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O.G.M

 
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Marine
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MessagePosté le: Mar 20 Mai 2014 - 10:28    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

Relaxe des faucheurs de vignes OGM à Colmar: le parquet se pourvoit en cassation

Le parquet général de Colmar a annoncé lundi son pourvoi en cassation contre la relaxe en appel de 54 faucheurs d'OGM volontaires, qui avaient détruit en 2010 une parcelle de vigne transgénique expérimentale.
La Cour d'appel de Colmar avait prononcé mercredi la relaxe des militants, jugeant que l'Etat n'aurait jamais dû autoriser cet essai aux risques mal estimés.
Elle a estimé que l'arrêté ministériel autorisant l'Institut national de recherche agronomique (INRA) à tester ces OGM au milieu du vignoble alsacien était "illégal" en raison d'"une erreur manifeste d'appréciation des risques inhérents" à l'expérience, réalisée dans un environnement non confiné.


Le 15 août 2010, les militants venus de toute la France avaient entièrement détruit plusieurs dizaines de pieds de vigne OGM, cultivés sur une parcelle de l'INRA de Colmar.
Avec cette expérimentation en plein air, l'organisme public de recherche voulait tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés à une maladie virale de la vigne, le court-noué.
En première instance en octobre 2011, la plupart des militants avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Colmar à deux mois de prison avec sursis. Six d'entre eux, considérés comme récidivistes, avaient écopé d'une amende de 1.200 euros.
Collectivement, les faucheurs avaient également été condamnés à verser quelque 57.000 euros de dommages à l'Inra.


Dernière édition par Marine le Sam 6 Sep 2014 - 21:37; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 20 Mai 2014 - 10:28    Sujet du message: Publicité

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Eric...


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MessagePosté le: Mar 20 Mai 2014 - 12:51    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

Les chercheurs qui courent après les brevets réagissent...

 
Citation:
 http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/20/relaxe-des-faucheurs-de-vigne-ogm-la-recherche-publique-reagit_4422001_1650684.html


Relaxe des faucheurs de vigne OGM: la recherche publique réagit
Le Monde.fr | 20.05.2014 à 11h34 • Mis à jour le 20.05.2014 à 12h0
Le parquet général de Colmar a annoncé lundi 19 mai son pourvoi en cassation après la relaxe par la Cour d'appel de Colmar de 54 "faucheurs volontaires" qui avaient détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale en 2010. Douze responsables d'établissements publics de recherche s'inquiètent de cette relaxe:

 
« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous », disait Montesquieu. Au nom de la communauté scientifique, nous ne pouvons aujourd’hui qu’exprimer notre total soutien à l’Institut national de la recherche agronomique, l’INRA, et notre inquiétude forte face aux conséquences d’une décision de justice intervenue à son encontre le 14 mai dernier.
La Cour d’Appel de Colmar vient en effet, de relaxer 54 personnes, « les faucheurs », qui avaient détruit, en 2010, un essai scientifique en plein champ utilisant des pieds de vigne génétiquement modifié, et dont l’objectif était d’étudier les mécanismes de résistance à une maladie virale largement répandue dans notre vignoble ainsi que les impacts potentiels de cette modification génétique sur l’environnement. Cet essai de recherche, co-construit de manière exemplaire avec la société civile et ayant donné lieu à la tenue de plus de 200 réunions publiques, n’avait aucune vocation commerciale. Il s’agissait en outre de travaux qui font l’objet de procédures d’autorisation et de modalités d’expérimentation encadrées de façon précise par la loi, qui avaient été scrupuleusement respectées par l’INRA.
DÉCISION SINGULIÈRE

