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La grèce ça bouge !

 
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Marine
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MessagePosté le: Jeu 15 Mai 2014 - 21:07    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

La Grèce, victime d’une Union européenne
entrée elle aussi en décadence ?

Le voile s’est levé voilà quelques mois en révélant les nombreuses erreurs de gestion de la Grèce : résultats économiques manipulés, corruption tous azimuts, énorme dette publique grevant le budget de l’État. Or les mesures prises par l’UE et l’incompétence notoire des dirigeants grecs imposèrent un gouffre financier impossible à assumer pour ce petit pays super endetté…

Résultats : en 2011, la Grèce a coulé, assommée par ces sanctions et de lourds prêts avec intérêts consentis par l’UE. Ce qui provoque la paupérisation de ses habitants : gel des retraites et recul de l’âge de départ, hausse des prix du tabac, de l’essence et de l’alcool, gel des salaires des fonctionnaires, suppression des primes et nouvelles taxes sur les PME.

Or la Grèce est aussi submergée par une énorme vague d’immigration illégale qu’elle ne peut plus endiguer : refoulés des frontières italiennes et espagnoles, les émigrants d’Afghanistan, du Maghreb, d’Irak, de Somalie, de Côte-d’Ivoire et du Maghreb ont trouvé dans la frontière gréco-turque un nouveau moyen d’atteindre le pseudo paradis européen.

Résultats : plus de 75 % de l’immigration illégale de l’espace Schengen passe par la Grèce, où des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées en 2011. Ces réfugiés économiques sont parqués dans des centres de détention grecs : « Des lieux bondés, inadaptés et misérables qui font, selon l’ONU, stagner tous ces gens dans des conditions et avec une hygiène indescriptible ». Bien que 2e bénéficiaire des fonds européens pour la lutte contre l’immigration illégale, la Grèce ne parvient toujours pas à s’en sortir…

Mais comme le titrait le journal Le Monde le 8 décembre dernier - jour du « sommet de sauvetage monétaire » de l’UE tenu à Bruxelles entre la France, l’Allemagne et l’Italie -, « la fin de l’euro n’est plus inconcevable » : « En effet, expliquait ainsi le quotidien français, l'éclatement de la zone euro, sa scission en deux parties ou l'exclusion d'une poignée de ses membres font désormais partie des scénarios d'économie-fiction… ».


Dernière édition par Marine le Sam 31 Jan 2015 - 14:44; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 15 Mai 2014 - 21:07    Sujet du message: Publicité

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Marine
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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2014 - 13:44    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

En Grèce, on sait aussi qu'il y a 30% de chômeurs, que 30% des Grecs sont sans couverture sociale, que les soupes populaires ont un succès fou. Ce qu’on sait moins, c’est qu’il faut payer 700€ pour accoucher. Les parents ne peuvent régler la facture à la maternité ? Qu'à cela ne tienne, ...l’établissement garde le bébé ….. jusqu’au « solde de tout compte » ! (On ne sait pas ce qui arrive s'ils ne paient pas : le bébé est vendu à une riche famille américaine ? )
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Marine
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MessagePosté le: Lun 26 Jan 2015 - 22:44    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

Contre l'austérité, la Grèce donne le pouvoir à Syriza




Après la très nette victoire de son parti, le jeune leader de la gauche radicale Alexis Tsipras devrait être chargé de former un gouvernement ce lundi.

Alexis Tsipras attend désormais d'être convoqué, dès ce lundi après-midi, par le président de la République, pour former le nouveau gouvernement grec. Après la très nette victoire de son parti, Syriza, dimanche lors des législatives anticipées, il a le soir même adopté, face à ses supporters massés sur une grande place du centre ville d'Athènes, une stature et un ton de premier ministre, sûr d'avoir une majorité dans la nouvelle Assemblée.

«Le mandat donné par le peuple annule les plans d'austérité», a lancé Alexis Tsipras à la foule. «Le nouveau gouvernement évitera la confrontation destructrice avec ses partenaires» européens, a-t-il toutefois lancé, en souhaitant négocier avec ses créanciers une «nouvelle solution viable» pour la Grèce et l'Europe.

Syriza devrait être en mesure de constituer un nouveau gouvernement d'ici mercredi matin, a annoncé un dirigeant du parti dans la nuit de dimanche à lundi. Selon les résultats quasiment définitifs, avec 149 élus, il manque deux sièges au parti d'Alexis Tsipras pour décrocher la majorité absolue au Parlement.

