OnNousCacheTout... Index du Forum

OnNousCacheTout...
"Faits de société, politique, pouvoir, conspirations, mensonges et vérités..."

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Laissez-nous faire ! "On a déjà commencé" - Alexandre Jardin

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Livres, revues et citations
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 414
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Jeu 16 Juil 2015 - 22:11    Sujet du message: Laissez-nous faire ! "On a déjà commencé" - Alexandre Jardin Répondre en citant

Ce livre en colères et positif n'engage que moi. Les Faizeux rassemblés sur le site bleublanczebre.fr ne sont en rien liés à mes opinions. Nous sommes des zèbres en liberté et souhaitons tous le demeurer. Mais dans l'action civique pour tous et par tous, nous sommes capables d'effacer nos différences de pelage !

atalité. On m'imaginait rêveur et accaparé par des trouvailles sentimentales, je fomentais depuis quinze ans déjà une révolution civique et collaborative. On me voyait pérorant au Café de Flore, je fréquentais (avec fièvre) le monde associatif.

Je passais pour un ludion papillonnant, un seul centre d'intérêt s'imposait d'autorité à mon esprit : la fragilisation de mon pays, l'évidente montée des rages et notre incapacité à foncer vers une société de la confiance. Mes premiers textes écrits à treize ans furent non des sonnets d'amoureux mais de vibrantes constitutions, manière de déclarer ma flamme à la France.

On me disait ouvert à tous, j'évaluais avec méticulosité celles et ceux qui, par leurs actes bienveillants, avaient d'ores et déjà gagné une légitimité pour aider notre peuple à se tirer d'affaire.

Dissimulé, je repérais les élites de rechange capables d'accomplir des ruptures, identifiais les grands vivants assez dingos pour réveiller bientôt la nation et détourner fermement le cours de l'Histoire. Avec discrétion, je me bronzais le coeur et agissais sur le terrain – on le verra – pour engager, un jour très prochain, un recommencement national.

Mais ma frousse me gouvernait. Je repoussais ma vérité et demeurais comme désactivé, livré aux pantomimes de la vie littéraire, en attente de ma vocation réelle.
Pour jeter le masque, manquait le moment où la nécessité publique serait plus forte que mes trouilles privées. L'instant où je ne supporterais plus de vivre une époque nulle, droguée au déni permanent et shootée à l'ironie parisienne. Alors que nous sommes au seuil d'une renaissance inouïe portée par la France qui se prend déjà en main !

Manquait le choc qui me conduirait non à prendre le pouvoir mais à en donner beaucoup à ma société si féconde ; car dans mon coeur il n'a jamais été question
que de cela : donner de la puissance aux autres, pas en accaparer, et faire confiance à l'énergie des gens.

Le vrai pouvoir, désormais, est d'accroître celui d'autrui, d'aider les simples citoyens à prendre le contrôle de leur vie. Il fallut une rage absolue qui, un matin de mai 2013, me réveilla de quarante-huit ans de dérobades. Et ralluma brusquement mon caractère.

Je me trouvais seul en voiture, ce jour-là, maussade d'être français et aigri de n'avoir encore rien accompli de décisif pour autrui. De toute évidence, la France avait oublié l'art de jouir de l'existence, son sort n'était plus un roman nouveau. Et je ne parvenais pas à admettre cet enlisement : la France doit gagner, montrer l'exemple. L'opium de mes ouvrages ensoleillés ne suffisait déjà plus à me faire négliger l'écume grise de l'actualité. À la radio, un bavard inactif pourfendait les politiques.
Ce parleur ardent constatait que l'étatisme de droite (sarkozysme première époque, vertement congédié par la nation) et l'étatisme de gauche (suite du premier, pas encore chassé) avaient dissous notre pacte républicain, ruiné le crédit de la parole publique, aboli notre croissance, naufragé l'égalité des chances, anéanti l'optimisme de toute notre société et, finalement, produit un monstre : un Front national conquérant – ultime version cauchemardesque du vieil étatisme tricolore.

Le verbeux assis clamait que le FN, né du cynisme de Mitterrand, s'était nourri de nos esquives accumulées : de l'immobilisme de Chirac, du réformisme factice de Sarkozy et du rien de Hollande.

Mon causeur tonnait que trente ans de pleins pouvoirs monopolisés par les énarques de gauche et de droite = une République amère = un naufrage sans fin = un FN dominateur.

