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Etiopathie

 
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Marine
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MessagePosté le: Lun 14 Avr 2014 - 21:26    Sujet du message: Etiopathie Répondre en citant

Jean-Paul Moureau, ces mains qui soignent le Tout-Paris

PORTRAIT - L’étiopathe, "rebouteux génial", fait des miracles auprès d’une clientèle huppée. Sans diplôme de médecine. Avec des dons hérités d’une tante guérisseuse et d’un père maréchal-ferrant.





Au mur, des photos avec Delon, Belmondo, Hallyday ou Sarkozy, à Paris, Los Angeles ou en Camargue. Et une affiche dédicacée du dernier film de Klaus Kinski, Paganini : "À Jeff, mon vrai ami et vrai médecin." En un regard, dans le bureau-bibliothèque de son vaste cabinet-habitation, 500 m2 loués dans le 16e arrondissement, se dessinent les liens qui peuvent unir Jean-Paul Moureau à ses patients. Depuis quarante ans, artistes, politiques, journalistes, hauts gradés de l’armée de l’air, astronautes et capitaines d’industrie se repassent comme un précieux sésame l’adresse de ce spécialiste des médecines alternatives, un homme qui répare avec les mains là où les autres médecines, chimiques s’entend, ont échoué.

Si Klaus Kinski y voyait un "vrai ami" et un "vrai médecin", c’est que Jean-Paul Moureau est parvenu, après une chute survenue en 1979 sur le tournage de Woyzeck, à sortir l’acteur fétiche de Herzog de son coma. Dépêché par avion de Californie, Kinski a pu rouvrir les yeux à Paris, se relever de son brancard et finir son film avant de s’adonner aux joies de sa passion équestre chez son médecin en Camargue.

Il a eu longtemps une réputation d’imposteur

De Franz-Olivier Giesbert, le patron du Point, venu abandonner ses béquilles, à une journaliste de Libération souffrant d’une hernie discale, la liste est longue des convertis à la cause Moureau. Pour vérifier, un journaliste politique, Patrice Machuret, s’est fait passer pour un patient, un tennisman ayant un problème au mollet. Non seulement, le "faux" patient est reparti comme neuf, mais il en a fait un chapitre pour son livre La Vie à l’Élysée sous Sarkozy. VSD a titré dans la foulée sur le présumé "gourou" du président.

Longtemps la réputation d’imposteur a traîné aux basques de l’étiopathe. Au point de lui valoir vingt ans de guérilla judiciaire pour "exercice illégal de la médecine". Malgré ses consultations à Beaujon et ses collaborations au Vald’Or, le praticien, non inscrit à l’ordre des médecins, devait justifier de ses activités : qui était ce "sorcier" pratiquant sans diplôme d’État? "Très vite, j’ai eu de très bons résultats. Les médecins qui l’avaient constaté ne se posaient alors plus la question sur la validité de mes titres, ils m’appelaient." Crinière blanche et regard bleu pénétrant, Moureau sort gentiment les dents. "Je ne suis ni mage ni voyant, précise-t?il. Je pratique une médecine naturelle qui s’oppose aux croyances de médecins en cheville avec l’industrie pharmaceutique. Si l’étiopathie souffre d’un tel manque de reconnaissance, c’est qu’elle est encore peu enseignée : la France compte quatre facultés d’étiopathie contre soixante-dix écoles d’ostéopathie."

De son accent fleuri, le "rebouteux génial" explique qu’il ne guérit pas tout. L’étiopathe ne s’attaque qu’aux causes exogènes d’une maladie : scoliose, sciatique aiguë, hernie discale… Il lui est arrivé de réactiver la fertilité d’une femme ayant subi dix-sept inséminations artificielles. Mais pour tout ce qui relève de causes endogènes, en cas de cancer, de maladies dégénérative ou génétique, il ne peut rien.

