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Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer

 
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Marine
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MessagePosté le: Jeu 18 Jan 2018 - 19:14    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant



Quand l'Amérique détruit les vestiges de Sumer...Pourquoi...?

Iraq: Les bulldozers américains détruisent le site archéologique d'Ur !

Pour le ministre irakien du tourisme et des sites archéologiques, Mohamed Abbas Al Aribi, le site archéologique d'Ur, au sud de l’Irak, n’est plus seulement le lieu de naissance du patriarche Abraham, ancêtre de tous les prophètes, mais aussi et surtout le site le plus menacé par les activités actuelles de l’armée américaine.


Le journal irakien Al Mada a rapporté les propos du ministre qui déclare que « les travaux effectués par les américains, avec notamment la création de camps, le creusement de tunnels, l’établissement de murs de fortifications pour protéger leurs troupes, le nivellement des terrains à l’aide d’engins lourds ont gravement endommagé le site ».


Ajoutant « que la présence militaire sur un site archéologique est en elle-même illégale et que nous avons adressé de nombreux appels aux américains pour qu’ils évacuent les lieux et s’interdisent de s’en approcher dans l’avenir ». Le ministre a rappelé qu’il agit en coordination avec les ministères de la défense et de l’intérieur, mais que tous ses appels sont restés lettre morte.


Le ministre a ajouté que des photos satellites de la ville d’Uruk-Warka*, proche de Ur, ont choqué l’archéologue allemande Marguerite Von Hess qui avait travaillé sur le site quelque temps avant l’occupation américaine en 2003.


L’archéologue allemande a estimé, à la vue des photos, que la colline sur laquelle a été construite la ville a subi de graves dégâts par suite de la construction de la base aérienne de Talil dans les environs de Nassirya au sud de l’Irak et a exprimé sa profonde déception en constatant que les bulldozers avaient fait disparaître tout un quartier de la zone sud-est de la ville.


L’expert archéologue britannique, Kohn Kurtis, responsable de la conservation des vestiges du proche orient au musé britannique, n’a pas été moins surpris et déçu que sa collègue allemande.

Quand Kurtis a visité le sud de l’Irak, il y a un an, il a constaté que l’armée américaine avait édifié des constructions avec toutes leurs dépendances et leurs canalisations souterraines dans la base d’aviation de Talil, appelée aujourd’hui camp d’Adbour et ce, dans une zone d’Ur qui n’a pas encore fait l’objet de fouilles par des archéologues.


Selon certains archéologues, la situation actuelle à Ur avec des cimetières datant de près de 3000 ans avant J.C. et dont certaines tombes renfermaient des casques en or ainsi que des instruments de musique et autres objets de valeur inestimable enfouis avec les morts, leur rappelle celle qui prévalait à Babylone.
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MessagePosté le: Jeu 18 Jan 2018 - 19:14    Sujet du message: Publicité

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Blue


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 09:32    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Il y a quelque chose qui les intéresse fortement là-bas,mais quoi?....
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sertu


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 10:55    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

je n'ai pas trouvé de sources ou de preuves de cela.
A chaque fois cela me ramène vers d'autres articles pratiquement copié-collés
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Blue


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 13:31    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

ce que j'ai trouvé concernant le désastre là bas : 


https://www.courrierinternational.com/article/2003/06/19/les-tresors-de-sumer-abandonnes-aux-pillards


 
Citation:
L’inestimable héritage archéologique des grandes cités mésopotamiennes est méthodiquement volé pour le compte de collectionneurs occidentaux, sous le nez des forces d’occupation anglo-américaines. Le récit indigné du grand reporter Robert Fisk.



 https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Fisk


Je crois que le gars sait de quoi il parle....c'est pas du genre "conspirationniste"
Quant à The Independent on peut pas dire que ce soit une feuille de choux non plus.... https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Independent


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sertu


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 13:59    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Blue a écrit:
ce que j'ai trouvé concernant le désastre là bas : 


https://www.courrierinternational.com/article/2003/06/19/les-tresors-de-sumer-abandonnes-aux-pillards


 
Citation:

L’inestimable héritage archéologique des grandes cités mésopotamiennes est méthodiquement volé pour le compte de collectionneurs occidentaux, sous le nez des forces d’occupation anglo-américaines. Le récit indigné du grand reporter Robert Fisk.




 https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Fisk


Je crois que le gars sait de quoi il parle....c'est pas du genre "conspirationniste"
Quant à The Independent on peut pas dire que ce soit une feuille de choux non plus.... https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Independent



l'article que tu me proposes est bien plus clair et modéré. Le précédent accusait les USA et plus précisément l'armée d'être les auteurs du pillage. Certainement par sensationnalisme au dépend d'une information très importante.
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Blue


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 18:12    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Ils ne sont pas les auteurs des pillages(quoi que je suis sûre qu'il y en a certains dans les rangs qui ne se gênent pas de faire du trafic)mais ils laissent faire,ce qui au final revient à peu prés au même,je dirais que c'est pire car ils ont la responsabilité de la garde du patrimoine,d'où l'indignation du journaliste sus cité.
De plus en cherchant un peu(mais vraiment peu)on peut trouver une multitude d'articles tout aussi "sérieux" qui parlent des dégradations de ce patrimoine partout sur le territoire,à l'arme lourde,on ne parle pas là de simples vols mais bien de l'effacement pur et simple de tout un pan d'une civilisation.Remarque...ils n'en sont pas à leur coup d'essai,ils ont fait exactement la même chose sur leur propre territoire.
Les usa sont une nation(mais peut-on vraiment parler de nation les concernant?)très peu respectueuse et avant tout d'elle même.
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Marine
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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 18:57    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Sertu , peut-être que tu prendras le journal libération pour une bonne source

http://www.liberation.fr/evenement/2003/04/26/enquete-sur-l-etrange-pillage…

Je fais souvent des copier coller par peur que les liens disparaissent




Bagdad envoyé spécial

Lorsqu'il est entré dans la deuxième salle du rez-de-chaussée, celle réservée à l'art sumérien, Donny George s'est affaissé doucement et il est resté là, assis par terre, de longues minutes en silence. Les gardiens qui l'accompagnaient n'ont pas osé le tirer de sa prostration. «C'était ma pièce favorite, celle que je préférais», explique le directeur général des recherches et des études du Musée de Bagdad. A la place du vase de Warka, juste au-dessus de la base en gypse (pierre à plâtre) qui est encore là, le néant, du vide, rien. Le précieux vase sumérien a été emporté par des voleurs lors du pillage du Musée archéologique de Bagdad durant lequel des centaines, peut-être des milliers, d'objets d'une valeur inestimable ont disparu, tandis que quantité d'autres ont été saccagés, vandalisés comme par pur désir de destruction.

Statue tronquée

Le vase de Warka est un cylindre de près d'un mètre de haut, tout en albâtre. Ses flancs sont entièrement recouverts de motifs représentants, de la base vers le sommet, le monde aquatique, la flore, la faune, des prêtres et enfin une divinité. L'objet avait été découvert au milieu du XIXe siècle par une mission archéologique allemande dans le sud de l'ancienne Mésopotamie. Elle remonte à 3 200 ans avant J.-C., ce qui en fait l'une des oeuvres les plus anciennes au monde et aussi «l'un des plus vieux témoignages de l'humanité sur l'institution religieuse», dit le professeur irakien, un homme sympathique et rondouillard âgé d'une quarantaine d'années et parlant un anglais parfait.

Au bout de quelques minutes, Donny George a retrouvé ses esprits et fait le tour du musée afin d'évaluer les dégâts. «Un désastre.» Un autre exemple ? La statue tronquée d'un jeune pâtre assis sur une base de pierre circulaire, elle-même recouverte d'inscriptions cunéiformes rendant hommage au roi Naram Sin, petit-fils du fondateur de l'empire akkadien (2 400 avant J.-C.), le premier à avoir unifié le «pays des deux fleuves», a elle aussi disparu. Pourtant, l'objet pesait dans les 300 kilos. Seules les statues monumentales, comme le taureau syrien de 47 tonnes, n'ont pas pu être transportées. Les vitrines sont vides, certaines intactes, d'autres brisées sans ménagement, d'autres enfin soigneusement découpées. La salle d'art islamique a été relativement épargnée, soit que les carreaux incrustés dans le mur étaient inexploitables, soit que les pillards ont eu peur d'ajouter le sacrilège à leur forfait.

