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La révolution commence dans son jardin

 
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Lyris
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MessagePosté le: Sam 26 Avr 2014 - 15:33    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

Pour les jardiniers en herbe, un récapitulatif sur les types de sol que je trouve intéressant afin de mieux comprendre et répondre aux besoins de nos plantes.


Les différents types de sol

Sol argileux, lourd :

Aspect : compact, collant lorsqu’il est humide, très dur et fendillé lorsqu’il est sec.
Avantages : retenant bien l’humidité et les minéraux. Ce type de sol peut être  productif s’il est correctement enrichi en éléments nutritifs.
Inconvénients : il est difficile à travailler et s’engorge vite lors de fortes pluies. Compact, il empêche une bonne circulation de l’eau et de l’air,  un enracinement profond. Ce type de sol se réchauffe lentement au printemps, occasionnant un retard de la végétation.
 
Sol limoneux, riche :

Aspect : doux au toucher, poudreux lorsqu’il sèche.
Avantages : très fertile, il est facile à travailler, propice au bon développement des plantes.
Inconvénients : fragile, il a tendance à former une croûte sous l’effet de la pluie et des arrosages.
 
Sol humifère, riche en humus :

Aspect : sol spongieux, léger, il est de couleur sombre.
Avantages : ce type de sol est fertile. il retient bien l’eau (fonctionne comme une éponge), ne colle pas, est facile à travailler, se réchauffe rapidement.
Inconvénients : le risque d’acidité de ce type de sol peut limiter ou empêcher la plantation de certains végétaux.
 
Sol sableux, léger :

Aspect : granuleux au toucher, terre sans cohésion.
Avantages : très perméable à l’eau et à l’air, ce type de sol est facile à travailler. Il se draine naturellement grâce à sa texture poreuse. Il ne s’engorge jamais et se réchauffe facilement.
Inconvénients : très filtrant, il retient peu l’eau et peu les éléments nutritifs. Dépourvu de matière organique, il est facilement lessivé lors de l’arrosage ou des pluies. Il doit donc être fréquemment amendé pour rester fertile.
 
Sol calcaire :

Aspect : sol blanchâtre d’aspect crayeux, terre souvent légère.
Avantages : perméable à l’eau, il se réchauffe rapidement
Inconvénients : Le calcaire peut bloquer certains éléments fertilisants qui deviennent alors non disponibles pour les plantes. Ce type de sol doit être fréquemment amendé. Sec en été, il est facilement boueux en cas de pluie.

Reconnaître la texture de votre sol
Après avoir prélevé profondément un échantillon de terre, examinez la terre extraite. Si elle est de couleur foncée avec des restes de débris végétaux, on a un sol riche en humus. Si elle est de couleur blanchâtre, le sol est plutôt riche en calcaire.

Puis malaxez une poignée de terre modérément humide et laissez-la tomber sur un sol dur. Si la motte tombe intacte et reste agglomérée, le sol est riche en argile. Si elle ne s'agglomère pas et s'effrite facilement, le sol est riche en sable. Si la motte s'agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche de composition idéale.

Sachez aussi reconnaître votre sol en examinant la flore spontanée existante sur le terrain. Certaines espèces sont caractéristiques d'un type de sol. Pour plus de précisions sur un sol, des laboratoires font une analyse scientifique complète de votre terre.

A savoir :
N'oubliez pas que les vers de terre sont les alliés d'un bon sol de jardin !

La composition physique du sol
La terre franche contient 65% de sable, 20% d'argile, 10% de calcaire et 5% d'humus. C'est en quelque sorte la terre idéale.

les sols argileux

Ils sont fertiles, retiennent bien l'eau et sont par conséquent non lessivés par les pluies. Toutefois, ils sont difficiles à travailler et deviennent durs en séchant. Il faut éviter de les piétiner et ils sont longs à se réchauffer au printemps.
Pour préparer la terre aux plantations : Bêchez le grossièrement en automne, et incorporez des matières organiques et du sable pour le drainer.

les sols sableux

Ils sont faciles à travailler et se réchauffent vite au printemps. Toutefois, ils sont perméables à l'eau. Il sont donc pauvres en éléments nutritifs, et en été ils se dessèchent vite.
Pour préparer la terre aux plantations : Apportez massivement du compost, et limitez le drainage en plantant un engrais vert en automne.

les sols limoneux

Ils sont riches, se réchauffent vite au printemps et sont faciles à travailler. Ils sont également perméables.
Pour préparer la terre aux plantations : Apportez du compost pour compléter les matières organiques déjà présentes.

La réaction chimique du sol

La terre réagit sur le plan chimique de manière neutre, alcaline ou acide. Sur l'échelle de mesure du pH, la neutralité parfaite est de 7. Certaines plantes préfèrent les sols acides (les plantes de terre de bruyère), d'autres les sols basiques. Mais la plupart des végétaux se contentent d'un sol neutre.

Les terres humifères sont acides et les sols calcaires sont alcalins. Les terres franches ou argileuses peuvent être neutres, légèrement acides ou alcalines suivant la proportion de chaux qu'elles contiennent.

Commencez par nourrir votre sol plutôt que de doper la plante avec des engrais classiques.

Ces derniers surchargent les cultures en azote, entraînant la production de jeunes pousses, sensibles aux maladies ainsi qu’aux gelées ! Les apports de matières organiques dans le sol vont, en revanche, être dégradés lentement par les organismes vivants. Ainsi, la plante sera alimentée petit à petit. Dans cette optique, les amendements biologiques, les engrais verts ou encore les engrais organiques, issus de produits végétaux ou animaux, sont parfaits.

En permettant à la culture de puiser sa nourriture uniquement lorsqu’elle en a besoin, vous préservez également la qualité de l’eau de votre région : l’azote parfaitement absorbé ne tombe pas dans les nappes phréatiques.

On peut fertiliser le sol avant la culture, par exemple lors de l'affinage du terrain, ou pendant la culture, en suivant le calendrier lunaire. La fertilisation influence le développement des légumes feuilles, des légumes racines, des légumes fleurs et des légumes graines et fruits.

L’amendement biologique

Le compost, mais aussi le fumier ou les terreaux sont des amendements biologiques.
Ils contribuent à améliorer la structure et la fertilité du sol. Tous n’ont pas les mêmes propriétés nutritives : à vous de faire le meilleur choix en fonction de vos cultures et des déchets que vous pouvez recycler.

Voici quelques amendements à enfouir dans la terre ou à épandre à sa surface. 

- Le compost de jardin est issu du recyclage des déchets ménagers que l’on mélange à la terre.

- Les copeaux de bois,le foin et la paille s’utilisent en paillis.

- Le fumier d’animaux, est issu des excréments des animaux de ferme. L’urine est la principale source nutritive, riche en potassium et en azote. Sa fertilité est très élevée. C’est pourquoi, il faut l’utiliser en petite quantité ! Choisissez de préférence du fumier issu d’une ferme en agriculture biologique.

- Le lombricompost est à faire soi-même. Gardez les épluchures, les restes de fruits et légumes, le marc de café, les coquilles d’œufs qui se dégradent facilement et ajoutez-y des lombrics. Ces derniers vont décomposer la matière organique. D’ici à quelques mois, ce lombricompost pourra être enfoui dans le sol, associé à du compost par exemple.

- Le terreau de feuilles. Constitué de feuilles tombées au sol, il faut le mettre dans un récipient et le laisser pourrir pendant au moins deux années.

Les engrais verts

Les engrais verts sont des plantes que l’on réserve à certaines parcelles du jardin.
À la fin de leur cycle de vie, ils sont enfouis dans la terre. Parce qu’ils puisent en profondeur des éléments fertilisants qu’ils abandonnent en surface après leur décomposition, ils vont contribuer à enrichir le sol. La moutarde et le lupin (famille des Brassicacées) ou encore le seigle (famille des Poacées) appartiennent à cette catégorie.

Les Fabacées, engrais verts issus de la famille des légumineuses (luzerne, fenugrec, fève, trèfle, vesce, pois…) présentent un grand intérêt du fait de leur richesse en azote. Ces végétaux disposent, au niveau de leurs racines, de nodosités ayant la forme de petits renflements.

