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Personne surveillée sous la future loi antiterroriste

 
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Marine
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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2015 - 11:49    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

C'est l'une des conséquences des attentats de Paris. Un projet de loi qui prévoit de doper les moyens des services de renseignements pour lutter contre le terrorisme va être présenté jeudi en Conseil des ministres. Le Figaro (article payant) révèle les grandes lignes du texte, qui devrait accorder de nouveaux droits aux personnels engagés dans la surveillance des djihadistes. Le but: leur permettre de mieux prévenir les risques terroristes. L'Express en profite pour raconter la journée typique d'une personne "espionnée" si le texte est voté en l'état.



X est espionné, mais il ne le sait pas. Dommage pour lui, car la moindre recherche sur Google, le moindre mail ou échange sur un système de chat en ligne est lu et enregistré en temps réel. Et ce de manière indétectable. Car les services de renseignements ont réussi à infiltrer son ordinateur grâce à des logiciels espions, de type "keylogger".

Le téléphone sur écoute

Même chose pour le téléphone. Si X appelle Y ou envoie un SMS à Z, ses "données de connexions", dont les contacts et le nombre d'échanges, sont interceptés.


Et si X se rend finalement compte qu'il est surveillé? Il décidera alors d'utiliser des téléphones cachés, de ne plus connecter son ordinateur à Internet ou uniquement par des connexions protégées. Inutile. Car il pourra toujours se faire espionner. Le texte prévoit en effet "l'utilisation de dispositifs de mobiles de proximité", révèle Le Figaro. Ces appareils espions de type "Imsi Catcher", lorsqu'utilisés à proximité de la cible -une filature par exemple- permettent d'aspirer une partie des données en transit sur ordinateurs ou mobiles. X a intérêt à ne jamais sortir de sa planque, sauf pour en changer.

Son véhicule géolocalisé


Et justement, s'il change de planque ou compte se rendre à un rendez-vous discret. X prendra le soin de vérifier qu'il n'est pas suivi et sèmera les agents si c'est le cas. Fier de lui, il arrivera à son rendez-vous et se croira en sécurité. Erreur. Car "des agents spécialement habilités" ont été autorisés à s'introduire dans son véhicule pour y installer une balise de géolocalisation... qui pourront également être installées sur des objets.

Des micros partout




Et si X n'utilise ni téléphone, ni Internet, ni véhicule? Les agents pourront, cette fois sous "des conditions très strictes", précise Le Figaro, s'introduire dans un lieu privé -appartement, véhicule- ou système automatisé de traitement de données pour y déposer des mouchards... Mais uniquement dans le cas "d'interception de sécurité" en lien direct avec l'enquête.

Des moyens subordonnés à un nouveau cadre juridique

Jusqu'ici, toutes ces techniques de surveillances étaient soumises à l'autorisation d'un juge. Avec le projet de loi de Jean-Jacques Urvoas, elles pourront être utilisées "grâce à de simples autorisations administratives", note le quotidien. Et pour tenter de palier les probables inquiétudes des défenseurs des libertés individuelles, le texte prévoit également de fixer "un cadre légal général à des activités suceptibles de porter atteinte à la vie privée et au secret des correspondances". En clair, mettre des règles là où, aujourd'hui, "chaque service à ses propres règles".

Dans les faits, les "techniques spéciales" ne pourront être utilisées que dans le cas de la "défense nationale, des intérêts économiques ou scientifiques majeurs" et bien sûr "la prévention du terrorisme, de la prolifération des armes de destructions massive ainsi que des violences collectives pouvant porter gravement atteinte à la paix publique".

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vis-ma-vie-de-personne-surveillee-…
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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2015 - 11:49    Sujet du message: Publicité

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Marine
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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2015 - 11:50    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Je pensais que tout ceci existait déjà, était mise en œuvre depuis longtemps.

Je tombe des nues ha! en fait c'est juste l'autorisation qui change
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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2015 - 16:05    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Bonjour Marine

 
Citation:
 ha! en fait c'est juste l'autorisation qui change

Surtout beaucoup moins délimité par la lois, donc ouvert a d’éventuelles dérives !
CQFD
Amicalement
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napo


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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2015 - 18:25    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Ouais mais y a un truc pas normal  Rolling Eyes  avec tout ce dispositif, je me demande comment ça se fait qu'il y a encore autant de "terroristes" qui agissent  et que c'est bêtement grâce à leur carte d'identité oubliée que la police les démasque.  Mr. Green
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Missmarple
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MessagePosté le: Mer 18 Mar 2015 - 09:02    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Quand Coulibaly rencontre Sarkozy. .

http://www.lepoint.fr/societe/quand-amedy-coulibaly-rencontrait-nicolas-sar…


Quand Cherif Kouachi faisait de la télé .....
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/08/en-2005-cherif-kouachi-fan-de-r…


Plus belle la vie ! Ils étaient bien proches du monde politico-médiatique. ...trop proches peut-être. ...
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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2015 - 16:57    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Liberté d'expression : bientôt, une loi contre le « conspirationnisme », en France
Thierry Meyssan
Réseau Voltaire
lun., 09 mar. 2015 10:20 CET


© Inconnu
Le 27 janvier 2015, le président François Hollande rendait les « complotistes » d’aujourd’hui responsables des crimes commis hier par les nazis contre les juifs d’Europe. Il appelait à leur interdiction d’expression.