L'escalier qui mène à l'étage est fendu au milieu, probablement par un objet lourd qui a rebondi de marche en marche. Des statues romaines de marbre blanc, découvertes à Hatra (150 kilomètres au sud-ouest de Mossoul), ont été fracassées, comme par jeu et gisent au sol en petits morceaux : leurs têtes ont disparu. Dans les réserves, où tous les petits objets avaient été mis à l'abri avant le début des bombardements, on marche sur de la poterie cassée, des milliers de morceaux d'amphores, de statuettes en terre cuite, de tablettes d'argile couvertes d'écriture cunéiforme. Certains coffres ont été forcés, d'autres pas. Le musée irakien, fondé en 1920, abritait quelque 175 000 objets d'art mésopotamien, faisant de lui le témoin de la naissance de la civilisation, de l'écriture et de l'urbanisme.

Catalogue détruit, inventaire impossible

Même l'administration n'a pas échappé à cette furie destructrice. «Quand j'ai voulu entrer dans mon bureau, raconte Donny George, un gardien s'est précipité en criant : Docteur ! N'entrez pas, je vous en prie, n'entrez pas ! Il était passé avant et avait déjà tout vu : les ordinateurs volés, les meubles emportés, le verre brisé, les archives jonchant le sol. La destruction du catalogue, a priori moins précieux, est aussi un coup dur pour la direction du musée. Sans catalogue, pas d'inventaire possible.

Pour comprendre ce qui s'est passé au Musée de Bagdad, il faut reprendre le fil des événements. Lundi 7 avril, les combats font déjà rage dans la partie occidentale de Bagdad où se trouve le bâtiment. Les tanks américains convergent vers le Tigre et le palais présidentiel, un peu plus au sud. «Nous sommes tous partis mardi, raconte Donny George. Cela devenait trop dangereux.» Des pièces d'artillerie irakiennes avaient été postées dans le jardin du musée ; il y reste encore un petit bunker aménagé sous terre et entouré de sacs de sable. Le siège de la garde républicaine est situé à quelques centaines de mètres seulement. Un tank américain débouche au coin de la rue et tire sur tout ce qui bouge. Un obus traverse même le fronton de l'arche monumentale qui marque l'entrée du musée, pile en plein centre. Bagdad tombe le mercredi 9 avril. Pendant cinq jours entiers, jusqu'au dimanche matin, l'archéologue est resté chez lui, à Doura, un quartier au sud de la capitale. Il n'est sorti qu'une fois, le vendredi 11, pour se rendre à l'hôtel Palestine afin de demander à l'armée américaine de protéger le musée des pillards. Les GI ne sont venus que le lundi 14, quatre jours après avoir été prévenus !

Trois jours de pillage

Le gros du pillage a, semble-t-il, eu lieu les jeudis 10 et vendredi 11. Le dimanche, en fin de matinée, Donny George et les autres responsables du musée venaient constater les dégâts. Lorsqu'il en parle, il est encore agité par l'incrédulité et la colère : «Je ne comprends pas. Nous avons prévenu les Américains, ils ont mis quatre jours à venir protéger le musée alors que dès le premier jour, ils se sont installés devant le ministère du Pétrole. Il suffisait d'un tank et d'une demi-douzaine d'hommes pour éviter cette catastrophe.» «Je n'ai pas de mot pour décrire l'attitude des Américains, renchérit Jaber Khalil Ibrahim, le directeur des Antiquités irakiennes. Ils étaient présents dans le quartier et ils sont restés bras croisés.»