À l’intérieur, bactéries et plantes vivent en symbiose. Les bactéries fournissent à la culture de l’azote qu’elles puisent dans l’air. Les légumineuses sont d’ailleurs les seules plantes capables d’utiliser l’azote atmosphérique ! En échange, la plante alimente les bactéries avec des substances élaborées dans les feuilles durant la photosynthèse. Un bel exemple d’association que nous donne la nature.

Les engrais organiques

Les engrais organiques vont corriger sur le long terme les carences possibles de votre sol. 
En règle générale, faites un apport d’engrais complet deux mois avant les semis. Vous pouvez fractionner cet apport en deux ou apporter la seconde fois un engrais plus spécifique à certaines cultures exigeantes (tomates,fraises). La période la plus favorable se situe en lune descendante.

Vous trouverez dans le commerce toute une gamme de produits d’origine végétale ou animale. Ils se différencient en fonction de leur pouvoir fertilisant et du type d’éléments minéraux qu’ils apportent. Ces engrais renferment des oligoéléments et ont souvent le pouvoir de modifier le pH du sol.

Le calcaire dolomitique permet par exemple de baisser l’acidité des sols. Il est de plus riche en calcium et en magnésium. La corne torréfiée est un engrais à base d’azote organique à décomposition très lente. Le guano d’oiseaux a la particularité de libérer rapidement l’azote. Quant à la poudre d’os, elle s’avère idéale utilisée comme engrais de fond phosphoré pour les vergers.

L’azote favorise le bon développement des tiges et des feuilles. Une plante qui pousse mal en manque souvent. C’est l’aliment essentiel des plantes à feuillage décoratif (gazon, bambou) ou consommable (fines herbes, chou, laitue)
Dans les engrais, le phosphore accroît la formation des fleurs et améliore l’enracinement.  Il est important pour toutes les plantes, les rosiers et les autres fleurs d’ornement, mais aussi nécessaire aux légumes ou aux arbres fruitiers qui doivent bien fleurir pour fructifier abondamment.

 La potasse agit dans la fabrication des protéines et augmente la résistance des végétaux au gel, aux parasites et aux maladies. Elle favorise aussi le développement des organes de réserve comme les tubercules ou les racines et aussi des fruits, que ce soit ceux des arbres fruitiers ou des légumes tels que les courges, les melons, les tomates ou les aubergines.

Sur les feuilles s’inscrivent les carences

Vous pouvez déceler les carences de votre sol en observant vos plantes, car les symptômes sont très caractéristiques.

Par exemple, un manque de magnésium se traduit par un jaunissement du feuillage. Un besoin en calcium provoquera l’enroulement des jeunes feuilles. Cet exercice est néanmoins assez difficile car plusieurs carences peuvent se confondre : il faut avoir un œil d’expert ! Le plus simple est de réaliser une analyse de terre qui listera tous les petits soucis.
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MessagePosté le: Sam 26 Avr 2014 - 15:33    Sujet du message: Publicité

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Lyris
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MessagePosté le: Lun 28 Avr 2014 - 20:05    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

LES BESOINS DES PLANTES


Les ÉLÉMENTS NUTRITIFS dont la présence dépend de la composition chimique du sol jouent un rôle essentiel sur le développement des plantes. C'est d'eux que dépendent la qualité, la quantité et la durée de la récolte.

L' AZOTE (N)
L'Azote (N) : c'est un des acteurs principaux de la synthèse chlorophyllienne (ou photosynthèse)
Son manque se manifeste par la décoloration ou le jaunissement des feuilles et un arrêt progressif de la croissance
Son excès entraîne une plus grande sensibilité aux maladies, une croissance exagérée et, comme chez la tomate, une formation des feuilles qui se fait au détriment de celle des fruits.
Les principales sources d'azote: la poudre d'os et le sang desséché (tous deux à action lente), l'engrais animal, l'émulsion de poisson, les composts de feuilles et les tontes de gazon.
 
LE PHOSPHORE (P) :
C'est le constructeur du "système nerveux" des plantes qui assure une bonne formation des racines, des tiges et des fruits (parties dures de la plante) et de ce fait accroît la résistance de la plante au froid et aux maladies
Son manque se manifeste par un retardement de la croissance générale et une coloration intensifiée du feuillage avec jaunissement et dessèchement de l'extrémité des feuilles.
Les principales sources de phosphore sont : la poudre d'os (à action lente), le phosphore broyé (qui se vend comme tel) et surtout, pour les plantes d'extérieur, les composts à base de feuilles de bouleau, camomille, bourse-à-pasteur, fraisier et pissenlit.
 
LE POTASSIUM (K)
Il assure une bonne formation du "système musculaire'' des plantes, accroît leur résistance aux maladies et favorise l'accumulation de substances de réserve (sucre et amidon). Le Potassium améliore également la couleur, le format, le goût et permet une meilleure conservation.
Une carence en potasse peut se manifester par une coloration brun-rouge des feuilles à l'extrémité et entre les nervures.
Les principales sources de potassium sont : la cendre de bois (qui agit aussi comme insecticide souterrain), les algues, et les composts à base de feuilles d'absinthe, bardane, chêne, chicorée, noyer, pissenlit, plantain, tanaisie, tussilage et tournesol.
 
LE CALCIUM(Ca)
C''est, sous la forme de pierre à chaux, grossièrement broyée (action lente) ou broyée finement et hydratée (action rapide, mais à contrôler), l'agent correcteur par excellence des sols acides; il favorise la croissance des tiges et un bon développement des fleurs; son manque provoque la malformation des feuilles nouvelles, le brunissement et la chute des bourgeons et des boutons floraux et un dépérissement général de la plante.
Les principales sources de calcium sont, outre celles indiquées plus haut, la cendre de bois, les coquillages et les coquilles d’œuf broyées (qui enrichissent le sol de ce sel sans modifier son pH) et les composts à base de feuilles de bardane, de bouleau, de bourse à pasteur, de bouillon-blanc (molène), de camomille matricaire, de chicorée, de lupin, de peuplier, de plantain, de prêle, d'ortie, de tilleul, de melon (feuilles) et de sarrasin

LE MAGNÉSIUM (Mg)
C'est le principal constituant de la molécule de la chlorophylle; son manque provoque la chlorose des feuilles.
Les principales sources de magnésium : une trop grande alcalinité du sol empêche l'assimilation du magnésium par les plantes; il faut donc acidifier légèrement celui-ci au besoin avec du soufre en poudre. En sont riches, la potentille, le bouillon blanc, et le noyer.

LE FER (Fe)
Essentiel à la synthèse chlorophyllienne, il accroît et renforce la circulation chez les plantes; son manque, qui se produit dans un sol trop alcalin, se manifeste par l'enroulement anormal, puis le jaunissement des feuilles;mais non de leurs nervures.
Les principales sources de fer sont : le fer vendu chez les grainetiers ou les fleuristes et les composts à base de feuilles d'absinthe,achillée (mille-feuille ou herbe à dindes), de bardane, de chicorées, de lin, de bouillon blanc, de noyer, d'ortie, d'oseille, de peuplier, de pissenlit et de plantain et de tilleul.  

LES ENGRAIS

Le lithotamne

Le lithothamne, ou maërl est une algue calcaire vivant dans les fonds marins au large des îles des Glénan (Finistère). Son exceptionnelle richesse en calcium, magnésium ainsi que ses très nombreux oligo-éléments : silice, fer, manganèse, zinc, nickel, bore, molybdène, en font un re-minéralisant remarquable. 