Au-delà de la controverse sociétale sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) et des réactions qu’elle suscite, cette décision de justice est singulière en ce qu’elle était la première à être rendue sur la destruction d’un essai mené par le service public de la recherche depuis que la loi a prévu des sanctions aggravées pour la dégradation des parcelles destinées à la production des connaissances scientifiques, en les distinguant des parcelles destinées à la culture commerciale d’ OGM
Depuis cet arrêt de la Cour d’Appel de Colmar, et à plus forte raison s’il venait à être confirmé dans l’hypothèse où, comme nous le souhaitons, un recours en cassation de ce jugement venait à être engagé, la protection juridique des installations de recherche dédiées à l’expérimentation dans des conditions encadrées, n’est donc plus assurée. Des essais tel que celui de l’INRA à Colmar sont pourtant la seule façon de recueillir des preuves scientifiques documentées et indiscutables sur la réalité des effets que les OGM peuvent avoir sur les êtres humains, les animaux et l'environnement. Leur destruction par des individus ne respectant pas les règles démocratiques, empêche concrètement les chercheurs d’exercer leur mission au service de l’intérêt général. Faut-il que sous la menace, ils renoncent collectivement à conduire désormais des expérimentations sur des sujets sociétaux à forts enjeux parce qu’ils font l’objet de controverses ?
PRÉVENIR DES RISQUES

En tant que responsables d’organismes de recherche publique et d’universités nous souhaitons solennellement attirer l’attention de nos concitoyens sur les conséquences d’une telle situation. Nous sommes des chercheurs responsables connaissant parfaitement les débats de société que suscitent légitimement certaines technologies en fonction de leur usage ou de leur utilité et qu’il ne nous appartient pas de trancher. Nous savons aussi que les attentes de nos concitoyens à l’égard de la science n’ont jamais été aussi fortes pour qu’elle puisse contribuer à relever des défis importants notamment pour prévenir des risques environnementaux ou de santé publique majeurs.
Dans ces conditions, faut-il abandonner toute possibilité d’expérimentations contrôlées sur des innovations technologiques pouvant constituer une partie des réponses à inventer, alors qu’elles sont pourtant indispensables pour qualifier leur impact et les risques associés, afin de pouvoir collectivement faire des choix éclairés au-delà des peurs qu’elles peuvent susciter ? C’est aussi, quelles que soient ensuite les décisions prises, la condition nécessaire au maintien d’une expertise publique indépendante, capable de qualifier les problèmes, de rendre des avis objectifs à la demande de la puissance publique et d’éclairer utilement le débat de société. Devons-nous nous résigner à ne plus pouvoir mettre la connaissance au service de la décision collective?
Renoncer à expérimenter, c’est donc refuser d’agir pour améliorer notre avenir collectif. C’est pourtant ce qui risque d’arriver si nous ne sortons pas de cette logique de la peur et du renoncement à laquelle nous invite ce jugement où la détermination de quelques-uns met en péril la capacité de tous à affronter démocratiquement et rationnellement ces défis complexes. Nous appelons de nos vœux une clarification de l’interprétation du cadre législatif et règlementaire encadrant l’expérimentation qui nous permette de continuer à exercer notre mission de recherche publique au service de l’intérêt général dans un contexte juridiquement sécurisé.
Liste des signataires :
Monsieur Bernard Bigot, administrateur général du CEA
Monsieur Jean-Marc Bournigal, président directeur général de l’IRSTEA
Madame Pascale Briand, directrice générale de l’ANR
Monsieur Michel Cosnard, président directeur général de l’INRIA
Monsieur Michel Eddi, président directeur général du CIRAD
Monsieur Alain Fuchs, président du CNRS
Madame Claudie Haigneré, présidente directrice générale d’Universcience
Monsieur François Jacq, président directeur général de l’IFREMER
Monsieur Vincent Laflèche, président directeur général du BRGM
Monsieur Michel Laurent, président directeur général de l’IRD
Monsieur Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des Présidents d’Universités
Monsieur André Syrota, président directeur général de l’Inserm



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Joseck


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MessagePosté le: Sam 24 Mai 2014 - 15:41    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

Taureaux OGM !!!






Voir là: http://lesbrindherbes.org/2013/12/12/la-revolution-ogm-est-vraiment-en-marc…
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Marine
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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2014 - 09:53    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

Ce compromis entre l'UE et ses Etats membres doit désormais obtenir l'aval du nouveau Parlement européen, qui entre en fonctions le 1er juillet.