À la demande du président François Hollande, le Parti socialiste français vient de publier une Note sur le mouvement international « conspirationniste ». Son but : préparer une nouvelle législation lui interdisant de s'exprimer.

Aux États-Unis, le coup d'État du 11 septembre 2001 a permis d'établir un « état d'urgence permanent » (Patriot Act) et de lancer une série de guerres impériales. Progressivement, les élites européennes se sont alignées sur leurs homologues d'Outre-Atlantique. Partout, les citoyens s'inquiètent d'être abandonnés par leurs États et remettent en question leurs institutions. Cherchant à se maintenir au pouvoir, les élites sont désormais prêtes à utiliser la force pour bâillonner leurs oppositions.

Le président de la République française, François Hollande, a assimilé ce qu'il nomme les « théories du complot » au nazisme, puis a appelé à empêcher leur diffusion sur internet et les réseaux sociaux.

Ainsi a-t-il déclaré le 27 janvier 2015 au Mémorial de la Shoah :

« [L'antisémitisme] entretient les théories du complot qui se diffusent sans limite. Théories du complot qui ont, dans le passé, conduit déjà au pire » (...) « [La] réponse, c'est de prendre conscience que les thèses complotistes prennent leur diffusion par Internet et les réseaux sociaux. Or, nous devons nous souvenir que c'est d'abord par le verbe que s'est préparée l'extermination. Nous devons agir au niveau européen, et même international, pour qu'un cadre juridique puisse être défini, et que les plateformes Internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement » [1].

Plusieurs ministres ont également conspué ce qu'ils appellent les théories du complot comme autant de « ferments de haine et de désintégration de la société ». Sachant que le président Hollande appelle « théorie du complot » l'idée que les États, quels que soient leurs régimes - y compris les démocraties - , ont une propension spontanée à agir dans leur intérêt et non pas dans celui de leurs administrés, on peut en conclure qu'il s'est livré à cet amalgame pour justifier d'une éventuelle censure de ses opposants.

Cette interprétation est confirmée par la publication par la Fondation Jean-Jaurès, think tank du Parti socialiste dont M. Hollande était le Premier secrétaire, d'une note intitulée « Conspirationnisme : un état des lieux » [2]. Laissons de côté les relations politiques de François Hollande, du Parti socialiste, de la Fondation Jean-Jaurès, de son Observatoire des radicalités politiques et de l'auteur de la note et concentrons-nous sur son message et son contenu idéologique.

Définition des « théories du complot »
  La suite _______________>>>>  
http://fr.sott.net/article/25004-Liberte-d-expression-bientot-une-loi-contr…
_____________________________________________________________
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Joseck


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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2015 - 17:06    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Loi renseignement : la France veut rattraper son retard sur la NSA


Le nouveau projet de loi sur le renseignement présenté en conseil des ministres prétend « légaliser » certaines pratiques des services tout en les encadrant. Internet est à nouveau ciblé. C'est la troisième loi destinée à lutter contre le terrorisme sous François Hollande. C'est un « Patriot Act » à la française.
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Marine
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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2015 - 18:27    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Les nouvelles tombent comme des couperets et notre cou est dessous , c'est du terrorisme pur et dur envers le pays
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MessagePosté le: Dim 5 Avr 2015 - 10:41    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Le gouvernement légalise la surveillance de masse
Pierric Marissal
L'Humanité
mer., 01 avr. 2015 08:37 UTC


Examiné à partir d'aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement, censé être une arme antiterroriste, confère à l'exécutif des pouvoirs de surveillance exorbitants, 
sans contrôle judiciaire. Décryptage.

Un Patriot Act à la française ? Sous couvert de lutter contre le terrorisme, le projet de loi sur le renseignement, présenté à partir d'aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale, et examiné en séance le 13 avril, risque d'entraîner la France dans une véritable dérive sécuritaire. C'est en tout cas la crainte de multiples associations et syndicats qui dénoncent depuis plusieurs semaines ce texte, initié dans la foulée des attentats de Paris et pour lequel le gouvernement a décrété la procédure d'urgence, gage d'un examen à grande vitesse et d'un débat public sacrifié. Une précipitation coupable, tant les mesures imaginées par le député PS Jean- Jacques Urvoas, rapporteur du projet, marquent un véritable tournant dans le droit français. Il offre l'impunité aux agents du renseignement, légalise la surveillance de masse, ou encore confère au premier ministre un pouvoir de contrôle exorbitant.

Le champ d'action de cette loi, tout comme la nature des outils intrusifs désormais autorisés nécessiteraient une large consultation de la société civile. Le ministre de l'Intérieur, lui-même, en avait, semble-t-il, conscience en septembre dernier lorsqu'il s'était fermement opposé à la légalisation des nombreuses technologies que le gouvernement veut, pourtant, mettre désormais en place...