Perte de calcium et magnésium
Chaque année, dût principalement au lessivage par les pluies, il disparaît du sol:
2 à 8 kg / 100 m2 de calcium
100 à 800 g de magnésium (5 à 10% des pertes en calcium)

Le calcium et le magnésium sont indispensables
Ils permettent d’améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol en :
Rendant la structure du sol plus perméable à l’eau et à l’air
Favorisant l’alimentation minérale des plantes
Participe à la fixation de l'azote (2 unités de CaO pour 1 unité de N)
Participant à la fabrication d’un humus stable et à la fabrication de la chlorophylle
Favorisant la fécondation et la formation des fruits et des graines
Corrigeant (magnésium) les sols carencés et principalement ceux qui ont été cultivés en "chimie” ( 2 à 4 kg/ 100m2)

Ne jamais employer de la chaux ais employer de la chaux
L’effet de la chaux est trop brutal sur le sol et déséquilibré en magnésium
Il est préférable d'utiliser du Lithothamne dont l’action est plus lente mais plus durable
Algue marine calcaire, composée de 45% de calcium de 6% de magnésium et de divers oligo-éléments
Sa porosité et sa composition en font un engrais-amendement précieux dans les sols non calcaire, sa finesse lui permet une action rapide.

Ses applications sont nombreuses
Incorporer superficiellement dans le sol par griffage
Son dosage dépendra de la nature du sol , prévoir par m 2 en terres
Sablonneuse = 25 g
Normal = 50 g
Argileuse = 75 g
Humifère = 100 g
Incorporer dans le compost (5 kg / m3)
En correction de pH dans les sols acides
En poudrage de cultures (effet vivifiant et insectifuge ) à raison de 100 à 300 g /100m
La lithosite (Lithothamne+Kiesérite)
Composé de 28% de calcium, de 12% de magnésium et de 17% de soufre
A utiliser en remplacement du lithothamne pour les légumes avides de soufre (Crucifères, légumineuses, liliacées).
En sol alcalin préférer le lithosite alcalin (plus de soufre et moins de calcium)

Le sang séché

Le sang séché est une poudre prête à l'emploi composée essentiellement d'azote. C'est un engrais coup de fouet, très utile pour son action rapide dont on peut déjà percevoir les effets 3 à 4 jours après son application. Le feuillage des plantes reverdit alors de façon spectaculaire ! Sur le gazon, il sera utilisé au printemps, après la première tonte à raison d'un kilo pour 20 m², pour obtenir rapidement un tapis verdoyant. L'azote libéré stimule la croissance des plantes sans engendrer de risque de brûlure, c'est pourquoi on utilisera le sang séché surtout en période de croissance pour soutenir l'effort végétatif et renforcer les défenses naturelles des plantes. Épandez quelques poignées de cet engrais aux pieds des rosiers, arbustes d’ornement et plantes vivaces, griffez le sol et faites pénétrer : le résultat ne se fera pas attendre ! La dose préconisée est de 80 g pour un massif de 10 m² en entretien de mars à juillet.

Ce produit est particulièrement recommandé pour les plantes vivaces, les massifs de rosiers, ou les fraisiers. Mais il peut également servir à stimuler tous les types de plantations : arbres, arbustes, gazon, fruits, légumes, plantes d’ornements, fleurs,… Pour l’utiliser, il suffit de l’épandre (très facile à effectuer puisque le sang séché se présente sous forme de poudre) et de l’enfouir légèrement par griffage ou bêchage (pour la préparation des sols). L’azote sera ensuite libéré au bout de 3 ou 4 jours et agira aussitôt !

Le sang séché peut aussi être utilisé au potager durant la même période surtout sur les légumes feuilles, les fabacées et les légumes gourmands qui profiteront pleinement de cet apport en azote pour bien démarrer leur développement. Autre utilisation moins connue mais pourtant très intéressante : l'ajout au tas de compost surtout s'il comporte des restes de tiges ou de branches broyées qui sont pauvres en azote. La dose sera alors de 5 poignées par m² qu'il faudra alors mélanger sur une hauteur de 25 cm.


La corne broyée

La corne broyée, elle aussi issue de matière organique d'origine animale et riche en azote, est un engrais à libération lente. Son action progressive et durable en fait un engrais de choix lors de la plantation ou à la préparation du sol en automne. Là encore, son emploi est très simple et sans risque de brûlure pour les plantes. La corne broyée s'utilise surtout lors de la plantation d'arbres et d'arbustes à raison de 3 à 5 poignées mélangées à la terre. La dose pourra être augmentée pour les arbres fruitiers plus gourmands.
Engrais à libération progressive, il est aussi très utile lors de la préparation des massifs à l'automne ; il suffit alors d'en ajouter une belle poignée par m² afin d'enrichir le sol progressivement.
Au printemps cet engrai à libération lente peut aussi être utilisé pour le rempotage des plantes vertes ou pour le repiquage des semis à raison de 50 g par m² de substrat. De mai à juin, un ajout de corne broyée au pied des plantes de massif viendra soutenir de façon durable la croissance des plantes et permettra de nourrir le sol jusqu'à l'automne suivant.

Source :Au jardin info

Le guano

Cet engrais naturel permet de stimuler rapidement la croissance des plantes et il améliore l’équilibre minéral du sol. Tous les végétaux peuvent en tirer des bénéfices.
Le guano est issu de l’accumulation et du vieillissement des fientes d’oiseaux. Il existe différents types de guanos, en fonction des oiseaux qui en sont à l’origine, mais la plupart du temps, on trouve du guano d’oiseaux marins.

Les guanos sont riches en azote et en phosphore, et ils apportent de nombreux oligo-éléments dans les cultures. C’est l’engrais naturel le plus efficace pour une action rapide, avec un effet coup de fouet.
Vous pouvez l’utiliser sur toutes vos plantes à la sortie de l’hiver ou au printemps (préparation du sol avant les semis, plantations…). Il vous faudra épandre le guano marin puis l’incorporer au sol lors du bêchage ou du rempotage avant d’arroser abondamment. Le guano peut également être appliqué en cours de saison, il sera alors enfoui par simple griffage avant un arrosage.
Pour toutes les plantes, le guano s’utilise à raison de 50 grammes pour un mètre carré.



Le fumier

Les différents types de fumier :
Les meilleurs fumiers proviennent d'animaux élevés et nourris le plus naturellement possible.

Bovins (vaches)
Riche en matière organiques, le fumier de bovins améliore les terres légères, et chauffe peu lorsqu'on le composte. Ne pas enfouir lorsqu'il est frais.

Cheval
Le fumier de cheval est riche en matière organique et possède un bon équilibre entre matières nutritives et matières sèches. Il chauffe facilement lorsqu'on le composte, et s'utilise particulièrement en terrains lourds.

Ovins (moutons et chèvres)
Le fumier de mouton est considéré comme un fumier sec et chaud. Il est le plus riche en potasse par rapport aux autres types de fumiers. Il s'utilise également en terrains lourds.

Volailles (poules, dindes...)
Cinq fois plus riche en azote et en acide phosphorique, le fumier de volailles est à utiliser comme un engrais, en faisant attention au risque de brûlure des plantes. Pour un mélange au compost, ne pas dépasser 10% du volume total.


Le Bochevo
Compost végétal du fumier de ferme

Le Bochevo est composé de matière organique : fumiers et déjections de bovins, chevaux, volailles.
Il est composté et hygiénisé au sens du règlement européen 1774/2002 (montée en température jusqu’à 70°C lors du compostage). Il est bouchonné à froid (respect de la matière organique, vie microbienne).

Il est facile d’épandage (granules de 5 mm), et se délite rapidement sur le sol.
Il apporte sous une forme propre et concentrée, l’équilibre naturel des meilleurs fumiers de ferme : N.P.K.,
oligo-éléments et micro-organismes.

De par sa combinaison azote organique et ammoniacal, il se révèle être un vecteur à l’intensification de la vie microbienne, essentiel à la synthèse de l’humus, favorable à l’amélioration de la structure du sol et à la nutrition des plantes.

Caractéristiques :

Matière sèche : 85 %
Oxyde de Potassium (K2O) total : 3 %
Matière organique : 50 %
Oxyde de Magnésium (Mgo) total : 1 %
Azote (N) total : 3 %
PH : 7 %
Anhydride Phosphorique (P2O5) total : 3,5 %
C/N : 10
Manganèse (Mg), Cuivre (Cu), Zinc (Zn), Cobalt (Co), Soufre (S), Molybdène (Mo), Bore (B), Fer (Fe).