Le leader de la gauche radicale va devoir mener des négociations avec plusieurs petits partis comme les centristes de To Potami ou les Indépendants grecs (anti-austérité) qui ont exprimé leur soutien à la formation conduite par Alexis Tsipras.

Avec la prime de 50 députés accordés au parti arrivé en tête, il n'est pas besoin pour Syriza de dépasser les 50 %. Mais les calculs sont complexes, car ils doivent prendre en compte tous les résultats des partis. Ceux qui franchissent les 3 % nécessaires pour entrer au Parlement, comme les autres. Le «Mouvement des socialistes démocrates», le nouveau parti de l'ancien premier ministre Georges Papandréou, a longtemps hésité, puis finalement échoué dans la soirée devant ce seuil des 3 %.

Selon les mêmes mesures enregistrées auprès des électeurs, le parti de droite du premier ministre sortant, Antonis Samaras, estimé entre 23 et 27 %, a subi un très sérieux revers électoral. Aux dernières législatives de 2012, la Nouvelle Démocratie l'avait sur le fil emporté sur Syriza. Deux années plus tard d'une politique d'austérité qui a saigné les citoyens grecs, la comparaison entre les deux formations structurant la scène politique athénienne a perdu de sa pertinence. La Nouvelle Démocratie, dimanche, a été vraiment distancée, les instituts de sondage la plaçant, dimanche en début de soirée, entre 7 et 12 points derrière sa concurrente de la gauche radicale.
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resurgence


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MessagePosté le: Lun 23 Fév 2015 - 10:33    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

La tragédie grecque: une trahison de plus


Accord sur la dette grecque: Première victoire pour Athènes ou reculade?
http://www.20minutes.fr/monde/1546503-20150222-accord-dette-grecque-premier…




Pepe Escobar avait prévenu que le parti Syriza, par son ministre de l’économie Varoufakis  était un cheval de Troie introduit par le système financier dans le paysage politique de la Grèce:
Le cheval de Troie de la Troïka : Syriza va-t-il capituler en Grèce?
http://lesakerfrancophone.net/le-cheval-de-troie-de-la-troika-syriza-va-t-i…
La tragédie grecque de 2015 est une mauvaise version (financière) remixée de la Guerre de Troie. Sauf qu’aujourd’hui, la nouvelle troïka, formée de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne (CE) et du Fonds monétaire international (FMI), tient le rôle de la Grèce, tandis que celle-ci est la nouvelle Troie.


 
Manolis Glezos : "Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion"
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5637
L’homme qui avait ôté le drapeau nazi de l’Acropole en 1941 s’estime déjà trahi par le gouvernement grec. Il appelle à refuser le compromis et demande aux militants de décider.
 
Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu’ »entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté ».
Par un article qu’il signe depuis Bruxelles où il se trouve, le député européen SYRIZA, Manolis Glezos, critique de manière particulièrement acerbe les manœuvres gouvernementales.
"Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure", écrit le cadre historique de la Gauche qui apparaît déçu des derniers développements entre la Grèce et ses créanciers.
"Plus d’un mois est passé et la promesse n’est toujours pas transformée en acte. Dommage et encore dommage. Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner pour avoir contribué à cette illusion", écrit-il en invitant les amis de SYRIZA à participer dans les plus brefs délais à un dialogue sur le parcours du parti et les manœuvres en cause.
L’article de Manolis Glezos a été publié aujourd’hui sur le site du Mouvement ‘Citoyens Actifs’ :
" Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
"L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
"Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
"Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
"Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
Dommage et encore dommage.
"Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
Mais, avant que le mal ne progresse.
Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
"Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
"D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
"Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.
Manolis Glezos, 
Bruxelles, le 22 février 2015
_____________________________________________________________
«Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut.» (René Descartes)
Je pense donc je suis ... complotiste !
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Renata


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MessagePosté le: Mer 4 Mar 2015 - 10:32    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

Nous avons interviewé le ministre des Finances grec!Yanis Varoufakis s’adresse directement aux Français et choisit Le Contrarien Matin !
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens ! 
Si le ministre des finances de la Grèce s’adresse à vous aujourd’hui et de façon exclusive par LeContrarien.com, c’est que d’une part il se définit lui-même comme un contrarien mais surtout, vous avez été tellement nombreux mes chers lecteurs à acheter son livre (Le Minotaure Planétaire) que cela est remonté jusqu’à lui ! Lorsque j’ai demandé à son éditeur s’il était possible d’interviewer Monsieur Varoufakis, je ne m’attendais pas à ce que cela puisse fonctionner. Pourtant dimanche dernier alors que je mangeais une fameuse omelette de la mère Poulard avec mon épouse et mes enfants en train de se gaver de crêpes au Mont Saint-Michel, le téléphone sonne. C’est l’éditeur : « Varoufakis est séduit par l’idée de donner une interview aux Contrariens ». J’ai déjà trop parlé écoutons donc ce qu’il a à dire à notre communauté de contrariens! 

