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La face cachée de l'O.N.U

 
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Marine
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MessagePosté le: Jeu 22 Mai 2014 - 18:35    Sujet du message: La face cachée de l'O.N.U Répondre en citant

Michel Schooyans

[b]Ce livre brise un tabou : en matière de droits de l'homme,[/b] l'ONU inquiète. Elle est en train d'enterrer la conception réaliste des droits de l'homme : celle des déclarations de 1789 et de 1948, selon lesquelles tous les hommes naissent avec les mêmes droits - droit à la vie, à la liberté, à l'association, etc. Créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec la mission de promouvoir ces droits et de les faire respecter, l'ONU s'éloigne de plus en plus de sa référence fondatrice qui l'appelait à édifier de nouvelles relations internationales. Fortement influencée par la pensée anglo-saxonne, l'ONU tend désormais à considérer les droits de l'homme comme le produit de conventions qui, une fois ratifiées, acquièrent force de loi. Ici, la recherche de la vérité n'a pas sa place. Le mot consensus est le nouveau talisman, la source du droit ; c'est lui qui définit le " politiquement correct ". Ainsi, en utilisant le droit international positif, l'ONU procède à une concentration pyramidale du pouvoir. Rognant la juste souveraineté des nations, elle se pose de plus en plus en super-Etat mondial. Elle exerce un contrôle de plus en plus centralisé sur l'information, la santé et les populations, les ressources du sol et du sous-sol, le commerce mondial et les organisations syndicales, enfin - et surtout - sur le droit et la politique. Exaltant le culte néo-païen de la Terre-mère, elle prive l'homme de la place centrale que lui reconnaissent les grandes traditions philosophiques, juridiques et religieuses. Face à cette globalisation pleine d'ambiguïtés, il est temps que les Etats se ressaisissent, car s'ils se laissent dissoudre, les hommes seront sans défense devant une bureaucratie supra-nationale qui se sera arrogé le monopole de définir le vrai et le faux, le bien et le mal, le juste et l'injuste. L'auteur analyse cette dérive de l'ONU, tout en montrant qu'elle n'a rien de fatal : elle appelle cependant la réaffirmation vigoureuse et urgente du rôle de la société civile et de ce capital prodigieux qu'est la personne humaine. Un livre non conformiste, unique en son genre et dérangeant.


Michel Schooyans, professeur émérite à l'Université de Louvain, s'est intéressé à des recherches en philosophie politique, portant sur les idéologies contemporaines, les politiques de population. Dans le présent ouvrage, il s'attache à découvrir les aspects cachés de la plus importante institution mondiale, l'ONU. Sa critique est directe, acerbe, voire même méprisante si l'on considère certaines expressions comme un « bric-à-brac holistique hallucinant » (p. 13), « bazar par la porte des soi-disant " nouveaux droits de l'homme " » (p. 14), « les égarements de l'ONU en matière de droits de l'homme » (p. 61). Dès le début, un premier verdict est établi : « L'ONU et certaines de ses agences se comportent comme si elles avaient reçu mandat pour élaborer une conception des droits de l'homme radicalement différente de celle qui s'exprimait en 1948 » (p. 12).

L'ouvrage comprend trois parties avec des titres éloquents : l'empire du consensus, vers la gouvernance mondiale, le dissentiment chrétien. Dans la première partie, l'auteur s'emploie à montrer que les orientations de l'ONU sont passées de la dignité intrinsèque des êtres humains présente dans un anthropocentrisme traditionnel à une forme d'holisme englobant de «nouveaux droits de l'homme », obtenus « d'une arithmétique individualiste des intérêts et des plaisirs » (p. 15). Ce consensus serait « une escroquerie sémantique » [p. 38], telle que l'A. le démontre en passant par Kant, Rawls, Habermas ; il révélerait une « tyrannie de la majorité » (p. 40).

La démocratie s'appuie sur l'égalité de tous les êtres humains, mais certaines voix sont devenues plus prépondérantes que d'autres. Les valeurs sont inversées ; c'est ce qui émerge de l'élaboration d'une Charte de la Terre qui prône la déification de la terre en désacralisant l'être humain (p. 61). Une attention particulière est accordée à la Conférence de Pékin en 1995 concernant les femmes et à son prolongement avec Women 2000. L'ONU serait davantage à l'écoute des féministes radicales des pays riches et tomberait dans un « colonialisme sexuel » (p. 90) au détriment des pays plus pauvres. L'auteur soutient la position du Saint-Siège qui défend les droits de la famille traditionnelle et des pays en voie de développement, il reviendra dans la troisième partie spécifiquement sur le rôle de la famille.