Utilisation
Vignoble, maraîchage, culture légumière, arboriculture, pépinière...
Source : Hortalis


Le Purin d'ortie 

Le purin d'ortie peut être utilisé en tant qu'engrais car il contient de l'azote en grande quantité et de nombreux minéraux. On l'utilise principalement au printemps pour soutenir le départ de la végétation.
Attention, ce purin est à utiliser avec parcimonie sur les plantes à fleurs car il favorise la croissance des feuilles.Enfin, c'est un très bon activateur de compost, dans ce cas il n'a pas besoin d'être filtré ni dilué.

Mettre aussi des feuilles hachées grossièrement dans un trou de plantation, idem pour la consoude.

Le Purin de consoude

Le purin de consoude est aussi un engrais naturel efficace au jardin et au potager.
Grâce à sa forte teneur en matière organique, notamment en potasse, en calcium et en azote, c’est un stimulateur de croissance et de floraison reconnu pour les plantes.

Il agit également en tant que répulsif contre les parasites et activateur de compost.

Le purin de consoude peut être utilisé tout au long de la période de croissance et de floraison des plantes et légumes.


Le Purin de prêle

Le purin de prêle permet de lutter contre de nombreuses maladies : oïdium, mildiou, cloque du pêcher, tavelure, rouille, taches noires du rosier (monilia).

Il permet également de façon préventive de renforcer les défenses des plantes en l'incorporant au terreau de vos semis et en arrosage pour désinfecter et revitaliser les sols.

Le purin de prêle a un effet répulsif sur les pucerons et les limaces.

La Décoction d'ail

La décoction d’ail est un fortifiant biologique qui renforce les défense naturelles des végétaux contre de nombreuses maladies cryptogamiques , les rouilles notamment. Il prévient les risques de pourriture en brûlant les spores. Il est efficace contre le blanc des cucurbitacées, ainsi que la septoriose et l'alternariose. Il agit à l'intérieur de la plante, la qualité des feuillages traités augmente de façon visible au bout de quelques jours du fait de sa richesse en calcium, phosphore, fer et soufre. La formation de chlorophylle est meilleure ainsi que la croissance. L'ail contient en outre de la vitamine A1, B1, B2 et C.

Son efficacité comme répulsif est très intéressante dans la mesure où, parfois pendant plus de quinze jours, les insectes ne reconnaissent plus les tiges et les feuilles traités comme leur nourriture habituelle.La tisane produite forme un film collant qui peut tenir longtemps sous les feuilles. Son action répulsive est remarquable contre les cochenilles, les pucerons, les thrips, les aleurodes, la piéride du chou, et les acariens.

Le traitement doit être réalisé sans risque de pluie dans les six heures qui suivent. A utiliser au potager,  sur les arbres fruitiers et à  l’ensemble des plantes pouvant être concernées, tout au long de l’année mais surtout au printemps lors de l’arrivée de la majorité des maladies.
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Lyris
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MessagePosté le: Lun 5 Mai 2014 - 09:46    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

Dans la pratique de la permaculture, voici l'expérience et la philosophie d'un homme dont on peut tirer des enseignements à adapter pourquoi pas dans son propre jardin. Ce témoignage de plus prouve que moins l'homme intervient, mieux la terre et les végétaux se portent ! Okay

L'agriculture du non-agir
Michel Dussandier

« Avez-vous remarqué que la "forêt vierge" pousse très bien toute seule sans que quiconque ait besoin d'aller y mettre le moindre engrais ou désherbant ? » Masanobu Fukuoka

Près d'un petit village de l'île de Shikoku, au sud du Japon, Masanobu Fukuoka a développé une méthode d'agriculture naturelle qui pourrait aider à inverser le mouvement dégénéré de l'agriculture moderne. L'agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n'utilise pas de compost préparé. 
[...] 
Il n'a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives. Sa méthode agricole demande moins de travail qu'aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d'énergie fossile. 
[...] 
A strictement parler, la seule agriculture « sauvage » est la chasse et la cueillette. Faire pousser des récoltes agricoles est un changement culturel qui requiert de la connaissance et un effort constant. La distinction fondamentale est que Mr Fukuoka cultive en coopérant avec la nature plutôt qu'en essayant de l' « améliorer » par la conquête. [...]

Les quatre principes de l'agriculture naturelle (permaculture)
extrait de « La révolution d'un seul brin de paille »

Le premier principe et de NE PAS CULTIVER, c'est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre. Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l'agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l'activité des micro-organismes, des petits animaux et des vers de terre.

Le second est PAS DE FERTILISANT CHIMIQUE OU DE COMPOST PREPARE. [Pour fertiliser, M. Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille (à la suite de la construction d'une route entre son poulailler et ses champs, ses volailles ne pouvaient plus se balader dans ses cultures. Il a été contraint à cet apport.] Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu'ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l'épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

Le troisième est NE PAS DESHERBER, NI MECANIQUEMENT, NI AUX HERBICIDES. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l'équilibre de la communauté biologique. C'est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées.

Le quatrième est PAS DE DEPENDANCE ENVERS LES PRODUITS CHIMIQUES. Mr Fukuoka fait pousser ses récoltes de céréales sans produit chimique d'aucune sorte. Sur quelques arbres du verger il a occasionnellement recours à une émulsion d'huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales). Il n'utilise pas de poison persistant ou à large spectre, et n'a pas de « programme » pesticide. Depuis le temps que les plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n'atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l'utilisation de poisons chimiques. L'approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.

Pratique de l'agriculture naturelle...

Culture

Quand le sol est cultivé on change l’environnement naturel au point de le rendre méconnaissable. Les répercussions de tels actes ont donné des cauchemars à des générations innombrables d'agriculteurs. Par exemple quand on soumet à la charrue un territoire naturel, de très solides mauvaises herbes telles que le chiendent et l’oseille arrivent parfois à dominer la végétation. Quand ces mauvaises herbes s'installent, l'agriculteur est confronté à une tâche presque impossible, le désherbage annuel. Très souvent la terre est abandonnée. 

Quand on est confronté à de tels problèmes, la seule solution de bon sens est de cesser en premier lieu les pratiques contre-nature qui ont amené cette situation. L'agriculteur a aussi la responsabilité de réparer les dommages qu'il a causé. La culture du sol devrait être arrêtée. Si des mesures douces comme de répandre de la paille et de semer du trèfle sont pratiquées, au lieu d'utiliser des machines et des produits chimiques fabriqués par l'homme pour faire une guerre d'anéantissement, l'environnement reviendra alors à son équilibre naturel et même les mauvaises herbes gênantes pourront être contrôlées.

Fertilisant

Il m'arrive de demander en causant avec des experts de la fertilité du sol : « Si un champ est laissé à lui-même, la fertilité du sol augmentera-t-elle ou s'épuisera-t-elle? ». D'ordinaire ils hésitent et disent quelque chose comme : « Bien, voyons. Elle s'épuisera... » Non, ce n'est pas le cas si l'on se souvient que si l'on cultive le riz pendant longtemps dans le même champ sans engrais, la récolte se stabilise alors autour de 24 quintaux à l'hectare. La terre ne s'enrichit ni ne s'épuise. 

Ces spécialistes de réfèrent à un champ cultivé et inondé (culture du riz - MD). Si la nature est livrée à elle-même la fertilité augmente. Les débris organiques animaux et végétaux s'accumulent et sont décomposés par les bactéries et les champignons à la surface du sol. Avec l'écoulement de l'eau de pluie les substances nutritives sont entraînées profondément dans le sol pour devenir nourriture des micro-organismes, des vers de terre et autres petits animaux. Les racines des plantes atteignent les couches du sol plus profondes et ramènent les substances nutritives à la surface.  Si vous voulez avoir une idée de la fertilité naturelle de la terre, allez un jour vous promener sur le versant sauvage de la montagne et regardez les arbres géants qui poussent sans engrais et sans être cultivés. La fertilité de la nature dépasse ce que l'on peut imaginer. C'est ainsi.

