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LA FORTUNE DE L’ABBÉ SAUNIÈRE

 
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Marine
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MessagePosté le: Sam 7 Juin 2014 - 09:38    Sujet du message: LA FORTUNE DE L’ABBÉ SAUNIÈRE Répondre en citant

La renommée du village de Rennes-Le-Château, situé dans le département de l’Aude, à une quarantaine de kilomètres au sud de Carcassonne, doit beaucoup au personnage atypique qu’était Bérenger Saunière et à sa mystérieuse richesse personnelle. Bon nombre de spécialistes et d’amateurs cherchent toujours à donner une réponse à cette énigme.


Né le 11 avril 1852 à Montazels, Saunière est ordonné prêtre en juin 1879. Il est nommé curé de Rennes-Le-Château, un bourg de trois cents âmes, le 1er juin 1885 par monseigneur Billard, l’évêque de Carcassonne. Ses propos antirépublicains le font très tôt remarquer de ses supérieurs qui le suspendent un temps. Revenu dans le village audois en juillet 1886, il retrouve son église en piteux état et il décide de la rénover. Durant dix ans, il réhabilite le bâtiment avec une telle démonstration de luxe qu’il s’attire les soupçons de ses modestes ouailles. Le toit entièrement réparé abrite une décoration, des meubles et des objets entièrement neufs : des vitraux, un chemin de croix, des statues, un autel, une chaire et un confessionnal ont été commandés et réalisés pour l’abbé. L’ensemble, qui aurait coûté plus de 16 000 francs, est particulièrement coloré et ne manque pas de singularité. Pour seul exemple, les paroissiens sont accueillis par la représentation sculptée d’Asmodée, un diable grimaçant aux yeux exorbités, qui supporte le bénitier.


L’abbé Saunière ne s’arrête pas à ces dépenses d’ordre religieux. À partir de 1898, il achète les terrains entre l’église et la limite du village qu’il met au nom de sa servante, Marie Dénarnaud, afin d’y faire construire une villa de style Renaissance, la villa Béthanie, et une tour crénelée servant de bibliothèque, la tour Magdala. À l’intérieur de ces deux nouvelles constructions, on retrouve le même luxe que dans l’église rénovée : des meubles sculptés, de la belle vaisselle, des objets de décoration et une collection de livres et de timbres. Ces lieux sont l’occasion pour Saunière de faire preuve de son hospitalité à l’égard d’illustres visiteurs qui ont certainement profité de repas frugaux arrosés des meilleurs vins de France.


L’arrivée de monseigneur de Beauséjour à l’évêché de Carcassonne brise la vie confortable de l’abbé qui est tenu de s’expliquer. En guise d’unique justification, Saunière déclare que la villa Béthanie, construite grâce à des dons dont il doit taire l’origine, n’a été envisagée qu’à des fins philanthropiques puisqu’elle doit abriter des personnes âgées sans ressources. L’argument ne convainc pas et l’abbé Saunière est déplacé. En janvier 1909, il est nommé curé de Coustouge, un village proche qu’il ne rejoint pas. Il démissionne le mois suivant, avant d’être interdit de messe et remplacé par un nouveau curé. Il continue pourtant ses offices dans un lieu très personnel, la chapelle privée de la villa Béthanie. Il meurt le 22 janvier 1917 à l’âge de 65 ans. Sa dépouille est d’abord enterrée au cimetière de Rennes-le-Château, puis rejoint en septembre 2004 son domaine personnel devenu la propriété de la commune.


Depuis la fin du XIXe siècle, une seule question est sur toutes les lèvres des habitants du village et des passionnés de l’étrange destinée de Saunière : quelle est l’origine de la fortune de l’abbé ? Une seule personne, en l’occurrence Marie Dénarnaud, détenait vraisemblablement une partie de la réponse ou celle-ci tout entière. Désignée héritière du domaine par l’abbé, la servante finit ses jours à Rennes-le-Château de façon modeste et dans le plus grand silence. Quand elle meurt le 29 janvier 1953 des suites d’une attaque cérébrale, personne ne sait s’il reste encore quelque chose du trésor de l’abbé. Même Noël Corbu, qui a gagné toute la confiance de la vieille dame au point d’avoir été désigné comme son héritier, n’a pu recueillir aucune confidence.


Les années 1960 voient donc le début de l’arrivée massive de touristes curieux et de chercheurs en herbe, sensibilisés à la bonne fortune de l’abbé par des lectures défendant des thèses plus ou moins crédibles. Face au phénomène de foire, le maire de Rennes-le-Château est même contraint de prendre un arrêté municipal interdisant les fouilles sur le territoire du village. Certes, on sait que Saunière et sa servante ont creusé dans le cimetière en pleine nuit durant l’année 1895. Des témoins l’ont certifié et le conseil municipal de l’époque s’en est lui-même ému. Mais la découverte d’un trésor et de parchemins renfermant un code n’a jamais été prouvée. Doit-on alors plutôt voir dans les dépenses extravagantes de l’abbé le produit d’un trafic d’intentions de messe ? L’hypothèse est recevable. Une fois suspendu, Saunière vivra plus humblement et Marie Dénarnaud finira ses jours de la même façon. Mais l’imposante littérature sur le sujet, dans laquelle se distingue, par son succès commercial, l’ouvrage intitulé L’Énigme sacrée qui a inspiré le célèbre Da Vinci Code de Dan Brown, ne le voit pas de cet oeil. Les explications du mystère seraient bien plus complexes.


Les théories sur l’origine de la fortune de l’abbé Saunière sont aujourd’hui innombrables et variées. Pour la majorité d’entre elles, elles n’ont qu’un point commun, celui d’un trésor. Mais lequel ? celui du Temple de Salomon ? des Wisigoths ? du roi Dagobert ? de Blanche de Castille ? des cathares ? des Templiers ? des Hautpoul, seigneurs de Rennes ? À défaut de réponse, certains passionnés continuent de creuser illégalement dans la nuit, au grand mécontentement de la municipalité de Rennes-le-Château.
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MessagePosté le: Sam 7 Juin 2014 - 09:38    Sujet du message: Publicité

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