«Le corps m’apparaît comme une interface tactile sur lequel j’appuierais pour rééquilibrer des perturbations venant de l’environnement extérieur : stress, deuil, séparation, accident…»

"Mon métier, qui repose à la fois sur un don naturel, un enseignement et une longue pratique, consiste à agir sur les flux hormonaux du corps afin de le régler comme une montre qui ne serait plus à l’heure. Si vous voulez, le corps m’apparaît comme une interface tactile, l’écran d’un iPad sur lequel j’appuierais pour rééquilibrer des perturbations venant de l’environnement extérieur : stress, deuil, séparation, accident… Tous les jours, je vois des enfants qui vomissent ou qui ont des otites. En quelques minutes, j’agis sur des centres nerveux, plexus, ganglions, etc., et tout se normalise."

Quand il était plus jeune, assistant d’André de Sambucy, un docteur en médecine qui fut pareillement attaqué pour ses pratiques novatrices, il lui arrivait de suivre son patron au Louvre. Devant les bas-reliefs égyptiens, Sambucy disait : "Vous voyez, cela ne date pas d’hier." Jean-Paul Moureau en sait quelque chose : il doit la vie à une rebouteuse. Un matin de 1948, sa grand-tante Claudine l’a fait naître à Boulbon, au pied de la Montagnette. Dans le pays d’Arles, on connaissait bien Claudine. En un coup de main, elle remettait d’aplomb tous les estropiés du coin.

Le fils du maréchal ferrant observait à ses côtés, tout comme il voyait son père, réveillé en pleine nuit, aller soigner un cheval. "Pas plus que de médecins il n’existait de vétérinaires en pleine campagne. On faisait appel à des gens qui connaissaient le corps."

Le Camarguais a rencontré le gotha chez Pascal Jardin

En 1968, rupture. Le fils unique du maréchal-ferrant quitte son père, Joseph, et sa mère, Reine ("Je ne l’ai jamais vue maquillée; elle se contentait de cheveux tirés en arrière"), pour faire médecine à Marseille. Au bout de deux ans, il arrête. "Pour moi, c’était des QCM, du bachotage; je ne voyais aucun patient." Marié à 21 ans (le premier de ses trois mariages), Jean-Paul Moureau rejoint Genève où il croise un ancien ami scout qui lui parle de Christian Trédaniel et de son collège d’étiopathie. Cinq ans de formation plus tard, le jeune homme revient en France. Puis, ouvre son premier cabinet à Paris. Le premier mois, une seule cliente. Deux ans plus tard, son agenda est plein. À l’époque, Jean-Paul Moureau passe ses week-ends à Verdelot, chez le scénariste et écrivain Pascal Jardin. Il y croise le gotha du showbiz. Lui revient aujourd’hui cette dernière journée passée avec Jacques Brel, tout juste avant que le chanteur ne soit admis à l’hôpital franco-musulman de Bobigny pour s’y éteindre.

Comme Brel, le Camarguais n’a jamais renoncé à ses rêves d’enfant. Trois jours par semaine, il se rend dans sa manade, 150 chevaux en élevage. Il y retrouve son fils Paul, 9 ans. Le père s’y revoit, gamin, à galoper dans la colline avec les bêtes de M. Mallet, qui possédait un ranch tout près de chez ses parents. Adolescent, une lecture l’a marqué, L’Usage du monde, de Nicolas Bouvier. Le fils du maréchal-ferrant voulait parcourir le monde. Il l’a fait. Ses femmes n’ont pas toujours supporté ses allers-retours. Mais les journées sont passées si vite.

Le mardi, l’étiopathe reprend ses consultations, une vingtaine de patients à 100 euros la séance. La nuit, il dort à côté de son bureau. Là sont accrochés des portraits réalisés par le dessinateur André Michelangeli, Jean-Paul Moureau à New York, Jean-Paul Moureau à Big Sur, dans les pas de Jack Kerouac. Mais André Michelangeli vient de mourir. L’étiopathe l’enterrera demain. Le discours est prêt. Le docteur Moureau a 65 ans, il se soigne lui-même (sauf pour les dents) et il compte bien voir grandir son fils. La seule chose pour laquelle sa science le laisse démuni : la mort de son meilleur ami.