La deuxième partie traite de la gouvernance mondiale qui trouverait des bases théoriques dans la philosophie du droit développée par Hans Kelsen (1881-1973) dans sa Théorie pure du droit. « II n'est pas exagéré d'affirmer que les conceptions onusiennes des " nouveaux droits de l'homme ", du consensus, de l'internationalisme et de la plupart des autres thèmes que nous avons rencontrés trouvent leur source dans cette théorie du droit intégralement rationaliste et positiviste » (p. 135). Le principal danger provient du fait que les normes juridiques se baseraient sur des actes qui deviennent la coutume. L'auteur illustre cette affirmation par le cas de l'avortement. La théorie de Kelsen s'affiche comme une pyramide de l'ordre juridique, ce qui paraît offrir « un fondement théorique à la prise de pouvoir mondial par la franc-maçonnerie » [p. 148].

L'ONU devient un super-État qui exerce sa souveraineté sur tous les États en annihilant de cette façon toute forme de subsidiarité des États. Nous serions devant « un totalitarisme sans visage » [p. 158]. Cette situation interpelle les chrétiens, ce qui est abordé dans la troisième partie, en vue de sauver la dignité humaine et la famille traditionnelle. L'auteur affirme que l'ONU est contre l'Église, qu'elle est « en train d'installer une nouvelle religion totalement sécularisée et paganisée » (p. 181). Il va même jusqu'à dire que l'ONU est déjà divisée, comme l'est déjà « le règne de Satan », qu'elle est « fondée sur une structure de péché » (p. 182). Il considère que la famille est particulièrement menacée par l'application de ce mot à toute sorte d'unions consensuelles : unions homosexuelles, lesbiennes, «familles» recomposées, «familles» monoparentales masculine ou féminine, en attendant les unions incestueuses ou pédophiliques (p. 200). Il reviendrait donc à l'Église de « proclamer qu'une guerre nouvelle a commencé : une guerre totale contre l'homme » (p. 226). La critique vigoureuse de Michel Schooyans contribue, même si plusieurs de ses jugements me sont apparus cinglants et excessifs à nous éveiller sur les grandes faiblesses et l'impuissance même où se trouve l'ONU.
Apres cinquante ans d'existence ses succès sont pour le moins limites dans bon nombre de domaines comme l'alimentation, l'éducation les soins élémentaires de santé, la recherche sur les maladies de la pauvreté (p. 183-185). Nous trouvons en annexe notamment la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948, la Charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne (état du projet au 28 au septembre 2000). Monique Dumais, Groupe de recherche Ethos.
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MessagePosté le: Jeu 22 Mai 2014 - 18:35    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 22 Mai 2014 - 18:47    Sujet du message: La face cachée de l'O.N.U Répondre en citant

Peut-on lui faire confiance ?

Né en 1930, Schooyans est ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles en 1955.
Ayant obtenu son doctorat en philosophe et théologie il part enseigner à l'université catholique de São Paulo, au Brésil (1959 à 1969). Il y exerce également du ministère paroissial dans un quartier déshérité de la mégalopole et est aumônier de la JOC.
À partir de 1964 il est en même temps professeur à l’[url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_catholique_de_Louvain_(depuis_1968)]Université Catholique de Louvain[/url]. Il y enseigne la philosophie politique, les idéologies contemporaines, la morale sociale et les problemes démographiques: thèmes sur lesquels il a écrit une vingtaine d’ouvrages. Il est souvent invité dans différentes universités d'Amérique et d'ailleurs. Il effectue également des misisons diverses dans le Tiers-Monde.
Schooyans est membre de l’Académie pontificale des sciences sociales du Vatican, de l’Institut royal des relations internationales de Bruxelles, de l’Institut de démographie politique de Paris, du [i]Population Research Institute (en)[/i] de Washington.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:37    Sujet du message: La face cachée de l'O.N.U

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