Et soudain, moi, l'écrivain souriant, je suis devenu un bloc de colère. Ras le bol de cette société civile plaintive, obéissante et courbeuse d'échine ! J'eus soudain honte de notre peuple spectateur de sa morosité, incapable de s'émanciper de ses élites décalées et prompt à la reptation devant des partis cuisinards, colonisés par une haute administration dont les axiomes périmés ne sont que des apories. Marre absolument d'être de cette rue lâche qui se fait rouler à chaque scrutin, docilement, en
reconduisant les mêmes incapacités plutôt que de prendre le pouvoir sur sa vie ! J'eus envie de crier à cet indigné radiophonique : le problème n'est pas la classe politique nationale mais NOUS, les citoyens obéissants ! Nous qui, par esprit moutonnier, avons accepté jusque-là de rester dans le cadre. Vous, moi, NOUS TOUS qui, à
chaque élection, signons des chèques en blanc à des partis que nous tenons en piètre estime, nous qui avec légèreté avons laissé à ces gens-là les coudées franches pendant des décennies.

Nous, les électeurs qui craignons si vite d'être taxés de populisme par les bonnes âmes (effarant comme ce mot habile, disqualifiant le vote populaire et bafouant tout de même les gens, aura rendu lâche) plutôt que d'assumer notre désir légitime de renverser la table. La vérité est bien là, hélas peu glorieuse : nous avons tous
lâchement obéi à des bureaucrates hors-sol, à des conseil détateux fâchés avec le sens commun, à des médiocrités convaincues que chaque problème est soluble dans une solution technocratique. C'est bien nous qui avons accepté que ces mini colbert2 regardent l'État comme leur fief propre et le pouvoir central de notre République comme un accessoire de leurs diplômes. Nous qui les avons laissés obérer les comptes de notre nation et saborder l'avenir de nos enfants (ces génies surcompétents laissent notre jeunesse écrabouillée par plus de 2 000 milliards de dette publique !).

Nous encore qui tolérons que le ministère des Finances – sans arracher le scalp des responsables – ait flambé 346 millions d'euros de nos très chers impôts (soit de quoi rémunérer 135 500 fonctionnaires par an) dans un programme informatique pour payer des salaires des agents d'État qui... ne marchera pas ! Les rapports acides de la
Cour des comptes sont obèses d'exemples de ce genre restés impunis. Prompts à la défausse, nous avons même consenti à respecter leurs normes proliférantes qui garrottent toutes nosinitiatives et assèchent nos ardeurs.

Par nous, j'entends moi Alexandre, vous qui me lisez, nos jeunes, les professions libérales, les syndicats en vrac, les patrons et tous les corps intermédiaires qui ont gaillardement collaboré avec un système politico-administratif qui liquide la vitalité des citoyens et ratatine le plaisir de vivre ensemble.

Pourquoi ces derniers n'ont-ils jamais pratiqué ce que Gandhi recommandait : la non-coopération devant l'inacceptable, au lieu de s'en accommoder ! Servilement, nous avons laissé une escouade de petits-gris solidaires entre eux transformer un des plus grands peuples de l'Histoire en une masse domestiquée, obéissante, dépressive et honteuse d'elle-même. Comment une telle démission générale face aux mini-Colbert a-t-elle été possible ? Il est tout de même fou que tant de vivants se soient
soumis à des morts vivants !

Soudain, une autre évidence m'a sauté à la figure et empourpré d'émotion : si les citoyens sont le noeud du problème, ils sont aussi leur propre et seul recours. Personne ne peut prétendre être la solution mais chaque citoyen agissant – ces merveilleuses créatures que j'aime appeler des Faizeux par opposition aux Diseux – est un morceau de la solution. Si une masse significative de Faizeux intrépides prend en charge les problèmes concrets du pays et n'attend plus rien d'en haut,
recommencer ce pays est possible – et va l'être sans délai. Nous sortirons alors de cette mortelle stagnation, de l'invraisemblable sujétion mentale et morale de la société civile à la volonté des partis dirigistes. Ne l'oublions jamais : il y a soixante-dix ans, 30 000 Français libres désobéissants nous sauvèrent du déshonneur face à l'État compromis. Qu'on l'admette enfin : la vitalité française ne reviendra jamais par aucun parti ou on ne sait quel sauveur de rencontre mais par tous, pour tous ! Par les boulimiques d'action, les hors-cadres agissants qui rénovent les pratiques et les détourneurs du cours de l'Histoire !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Jeu 16 Juil 2015 - 22:11    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Marine
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Mar 2014
Messages: 3 414
Féminin Cancer (21juin-23juil) 蛇 Serpent
Point(s): 471

MessagePosté le: Jeu 16 Juil 2015 - 22:12    Sujet du message: Laissez-nous faire ! "On a déjà commencé" - Alexandre Jardin Répondre en citant



https://www.youtube.com/watch?v=6pelnvBj5Ck
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:30    Sujet du message: Laissez-nous faire ! "On a déjà commencé" - Alexandre Jardin

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    OnNousCacheTout... Index du Forum ->
Les forums
-> Livres, revues et citations
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com