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Origines égyptiennes du christianisme. Partie II –

 
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Marine
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PostPosted: Fri 20 Dec 2019 - 07:19    Post subject: Origines égyptiennes du christianisme. Partie II – Reply with quote

https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/2012/05/23/origines-egyptienne…


Sous-titre : Influences du culte d’Isis sur le christianisme, ou le christianisme d’Isis.
Résumé : L’histoire et le contexte socioculturel, religieux ainsi que juridique égyptien, mésopotamien et des Pays du Levant ont exercé une influence incontestable sur les origines de la Bible et de ses rédacteurs. Différents théologiens, archéologues et philosophes l’ont démontré. L’Illustre fondateur du christianisme, Jésus-Îsâ, ne pouvait donc ignorer ces influences. L’historien et docteur en droit égyptien, le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty développe une intéressante argumentation sur ces sujets dans ses « Recherches comparées sur le Christianisme Primitif et l’Islâm Premier », les « Origines Egyptiennes du christianisme ». En particulier, en se référant notamment à l’étymologie égyptienne et arabe, l’historien démontre que les propres origines de l’Illustre fondateur du christianisme, Jésus-Îsâ, ne pouvaient être juives, mais bien égyptiennes. Il en allait donc de même pour ses parents, Marya et Yosef.
Quelles origines égyptiennes ?
Elles sont abordées en quatre parties : 1-dans le contexte du milieu, celui de la Terre des Nations, 2- dans la vie du fondateur du christianisme, sa généalogie, ses parents, et son nom. 3- Elles sont aussi à envisager  au sein du dogme, ainsi 4- qu’au sein du large contexte de l’Orient et les rédacteurs de la Bible.
Mots-clés : LOpusinSeptem, christianisme d’Isis, Vérité.
Catégorie : histoire des religions
Bibliographie : cfr. Notes de bas de page de l’Opus in Septem. & Auteur principal :
Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty, Recherches comparées sur le Christianisme Primitif et l’Islâm Premier – Tome II, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987 – Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989 – Civilisations de répression et forgeurs de livres sacrés, Maât  La Vérité Letouzey&Ané, Paris 1995.
Pierre Fasseaux, L’Opus in Septem – Complot en Egypte, (Editions Thélès, Paris, 2011). Attention, L’Opus in Septem n’est vraisemblablement plus disponible chez l’éditeur. Contactez l’auteur pour une commande (paperback, liste d’attente) ou le futur e-Book ( disponible dès le mois de mai 2014), par courriel: fasseauxpm@hotmail.com
Voir aussi : L’Edifice http://www.ledifice.net/B005-E.html
1-      Origines égyptiennes du fondateur du christianisme
 
« J’ai rappelé d’Egypte , mon fils » Osée XI-1, Matthieu II-15
1. Jésus l’Egyptien
Suivant les écrits que nous possédons sur les diverses recherches historiques contemporaines du Professeur Sarwat Anis Al-Assiouty, il y a eu des confusions voire des erreurs d’étymologie sur le nom du Fondateur et ceux de ses parents. Il y en a de même eu sur leurs origines, leurs périodes de vie et les endroits où ils ont vécu[1].
Jésus serait né en l’An 19 avant notre ère. Pourquoi en effet l’An 19 avant notre ère[2]?
L’historien Sarwat Anis Al-Assiouty l’a indiqué dans ses recherches, établies en fonction de différentes hypothèses. Celles-ci ont été basées sur, d’une part des récits des historiens de l’époque sur la question du recensement de la population dans les provinces contrôlées par Hérode sous Auguste. D’autre part, sur des calculs établissant  l’âge probable de Jésus à sa mort, et des récits de l’Evangile y compris des récits apocryphes de l’Enfance. Ces différents éléments concordent à établir la date de naissance en l’an 19 avant notre ère[3].
Un texte évangélique permet d’appuyer la vraisemblance de cette hypothèse. En effet, un texte de Jean mentionne que Jésus « n’avait pas encore cinquante ans » en fin de vie[4]. D’autre part, l’historien précise que si l’on accepte l’hypothèse de la mort de Jésus sous Ponce Pilate un vendredi pascal, l’on tombe en l’an 30 de notre ère. Si l’on soustrait 50 années à l’an 30, on tombe quasiment sur la date du recensement en l’An 19 avant notre ère. Cela correspond parfaitement[5]
Rappelons ici que le concept trinitaire isiaque provenant de la Pensée égyptienne avec Osiris-Isis-Horus (Père-Mère-Fils), fut repris dans la Trinité chrétienne Père-Fils-Saint Esprit, mais dans lequel le « Saint Esprit » figure en fait Marie[6] ! Cette similitude était admise par les premiers chrétiens, notamment le Père de l’Eglise Jérôme. Ainsi Jésus est assimilé à Horus. Le cœur surmonté d’une croix latine, et qui est devenu le symbole du Sacré-Cœur de Jésus, était un attribut d’Osiris[7]. Osiris était appelé « le Seigneur », tout comme Jésus. En utilisant le titre de « Seigneur » dans nos prières, nous ne faisons que rappeler, notamment, l’invocation du titre d’Osiris dans les anciennes prières égyptiennes.