Les gouvernements européens ont laissé jeudi le champ libre aux producteurs de semences OGM dans les Etats disposés à les cultiver et espèrent avoir le soutien du nouveau Parlement européen pour un accord très attendu par les multinationales américaines. Sept OGM sont en attente d’une autorisation de culture dans l’UE, dont le maïs MON810 de Monsanto et le maïs TC1507 du groupe Pioneer.
Tous ont obtenu le feu vert de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), mais le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a préféré les retenir pour éviter l’affrontement avec les gouvernements.

Le compromis approuvé jeudi à Luxembourg par les ministres de l’Environnement de 26 des 28 Etats membres donne la possibilité aux Etats d’autoriser ou d’interdire la culture sur «tout ou partie de leur territoire».


Le processus recommande désormais aux semenciers de limiter géographiquement leur demande d’autorisation pour la culture aux seuls pays qui le veulent. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l’UE et qui attend le renouvellement de cette autorisation, est cultivé en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en République Tchèque et en Slovaquie. Mais huit pays dont la France ont pris des clauses de sauvegarde pour l’interdire sur leur territoire.
Si l’entreprise refuse de restreindre le champ de sa demande, les pays qui refusent de le cultiver seront habilités à l’interdire. Ils devront transmettre à la Commission les motivations de leur décision. Une liste non exhaustive de motifs a été élaborée et des combinaisons sont possibles. La liberté de choix rendue aux Etats a emporté leur décision de soutenir le compromis élaboré par la présidence grecque de l’UE. Si le nouveau Parlement l’avalise, «cela fera sauter un verrou qui paralyse le processus d’autorisation des OGM depuis quatre ans», a souligné jeudi Tonio Borg, le commissaire à la Santé responsable de ce dossier sensible.

Liberté de choix

«Le nouveau système garantit aux Etats la possibilité de choix, s’ils souhaitent cultiver ou non», a expliqué la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal. Ce nouveau système «permet du sur mesure», s’est félicitée la ministre néerlandaise Wilma Mansveld.
Tous les gouvernements ne partagent pas cet enthousiasme. La ministre de l’Environnement du Grand Duché du Luxembourg Carole Dieschbourg a ainsi émis de sérieuses réserves sur la solution retenue en raison du «rôle important laissé aux entreprises de biotechnologies» et a dit redouter «une vague d’autorisation de cultures» dans l’UE. Le représentant belge Olivier Belle s’est également abstenu sur ce compromis. La crainte des disséminations transfrontalières motive ces réserves. Ségolène Royal a souhaité que ce sujet soit abordé avec le Parlement européen.
Des doutes sont également émis sur la validité des motifs d’interdiction en cas de litige au sein de l’Union européenne et devant l’OMC. Les défenseurs de l’environnement entendent batailler pour convaincre le nouveau Parlement européen de refuser le compromis. Mute Schimpf, de l’organisation des Amis de la Terre, a ainsi dénoncé le pouvoir inacceptable donné aux compagnies comme Monsanto sur toute décision d’interdire la culture de leurs produits. «Les gouvernements doivent avoir la possibilité de bannir des semences OGM sans avoir à demander la permission aux compagnies», a-t-elle soutenu dans un communiqué.

«Un accord au rabais»

L’ancienne député européenne française Corine Lepage a pour sa part dénoncé «un accord au rabais» qui «ne comporte aucune base juridique solide pour réellement interdire les OGM et confère un pouvoir exorbitant aux compagnie dans le processus de décision».
Si l’accord adopté jeudi par les gouvernements de l’UE est avalisé par les députés, il ouvrira les terres de l’Union européenne à la culture des OGM, une mesure attendue par les semenciers depuis quatorze ans. Mais ces derniers sont loin d’être satisfaits. «Cette proposition permet à un pays de décider d’une interdiction pour n’importe quel motif», a déploré un de ses porte-parole, Brandon Mitchener. «Ce serait tragi-comique si cela n’adressait pas un signal aussi mauvais au reste du monde, à savoir que l’on peut sans difficultés ignorer la science et interdire des produits pour des raisons populistes», a-t-il argumenté.
Brandon Mitchener a confirmé que Monsanto ne comptait pas présenter de nouvelles demandes d’autorisation de culture dans l’UE et allait continuer ses investissements dans les biotechnologies dans d’autres régions que l’Europe.
Bruxelles va autoriser la culture d'un nouveau maïs OGM 
Par ailleurs, un nouveau maïs transgénique, le TC1507, va être prochainement autorisé à la culture dans l’Union européenne, a annoncé jeudi à Luxembourg Tonio Borg, le commissaire chargé de la Santé.