Rasez la couverture forestière naturelle et plantez des pins rouges du Japon, ou des cèdres, pendant quelques générations et le sol s'épuisera et s'ouvrira à l'érosion. Par ailleurs, prenez une montagne improductive à sol pauvre d'argile rouge et plantez-la en pins ou en cèdres avec une couverture du sol en trèfle et en luzerne. Comme l'engrais vert [note 1] allège et enrichit le sol, mauvaises herbes et buissons poussent sous les arbres, et un cycle fertile de régénération commence. Il y a des cas où le sol s'est enrichi sur une profondeur de dix centimètres en moins de dix ans.
Pour faire pousser les récoltes également, on peut arrêter d'utiliser des fertilisants préparés. Dans la plupart des cas une couverture permanente d'engrais vert et le retour de toute la paille et de la balle sur le sol seront suffisants. Pour fournir de l'engrais animal qui aide à décomposer la paille, j'avais l'habitude de laisser les canards aller en liberté dans les champs. Si on les y laisse aller quand ils sont canetons, pendant que les plantes sont encore toutes petites, les canards vont grandir en même temps que le riz. Dix canards vont pourvoir à tout le fumier nécessaire sur un are et aideront aussi à contrôler les mauvaises herbes.

 J'ai fait cela de nombreuses années jusqu'à ce que la construction d'une route nationale vienne empêcher les canards de traverser pour aller aux champs et revenir à la basse-cour. Maintenant j'utilise un peu de crottes de poule pour aider à décomposer la paille. Sur d'autres terres, canards ou autre petit bétail sont encore possibles. 

Ajouter trop d'engrais peut causer des problèmes. Une année, juste après le repiquage du riz, je louai un demi hectare en champs fraîchement plantés de riz pour une période d'un an. Je vidai toute l'eau des rizières et procédai sans fertilisant chimique, répandant simplement une petite quantité de crottes de poule. Quatre champs poussèrent normalement. Mais dans le cinquième, quoi que j'y fisse, les plants de riz poussèrent trop épais et furent attaqués par la brunissure (blast disease). Quand je questionnai le propriétaire à ce sujet, il dit qu'il avait utilisé ce champ tout l'hiver comme dépôt de fumier de poules.

En utilisant de la paille, de l'engrais vert et un peu de fumier de volaille, vous pouvez obtenir de hauts rendements sans ajouter de compost ni de fertilisant du commerce. Depuis plusieurs dizaines d'années maintenant, je reste tranquille à observer la démarche de la nature pour faire pousser et fertiliser. Et tout en observant, je fais de magnifiques récoltes de légumes, d'agrumes, de riz et de céréales d'hiver, cadeau pour ainsi dire de la fertilité naturelle de la terre.

Venir à bout des mauvaises herbes

Voici quelques points clef à se rappeler dans la manière d'agir avec les mauvaises herbes. Dès qu'on arrête de cultiver, la quantité de mauvaises herbes décroît nettement. Les variétés de mauvaises herbes dans un champ donné vont de même changer.

Si l'on sème pendant que la moisson précédente mûrit encore, ces semences germeront avant les mauvaises herbes. Les mauvaises herbes d'hiver ne lèvent qu'après la moisson du riz, mais à cette époque-là, les céréales d'hiver ont déjà pris une tête d'avance. Les mauvaises herbes d'été ne lèvent qu'après la moisson de l'orge et de l'avoine, mais le riz est déjà en train de croître avec vigueur. En calculant les semailles de sorte qu'il n'y ait pas d'intervalle entre la succession des cultures on donne aux graines semées un sérieux avantage sur les mauvaises herbes.  Si l'on recouvre entièrement le champ de paille juste après la moisson, on coupe court momentanément à la germination des mauvaises herbes. Le trèfle blanc semé avec les semences, en couverture du sol, aide aussi à garder les mauvaises herbes sous contrôle.
L'habituelle voie d'action sur les mauvaises herbes est de cultiver le sol. Mais lorsque vous le cultivez, les graines enfouies profondément dans le sol qui n'auraient jamais germé autrement, sont remontées à la surface et vous leur donnez une chance de germer. De plus, dans ces conditions, vous donnez l'avantage aux variétés à germination et croissance rapides. Ainsi pourriez-vous dire que l'agriculteur qui essaye de contrôler les mauvaises herbes par la culture du sol, sème littéralement les graines de sa propre infortune.
Contrôle des « maladies »

Il faut dire qu'il y a encore des personnes qui pensent que si elles n'utilisent pas de produits chimiques leurs arbres fruitiers et leurs champs de céréales vont dépérir sous leurs yeux. En réalité c'est en utilisant ces produits chimiques que les gens ont préparé à leur insu les conditions par lesquelles cette peur non fondée peut devenir réalité.
Récemment des pins rouges du Japon ont souffert de sérieux ravages dus à une irruption d'hylobie de l'écorce (charançon du pin = pine bark weevils). Les forestiers utilisent maintenant des hélicoptères pour essayer d'arrêter les ravages par des pulvérisations aériennes. Je ne nie pas que ce soit efficace à court terme, mais je sais qu'il doit y avoir un autre moyen.

Les chancres de l'hylobie, selon les dernières recherches, ne sont pas une infestation directe mais continuent l'action de parasites médiats. Les parasites procréent à l'intérieur du tronc, bloquent le transport de l'eau et des éléments nutritifs, et causent éventuellement le dépérissement et la mort du pin. La cause profonde, naturellement, n'est pas encore clairement discernée.

Les parasites se nourrissent d'un champignon qui se trouve à l'intérieur du tronc de Il'arbre. Pourquoi ce champignon s'est-il mis à proliférer ainsi à l'intérieur de l'arbre? Est-ce que le champignon a commencé à se multiplier après que le parasite eût déjà fait son apparition ? Ou bien est-ce que le parasite a paru parce que le champignon était déjà là ? Cela se résume par la question : qui vint le premier : le champignon ou le parasite ?  Qui plus est, il y a un autre microbe dont on sait très peu de chose, qui accompagne toujours le champignon, et un virus toxique pour le champignon. Les effets s'enchaînant en tous sens, la seule chose dont on soit absolument sûr est que les pins dépérissent en nombre inhabituel.

On ne peut pas savoir quelle est la cause véritable du chancre du pin, ni les conséquences profondes du « remède ». Si l'on intervient à l'aveuglette cela ne peut que semer les graines de la prochaine grande catastrophe. Non, je ne peux pas me réjouir, sachant que les ravages directs de l'hylobie ont été résolus par des vaporisations de produits chimiques. Utiliser des produits chimiques agricoles est la manière la plus absurde de traiter des problèmes tels que ceux-là, et ne conduira qu'à de plus graves problèmes dans l'avenir.
Les quatre principes de l'agriculture sauvage - (ne pas cultiver, pas d'engrais chimiques ni de compost préparé, pas de désherbage par labour ni herbicide et pas de dépendance chimique)- obéissent à l'ordre naturel et conduisent au réapprovisionnement de la richesse naturelle. Tous mes tâtonnements ont suivi cette ligne d'idée. C'est le coeur de ma méthode pour faire pousser légumes, céréales et agrumes.

Agriculture au milieu des mauvaises herbes

Une grande variété d'espèces de mauvaises herbes poussent avec le grain et le trèfle blanc dans ces champs. La paille de riz répandue sur le champ l'automne dernier est déjà décomposée en riche humus. La moisson atteindra environ 59 quintaux à l'hectare .

Hier, quand le Professeur Kawase, qui fait autorité sur les herbes de pâturage, et le Professeur Hiroe, qui fait des recherches sur les plantes anciennes, virent la fine couche d'engrais vert dans mes champs, ils appelèrent cela une magnifique œuvre d'art. Un agriculteur local qui s'était attendu à voir mes champs complètement recouverts de mauvaises herbes fut surpris de voir l'orge poussant si vigoureusement parmi les nombreuses autres plantes. Des experts techniques sont également venus ici, ont vu les mauvaises herbes, vu le cresson et le trèfle qui poussent partout, et sont partis en hochant la tête d'étonnement .