2. Jésus-Îsâ, le nom du Fondateur
L’historien Sarwat a donné des indications convaincantes sur les erreurs concernant l’origine du nom « Jésus » et du nom de ses parents. Le nom du Fondateur Îsâ est d’origine égyptienne et syrienne, et il est aussi repris tel quel par le Coran[8].
D’une part, d’après le Professeur Sarwat Al-Assiouty, le nom « Jésus » ne peut être décliné du nom « Yehosu’a », en imaginant que celui-ci serait un nom juif. La transcription utilisée ne pouvait permettre de retenir cette traduction à cause de la place de la gutturale « ain » qui dans ce cas est placée à la fin. Mais le Talmud, des sources juives et le Coran plaçaient cette gutturale en début du nom. Les traductions grecques ne pouvaient traduire certaines consonnes d’origine araméenne inexistantes en grec, ce qui a conduit à une confusion magistrale entre le nom de Îsâ signifiant  » le rédempteur » et  une origine hébraïque « Yehosu’a » signifiant « Yahve sauve ».
Il faut donc retenir le nom original de Jésus qui est Îsâ avec la gutturale « ain » dans ce cas placée au début du mot et signifiant  » le rédempteur ».
Il y a là une différence de taille, précise l’auteur, car l’un c’est Jésus-Îsâ l’araméen qui sauve, tandis que l’autre il s’agit du dieu hébreu Yahve qui sauve. Il y a conflit d’origine et une confusion qui a été entretenue depuis le deuxième siècle. De plus, et cette indication est capitale, la racine de Îsâ est « assa », ou encore « ‘ash » en égyptien et « asa » en araméen, engendrant  des noms propres lesquels selon l’historien étaient répandus en Egypte, Syrie et Palestine à cette époque[9].
Mais allons plus loin, toujours selon le Professeur Sarwat  dans les origines des noms, avec Marie, la mère de Jésus.
D’une part, l’origine juive de Marie n’est pas acceptable. Le nom de sa propre mère « Anne » est dérivé de « Hanna » et était plus courant dans le monde arabe. Des chercheurs juifs ont effectivement établi que le nom « Marie » serait un nom égyptien issu de  » Maria », ou Mariam et de l’arabe Marâm signifiant « désir ».  Le nom « Maria » ne serait pas porté par les femmes juives. Certains archéologues et directeurs d’études indiquent cependant que les prénoms « Maria, Jésus, ou Yosef » étaient répandus à l’époque, et d’autres vont identifier Jésus comme étant originaire de Nazareth, ce que  réfute l’auteur.
Examinons donc la seconde hypothèse… « Mer » en ancien égyptien signifie « aimer » qui est symbolisé en hiéroglyphes soit par le symbole d’une houe, d’un canal d’énergie ou d’une pyramide. Le symbole de la houe est intéressant car cet outil creuse la terre pour la cultiver et la rendre productrice, ce qui fait référence à la « Mère créatrice et productrice ».
Dans la même hypothèse, et toujours selon l’auteur, « Maria » dérive de l’égyptien « mri » signifiant « l’aimé ». A partir de « mri », il y a différentes déclinaisons utilisées en Egypte, mri-im ou mri-yam signifiant l’aimée de cet endroit, mri-amon signifiant « l’aimée d’Amon ». Cette deuxième hypothèse est donc la plus plausible, le nom de Marie, issu de Mariam étant un nom égyptien effectivement porté par les femmes égyptiennes en Egypte et dans la Terre des nations en pays de Canaan par les égyptiens, arabes et syro-phéniciens. Dès lors, le retour en Egypte de la famille est logique dans ce contexte, tel qu’écrit dans la Bible, et tout comme un récit des Actes[10] dans lequel le tribun voit Jésus comme un Egyptien.
Il est évident qu’il y avait en effet un grand nombre de familles égyptiennes vivant dans la Terre des Nations[11].
Finalement, Maria est comparée, à l’instar d’Isis, à la Déesse de l’Amour. D’autre part, Maria est invoquée par le mot « Sit » dans la prière des coptes ce qui signifie «  la Dame », nom préalablement attribué à Isis, soit en hiéroglyphes «  A set ». La prière «  délivre-nous du mal » dite par les chrétiens rappelle  la prière égyptienne à Isis. Mais, qu’en est-il de Yosef, père de Îsâ?