«La décision a été prise, mais à ce stade je ne peux pas vous dire quand elle sera appliquée»
,
a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse, à l’issue d’une réunion des ministres de l’Environnement de l’UE au cours de laquelle ont été approuvées de nouvelles règles pour les autorisations de culture OGM.
La Commission rappelle ainsi brutalement les Etats à la réalité. Ils soutenaient en effet que cette autorisation serait retenue jusqu’à l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Tonio Borg a souligné jeudi avoir été contraint de prendre cette décision par un arrêt de la Cour de Justice de l’UE (CJUE).
Les OGM autorisés si les Etats ne s'accordent pas pour les interdire

«La Commission n’a pas d’autre choix que d’approuver l’autorisation de culture», a-t-il insisté. La demande d’autorisation est en effet régie par les anciennes règles en vigueur dans l’UE. Elle prévoient que l’OGM est autorisé à la culture dès lors que les Etats ne sont pas parvenus à s’entendre pour l’interdire.

La Commission avait été obligée de relancer le dossier du maïs TC1507 en novembre, après avoir été condamnée par la CJUE pour les retards pris dans la procédure d’autorisation, lancée en 2001 et bloquée depuis 2009 par les dissensions entre Etats. «Nous n’avons pas beaucoup de marge. Les Etats le savaient quand ils ont refusé de prendre une décision et de renvoyer la balle dans le camp de la Commission», a argumenté Tonio Borg.
Cinquante voix, dont les 29 de l’Allemagne et les 12 de la Belgique, ont manqué en février aux 19 pays opposés à la culture de ce maïs transgénique pour réunir la majorité qualifiée requise de 260 voix afin d’interdire la culture du TC1507. La Commission a laissé passer les élections européennes du 25 mai, mais elle ne peut plus retarder davantage la décision d’autoriser la culture. Les Etats pourront l’interdire sur leur territoire, mais leurs clauses de sauvegarde pourront être attaquées en justice.

AFP

http://www.liberation.fr/terre/2014/06/12/l-ue-laisse-a-ses-etats-membres-l…
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû 2014 - 00:06    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant



Militant anti OGM sur le site de production de  Monsanto à Trèbes dans l'aude

Conséquence de ces blocages au niveau de l'Union, le maïs MON810, de Monsanto, est le seul OGM cultivé en Europe depuis 1998 – qui attend le renouvellement de son autorisation. En 2012, 132 000 hectares de la céréale transgénique ont été plantés, soit seulement 0,07 % de la surface agricole de l'Union européenne, selon les chiffres de l'association Inf'OGM.
Surtout, cette production ne se limite aujourd'hui presque plus qu'à la péninsule ibérique : l'Espagne et le Portugal représentent 95 % de la production de MON810 en Europe, avec respectivement 116 000 et 9 000 hectares cultivés. Les autres — la Slovaquie, la Roumanie, la République tchèque — affichent moins de 5 %. A l'opposé, huit pays ont adopté un moratoire sur le MON810, rendant de fait la culture de ce maïs impossible. La France, de son côté, a voté une loi en mai pour interdire sa culture, qui a été validée par le Conseil constitutionnel.


Union européenne et OGM : qui les autorise ?

Cinq pays cultivent le maïs MON810, seule semence OGM présente en Europe, tandis que huit autres (en rouge) l'ont interdite. En France, l'interdiction qui pesait sur la semence du groupe Monsanto a été suspendue par le Conseil d'Etat en août 2013.


