OnNousCacheTout... Index du Forum

OnNousCacheTout...
"Faits de société, politique, pouvoir, conspirations, mensonges et vérités..."

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Les nanomatériaux

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Notre société
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 431
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Dim 18 Mai 2014 - 09:01    Sujet du message: Les nanomatériaux Répondre en citant

Sel de table, dentifrices, électroménagers, carburants...

On en trouve ainsi par exemple dans certains produits cosmétiques comme les dentifrices (pour leur pouvoir abrasif) et les crèmes solaires (comme filtre contre les rayons ultraviolets). Mais aussi dans certains produits alimentaires tels que le sucre en poudre et le sel de table (comme agent anti-agglomérant) ou encore dans les textiles (pour leurs vertus antibactériennes chassant les mauvaises odeurs).


Mais la liste ne s'arrête pas là. Les nanomatériaux sont également présents dans les pneus de voitures, les carburants, les batteries, les produits électroménagers, les appareils électroniques, les panneaux solaires, les ciments, les peintures, les isolants, les équipements médicaux... autant dire dans chacun des objets de la vie quotidienne, ou presque.

Dans son rapport, l'Anses explique que "les nanomatériaux représentent un domaine de la recherche scientifique et technique en pleine expansion" en raison de ces propriétés et leurs applications industrielles". Et de poursuivre, "l'utilisation des nanomatériaux est en plein essor et désormais, ils entrent dans la composition de nombreux produits de la vie courante disponibles sur le marché : cosmétiques, textiles, aliments, peintures, etc", indique l'agence.


Mais les effets de ces nanomatériaux sur l'homme restent encore largement méconnus, faute d'étude. "Il n'existe pas à l'heure actuelle de données" sur la toxicité directe de ces produits sur l'homme "en raison de l'absence d'études épidémiologiques", relève l'Agence.

Plusieurs éléments plaident pour la prudence vis à vis de ces nouveaux matériaux. En premier lieu, leur taille infinitésimale leur permet de franchir les barrières physiologiques, comme la peau ou les muqueuses qui constituent les protections naturelles du corps. Ensuite, des tests in vitro et in vivo sur l'animal indique une toxicité pour certains d'entre eux.

C'est en particulier le cas des nanotubes de carbone, utilisés comme additifs ou revêtements dans l'industrie, qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur les embryons, causer des cancers ou bien des maladies respiratoires, souligne le rapport. Ces mêmes nanotubes de carbone peuvent aussi entraîner des effets toxiques sur l'environnement avec par exemple un effet antimicrobien lorsqu'ils sont dispersés dans le sol.

282.000 tonnes de nanomatériaux produites en 2012

Selon l'Agence, des études plus approfondies sur ces nanotubes de carbone et sur leur effet à long terme seraient donc nécessaires. De manière générale, l'Anses "recommande la mise en œuvre de projets pluridisciplinaires permettant de développer les connaissances sur les caractéristiques des nanomatériaux et de leurs dangers, tout au long du cycle de vie des produits."

En attendant, l'Agence recommande la prudence et "appelle, dès à présent, à un encadrement réglementaire renforcé des nanomatériaux manufacturés au niveau européen, afin de mieux caractériser chaque substance et ses usages, en prenant en compte l'ensemble du cycle de vie des produits."

La règlementation européenne en matière de classification et d'étiquetage (CLP) et celle sur les produits chimiques (REACh) devrait s'appliquer au nanomatériaux afin d'en "renforcer la traçabilité" et de mieux contrôler l'exposition de la population, estime l'Anses.

Selon un premier recensement officiel pour ce type de matériaux, publié en novembre, 282.000 tonnes de nanomatériaux ont été produites en France en 2012 et 222.000 tonnes ont été importées.


Cela serait sympa quand même que les études soient faites avant de nous alarmer non?

Parcequ'on peut pas faire grand chose de notre côté...