Yosef est un nom qu’on trouve aussi bien en pays de Canaan qu’en Egypte. Mais là, c’est aussi surprenant. Jésus est communément appelé « fils de Maria »[12] alors que les généalogies sont généralement établies de père en fils, et dans ce cas précis aux fins de le rattacher à la maison de David. Sans compter que des recherches établies par l’historien Sarwat ont aussi établi que le nom David est d’origine arabe moabite, donc non-juive. Même le nom du père de David, Jessé ou Yessé a une origine arabe, tout comme ceux de sa famille[13].
3. Emprise de la généalogie 
L’historien Sarwat Anis Al-Assiouty écrit de même que le nom Yosef-El est le nom d’une contrée en pays de Canaan, ce qui était certifié par des sources égyptiennes dans le quinzième siècle avant notre ère[14].
Mais il y a un fait étrange…Dans les textes des Evangiles, Joseph le père, semble à peine honoré comme il aurait du l’être, en fonction de son autorité paternelle et en vertu des commandements. Il est en effet presque ignoré.
La famille qui aurait pu être sacralisée dans son noyau familial est altérée, morcelée au profit du concept trinitaire chrétien, et cela aux fins de prévoir une filiation divine. La filiation humaine avec sa généalogie disparaît pour faire place à la filiation divine. C’est un déni à la puissance temporelle de l’homme et l’existence de la famille pour la substituer au spirituel. Même si, il est vrai, l’on verra quand même le rédacteur de Luc l’Evangéliste indiquer que les fidèles de la synagogue le nommeront  » Jésus, fils de Joseph ».
Quelle est l’importance de la généalogie dans ce contexte?
Généalogie et liens du sang ne sont qu’illusion. Ce sont des instruments identitaires nationalistes et racistes, précise l’historien. On le voit bien ici même dans cet exemple de famille sacrée dans lequel des rédacteurs de la Bible veulent rattacher Yosef et Îsâ à une altière généalogie davidienne[15]!
Ces noms à l’origine sont égyptiens ou cananéens. Et pourtant les rédacteurs des Evangiles, dans un hymne à la dynastie et dans une incantation magique aux liens du sang, essaient  de les introduire dans leur système généalogique qui sera parfois antithétique, parfois mythique. Ces généalogies poursuivent un but de prosélytisme et de nationalisme par le biais de l’affirmation d’une identité judéo-chrétienne, de conforter toujours et encore le principe illusoire de peuple élu et de rattacher « Le Sauveur » à cette identité. On se trouve ici à un niveau purement clanique, de tribu, de race. Alors que l’enseignement d’Isis, puis celui de Jésus-Îsâ de types universalistes combattaient farouchement l’inégalité sociale et de pouvoirs, et surtout ceux se revendiquant comme élus!
Îsâ, Jésus a parfois été appelé « Fils de David ».
En effet, suivant le Professeur Sarwat, cette appellation « Fils de David » utilisée par les cananéens faisait référence à Salomon, en tant qu’exorciste connu commandant aux esprits impurs et guérissant les malades[16], ce qui fut une part des activités de cœur et de compassion de Jésus-Îsâ!
La question intéressante, que nous pourrions développer ici, est celle de l’utilisation des moyens de soins et de guérison pratiqués par Îsâ. Il faut naturellement replacer ceux-ci dans le contexte culturel et traditionnel de l’époque, acceptés par la population. Îsâ n’était pas le seul à pratiquer des guérisons, même si, et on peut l’accepter comme tel, il possédait des capacités exceptionnelles.
La question posée est alors: quels étaient à cette époque les lieux de formation en soins de guérison? Tout simplement les temples. En effet, dans les temples égyptiens, les prêtres officiaient et pratiquaient déjà depuis longtemps des soins par la prière, les soins énergétiques par l’imposition des mains, les plantes médicinales, les régimes alimentaires et le jeûne. Ce contexte égyptien correspondrait naturellement au lieu de vie de l’enfance de Îsâ. Et cela sous-entendrait un séjour relativement long dans ces temples en Egypte.