Les OGM, peu cultivés en Europe mais massivement importés
Malgré l'hostilité du public, les OGM restent présents en Europe par le biais des importations. Au total, 51 organismes transgéniques sont autorisés à la mise sur le marché, selon Inf'OGM : du maïs, du coton, de la betterave, de la pomme de terre et surtout du soja dont aucun organisme ne communique le montant total des importations. L'Union européenne est l'un des grands acheteurs mondiaux de céréales génétiquement modifiées pour alimenter son bétail. « Chaque année, l'Europe importe près de 40 millions de tonnes de soja et la France 4,5 millions de tonnes, dont plus de la moitié sont génétiquement modifiées », déplore Michel David, secrétaire national de la Confédération paysanne.
« Si une majorité d'Etats européens n'ont pas envie de cultiver des OGM sur leur territoire, ils ne peuvent pas s'opposer à leur importation car ils ne sont pas autonomes en protéines végétales pour nourrir le bétail, analyse Christophe Noisette, chargé de mission à Inf'OGM. L'Europe ne pourra pas sortir de la dépendance au soja transgénique sans une réelle implication des pouvoirs publics pour faciliter l'émergence d'une filière qui nous soit propre. » D'ici là, Monsanto a enregistré 26 nouveaux dossiers d'OGM qui attendent une autorisation pour être importés en Europe.
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Marine
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MessagePosté le: Sam 6 Sep 2014 - 14:09    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

3 c’est le nombre d’OGM autorisés à la culture dans l’UE, dont deux cultivés: le maïs MON 810, et la pomme de terre Amflora.

Malgré les dénégations de l’UE, l’accord de libre-échange transatlantique pourrait être favorable au lobby des biotechnologies.

Promis juré.Karel de Gucht, le commissaire au Commerce de l’Union européenne, le martèle depuis des mois: le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement
(Tafta), négocié entre l’Europe et les Etats-Unis, ne fera pas plier la réglementation européenne sur les organismes génétiquement modifiés. «On ne va pas changer la
loi sur les OGM, je l’ai dit dix fois, s’agaçait-il au printemps,mais José Bové continue de dire le contraire!»
Santé, environnement, finance, droit social : l’eurodéputé EE-LV
n’est pas le seul à s’inquiéter des effets de cet accord de libre-échange qui veut faire tomber les barrières tarifaires et non tarifaires pour favoriser
les exportations. A commencer par les  biotechnologies.

«Il n’est pas possible de faire confiance à l’UE, ni d’être sûr qu’elle n’affaiblira pas son système de protection des citoyens dans ses efforts pour atteindre un accord commercial»,

s’inquiètent les Amis de la terre. En témoigne, selon l’ONG, l’Accord économique et commercial global (AECG) sur le point d’être signé entre le Canada et l’UE –dont une version a fuité début août–, preuve que l’Europe veut «faire passer en priorité les questions commerciales, aux dépens des réglementations sociales ou environnementales ». Champion du colza transgénique, le Canada a tout intérêt à libéraliser au maximum le commerce des OGM. Et il semble avoir été entendu, à lire ce pré-accord qui pose le principe d’un«objectif commun» dans le domaine des biotechnologies.
Son but? Réduire les impacts économiques causés par les «réglementations non homogènes». Problème, le Canada –comme les Etats-Unis– a une approche différente
de l’UE en matière d’OGM. Mais le nouvel accord pourrait changer la donne .

Il insiste sur la nécessité de «coopérer internationalement sur des questions relatives aux biotechnologies, comme la présenceen faible quantité d’organismes génétiquementmodifiés ».Or, en Europe, les produits contenant des quantités, mêmesminimes, d’OGMnon autorisés ne sont pas commercialisables, à la différence du Canada.

Le document s’attaque aussi aux processus d’autorisation qui devront être «efficaces» et «basés sur la science». Ce qui contredit le principe de précaution de l’UE.

ARBITRAGE. Contactée par Libération, la Commission n’a pas souhaité commenter ce texte«en phase de procédure d’analyse juridique». Reste qu’ «en aucun cas la législation
européenne en matière d’OGM ne peut être modifiée après un accord commercial international», précise un proche du dossier. «Au sens strict, la Commission ne ment pas,
puisque rien dans le texte ne mentionne les OGM, note Amélie Canonne, présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs. Mais l’accord prévoit des
outils qui pourront faciliter la mise en culture ou la commercialisation des OGM.»