Alors "Agence française de sécurité alimentaire et sanitaire " adressez-vous au gouvernement, pour qu'il déchenche les études nécessaires, si notre santé vous inquiète autant ...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Dim 18 Mai 2014 - 09:01    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Joseck


Hors ligne

Inscrit le: 21 Avr 2014
Messages: 725
Localisation: Sospel
Masculin Vierge (24aoû-22sep)
Point(s): 64

MessagePosté le: Dim 18 Mai 2014 - 10:17    Sujet du message: Les nanomatériaux Répondre en citant

En 2010 l'Afsset recommande le principe de précaution pour les nanomatériaux
http://www.vedura.fr/actualite/6239-nanomateriaux-afsset-recommande-princip…


L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a publié une expertise sur les risques liés aux nanomatériaux, déjà présents dans des produits de consommation courante. L’Afsset recommande l'application du principe de précaution "sans attendre".


Les nanomatériaux sont d'ores et déjà utilisés par les industriels dans des produits auxquels les hommes, femmes et enfants sont exposés par voie cutanée, par ingestion ou par inhalation : cosmétiques, vêtements, produits d'entretien, compléments alimentaires... Ils présentent des risques potentiels pour l'environnement et la santé humaine, notamment des effets géno-toxiques sur l'ADN humaine ou cancérogène pour d'autres matériaux.


L’Afsset a testé les méthodologies classiques d’évaluation des risques sur 4 produits particuliers : la chaussette antibactérienne (nanoparticules d’argent), le ciment autonettoyant et le lait solaire (nanoparticules de dioxyde de titane) et la silice alimentaire à l’état nanométrique.


"Ces travaux font apparaître une urgence à faire progresser les connaissances sur les expositions et les dangers potentiels des nanomatériaux. Aujourd’hui, seuls 2% des études publiées sur les nanomatériaux concernent leurs risques pour la santé et l’environnement" explique l'Afsset.


Concernant le nano-argent, "Outre le risque lié à l’inhalation, il peut également être relargué dans l’environnement avec l’usure ou même la pluie. Actuellement les risques ne sont pas évalués et ils ne peuvent donc pas être exclus" explique Dominique Gombert de l'Afsset.


Pas de traçabilité des nanomatériaux


Aujourd'hui, le consommateur n'a pas la possibilité de savoir si le produit qu'il consomme contient des nanomatériaux. L'Afsset exige l'application du principe de précaution et demande aux industriels des obligations de déclaration, notamment la mise en place d'un étiquetage clair qui mentionne la présence de nanomatériaux dans les produits et informe sur la possibilité de relargage à l’usage.


L’interdiction de certains usages des nanomatériaux pour lesquels l’utilité est faible par rapport aux dangers potentiels est également préconisée par l'Afsset.


Au niveau européen, une harmonisation des cadres réglementaires afin de généraliser les meilleures pratiques est nécessaire, en particulier, "une révision de REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques) s’impose pour prendre en compte les nanomatériaux manufacturés de manière spécifique et quel que soit leur tonnage".
Revenir en haut
Joseck


Hors ligne

Inscrit le: 21 Avr 2014
Messages: 725
Localisation: Sospel
Masculin Vierge (24aoû-22sep)
Point(s): 64

MessagePosté le: Dim 18 Mai 2014 - 10:27    Sujet du message: Les nanomatériaux Répondre en citant

Nanotechnologie, Mon Amour...


Les nanotechnologies, comme le nom l’indique, sont des technologies pratiquées à l’échelle du nanomètre (nm), à savoir 1 milliardième de mètre. Pour fixer les idées, voici un petit tableau comparatif :
Cheveu humain (épaisseur)
80.000 nm
Cellule sanguine
7.000 nm
Virus
100.000 nm
Molécule d’eau (H2O)
0.3 nm
Atome quelconque
0.2 nm




Le fait de travailler à si petite échelle pour différents matériaux (Or, Titane, Carbone, Zinc,…) leur confère des propriétés physico-chimiques hors du commun. Le nano-cuivre est élastique à température ambiante. Le nano-carbone est 100 fois plus résistant et 6 fois plus léger que l’acier. Le nano-argent est un antibactérien puissant. Ce ne sont là que quelques exemples représentatifs des « propriétés Superman » des nanomatériaux.