Il est probable de plus, que durant son enseignement plus tardif en Palestine, Jésus soignait dans les bains guérisseurs de Jérusalem, comme celui de Bethesda. L’archéologie prouve que celui-ci ne pouvait être à l’origine un sanctuaire juif mais bien osirien[17], et qu’un prophète « juif », si Jésus était juif,  n’aurait jamais fréquenté ces lieux, et surtout pas le jour du sabbat.
Autre argument à la vie de Jésus en Egypte. L’historien mentionne que le rédacteur de Matthieu signale :  » à la mort d’Hérode, l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Egypte », et il dit: » Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et retournez au pays d’Israël ». En fait, Matthieu (2/20-22) précise aussitôt qu’ils allèrent plutôt en Galilée, à cause du fils d’Hérode qui avait repris le règne en Judée en l’an 4 de notre ère. Ceci indiquerait que Jésus a passé son enfance, adolescence et une partie de l’âge adulte en Egypte, et ce jusqu’à l’âge de vingt cinq ans environ, puis ce fut la Galilée. Ce fait serait aussi confirmé par les Evangiles apocryphes! Son enseignement en pays de Canaan n’aurait donc pas commencé avant l’âge de trente ans[18].
4- Le baptême en Egypte.
Ces derniers faits historiques vont naturellement à l’encontre du baptême de Jésus-Îsâ dans le Jourdain par Jean le Baptiste.
Selon l’historien, ces faits induisent deux hypothèses. La première suppose que le baptême se serait effectué après l’arrivée en  Galilée, probablement vers l’âge de trente ans. Trois rédacteurs des Evangiles, Marc, Matthieu et Luc mentionnent le baptême de Jésus sans doute à l’âge adulte. (Matthieu 3/ 13-15). Ce qui est surprenant, c’est que Jean reste vague sur ce sujet et ne témoigne pas de la véracité du baptême de Jésus.
Deuxième hypothèse, les données de l’art paléochrétien suggèrent que Jésus-Îsâ, vivant en Egypte a du y être baptisé enfant. Il y a une cohérence par rapport à son lieu de vie. En effet, le rituel du baptême par immersion dans l’eau était pratiqué depuis longtemps en Egypte par les prêtres égyptiens.
Ce rituel datant de plus de deux millénaires est prouvé par les fresques et statues dans les temples égyptiens[19]. Il comporte un cérémonial semblable à la liturgie dans le culte d’Isis, adopté ensuite par les judéo-chrétiens et naturellement par la communauté copte, dont le jeûne, la prière, le renoncement à la vie de pécheur, l’imposition des mains, l’immersion purificatrice et la renaissance symbolique. Des statues de l’enfant Horus montrent ce rituel isiaque, qui fut à nouveau repris dans l’art chrétien primitif dans le courant du deuxième siècle de notre ère, mais en substituant Jésus-Îsâ à Horus.
L’historien Sarwat Anis Al-Assiouty mentionne spécifiquement les endroits précis où ces peintures peuvent être encore vues à Rome, et où l’on voit l’enfant Jésus-Îsâ baptisé par une personne ayant l’aspect d’un prêtre égyptien. Les motifs de ces peintures désavouent la version des trois rédacteurs Marc, Matthieu et Luc, de l’administration du baptême à l’âge adulte ainsi que sur le lieu, alors qu’ils étaient contemporains des rédacteurs. Les versions des rédacteurs de Jean et de Luc restent vagues sur le lieu du baptême de Jésus-Îsâ. Cette expectative, proche de la réalité archéologique suggère que Jésus-Îsâ était selon toute vraisemblance déjà baptisé en Egypte avant de rencontrer Jean au bord du Jourdain.
Ces faits ne constituent pas une réalité importante à nos yeux. Le rituel du baptême était pratiqué depuis longtemps en Egypte, et n’est pas un caractère spécifique judéo-chrétien. C’est ce qu’il faut retenir. Mais il donne une confirmation supplémentaire à l’authenticité de la vie en Egypte de la famille sacrée, Yosef, Maria et Îsâ.
5. Autres origines. Emprise de « l’ancêtre » Abraham. Arabe ou Arménien ?