Charles Sannat : Vous vous définissez vous-même comme un «contrarien». Pouvez-vous nous en dire plus ?
Yanis Varoufakis : Dans un monde où le paradigme dominant fait obstacle au partage de la prospérité, à la justice et à la liberté, il incombe à ceux qui tiennent ces principes pour fondamentaux de s’opposer au prêt-à-penser. S’opposer aux opinions et aux règles juste pour le principe de s’opposer ne rime à rien et est dangereux. Mais s’opposer à ce qui sape systématiquement les valeurs sur lesquelles repose une société civilisée est un devoir moral. 
CS : Vu de France, on a l’impression que dans les négociations en cours entre l’Europe et la Grèce on n’est d’accord sur rien et que les institutions européennes sont intraitables. Est-ce une impression ou la réalité ?
YF : Il y a forcément des points sur lesquels nous sommes d’accord. En effet, il est dans l’intérêt de tous en Europe, y compris de celui de nos créanciers, que la Grèce retrouve une croissance nette. A mes yeux, le problème semble être que l’inflexibilité de l’Europe quant à la politique qu’elle mène vient de ce qu’elle est résolue, ce que l’on peut comprendre, sans pour autant trouver cela judicieux, à ne pas admettre que le « remède » appliqué depuis cinq ans n’a fait qu’aggraver une situation déjà très mauvaise. 
CS : L’Europe est-elle devenue une entreprise punitive, une Europe père-fouettard, non seulement pour la Grèce mais par voie d’extension, à terme, pour tous les pays de la zone euro qui sont dans la difficulté.
YF : Actuellement, mon travail consiste à établir des relations au sein d’une Europe qui place les règles au-dessus de la logique macroéconomique et qui considère l’arrangement actuel comme bien plus important que d’imaginer comment l’Europe et la zone euro devraient être conçues pour bien fonctionner. Ces efforts de rapprochement sont importants parce que sans eux des millions d’Européens souffrent inutilement tandis que « l’Europe » devient impopulaire parmi les Européens, ce qui ne profite qu’aux ultranationalistes et aux sectaires. 
CS : Lorsque j’analyse la situation économique de la Grèce (et je ne suis pas le seul à penser ainsi), la dette grecque n’est tout simplement pas remboursable. La notion de remboursement de la dette semble être un point d’achoppement dans les négociations en cours. Pourtant, nous savons tous qu’elle n’est pas remboursable. Qu’est-ce que cela cache, alors que la priorité devrait être de résoudre d’urgence la crise humanitaire que connaît votre pays ?
YF : Ce qui est peut-être le plus triste dans tout ceci est que, en fait, tout le monde est d’accord. On me dit constamment que le mot « décote » [en anglais, haircut, c.-à-d. l’annulation pure et simple d’une partie de la dette - NdT] est politiquement toxique mais, en même temps, on me dit que nos créanciers seraient prêts à discuter d’un allongement substantiel de la maturité de la dette avec une réduction concomitante des taux d’intérêt – ce qui revient en fait à une… décote substantielle. Il est étrange que lorsque nous faisons une contre-proposition consistant à émettre des obligations indexées sur le PIB nominal, qui offriraient à nos créanciers un rendement potentiellement supérieur, celle-ci soit rejetée. La seule explication à ce mystère est que la question de la dette n’a pas grand-chose à voir avec… la dette elle-même, que notre dette est une « variable de contrôle », comme disent les mathématiciens, dans le contexte d’un exercice de « planification » dont l’objectif est de maximiser l’autorité politique sur les nations déficitaires. S’il y a une autre explication, je serais ravi de l’entendre. 