Le lieutenant-colonel Eric Schwartz, de la IIIe division d'infanterie de l'armée américaine, est aujourd'hui chargé de la protection du musée, gardé par une dizaine de ses hommes et deux blindés légers. «Je suis arrivé dans cette zone le 7 avril, explique-t-il, ça tirait de partout. On nous tirait dessus. Il m'a d'abord fallu plusieurs jours pour neutraliser toute menace et sécuriser ma zone qui s'arrête à 500 mètres du musée. Tout ce processus a pris trois jours et les pillages ont eu lieu pendant cette période. Lorsqu'on m'a demandé de protéger le musée, j'y suis arrivé dans les 45 minutes qui ont suivi.» L'armée américaine ne peut pourtant pas prétendre avoir été prise par surprise : après la guerre du Golfe de 1991, 4 000 pièces avaient disparu dans le sud de l'Irak à l'occasion des pillages qui avaient suivi l'intifada chiite.

«Des gens très bien organisés»

A la différence de 1991, il semble que le pillage du Musée de Bagdad n'ait pas été le fait de seuls va-nu-pieds. «J'en suis convaincu, assure le directeur des antiquités, Jaber Khalil Ibrahim. Il y avait, parmi la foule des voleurs, des gens très bien organisés, qui savaient exactement ce qu'ils cherchaient.» Et d'exhiber des diamants destinés à découper les vitrines ainsi que des marteaux et des burins qui auraient servi à détacher certaines statues de leur base. Donny George en veut pour preuve supplémentaire que le célèbre code d'Hamourabi et l'obélisque noir n'ont pas été emportés : «Ce sont des copies. Le premier est au Louvre et le second au British Museum. Les gangsters le savaient parfaitement.» Pour Donny George, ces voleurs très organisés agissaient pour le compte de trafiquants d'art qui sévissent depuis une bonne décennie en Irak. Profitant de la paupérisation créée par l'embargo, ils ont soudoyé des caciques du régime et écumé les sites archéologiques du pays : «J'ai moi-même eu à faire à des bandes armées quand je travaillais sur le site archéologique sumérien d'Oum al-Agareb, près de Nasiriya. J'allais faire mes fouilles avec une kalachnikov en bandoulière et j'ai dû embaucher 15 gar des armés.» Il y a de fortes chances que les pièces exceptionnelles volées au Musée de Bagdad ne refassent jamais surface sur le marché officiel car elles sont invendables vu leur notoriété : elles iront plus probablement rejoindre des collections privées. Pour l'instant, les seuls objets rapportés l'ont été par des mosquées et de simples Irakiens disant regretter leur geste. Il s'agit de petites pièces : des terres cuites, des ivoires de Nimrod. «Je lance un appel aux musées internationaux pour qu'ils nous signalent toute pièce qu'on pourrait essayer de leur vendre en provenance d'Irak», tente de se rassurer sans conviction Jaber Khalil Ibrahim, le responsable des Antiquités irakiennes.

Pièces de valeur mises à l'abri

Ce dernier est un homme fuyant qui parle avec réticence. Mince et moustachu, il est connu pour être un ancien responsable baassiste : outre une méfiance compréhensible depuis la chute du régime de Saddam Hussein, il a gardé de son passé politique l'habitude de ne jamais s'exprimer devant un journaliste sans témoin irakien, comme si la surveillance de ses pairs était une caution. «Tout a été volé ou détruit», explique-t-il avant de préciser que l'inventaire n'a pas commencé. Il refuse de faire visiter les salles et les réserves du musée, comme si elles recelaient un secret d'Etat. Ses explications sont embrouillées. Il refuse dans un premier temps de confirmer que le musée avait mis un certain nombre d'objets à l'abri avant la guerre. Le musée a en effet fermé une semaine à dix jours avant le conflit et plusieurs témoins y ont vu des objets empaquetés, prêts à être transportés. Lorsqu'on lui fait état de ces témoignages, il concède que certaines pièces de valeur avaient été mises à l'abri dans des banques. Puis il ajoute que ces banques ont, elles aussi, été pillées. Impossible de vérifier quoi que ce soit. Une chose est sûre : la Banque centrale abritait des oeuvres jusqu'en 2000, date de réouverture du musée fermé depuis 1991. La directrice du musée, Nawal al-Metoualli, donne pour sa part une autre version : des objets ont effectivement été mis à l'abri et ils s'y trouvent toujours, mais elle ne veut pas préciser où, «pour des raisons de sécurité». Quant à Donny George, il explique qu'à sa connaissance, seuls des manuscrits ont été déplacés et qu'ils sont sauvés. «Par contre, les réserves, ajoute-t-il, n'ont pas toutes été pillées. Dans les salles d'exposition du musée, il n'y avait plus grand-chose, sauf des pièces intransportables.»