A l’image de l’adolescent qui s’identifie à son héros de jeux ou de BD favoris, « homo-technicus » ingurgite et exploite donc très vite ces prouesses technologiques en se prenant lui-même pour Superman. A la recherche de nouveaux marchés, nos grand technocrates ont tôt fait de commercialiser la « potion magique » sans se poser de questions. Au royaume du pognon et de la techno-science, prudence et conscience n’ont évidement pas droit au chapitre.


Car si ces matériaux ont des propriétés extraordinaires, il va sans dire qu’il existe un revers de médaille qui tombe assez vite sous le sens lorsqu’on observe le petit tableau ci-dessus. Quel est le comportement de ces « petites-minis-microscopiques » particules face aux barrières biologiques, aux cellules vivantes ??? Et qu’advient-il de ces petites merveilles une fois libérées dans la nature ??? Voilà deux questions bien embarrassantes auxquelles maitre pognon armé de sa technoscience ne souhaite point répondre pour le moment. Les perspectives de gains et de profits à court terme sont pour le moment encore bien trop importantes par rapport à l’hypothétique, possible, envisageable problème futur. Quitte à faire marche arrière a posteriori, (si c’est encore possible) comme on l’a fait pour l’amiante ou la vache folle (avec tous les coûts humains, financiers et environnementaux que cela comporte), pour le moment, on fonce !


- Le passage des barrières biologiques pourrait certes permettre un dosage et un ciblage adéquat dans le domaine médical, agronomique ou alimentaire mais il pose sérieusement question quand on sait que ces nanoparticules peuvent affecter l’ADN, code source de la vie. Présentes partout dans l’organisme et sans obstacle aucun, ces nanoparticules pourraient s’avérer d’aussi puissants, si pas plus dangereux, prédateurs que les virus dont nous aurions toutes les peines du monde à nous débarrasser. Avec le passage des barrières céphaliques, hépatiques ou placentaires on peut imaginer le pire. Des expériences in vitro ont déjà démontré une baisse de l’immunité, une désorganisation des fonctions cellulaires et une altération de l’ADN. Cfr. Notes (1)&(2)


- Une autre propriété importante des nanoparticules provient de leur haute réactivité chimique due à une moindre surface de contact. Atout particulièrement intéressant en matière de catalyseur mais forte réactivité avec l’oxygène qui entraine la formation de radicaux libres particulièrement nocifs pour la santé humaine (athérosclérose, diabète, maladies neuro-dégénératives, cancer, ….).


- Rappelons qu’en sus de ces deux « formidables » propriétés, les nanoparticules sont peu ou pas biodégradables ! Que faire une fois que ces particules se retrouvent dans l’eau, l’air, la terre, les arbres, les plantes, les animaux ? Les multiples problèmes de pollution de l’air par l’émission de particules fines (nanoparticules de carbone) des moteurs diesel ne devraient-ils pas nous mettre la puce à l’oreille ? (3) La présence de plus en plus inéluctable de métaux lourds en fin de chaine trophique ne devrait-elle pas nous alarmer ? Les difficultés de dépollution des sols en métaux lourds et matières toxiques ne suffisent-elles pas ?


Qu’à cela ne tienne, l’engouement est à son comble, l’explosion des brevets est faramineuse. Rien que dans le domaine alimentaire plus de 400 entreprises réparties dans le monde entier s’intéressent aux nanotechnologies(4). Les Etats-Unis y consacreront 3,7 milliards de dollars pour la période 2005-2009. L’Europe y consacrera 7,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013, ce qui représente le montant par habitant le plus important du monde.