CS : Vous défendez aujourd’hui l’idée de maintenir la Grèce dans la zone euro. Nos économies étant hétérogènes, en l’absence d’un mécanisme d’harmonisation, je pense pour ma part que l’euro est condamné. Alors, pourquoi faut-il selon vous rester dans la zone euro ?
YF : Parce que je ne peux pas imaginer un mécanisme par lequel nous pouvons dissoudre la zone euro sans que cela déclenche une crise massive qui écrasera encore un peu plus les dépossédés et tous ceux qui ont supporté le plus lourd fardeau de la crise de l’euro. La zone euro peut-elle être stabilisée sans infliger de souffrance supplémentaire pour cause d’austérité ? Je le pense, et c’est pourquoi, avec Stuart Holland et James Galbraith, nous nous sommes tellement investis dans notre Modeste proposition pour résoudre la crise de l’euro. 
CS : Personne ne veut être le fossoyeur de l’euro. Pourtant, la Grèce pourrait être la première à en sortir. Que pensez-vous de cette hypothèse ?
YF: En novembre dernier, Mario Draghi a dit que pour que l’euro soit un succès dans quelque pays que ce soit il doit être un succès dans tous les pays. Je pense qu’il a raison. Dans ce contexte, toute tentative de se servir du « Grexit » comme d’une menace ne fait que déstabiliser une zone euro déjà fragile, et constitue par conséquent une manœuvre d’une effrayante irresponsabilité. 
CS : Selon vous, en cas de rupture entre les pays faibles et les pays forts de la zone, ne pensez-vous vous pas que la sortie de l’Allemagne serait plus efficace, les autres pays conservant alors l’euro sans l’Allemagne ?
YF : Dans le cas hypothétique d’une fragmentation de la Zone euro, il ne fait aucun doute que la sortie d’un pays excédentaire est de loin préférable à celle d’une nation déficitaire. Lorsqu’un pays jouissant d’un excédent de sa balance des opérations courantes quitte une union monétaire, sa monnaie s’apprécie alors que les capitaux affluent vers son économie. Ce rééquilibrage compense les pertes encourues par la dépréciation des actifs dans les pays qui restent dans l’union. Bien qu’il existe un risque de récession, à cause de l’augmentation du taux de change et de la perte résultante de marchés, la situation qui en résulte est acceptable en comparaison à l’implosion qu’engendrerait la sortie de l’union des pays déficitaires, leur monnaies se dévaluant massivement et eux étant poussés au défaut sur les dettes privées et publiques libellées en euro.
Ceci dit, toute sortie de nations excédentaires ou déficitaires, en particulier à un moment où l’Europe est en déflation et que les investissements sont historiquement bas, provoquerait partout de très graves problèmes. Voilà pourquoi je dis que nous avons l’obligation de réparer l’euro, en particulier ceux d’entre nous qui critiquent sa conception ! 
CS : L’un des points essentiels de l’accord intérimaire signé avec l’Eurogroupe est la lutte contre l’évasion fiscale. Pensez-vous vraiment être en mesure de faire rentrer l’impôt ?
YF : Oui. Nous manquons peut-être d’expérience gouvernementale mais, croyez-moi, nous sommes déterminés. Notre grande force est que nous ne sommes les obligés de personne. Aucun d’entre nous, pour financer sa campagne électorale, n’a reçu le moindre euro de la part des intérêts particuliers auxquels nous allons nous attaquer. Cependant, ce qui est crucial pour régler ce problème est que nos partenaires européens nous offrent du temps et de l’espace pour mener à bien cet objectif en relative tranquillité. 
CS : Vu de France, pour beaucoup, la Grèce l’a bien cherché. Personnellement, je considère que l’on peut tous être grecs et que ce qui arrive à votre peuple pourrait arriver au nôtre.