Il y a vingt ans, quand j'encourageais l'utilisation d'une couverture du sol permanente dans les vergers, il n'y avait pas un brin d'herbe visible dans les champs ou les vergers dans tout le pays. En voyant des vergers comme les miens les gens arrivèrent à comprendre que les arbres fruitiers pouvaient très bien pousser parmi toutes sortes d'herbes. Aujourd'hui les vergers couverts d'herbes sont communs au Japon et ceux qui ne le sont pas sont devenus rares.

C'est la même chose pour les champs de céréales. Riz, orge et avoine peuvent pousser avec succès tandis que les champs sont couverts de trèfle et de mauvaises herbes tout au long de l'année.  Revoyons plus en détail le programme annuel des semailles et moissons de ces champs. Début octobre, avant la moisson, on sème à la volée du trèfle blanc et des céréales d'hiver de variété à croissance rapide parmi les tiges du riz finissant de mûrir [note 2]. Le trèfle et l'orge, ou l'avoine, lèvent et poussent de deux centimètres et demi à cinq centimètres pendant le temps qu'il faut au riz pour être prêt à moissonner. Pendant la moisson du riz, les semences levées sont foulées par les pieds des moissonneurs, mais récupèrent en un rien de temps. Quand le battage est accompli la paille de riz est répandue sur le champ.

« En un jour il est possible de faire assez de boulettes d'argile pour ensemencer environ deux hectares. Je trouve que  là où les boulettes sont couvertes de paille, les semences germent bien et ne pourrissent pas même les années de pluie »

Quand le riz est semé en automne et laissé découvert, les semences sont souvent mangées par les souris et les oiseaux ou bien elles pourrissent au sol et c'est pourquoi j'enferme les semences de riz dans de petites boulettes d'argile avant de semer. La semence est étalée sur un plateau ou une panière que l'on secoue dans un mouvement de va-et-vient circulaire. On la saupoudre d'argile finement pulvérisée et on ajoute de temps en temps une fine buée d'eau. Cela forme de petites boulettes d'environ un centimètre de diamètre. Il y a un autre procédé pour faire les boulettes.

 On fait d'abord tremper dans l'eau pendant plusieurs heures la semence de riz décortiqué. On la retire et on la mélange à de l'argile humecté tout en foulant des pieds ou des mains. Puis on presse l'argile à travers un tamis en grillage de cage à poule pour le séparer en petites mottes. On doit laisser sécher les mottes un jour ou deux, ou jusqu'à ce qu'on puisse aisément les rouler en boulettes entre les paumes. Idéalement il y a une graine par boulette. En un jour il est possible de faire assez de boulettes pour ensemencer environ deux hectares.

Selon les conditions j'enferme quelquefois les semences des autres céréales et des légumes dans des boulettes avant de semer. De mi-novembre à mi-décembre c'est le bon moment pour semer à la volée des boulettes contenant la semence de riz parmi les jeunes plants d'orge ou d'avoine, mais on peut aussi les semer à la volée au printemps [Note 3]. On étend sur le champ une fine couche de fumier de volaille pour aider à décomposer la paille et les semailles de l'année sont terminées.

En mai les céréales d'hiver sont moissonnées. Après le battage toute la paille est répandue sur le champ.
On fait alors entrer l'eau qu'on laisse stagner pendant une semaine à dix jours. Ceci provoque un affaiblissement des mauvaises herbes et du trèfle et permet au riz de lever à travers la paille. Durant juin et juillet la pluie suffit ; en août on fait passer de l'eau courante à travers le champ une fois par semaine sans la laisser stagner. Maintenant la moisson d'automne approche.  Tel est le cycle annuel de culture du riz/céréales d'hiver par la méthode naturelle. Les semailles et la moisson suivent de si près le modèle de la nature qu'on peut considérer qu'elles suivent leur processus naturel plutôt qu'une technique agricole. 

 Cela ne prend qu'une heure ou deux à un agriculteur de faire les semailles et de répandre la paille sur un are. A l'exception de la moisson on peut faire pousser seul les céréales d'hiver, et pour le riz deux ou trois personne suffisent en n'utilisant que les outils japonnais traditionnels. Il n'y a pas méthode plus facile, plus simple, pour faire pousser le grain. Elle comporte à peine plus que semer à la volée et répandre la paille, mais il m'a fallu plus de trente ans pour atteindre cette simplicité.

Cette manière de travailler la terre s'est développée conformément aux conditions naturelles des îles japonaises mais j'ai le sentiment que la méthode naturelle du travail de la terre pourrait aussi être appliquée dans d'autres régions et pour d'autres cultures indigènes. Dans les régions où l'eau n'est pas aisément disponible on pourrait faire pousser le riz des montagnes, par exemple, ou d'autres grains tels que le sarrasin, le sorgho ou le millet. Au lieu du trèfle blanc une autre variété de trèfle, la luzerne, la vesce ou le lupin peuvent se révéler meilleures couvertures du champ. L'agriculture sauvage prend une forme distincte, conformément aux conditions particulières de la région où elle est appliquée.
Pendant la transition vers cette sorte d'agriculture, un peu de désherbage, de compostage ou d'élagage peuvent être nécessaires au début mais ces mesures seront graduellement réduites chaque année. Finalement ce n'est pas la technique de culture qui est le facteur le plus important, mais plutôt l'état d'esprit de l'agriculteur.

Agriculture avec de la paille

On pourrait considérer que répandre de la paille est plutôt sans importance alors que c'est le fondement de ma méthode pour faire pousser le riz et les céréales d'hiver. C'est en relation avec tout, avec la fertilité, la germination, les mauvaises herbes, la protection contre les moineaux, l'irrigation. Concrètement et théoriquement, l'utilisation de la paille en agriculture est un point crucial. Il me semble que c'est quelque chose que je ne peux pas faire comprendre aux gens.

Répandre la paille non-hachée

Le Centre d'Essai d'Okayama est en train d'expérimenter l'ensemencement direct du riz dans quatre vingt pour cent de ses champs expérimentaux. Quand je leur suggérai d'étendre la paille non-hachée, ils pensèrent apparemment que cela ne pouvait pas être bien, et firent les expériences après l'avoir hachée dans un hachoir mécanique. Quand j'allai voir l'essai il y a quelques années, je vis que les champs avaient été divisés en ceux utilisant la paille non-hachée, hachée et pas de paille du tout. C'est exactement ce que je fis pendant longtemps et comme la non hachée marche mieux, c'est la non-hachée que j'utilise.

M. Fujii, un enseignant du Collège d'Agriculture de Yasuki dans la Préfecture de Shimane, voulait essayer l'ensemencement direct et vint visiter ma ferme. Je lui suggérai de répandre de la paille non-hachée sur son champ. Il revint l'année suivante et rapporta que l'essai avait raté. Après avoir écouté attentivement son récit, je m'aperçus qu'il avait posé la paille de manière rectiligne et ordonnée comme le mulch d'un jardin japonais. Si vous faites ainsi, les semences ne germeront pas bien du tout. Les pousses du riz auront du mal à passer au travers de la paille d'orge ou d'avoine si on la répand de façon trop ordonnée. Il vaut mieux la jeter à la ronde en passant, comme si les tiges étaient tombées naturellement.

 La paille de riz fait un bon mulch aux céréales d'hiver, et la paille de céréales d'hiver est encore meilleure pour le riz. Je veux que cela soit bien compris. Il y a plusieurs maladies du riz qui infesteront la récolte si on applique de la paille de riz fraîche. Toutefois ces maladies du riz n'affecteront pas les céréales d'hiver, et si la paille de riz est étendue en automne, elle sera tout à fait décomposée quand le riz germera au printemps suivant. La paille de riz fraîche est saine pour les autres céréales, de même que la paille de sarrasin, et la paille des autres espèces de céréales peut être utilisée pour le riz et le sarrasin. En général la paille fraîche des céréales d'hiver telles que le froment, l'avoine et l'orge ne doit pas être employée comme mulch pour d'autres céréales d'hiver parce que cela pourrait provoquer des dégâts par maladie . 
La totalité de la paille et de la balle restant après avoir été battu doit retourner sur le champ.