Le musée a bel et bien été pillé mais c'est à se demander si certains de ces responsables ne sont pas les premiers à l'avoir dépouillé de ses trésors, de manière organisée et sous prétexte de les protéger. On prétend aussi que Saddam Hussein et sa famille ont, avant le déclenchement de la guerre, fait sortir quelques belles pièces du pays. Plusieurs mois, voire des années seront nécessaires pour percer les mystères de la mise à sac du Musée de Bagdad.
Christophe Ayad
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Marine
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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 18:59    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

http://www.lefigaro.fr/culture/2015/03/17/03004-20150317ARTFIG00341-les-eta…

Quatre ans après le retour des troupes américaines, les autorités ont décidé de rendre les objets d'art au pays du Moyen Orient. Un choix encouragé par les ravages culturels de l'Etat Islamique.


Les Etats-Unis ont rendu lundi à l'Irak une soixantaine d'objets antiques, pour la plupart pillés lors de l'occupation américaine du pays entre 2003 et 2011, et qui seront désormais exposés au musée national de Bagdad.

De la vaisselle en verre, des bas-reliefs en argile, des pointes de lance en bronze et des haches ont été saisis lors de cinq enquêtes menées à travers les États-Unis par plusieurs administrations. Ils étaient exposés lundi au consulat d'Irak à Washington avant d'être expédiés à Bagdad, au musée national rouvert il y a un mois après douze années de fermeture.
Parmi eux figure une extraordinaire tête de lamassu assyrien, taureau ailé à tête humaine datant de 700 avant J.C. et estimée à 2 millions de dollars. La tête avait été volée dans un palais du roi Sargon II à Ninive, dans le nord de l'Irak, où des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit récemment de nombreuses pièces parmi lesquelles une tête tout à fait semblable à celle retrouvée aux États-Unis. Elle avait été saisie à New York en 2008 où elle avait été expédiée par un marchand d'art de Dubaï qui écoulait des oeuvres d'art irakiennes pillées dans le monde entier.

Le groupe EI, qui contrôle de larges pans de territoire dans le nord de l'Irak et en Syrie, s'est livré à «un nettoyage culturel» en rasant une partie des vestiges de la Mésopotamie antique, selon les Nations unies, ou en revendant des pièces au marché noir. L'«urgence» de la situation a accéléré le processus de restitution, selon l'ambassadeur irakien Lukman Faily: «Le monde entier est uni pour protéger cette culture».

Le musée national irakien a rouvert ses portes fin février après douze années d'efforts acharnés grâce auxquels près d'un tiers des 15.000 pièces volées ont été récupérées. Cette réouverture avait été elle aussi accélérée après les pillages de l'EI à Mossoul, dans le nord du pays.

Ces destructions sont les pires subies par le patrimoine irakien depuis le pillage du musée archéologique national à Bagdad en avril 2003, quelques jours après la chute de Saddam Hussein. Des réseaux criminels organisés avaient profité de l'intervention américaine et du chaos pour piller les musées irakiens.

Plus de 1.200 objets restitués

Les contrebandiers mettent souvent des années avant d'écouler leur butin sur le marché noir, estiment les spécialistes.

Toutes les pièces retournées lundi à Bagdad dataient d'avant les pillages de l'organisation EI et beaucoup d'entre elles avaient été dérobées après l'invasion américaine. Les autorités américaines avaient été très critiquées pour avoir manqué de protéger les sites archéologiques irakiens des voleurs.

Parmi les antiquités exposées lundi, se trouvaient aussi des objets datant de l'époque de Saddam Hussein, comme des assiettes en or provenant d'un des ses palais, ou encore un heurtoir ou une fontaine.

Les objets pillés peuvent réapparaître dix années plus tard, lors d'enchères dans un hôtel des ventes new-yorkais, ou encore sur le site de petites annonces Craigslist. L'un des trésors retrouvés par des enquêteurs du Maryland (est des Etats-Unis) avait été dérobé par un fonctionnaire qui travaillait en Irak en 2004.