YF : La logique de la punition collective est absolument effroyable. Elle est bannie en temps de guerre et devrait être bannie en temps de paix. A moins que le peuple français ne comprenne qu’il n’y a rien de tel qu’un Grec « typique », penser de cette manière ne peut que nourrir les stéréotypes visant les Français, les Allemands ou les Italiens – autant d’idées reçues qui nous empêchent de penser intelligemment, en tant qu’Européens, quant aux véritables causes de la crise. Avant 2008, l’argent s’écoulait en quantités phénoménales des pays excédentaires vers les pays déficitaires. Cet afflux d’argent provoqua des bulles qui ont ensuite éclaté. Et lorsque celles-ci ont éclaté, les pays déficitaires se sont retrouvés engloutis sous des montagnes de dettes impossibles à servir, avec un PIB nominal en réduction et des politiques d’austérité qui ont encore un peu plus réduit les revenus avec lesquels ces dettes, anciennes ou nouvelles, auraient pu être remboursées. C’est pourquoi la Grèce se trouve là où elle en est actuellement et c’est aussi pourquoi la France est à la peine. Se retourner vers les stéréotypes comme explication ne peut que nous empêcher de comprendre les causes de notre crise commune. 
CS : Quelle est la véritable situation sociale en Grèce et pensez-vous que nous pourrions faire partie des prochains sur la liste ?
YF : Privation et pauvreté absolue, ce qui est très difficile à mesurer pour qui habite en Europe du Nord ou en Europe centrale. En outre, la classe moyenne est en état d’asphyxie économique totale. Je vous donne un seul exemple : sur les 5 millions de Grecs actifs, 3,5 millions ont des arriérés vis-à-vis de l’Etat pour des sommes inférieures à 3000 euros – et ils ne peuvent pas les rembourser. 
CS : Depuis plusieurs semaines, des dizaines de milliards d’euros quittent la Grèce. D’importantes quantités d’or physique sont achetées par les Grecs. Cela est-il le présage d’une sortie ordonnée de la Grèce de la zone euro, au moment où Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, rapporte que certaines personnes dans « les milieux artistiques » font circuler des ébauches de nouveaux billets libellés en drachmes (et pas uniquement pour épater la galerie) ? Doit-on s’attendre à une sortie de la zone euro dans les prochains mois ?
YF : Le gouvernement précédent a mené sa campagne en utilisant la tactique de la peur qui consiste à « promettre » que s’ils devaient perdre les élections, les banques fermeraient une semaine plus tard et la sortie de la Grèce de l’euro s’ensuivrait. Faut-il s’étonner que lorsqu’un gouvernement en place brandit un tel épouvantail les gens aient peur ? Et lorsqu’en outre des voix similaires s’élèvent en Europe – certaines d’entre elles parmi les autorités constituées – il est aisé de faire en sorte que cette peur grandisse et grandisse encore. Mais faites une pause un moment et pensez au coût immense d’un « Grexit », non seulement pour nous les Grecs, mais pour tous ceux qui sont impliqués dans l’aventure. Cela vaut-il la peine juste pour empêcher notre gouvernement d’avoir la chance d’éliminer les oligarques et les corrompus ? Je ne le pense pas. C’est pourquoi j’en appelle à mes amis français pour qu’ils résistent à cette grossière violation de la logique et des principes démocratiques. 
CS : On voit bien année après année l’incapacité de la France à respecter les objectifs budgétaires et de dette fixés par l’UE. Vous avez rencontré Michel Sapin. Que faudrait-il pour qu’un axe majeur Paris-Athènes puisse émerger ?
YF : Une France plus forte. 
CS : Enfin, Avez-vous un message particulier à adresser au peuple français?
YF : Je pense en avoir un : il est temps que l’on se remette à rêver d’Europe comme d’un lieu où la prospérité se partage, plutôt que d’une cage de fer dans laquelle une majorité d’Européens se sentent étouffés et trahis. Si notre nouveau gouvernement est liquidé, la France ne parviendra pas à sauver l’idée d’une Europe qui concorde avec le triptyque «Liberté – Egalité – Fraternité». 
 