La paille enrichit la terre

Éparpiller la paille maintient la structure du sol et enrichit la terre au point que le fertilisant préparé devient inutile. Ceci est lié bien entendu à la non-culture. Mes champs sont peut-être les seuls au Japon à ne pas avoir été labourés depuis plus de vingt ans, et la qualité du sol s'améliore à chaque saison. J'estime que la couche supérieure riche en humus, s'est enrichie sur une profondeur de plus de douze centimètres durant ces années. Ce résultat est en grande partie dû au fait de retourner au sol tout ce qui a poussé dans le champ sauf le grain.

Pas besoin de préparer de compost

II n'est pas nécessaire de préparer de compost. Je ne dirai pas que vous n'avez pas besoin de compost - seulement qu'il n'est pas nécessaire de travailler dur à le faire. Si on laisse la paille étendue à la surface du champ au printemps ou en automne et qu'on la recouvre d'une mince couche de fumier de poule ou de crottes de canard, en six mois elle se décomposera complètement.  Pour faire du compost par la méthode habituelle, l'agriculteur travaille comme un fou sous le soleil brûlant, hachant la paille, ajoutant de l'eau et de la chaux, retournant le tas et le tractant jusqu'au champ. Il se donne toute cette peine parce qu'il pense que c'est une « meilleure voie ». Je préférerais voir les gens éparpiller de la paille, de la balle ou des copeaux sur leurs champs .

 En voyageant sur la ligne de Tokaïdo à l'ouest du Japon, j'ai remarqué qu'on coupe la paille plus grossièrement que lorsque j'ai commencé à parler de la répandre non coupée. Il faut que je rende justice aux agriculteurs. Mais les experts d'aujourd'hui continuent à dire qu'il est préférable de n'utiliser que tant de tonnes de paille à l'hectare. Pourquoi ne disent-ils pas de remettre toute la paille dans le champ ? En regardant par la fenêtre du train, on peut voir des agriculteurs qui ont coupé et répandu environ la moitié de la paille et laissent pourrir le reste à l'écart sous la pluie. 
Si tous les agriculteurs du Japon se mettaient d'accord et commençaient à remettre toute la paille sur leurs champs, le résultat serait qu'une énorme quantité de compost reviendrait à la terre.

Germination 

Pendant des centaines d'années les agriculteurs ont mis grand soin à la préparation de semis de riz pour faire pousser du plant sain et fort. Ils nettoyaient les petits semis comme s'ils avaient été l'autel des ancêtres. La terre était cultivée, du sable et les cendres de balle de riz brûlée étaient répandus tout autour, et une prière était offerte pour que les plants réussissent.

Il n'est donc pas étonnant que les villageois des environs aient pensé que je n'avais plus ma tête de jeter la semence à la volée tandis que les céréales d'hiver étaient encore sur pied, avec des mauvaises herbes et des morceaux de paille en décomposition éparpillés partout.

 Naturellement les semences germent bien quand elles sont semées directement sur un champ bien retourné, mais s'il pleut il devient boueux, on ne peut pas y entrer et y marcher et les semailles doivent être différées. La méthode sans culture a la sécurité sur ce point, mais par ailleurs elle a l'inconvénient des petits animaux tels que taupes, grillons, souris et limaces qui aiment manger les semences. Les boulettes d'argile enfermant les semences résolvent ce problème. 

Pour semer les céréales d'hiver la méthode habituelle est de semer la semence et de la recouvrir de terre. Si la semence est mise trop profondément, elle pourrira. J'ai autrefois laissé tomber la semence dans de petits trous dans le sol, ou dans des sillons sans les recouvrir de terre, mais j'ai expérimenté beaucoup d'échecs avec les deux méthodes.  Depuis peu je suis devenu paresseux et au lieu de faire des sillons ou de faire des trous dans la terre, j'enveloppe les semences dans des boulettes d'argile et je les lance directement sur le champ. La germination est meilleure à la surface où elle est exposée à l'oxygène. J'ai trouvé que là où les boulettes sont couvertes de paille, les semences germent bien et ne pourrissent pas, même les années de forte pluie.

La paille aide à tenir tête aux mauvaises herbes et aux moineaux 

Idéalement, un hectare produit environ quatre tonnes de paille d'avoine. Si la totalité de la paille est étendue sur le champ, la surface sera entièrement recouverte. Même une mauvaise herbe gênante comme le chiendent, problème le plus difficile dans la méthode d'ensemencement direct sans culture, peut être maintenue sous contrôle. 

Les moineaux m'ont causé de fréquents maux de tête. L'ensemencement direct ne peut pas réussir sans moyen sûr pour venir à bout des oiseaux et il y a beaucoup d'endroits où l'ensemencement direct a été lent à se répandre pour cette seule raison. Certains d'entre vous peuvent avoir le même problème avec les moineaux et vous comprendrez ce que je veux dire.  Je me souviens du temps où ces oiseaux me suivaient et dévoraient toutes les graines que j'avais semées avant même que j'aie pu finir l'autre côté du champ. J'ai essayé les épouvantails à moineaux et les filets, des boîtes de conserve cliquetant sur des ficelles, mais rien n'a vraiment bien marché. Ou s'il arrivait qu'une de ces méthodes réussît, son efficacité ne durait qu'un an ou deux.

Mon expérience a montré qu'en semant quand la récolte est encore sur pied de telle sorte que la semence soit cachée par les herbes et le trèfle et en répandant un mulch de paille de riz, d'avoine ou d'orge dès que la récolte mûre à été moissonnée, le problème des moineaux peut être résolu avec beaucoup d'efficacité. 

J'ai fait quantité de fautes en expérimentant au cours des ans, j'ai fait l'expérience d'erreurs de toutes sortes. J'en connais probablement plus sur ce qui peut aller mal dans la croissance des récoltes agricoles que personne d'autre au Japon. Quand j'ai réussi pour la première fois à faire pousser du riz et des céréales d'hiver par la méthode de la non-culture, je me suis senti aussi heureux que Christophe Colomb a dû l'être quand il découvrit l'Amérique .

NOTES
[Note 1] Les cultures de couverture du sol telles que trèfle, vesce, et luzerne qui 
entretiennent et nourrissent le sol.
[Note 2]  On sème environ 5 kg de trèfle blanc à l'hectare, trente à soixante kilos de 
céréales d'hiver. Pour des agriculteurs inexpérimentés ou des champs à sol dur ou 
pauvre, il est plus sûr de semer plus épais dans les débuts. A mesure que le sol 
s'améliore par la paille qui se décompose et l'engrais vert, et que l'agriculteur se 
familiarise avec la méthode d'ensemencement direct sans culture, la quantité de 
semence pourra être réduite.
[Note 3]   On sème 20 à 40 kilos de riz à l'hectare. Vers la fin avril M. Fukuoka vérifie 
la germination des semences semées et jette à la volée un complément de boulettes si nécessaire. Voir aussi la note 2 ci-dessus.

Masanobu Fukuoka (né le 2 février 1913 et mort le 16 août 2008) a reçu une formation de microbiologiste. Il s'est spécialisé dans les maladies des plantes et a travaillé quelques années comme inspecteur des douanes en matière agricole. A vingt cinq ans déjà, M. Fukuoka commence à mettre en question les principes fondamentaux de l'agriculture moderne. Il décide de quitter sa carrière technique et de retourner à son village natal où il a travaillé à développer une méthode unique d'agriculture naturelle. Aujourd'hui, il a une grande audience au Japon. Il a donné de nombreuses conférences, écrit beaucoup d'articles et de livres. Il a passé une bonne partie de son temps à partager sa philosophie et ses méthodes agricoles avec les nombreux visiteurs qui viennent à sa ferme dominant la baie de Matsuyama, dans l'île de Shikoku au sud du Japon

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MessagePosté le: Ven 31 Mar 2017 - 16:11    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

Bonjour, pour une débutante comme moi, ces informations sont des plus cruciales car je n'y connais strictement rien, j'ai commencé un petit potager et je souhaite vraiment que ça rende de belles légumes mais apparement, il me faudra plus que de l'huile de coude! Smile
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MessagePosté le: Sam 1 Avr 2017 - 11:00    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

mario80 a écrit:
Bonjour, pour une débutante comme moi, ces informations sont des plus cruciales car je n'y connais strictement rien, j'ai commencé un petit potager et je souhaite vraiment que ça rende de belles légumes mais apparement, il me faudra plus que de l'huile de coude! Smile


Tes premiers résultats devraient t'encourager largement, lorsque l'on sait à quel point tout est traité dans ce que nous achetons en commerce...
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MessagePosté le: Sam 1 Avr 2017 - 20:48    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

L'urine, un engrais gratuit pour le jardin





Utiliser l'urine comme engrais au jardin, voilà une idée basée sur une très ancienne pratique, qui fait aujourd'hui, et de façon très sérieuse, son chemin dans le milieu de la recherche et parmi les jardiniers concernés par l'écologie, la fertilisation des cultures et les systèmes d'assainissement durable.