Le mot arabe « riham » duquel dérive en fait le nom arabe « Abraham » était courant chez les Arabes. Le nom « Abu Riham » est similaire à « Abraham ». Le mot « riham » en arabe est le pluriel de « ruhma » qui signifierait « nuages de pluie douce et continue », ceci afin de suggérer qu’Abraham serait devenu le père d’une multitude.
Mais d’où Abraham était-il originaire?
Sur le plan des origines géographiques, les auteurs de la Bible placent sa ville d’origine à Ur, loin au sud en Basse Chaldée, actuellement l’Irak. Mais ce fait semble contredit par des historiens, et en particulier par le Professeur Sarwat Anis Al-Assiouty, qui place la véritable origine des Hébreux près de la frontière syro-turque en Arménie où il y avait aussi une ville appelée Ur. En effet, il semblerait que la ville d’Ur n’existait pas encore à cette époque en Basse-Mésopotamie.
Abraham serait donc issu de cette région d’Arménie, et de lui sa première descendance avec Ismaël et Isaac. De plus, les auteurs de la Bible citent aussi le pays d’Abraham comme étant la région de Nahor, Aram-des-deux-fleuves soit en Haute-Mésopotamie. C’est d’ailleurs dans cette région que, à l’injonction d’Abraham, son fils Isaac devait retourner prendre femme, et non en pays de Canaan. Le mot « riham ou Abraham » indiquerait une localisation syro-turque.
D’autre part, la coutume préislamique attribue à Abraham et Ismaël le culte de la Pierre Noire du temple d’Al-Ka’ba, ce culte était en vigueur dans l’Arabie préislamique.
En fait, bien avant l’émergence de l’Islam, les arabes croyaient en Allah, le Dieu suprême, Dieu nabatéen, Créateur du Ciel et de la Terre, jugeant les vivants et les morts, et du temps des Nabatéens ils lui vouaient un culte.  Ce n’était pas un monothéisme à cette époque.
Toujours suivant l’historien Sarwat Anis Al-Assiouty, il y avait un panthéon arabique avec Allah l’Illustre, et des divinités qui lui étaient subordonnées comme la déesse nabatéenne Al-Lât ( d’où est issue le nom de ville Eilat) , la déesse Al-‘Uzzâ la Puissante[20] et Manât la Bienfaisante, considérées comme par lui engendrées.
Dans cette période préislamique, les arabes idolâtraient la Pierre Noire d’Al-Ka’ba[21], et ont de ce fait été considérés comme des païens adorateurs de pierres tout en y associant Abraham et Ismaël. Dans la Genèse, il est d’ailleurs dit de Jacob son petit-fils, qu’il érigeait une stèle en pierre dressée symbolisant la divinité, et la consacrait.
Anecdotes
Pour terminer en guise d’anecdote, disons que le rédacteur de Luc l’Evangéliste mentionne dans la généalogie un parent du nom de Maath. S’il n’y a pas d’erreur de traduction, la ressemblance est troublante avec la Maât égyptienne, symbolisant le principe de justice éternelle. Dans un autre contexte, l’auteur Christian Jacq précise dans le « Petit Champollion illustré » que le prénom « Isidorus, Isidore » porté par des chrétiens est un nom d’origine égyptienne, tiré de « Isi(s)-dore, issu de « donné de Isis »!
Un nom comme Zorobabel, aussi mentionné dans la Bible comme généalogie de Jésus possède des origines diverses, et ce fait est tout aussi étonnant. Ce nom  date du VIe siècle avant notre ère. Zorobabel devait être un lieutenant d’Esdras.
« Zoro » est tiré de « Zara », mot issu de Zarathoustra ou Zoroastre, le réformateur religieux iranien qui institua l’enseignement du mazdéisme, religion dualiste, dans le VIIe siècle avant notre ère. Le mot « ba » peut provenir du nom donné à l’âme dans l’ancienne Egypte. Le mot « bêl » est un titre akkadien signifiant « seigneur » et qui correspond au terme hébreu et phénicien « baal ». Enfin, le mot « babel » serait la traduction en hébreu  de Babylone. Peu importe, il reste que le mot « bêl » provient du mot « seigneur », titre par lequel le Fondateur du christianisme est souvent appelé. L’origine de ce nom apparaîtrait alors comme iranienne.