Pour 2005, le chiffre d’affaire de ce secteur et celui des semi-conducteurs s’élevait à 300 milliards de dollars, à peu près autant que le montant des exportations de l’OPEP. Nouveau moteur de l’économie, les magnats des nanotechnologies pactisent avec ceux du pétrole, des TIC, des biotechnologies, de l’alimentaire, du narcotrafic et des armes.(5)


Leur utilisation est de plus en plus importante pour toute une série de domaines de la vie quotidienne : électroménager, électronique, revêtements, soin corporel, cosmétique, textile et alimentation. Crème solaire anti UV à base de dioxyde de titane (TiO2) ou d’oxyde de zinc (ZnO). Crèmes anti-rides à base de fullerènes, molécules de carbone associées sous forme d’hexagones ou pentagones à toxicité potentielle. Vêtements aux fibres imbibées de nanoparticules d’argent pour en réduire l’usure. L’ionisation facile de l’argent le rend en effet bactéricide et détruit donc les microorganismes responsables de l’usure. Le nano-argent trouve d’ailleurs de plus en plus de débouché dans le domaine médical avec par exemple des bandages et pansements en nanoparticules d’argent en vente libre dans les pharmacies. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas imaginer des vêtements Batman avec des fibres textiles composées de nanoparticules de titane ou de carbone pour résister aux intempéries ou aux chocs ?


Dans l’alimentation, on peut retrouver des nanoparticules d’enrobage ou comme auxiliaires de production (adjuvants, disperseurs, chélateurs, additifs). Les exemples ne manquent pas. Complément alimentaire constitué de poudre de nanoparticules de calcium et de magnésium. Incorporation de nanoparticules d’argent pour un effet antibactérien. Films d’enrobages contenant des nanoparticules de d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane pour faire écran aux UV sont sur le marché. D’après les estimations du groupe « Helmut Kaiser », plus 300 nano-aliments sont déjà sur le marché. Et d’ici 2015, ils constitueraient 40% des aliments industriels ! Toujours d’après ce même groupe, le marché global des nano-aliments s’élevait à 5,3 milliards de dollars en 2005 et atteindra les 20,4 milliards en 2010.(4)


Pourtant, depuis 2004 le nombre de rapports et de mises en garde non taxés de technophobes ou de « gentils écolo » se multiplient. En 2004, la Royal Society du Royaume-Uni tirait la sonnette d’alarme sur les nombreuses lacunes dans la connaissance des risques liés aux nanoparticules. En septembre 2005, le SCENIHR met le doigt sur les insuffisances en matière de toxicologie et d’écotoxicologie. Le CCNE (Comité consultatif national d’éthique-France) insiste sur la responsabilité du financement par l’industrie de la recherche concernant le risque, qu’il considère comme une priorité éthique. En septembre 2007, l’INRS (Institut national de Recherche et de Sécurité –France) appelle à une prévention accrue sur les lieux de travail concernés par la production et la manipulation de nanoparticules et de nanomatériaux. Dans un rapport de juillet 2007, l’U.S FDA insiste sur le fait que la pharmacocinétique et la pharmacodynamique des nanoparticules diffèrent de celles des particules « normales » et constate que les études de toxicité n’en tiennent pas compte. Juillet 2008 : L’AFSSET estime que les nanomatériaux présentent un risque potentiel pour les travailleurs exposés et préconise la mise en place de systèmes de confinement dans les industries.




Sur le sujet, le site « pièces et main d’oeuvre » mérite un détour.
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=recherche&recherche=na…


A l’occasion des Rencontres Internationales Minatec 2003 qui se tiennent à Grenoble du 22 au 26 septembre, découvrez notre lettre quotidienne "Aujourd’hui le nanomonde" et faites-la circuler bien sûr: http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=64




Notes :


(1) Friends of Earth Australia, Europe and USA : “Out of the laboratory and on to our plates ; a report by G.Miller and Dr Rye Senjen, mars 2008. en ligne sur http://www.foeeurope.org/activities/nanotechnology/index.htm


(2) The Royal Society and The Royal Academy of Engineering : Nanosciences and nanotechnologies ; July, 2004. http://www.nanotec.org.uk/finalReport.htm




(3) http://www.questionsante.be/outils/particulesfines.pdf


(4) Helmut Keiser group : http://www.hkc22.com/Nanofoodconference.html


(5) Rapport sur l’évolution du secteur des semi-conducteurs et ses liens avec les micro et nanotechnologies. Claude Saunier, Sénateur, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (21/01/2003). http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Bottom_up.pdf
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:32    Sujet du message: Les nanomatériaux

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Notre société
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com