L'urine : quel type d'engrais ?
L’urine contient les principaux nutriments nécessaires au développement des plantes ; on estime (mais cela peut varier en fonction de l'alimentation de chacun) qu'un litre d'urine contient environ 6 g d'azote, 1 g de phosphore (directement assimilable(1 et 2 g de potassium (lire : N, P, K, qu'est-ce que c'est ?). Il peut être considéré comme un engrais équilibré à action rapide, riche en azote.



Salade cultivée avec urine diluée (gauche)

    

Un engrais gratuit, en abondance et à portée de main, voilà qui devrait faire dresser l'oreille de tous les jardiniers, surtout lorsque son utilisation est associée à un acte écologique et économique : l'utilisation d'une chasse d'eau équivaut à la perte de 5 à 10L d'eau potable à retraiter en aval.
Comment utiliser l'urine au jardin ?
Si des centres de recherches s’intéressent depuis un certain temps à la valorisation de l'urine en production agricole et proposent déjà des conseils pratiques à destination des agriculteurs, on a peu de références concernant son application pour le potager (même si certains l'utilisent de façon empirique). Peu, mais tout de même une en la personne de Renaud de Looze*, ingénieur et pépiniériste, qui s'est intéressé au sujet, d'un point de vue agronomique.
La bonne dose
Renaud de Looze la situe entre 1 et 3 L /m2 durant la saison. 1L d'urine /m2 correspond aux besoins des plantes les moins gourmandes (salades) ; les plantes plus gourmandes (tomates sous serres) pouvant accepter des apports situés entre 4 à 5 L d'urine (cf. le tableau des dosages d'urine pour les principaux légumes consommés, présenté dans son ouvrage). Le SEI* propose la règle générale suivante :1,5 litres d’urine/m2 durant la saison agricole.



Basilic fertilisé avec urine (gauche) vs sans (droite)

    
Une utilisation combinée avec du compost
Les amendements organiques (compost, lombricompost, fumier ou autre amendement organique) ont pour but d'améliorer la vie microbienne du sol et par là même, favoriser la minéralisation de l'urine puis l'assimilation par les plantes des nutriments qui la composent. Ils permettent également de compléter les apports en nutriments moins ou non présents dans l'urine, mais nécessaires pour le développement des plantes : le potassium (cendres), le magnésium, le calcium, le fer et les oligoéléments. Renaud de Looze préconise d'effectuer un apport de 1L de compost (environ 500g) par litre d'urine.
Deux techniques d'application
Un préalable nécessaire : bien amender le sol avec un compost mûr (ou autre amendement organique). Ensuite, l'urine peut être apportée pure ou diluée avec de l'eau.
Apport de l'urine pure avant les cultures
  • Versez la totalité de l'urine sur un sol humide. Pour la plus grande majorité des légumes, l'apport se situe donc entre 1,5 et 2 L/m2.
  • Patientez 1 à 2 semaines avant de planter, ce qui correspond au temps nécessaire à la minéralisation de l'urine.

Cette solution convient aux personnes qui ont la possibilité de stoker de l'urine en grande quantité : pour un jardin de 100M2, prévoir 10 bidons de 20 L.



Haie fertilisée avec de l'urine

    
Apport de l'urine diluée pendant les cultures
Les taux de dilutions, selon le SEI, peuvent varier de 1 à 15 fois, en fonction des besoins d'azote et d'eau des plantes, de la nature du sol, du climat... Renaud de Looze préconise une dilution plus importante (20 fois) pour des raisons de sécurité(2).
  • Diluez 50 cl d'urine dans un arrosoir de 10 L rempli d'eau et appliquez la dilution au goulot, au pied des plantes, sur 1m2 de culture. Répétez l'opération sur l'ensemble du potager ;
  • Patientez 2 à 3 semaines entre deux applications.

4 à 6 applications au cours de la saison permettent ainsi d'appliquer la dose nécessaire aux cultures (les conditions climatiques peuvent toutefois faire évoluer les besoins).
Sachant qu'une personne produit environ 1 à 2 L d'urine au quotidien, 1 personne peut fertiliser 2 à 4 m2 de potager par jour. Un potager de 100 m2 peut donc être fertilisé par 1 à 2 personnes au bout de 25 jours. Au terme des 25 jours, les applications se font de nouveau sur la première planche fertilisée.
Attention
Quelle que soit la technique employée, stoppez la fertilisation 1 mois avant la récolte.




Bette cultivée avec (g) et sans (d) urine

    
L'utilisation de l'urine au jardin peut-elle être dangereuse ?
L'urine est un bon engrais azoté, c'est démontré. Mais quid de sa toxicité ? Levons ici quelques malentendus...
L'urine et les médicaments
L'urine fraîche (et séparée des fèces(3) est naturellement stérile. Une personne en bonne santé produit de l'urine saine. Les résidus de produits médicamenteux ou d'hormones qu'elle pourrait éventuellement contenir peuvent être détruits grâce à une période de stockage à température ambiante de 4 semaines tout au plus. Pour cette même raison, la dernière application d'urine se fait un mois avant la récolte(4).



Urine après 4 semaines de stockage

    
L'urine et les excès de sels
Comme pour les humains, le sel en excès est néfaste pour le sol et les plantes. Si vous souhaitez utiliser votre urine dans le jardin, votre consommation de sel (qui se retrouve dans vos urines) doit être modérée.
Les excès d'urine au même endroit
Si vous êtes propriétaire d'un chien, vous l'aurez remarqué : un apport d'urine régulier, toujours au même endroit a pour effet de brûler la végétation. C'est une situation d'excès qui conduit à cette situation. Dans tous les domaines, les excès ne sont jamais bons. Avec un apport correctement dosé, vous ne courrez aucun risque de brûlure des cultures.
Les odeurs
L'odeur très désagréable de l'urine est due à sa dégradation (phénomène accentué lors de sa dilution). Elle disparaît très rapidement dans un sol bien aéré et riche en matière organique.

(1) le phosphore est une ressource limité et sa présence n'est pas toujours sous une forme assimilable par les plantes.
(2) une dilution à 1 pour 20 permet d'éviter les écueils d'une forte concentration d'urine au même endroit : salinité excessive et perte d'azote nitrique.
(3) les fèces peuvent être source de maladies.
(4) le sol biologiquement actif est un milieu mieux adapté à la dégradation naturelle des produits pharmaceutiques que l’eau (systèmes d'assainissement), notamment dans un système (le potager) où les apports d'urine restent limités et peu concentrés.

* Sources :
  • L'urine de l'or liquide au jardin ; guide pratique pour produire ses fruits et légumes en utilisant les urines et compost locaux, Renaud de Looze, éditions Terran.
  • Conseils pratiques pour une utilisation de l'urine en production agricole, publication du Stockholm Environnement Institute, mars 2011.

http://www.gerbeaud.com/jardin/decouverte/urine-engrais,1260.html
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Marine
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MessagePosté le: Mar 4 Avr 2017 - 19:01    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin Répondre en citant

Merci on tente le coup !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:01    Sujet du message: La révolution commence dans son jardin

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