[1] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.110

[2] Voir article Origines égyptiennes du christianisme, Partie I – Le contexte, Pierre Fasseaux.

[3] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.23, voir note 65

[4] Jean, 8/57.

[5] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, résumé p.14-23, p.24 note 66 (Irénée de Lyon)

[6] L’Opus in Septem, p.193-196, à propos de la trinité. « Dans la gnose chrétienne primitive, les Pères de l’Egliseassimilaient Maria à l’Esprit-Saint, » p.194.

[7] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.133, cfr.Alan Gardiner Egyptian Grammar, H.Leclercq Dict.d’archéologie

[8] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.110

[9] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, résumé p.111-118

[10] Dans les Actes 21 verset 38, le tribun parle à Paul qui vient d’être arrêté. Il se rend compte qu’il n’est pas « cet Egyptien (Îsâ) qui provoquait une sédition et entraînait des milliers de gens dans le désert.

[11] Sarwat Anis Al-Assiouty,Tome II, résumé p.141-150.

[12] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.150

[13] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.135-136

[14] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.151, note 701, « et ceci avant l’arrivée des Hébreux en Palestine ». Cf.Liste des pharaons égyptiens, in ANET, 1974, p.242, c.2

[15] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.128 note 580, voir aussi note 576, p.129-130

[16] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, p.123, note 522

[17] http://www.ledifice.net/B005-E.html. Bulletin : Bulim Misraïm, 02/2009.( paragraphe sur le culte d’Isis). Voir aussi De A.Duprez ; Jésus et les dieux guérisseurs: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1972_num_181_1_9821

[18] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.19, note 33

[19] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.52 et 53, notes 257 à 260, suivant les Canons d’Hippolyte( canon 19), Apulée (Métam,XI,23), Peinture du cimetière de Calliste à Rome, Fresque du cimetière de Pierre-et-Marcellin in Leclercq (Dict.d’Archéologie,Chr.et de Lit, t.II,c.354,fig.1290, Sarcophage du Musée des Thermes- le Premier art chrétien

[20] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.118, note 438 citant Al-Wâquidî(m 207/823), Kitâb Al-Maghâzî, éd.Jones, London 1966, Oxford University Press, TI. p..32

[21] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, p.119


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