Ludovic Perrin - Le Journal du Dimanche

dimanche 20 octobre 2013
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MessagePosté le: Lun 14 Avr 2014 - 21:26    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 14 Avr 2014 - 21:28    Sujet du message: Etiopathie Répondre en citant

Saviez-vous qu’il existe deux mains qui soignent et sauvent le Tout-Paris ?


C’est l’objet d’un ouvrage écrit par ces mêmes mains et qui vient d’être imprimé pour les Editions du Seuil.[1] Un ouvrage qui vient de faire l’objet d’un lancement médiatique surchoix, une mise en scène comme aucun auteur médecin hospitalier n’oserait en imaginer. C’est un livre qui réunit des univers habituellement étrangers et dont le succès en librairie semble désormais garanti. L’auteur nous raconte son histoire, celle d’un enfant de maréchal-ferrant de Camargue devenu étiopathe de cette jet-set souvent jetlaguée. Il nous parle de comptes féériques. C’est un très beau cas de figure à mi-chemin entre le don (héréditaire) et la manipulation (vertébrale). Avec une question : comment faire la part entre les mains et le placebo ? Entre la raison et le don ?

Nous étions gratifiés d’une dédicace gentiment provocatrice : «En espérant que Soigner autrement vous ouvre des horizons nouveaux». Bandeau mauve «Ces mains qui guérissent ». Soit 17 euros et 194 pages. On commence avec un extrait du Tractarus Logica Philosophica de Ludwig Wittgenstein (1889-1951) : «Quand on peut parler, on parle, ce dont on ne peut parler, il faut le taire». C’est tout dire. Parlons, donc.

Jean-Paul Moureau parle beaucoup de lui. Et, magie de l’écriture, plus il en dit et moins on le saisit. Proust, en somme.[2] M. Moureau est né à Boulbon. Boulbon est un village au pied de la Montagnette. M. Moureau est né en 1948 des mains de sa grand-tante Claudine. C’était en 1948. Un samedi. Au petit matin. La Montagnette ? Ce sont les collines qui bordent le pays d’Arles, terre de Camargue. Le grand-père et le père du nouveau-né exerçaient le métier de forgeron et de maréchal-ferrant ; «comme j’aurais pu l’être si j’avais suivi le désir paternel de pérenniser l’activité familiale en lui succédant.» Mais M. Moureau ne l’a-t-il pas, précisément, pérennisée ? A sa façon : en franchissant la barrière d’espèce et en élargissant l’éventail des phanères et des articulations.

Ce petit livre a été lancé en grande pompe. Un lancement très parisien. Un mercredi d’octobre, 18 h-21 h, Hôtel Park Hyatt Vendôme, 5, rue de la Paix, dans le deuxième arrondissement de la capitale française. Champagne, français qui plus est. «Relations presse» assurées par une puissante société de communication. Extraits de l’invitation : «Jean-Paul Moureau exerce son métier d’étiopathe depuis 35 ans et compte à son actif plus de 100 000 patients. Sa notoriété a dépassé les frontières et son cabinet ne désemplit pas. Parmi ses clients, des personnalités représentatives de tous les secteurs d’activités : monde politique, mais également monde des affaires, du cinéma ou des arts…, la liste est impressionnante.»

Autre extrait, également signifiant : «Au fil du temps, ses patients sont devenus des amis et ne jurent plus que par cette thérapie manuelle, différente des autres méthodes existantes, car elle s’attache à rechercher les causes de la pathologie avant de traiter les symptômes.» On annonçait la présence des plus célèbres patient(e)s devenus ami(e)s. Quelques journalistes. Beaucoup d’acteurs. Des responsables politiques. Et le précédent président de la République française.

Quelques jours plus tard, le Journal du Dimanche consacre une pleine page à l’ouvrage : «Jean-Paul Moureau, étiopathe et rebouteux génial». Une vie écartelée entre Los Angeles et la Camargue. Sans oublier Paris : 500 mètres carrés de cabinet-consultation. Consultations à 100 euros la séance. A priori pas de visites. Des journalistes, des capitaines d’industrie, des hauts gradés de l’armée, des astronautes se repassent son adresse comme un précieux sésame (ndlr : c’est dans le 16e arrondissement).