Des professeurs d'université et des spécialistes de l'Antiquité travaillent à l'identification des objets pillés ou vandalisés par le groupe EI. Leurs recherches permettront notamment aux fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure d'identifier les objets de contrebande qui ne manqueront pas de circuler sur le marché noir américain.

«Beaucoup de choses n'ont pas été répertoriées et il est donc très difficile de prouver un vol sauf sur la bonne foi du pays en question», explique Erin Keegan, l'une des responsables des enquêtes au département de la Sécurité intérieure.

Selon Brenton Easter, membre du FBI, les Etats-Unis travaillent à l'élaboration d'une base de données qui répertorie les pièces provenant du nord de l'Irak afin de prendre une longueur d'avance sur les contrebandiers.

«Nous avons beaucoup d'informateurs là-bas avec qui nous gardons contact, par conséquent nous avons une bonne connaissance des pièces avant qu'elles ne soient pillées et qu'elles arrivent sur le marché noir dans cinq ou dix ans», explique-t-il.

Depuis 2008, les Américains ont restitué à l'Irak plus de 1.200 objets au cours de quatre rapatriements.
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Marine
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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 19:05    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/25/en-irak-le-pillage-des-obj…

Ce qui me désole le plus ce sont les tablettes d'argile sumériennes constellées de textes cunéiformes



C'est l'histoire d'un trésor inestimable, perdu par négligence et retrouvé, lundi 20 septembre, presque par hasard. C'est l'histoire d'un pays dévasté, embourbé depuis vingt ans dans d'incommensurables tragédies, et qui se montre aujourd'hui, plus de sept années après l'invasion anglo-américaine, incapable de sauver un patrimoine historique qui est aussi celui de la plus ancienne civilisation humaine.

En avril 2003, les soldats américains viennent de prendre l'Irak. Chaos général. Des jours entiers, ils laissent, littéralement sous leurs yeux et ceux des journalistes, des hordes de pillards dévaster, entre autres, tous les musées de Bagdad. Le plus riche, le plus important, est le Musée national, situé sur une grande avenue au coeur de la capitale. En quelques jours, au moins 15 000 pièces d'archéologie, des vases et des colliers babyloniens, des bronzes akkadiens, des poteries et des coutelas de Perse ancienne, des tablettes d'argile sumériennes constellées de textes cunéiformes - la plus ancienne écriture humaine connue - disparaissent.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/25/en-irak-le-pillage-des-obj…


Sept ans après, environ un tiers du butin manquant a été retrouvé. Beaucoup d'objets ont été détruits. D'autres ont rejoint les coffres de collectionneurs privés. Des réseaux s'organisent, la marchandise est revendue aux quatre coins du monde. On en trouve en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen- Orient, en Amérique latine...

Toutes ces pièces ne viennent pas des musées. L'Irak possède 12 000 sites archéologiques connus et, sur ces lieux souvent éloignés des villes, le pillage se poursuit de façon systématique et organisée. Au moins 32 000 pièces - simple estimation - ont disparu des sites. Pour récupérer ses trésors, l'Irak a demandé l'aide internationale. Interpol, les polices et douaniers du monde organisé sont en alerte. Ceux des Etats-Unis ont saisi et restitué à Bagdad plus de 1 500 pièces depuis 2003.

Au printemps 2008, 638 statues, fers de lances, verreries et poteries, certaines datant du IIIe millénaire avant notre ère, sont renvoyés en Irak sur ordre du généralissime David Petraeus, aujourd'hui patron des forces américaines en Afghanistan. Photographiées, datées, répertoriées et dûment empaquetées par des experts à New York, les pièces sont livrées, affirme le général américain, "au bureau du premier ministre Nouri Al-Maliki".

Mais le Musée national n'en a pas la trace, et les réclamera pendant deux ans. "On a cherché partout, on ne les a pas", affirment l'un après l'autre les officiels. "Que les Américains nous donnent la preuve qu'ils ont bien livré ces 638 objets", s'énervait encore, le mois dernier, un porte-parole de M. Maliki.