Deux mécanismes pourraient y participer. La «coopération réglementaire » d’une part, qui vise à harmoniser les procédures «en dehors de tout contrôle politique», note
Aurélie Canonne. Le «règlement  des différends», d’autre part, un système d’arbitrage privé qui permet aux multinationales de porter plainte contre les réglementations
des Etats jugées abusives. Une arme dangereuse, alors que les géants des biotechs semblent resserrer l’étau sur l’échelon national. Logique, puisqu’en juin l’UE s’est défaussée
du problème des OGM sur ses pays membres, qui ont désormais la compétence de les interdire sur leur territoire. L’AECG et le Tafta pourraient bien fragiliser leur position.

«Les Etats refuseront-ils de faire évoluer leur réglementation s’ils risquent d’être condamnés? » s’interroge Fréderic Viale, économiste du conseil scientifique d’Attac. Et l’Europe
n’est pas à l’abri: «Les entreprises pourront aussi s’en prendre à l’UE au motif qu’elle ne fait pas appliquer son autorisation desOGM», poursuit-il.

LOBBYING. ConsultésparWashington, les géants de l’agrobusiness ont annoncé la couleur. A commencer par l’Association nationale des oléagineux qui préconise, dans une
note datée du mois demai, de mettre un coup d’arrêt à «l’interprétation faite par l’UE du principe de précaution dont le but est de restreindre le commerce». Même discours de
l’Association américaine du blé, qui s’attaque à la procédure de validation européenne, «trop lente et plus souvent influencée par la politique que par la science». Ou de l’Association
nationale du soja qui plaidait, en 2012, pour une «politique d’étiquetage libre et non discriminatoire des OGM».

Le lobbying semble payer:
dans un communiqué d’avril, le ministère américain de l’Agriculture promet d’aborder, dans le cadre des négociations, les «barrières non tarifaires
de l’UE touchant les produits agricoles ». Le calcul de Washington est simple : ses agriculteurs sont les «plus productifs du monde», mais leur succès repose sur le développement
à l’international. Or, les exportations vers l’Europe stagnent. Des mauvais chiffres qui s’expliquent, selon Washington, par la concurrence mondiale,mais aussi par les «barrières non tarifaires injustes ». Autant dire qu’il faudra de la détermination et du courage à Karel de Gucht, ou à son successeur, pour tenir les promesses faites aux citoyens européens.•

____________________

   
L’accord de libre échange entre le Canada et l’UE (AECG) devrait être présenté le 25 septembre avant de passer devant le Parlement européen. Quant aux négociations entre l’Europe
et les Etats_Unis autour du traité transatlantique (Tafta), elles pourraient aboutir l’an prochain.

"Compte-rendu tiré du journal "Libération"
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Marine
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MessagePosté le: Ven 24 Avr 2015 - 20:10    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent parmi les OGM autorisés à l'importation et à la commercialisation en Europe.





L'Union européenne a autorisé vendredi 24 avril l'importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d'interdire leur utilisation sur leur territoire.

Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.

Les neuf autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF.

Dix-sept de ces OGM sont destinés à l'alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

Greenpeace tance Juncker

Ces autorisations "étaient en suspens", car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L'autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l'utilisation des OGM sur leur territoire.

Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l'ensemble de l'UE, solution réclamée par les grands groupes.

Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, "de ne pas avoir l'intention de rapprocher l'Europe des citoyens, comme il l'a promis, et d'agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto".

http://www.challenges.fr/europe/20150424.CHA5261/l-europe-autorise-l-import…
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MessagePosté le: Ven 24 Avr 2015 - 21:20    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

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MessagePosté le: Ven 24 Avr 2015 - 22:40    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

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MessagePosté le: Sam 25 Avr 2015 - 12:28    Sujet du message: O.G.M Répondre en citant

   
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:34    Sujet du message: O.G.M

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