Comment les choses pourraient-elles soudain devenir si sérieuses ? demanda-t-elle.
— Il n’y a rien de soudain, madame. Voilà vingt décennies que les Terriens et les Spatiens suivent des voies parallèles et que la politique de sagesse du Dr Fastolfe les a empêchées de converger vers un conflit. Cependant, toujours a existé un fort mouvement d’opposition qu’a dû sans cesse combattre le Dr Fastolfe. Maintenant que le Dr Fastolfe est mort, l’opposition est bien plus puissante. L’abandon de Solaria a considérablement accru l’influence de ce qui fut l’opposition et qui pourrait bien ne pas tarder à devenir la force politique dominante.
— Pourquoi cela ?
— Il est manifeste, madame, que décline la puissance des Spatiens et que bon nombre d’Aurorains ont le sentiment qu’il convient – maintenant ou jamais – de prendre des mesures énergiques.
— Et tu penses que le fait de voir cet homme est important pour empêcher cela ?
— Exactement, madame.
Gladïa demeura silencieuse un instant et de nouveau lui revint en mémoire, bien à contrecœur, qu’elle avait jadis promis à Elijah de faire confiance à Giskard.
— Ma foi, je ne souhaite pas voir cet homme et je ne pense pas que le fait de le recevoir sera bénéfique à quiconque... mais, soit, je le recevrai.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:39    Sujet du message: Isaac Asimov 1964

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Livres, revues et citations
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com