Quelques confidences : il a tenté la Faculté de médecine à Marseille. Deux ans seulement. Trop de QCM, trop de bachotage, aucun patient. On le comprend. L’homme rejoint Genève. Là il croise un ancien ami scout qui lui parle de Christian Trédaniel et de son collège d’étiopathie. Cinq années de formation. Puis premier cabinet à Paris. On connaît la suite. Il n’est pas «mage», encore moins «voyant». Il a une «crinière blanche» et un «regard bleu pénétrant» (genre Nino Ferrer dans Le Sud). Le corps lui apparaît comme «une interface tactile». Pour ces deux mains, le corps humain est un peu comme un iPad. Ou comme un emboîtement de poupées russes. M. Moureau ne peut rien en cas de cancer, de maladies dégénératives ou génétiques.

L’homme explique avoir un «don naturel», Il agit sur «les flux hormonaux du corps» afin de régler ce dernier comme une montre. «Tous les jours je vois des enfants qui vomissent ou qui ont des otites, explique-t-il. En quelques minutes, j’agis sur des centres nerveux, plexus, ganglions etc., et tout se normalise.» On apprend encore qu’il «doit la vie à une rebouteuse» (sa grand-tante Claudine, celle qui «l’a fait naître» en 1948, «remettait d’aplomb tous les estropiés du coin»). Il a «hérité de ses dons».

M. Moureau a sauvé Klaus Kinski (1926-1991). L’acteur avait fait une chute sur le tournage de Woyzeck. Il est dans le coma. On le transfère en urgence à Paris. Imposition des mains qui guérissent. Klaus rouvre les yeux, se relève de son brancard et finira son film. Tous les acteurs n’ont pas cette chance.

«Aujourd’hui, de plus en plus de médecins commencent à se rebeller contre une pensée dominante qui refuse de connaître ses erreurs, freinant une prise de conscience bénéfique à la santé publique, écrit l’auteur en conclusion. C’est une mutation dont le corps médical doit impérativement tenir compte s’il veut assurer sa mission dans des conditions optimales. Il n’est plus envisageable de l’aborder avec des schémas de pensée devenus obsolètes. Ce n’est pas le passé qui apportera les solutions thérapeutiques de demain.» Dépassé Claude Bernard (1813-1878) et ses idées sur l’homéostasie.

L’avenir, nous dit l’auteur, c’est «l’étiopathie soumise à l’épreuve des faits et de la science». On sait ce qu’il en est des impasses récurrentes dans ce domaine, qu’il s’agisse de l’homéopathie ou de la psychanalyse. Reste, soulevée à sa façon par cet étiopathe renommé des beaux quartiers, la question du don et des invariants séculaires des passeurs de feu, magnétiseurs et autres rebouteux.[3] Faut-il les laisser dans les forêts et aux lisières des cités et des enclaves de la science médicale ? La puissance de la nouvelle lecture du vivant n’a-t-elle rien à nous apprendre de ces relations interhumaines atypiques et souvent thérapeutiques ? La même question vaut pour le placebo et l’hypnose.

«Quand on peut parler, on parle, ce dont on ne peut parler, il faut le taire». Un siècle plus tard ou presque, on se bat toujours pour comprendre ce que Ludwig Wittgenstein a voulu nous dire dans son Tractarus Logica Philosophica.

[1] Moureau JP. Soigner autrement. Ces mains qui guérissent. Paris : Editions du Seuil, 2013. [2] Sur le plus célèbre des asthmatiques, à l’occasion du centenaire du début de La Recherche, un éventail délicieux à lire au coin du feu : Enthoven JP, Enthoven R. Dictionnaire amoureux de Marcel Proust. Paris : Editions Plon, 2013. [3] Sur le thème des guérisseurs et du don de guérir, on prendra utilement connaissance de deux remarquables documentaires conservés par l’Institut national français de l’audiovisuel. L’un à l’adresse www.ina.fr/video/RBC07085001 ; l’autre à l’adresse +++

www.ina.fr/video/CPC77058278/les-guerisseurs-de-nos-regions-l-expression-d-…

http://rms.medhyg.ch/article_p.php?ID_ARTICLE=RMS_404_2022
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