Le 6 septembre, nouvelle livraison américaine d'objets, saisis cette fois directement au ministère des affaires étrangères irakien. Parmi les trésors, une statue sans tête du roi Entémène de Lagash, volée au Musée et datée de 4 400 ans, une paire de boucles d'oreilles en or de Nemrod et 362 tablettes d'écriture cunéiforme. Il y a aussi des objets plus modernes, une kalachnikov chromée aux initiales de Saddam Hussein - trophée de guerre saisi sur un soldat en permission. Une autre, couverte d'or, confisquée par une unité de l'US Army, n'a toujours pas été restituée.

Mais la dernière livraison américaine a relancé les questions : où sont donc les 638 pièces renvoyées en 2008 ? Interrogée dimanche 19 septembre dans son bureau du Musée national par Le Monde, la jeune directrice voilée de l'institution, Amira Eldan Al-Dahab, avoue son impuissance. "Le premier ministre a constitué une commission spéciale pour les retrouver. Jusqu'ici, pas de nouvelles", regrette-t-elle. Au premier étage, nous montons voir Abbas K. Abbas, patron du département de recherche des antiquités disparues. Le sympathique quinquagénaire moustachu ne cache pas son désarroi. Il est chargé de scanner la presse mondiale et le maximum de catalogues des salles d'enchères pour essayer de repérer les ventes d'objets volés dans son pays. Pour effectuer ce travail de titan, il a trois employés (un seul lit l'anglais), deux ordinateurs antédiluviens et "pas de budget" pour se rendre sur le lieu d'une vente suspecte.

Sur les 10 000 hommes, dont le recrutement avait été annoncé en fanfare en 2008 pour constituer une "police du patrimoine", initiée par les Américains, moins de 200 ont été embauchés. "Pas de budget." Ladite police campe à Bagdad, dans des bureaux... La négligence d'un gouvernement qui a certes une énorme tâche de reconstruction sur les bras mais qui dispose quand même d'un budget annuel de 60 milliards de dollars est ici patente.

Pour les 638 objets perdus entre New York et Bagdad, le "hasard" fera bien les choses. Moins de 24 heures après notre visite, Mme Al Dahab nous annonce, triomphante, une conférence de presse avec le ministre du tourisme et antiquités, Qahtan al Jibouri.

"Nous les avons retrouvés !", annonce celui-ci. Faute d'un étiquetage approprié, les boîtes contenant les précieuses reliques "avaient été remisées dans un entrepôt" de matériel de cuisine, s'excuse le ministre.

"Un grand jour pour le Musée !", dira le directeur des antiquités et du patrimoine, Qaïs Hussein Rachid.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/25/en-irak-le-pillage-des-obj…
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sertu


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 19:48    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Vous etes formidables sur ce forum.

1°)Vous présentez une information très orientée et exagérées.

2°)Je vous signal qu'il n'y a pas de sources qui relate ces faits, ces accusations insinuées précisement  (pillage organisé par l'armée américaine) et non pas la perte culturelle en général

3°) vous répondez cette fois avec des articles plus sérieux MAIS qui ne prouvent pas les insinuations du premiers articleet me faites comprendre que je ne sais pas chercher l'information...

Sauf que le point central du premier article était l'implication directe des USA et c'est ce point que je cherchais à prouver ou non . Pas le pillage en général ....
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Blue


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MessagePosté le: Ven 19 Jan 2018 - 23:59    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

 merci 


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Marine
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MessagePosté le: Sam 20 Jan 2018 - 21:41    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Blue a écrit:
 merci 


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Nous sommes au moins deux à être heureuses
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MessagePosté le: Sam 20 Jan 2018 - 21:57    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer Répondre en citant

Il me semble qu'il y avait des photos montrant les soldats américains en train de dégrader ou peut-être piller , on les voyait s'activer sur le mur d'un musée , je pensais qu'on l'avait postée ici...Ou peut-être en train de récupérer une balle perdue Mr. Green Mr. Green
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:15    Sujet du message: Irak 2009 l'armée américaine s'installe sur des vestiges de Summer

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