Voilà donc un texte réalisé pour nous, pour vous, particulièrement riche et qui j’en suis sur nous permettra à tous d’enrichir notre réflexion pour les prochains jours. Le sujet de fond c’est évidemment quelle Europe pour le peuple européen!
C’est également tout cela le message de Yanis Varoufakis, tout cela sans oublier une sagesse évidente. Non, il ne cherche pas à renverser la table mais à nous inciter collectivement à nous lever pour changer l’Europe car oui, tout le monde parle de changer l’Europe… Néanmoins, pour le moment, c’est l’Europe qui nous change. Alors il est temps, grand temps, que nous, le peuple d’Europe, prenions en main notre destin. 
Charles SANNAT 
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MessagePosté le: Mer 4 Mar 2015 - 14:30    Sujet du message: La grèce ça bouge ! Répondre en citant

Faire condamner la Troïka pour la tragédie grecque
03 mars 2015 |  Par YVES FAUCOUP


 
Tous les reportages et les témoignages attestent que les exigences de la Troïka ont provoqué une catastrophe humanitaire en Grèce. Les diktats de cette Troïka ont été imposés par des technocrates sans légitimité démocratique, et souvent en violation avec la législation internationale en vigueur. Le soutien au peuple grec justifie que l'on se batte pour que ces fauteurs de misères soient poursuivis et jugés. 
Désastre humain
Trois millions de Grecs sont sans couverture de santé (sur 11 millions d'habitants). Le taux de chômage atteint 29 % de la population active (60 % chez les jeunes). Un tiers de la population est en dessous du seuil de pauvreté. 400 000 foyers n'ont aucun revenu, les prestations sociales ont été réduites, les allocations de chômage supprimées pour de nombreux chômeurs. Des enfants font des malaises à l'école car insuffisamment nourris. Des tickets alimentaires ont dû être édités pour les plus pauvres. 40 % des hôpitaux ont été fermés. Plus de la moitié des médecins du secteur public ont été licenciés : sur 5000, il n'en reste plus que 2000. Les dépenses de santé qui représentent 10 % du PIB en Allemagne, 8 % en moyenne européenne, peinent à arriver à 6 % en Grèce (et sur un PIB qui a fondu, aussi vite que la dette croissait). Des consultations externes doivent être organisées par des médecins et secouristes bénévoles. Des médecins attestent que des centaines de Grecs meurent chaque mois faute de soins. D'autres sont affamés, les indigents sont pléthore. Le nombre de sans-abri a considérablement augmenté. Des familles vivent dans des caves. Des commerçants sont ruinés. Des charrettes de fonctionnaires se sont retrouvées sur le pavé. Les salaires et pensions de retraite ont baissé le plus souvent de 30 %.
Tout cela sur pression de la Banque centrale européenne, du FMI, et de l'Union européenne : la Troïka. Dans un documentaire diffusé sur Arte le 24 février (Puissante et incontrôlée : la troïka, de Harald Schumann), véritable réquisitoire, acte d'accusation terrible, Yanis Varoufakis, interviewé sur fond d'Acropole l'été dernier, les accuse de "crime contre l'humanité".
En réduisant ses dépenses d'un tiers en 4 ans, l'Etat grec a pourtant réalisé l'"exploit" d'être en excédent budgétaire, hors service de la dette. Mais la dette, quant à elle, a explosé (175 % du PIB, bien davantage qu'au début de la crise). C'était prévisible, les économistes sérieux l'avaient annoncé. Je ne parle pas de nos "experts", ceux qui sont à la botte des multinationales et des technocrates ultralibéraux européens, qui s'ingénient à insulter les Grecs, les accusant de tous les péchés du monde, obtenant, il faut bien le dire, un certain écho auprès du  Français moyen qui croit pouvoir faire de l'économie en chambre. Samir Amin, interviewé dans Debtocracy (documentaire de 2011), déclare : "Les Grecs sont-ils paresseux ? C'est du racisme pur et simple". Mais les Dominique Reynié, Nicolas Beytout, Arnaud Leparmentier (Le Monde) et autres Philippe Dessertine, n'ont cessé de le colporter, comme ils ont tourné en dérision Syrisa. Ne parlons pas de Marc Fiorentino qui a beaucoup milité pour que la Grèce "coupable" soit exclue de la zone euro, tandis que Carl Meeus (Le Figaro Magazine) répète sans cesse que Syrisa veut désormais y rester par pur opportunisme après avoir longtemps annoncé le contraire (ce qui est faux).
 Ces "économistes", qui roulent pour le "parti de l'étranger", l'Allemagne, s'offusquent lorsque Syrisa rappelle le pillage de la Grèce par l'Allemagne nazie, et l'assouplissement de la dette allemande en 1953 ; ces "économistes", qui ne se contentent pas de livrer une opinion, mais militent délibérément en faveur de l'oligarchie financière, n'ont cessé de tresser des lauriers à une Allemagne, travailleuse, ingénieuse, économe, se gardant bien de relever ses points faibles. S'il est vrai que sa réussite doit beaucoup à ses innovations, la durée moyenne de travail en Allemagne était en 2009 inférieure à la France, et, pire encore, à la Grèce (selon Patrick Artus, de Natixis).

LA SUITE _______________>>>     http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-faucoup/030315/faire-condamner-la-troik…

_____________________________________________________________
>>>>La création est une symphonie dont nous sommes les musiciens , mais que signifie elle sans son compositeur source de toute VIE ?
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