1. Des outils intrusifs 
qui menacent les libertés

En légalisant la surveillance de masse en France, ce projet de loi met à mal plusieurs droits fondamentaux. Ne serait-ce, s'il fallait en citer qu'un, que l'article 12 de la Déclaration des droits de l'homme : « Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance... » Or, ce texte prévoit de doter les services de renseignements de dispositifs techniques très intrusifs. Ils pourront scruter et analyser en temps réel le trafic Internet en plaçant des « boîtes noires » directement chez les fournisseurs d'accès (FAI), sonoriser des espaces privés, voitures ou domiciles, capter des images, géolocaliser des objets ou véhicules, pirater des ordinateurs ou téléphones portables...

Jusqu'ici, filant sa métaphore, le renseignement français expliquait qu'il pêchait au harpon tandis que la NSA (l'agence de renseignement américaine), elle, pêchait à large filet. Avec cette loi, la technique du harponnage est bel et bien révolue. Preuve en est, les agents pourront utiliser des IMSI catchers, sortes d'antennes téléphoniques qui permettent d'« aspirer » autour d'elles l'intégralité du trafic mobile (conversations, SMS, trafic Internet...) comme de suivre les mouvements des propriétaires de ces téléphones. En septembre dernier, un projet de loi entendait autoriser l'administration pénitentiaire à utiliser des IMSI catchers pour surveiller les conversations de certains détenus. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'y était... opposé. « Il ne faudrait pas que les technologies prévues pour intercepter les communications d'individus que l'on a intérêt à surveiller permettent, du même coup, d'écouter d'autres personnes qui ne devraient pas l'être. » Belle intention aujourd'hui oubliée. Ce projet de loi balaye toute protection du citoyen contre les abus de la puissance publique, son droit à la vie privée, l'inviolabilité du domicile, le secret des correspondances... « Dans le droit français, on peut priver quelqu'un de certains de ses droits, comme de son droit à la liberté, si on le met en prison. Mais cela se fait sous l'autorité indépendante d'un juge, en cas d'infraction pénale, et on a droit à un recours. Là, on n'est même pas en cas d'infraction pénale, on devrait prendre encore plus de précaution... », estime Laurence Blisson, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (SM).

Il faut également penser à l'effet produit sur les citoyens. Pour Maryse Artiguelong, coordinatrice de l'Observatoire des libertés et du numérique (OLN), « il est évident que si vous pensez être surveillé, vous allez vous-même vous autocensurer. Cela reste une atteinte énorme à la liberté d'expression, à la vie privé ». Ce projet de loi ne garantit pas, non plus, que le secret des sources des journalistes sera préservé. Pire : révéler qu'une personne ou une organisation est surveillée par le renseignement sera puni par le droit ! Et tant pis pour les Edward Snowden et autres lanceurs d'alerte. « Nous exigeons que cette loi protège le droit des journalistes à travailler sans être espionnés, faute de quoi, elle constituerait une grave violation de la liberté de la presse et des médias. Le gouvernement doit rétablir la protection de la confidentialité des sources des journalistes », s'insurge ainsi Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

2. Un champ d'application 
très large

Les ministères qui pourront ordonner de telles écoutes sont la Défense, l'Intérieur, mais aussi l'Économie et les Finances, avec l'accord du premier ministre. Le champ d'application de la loi prévoit notamment la « prévention de la criminalité et de la délinquance organisée » et la « prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Un périmètre bien trop flou et susceptible de dérives. « Qui va décider de ce qu'on doit considérer comme "violences collectives"? interroge la CGT police. Une simple manifestation ne pourrait-elle pas être classée dans cette catégorie, vu le "risque" inhérent de ce genre de rassemblement ? Toute personne y participant pourrait être mise sur écoute ? »

Pour les associations et syndicats, on ne peut pas parler d'une loi antiterroriste. « En incluant les violences collectives dans ce texte, on autorise l'utilisation de pouvoirs intrusifs dans le champ politique et des mobilisations collectives, dénonce Laurence Blisson, du SM. Les centrales syndicales, les organisations politiques devraient vraiment s'en inquiéter. L'autre dérive possible de ce texte consisterait à renforcer les pouvoirs des agents de renseignement dans les quartiers populaires pour surveiller les initiatives politiques qui y naissent, au nom de la prévention des émeutes de banlieues. » Le périmètre d'action s'étend également pour préserver les « intérêts économiques et scientifiques majeurs ». « On voit se nicher des mesures de surveillance touchant des personnes qui remettraient en cause les intérêts du patronat, comme dénoncer des pratiques illégales d'entreprises nationales de l'armement ou de l'énergie », souligne Laurence Blisson. Autant de points susceptibles d'entraîner des dérives.

3. Peu de contrôles
et aucune garantie

Le projet de loi supprime la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) et la remplace par une Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Cette dernière est composée de seulement neuf membres dont quatre parlementaires, deux magistrats de la Cour de cassation, deux magistrats du Conseil d'État et une personne recrutée pour ses compétences techniques. « Cette composition n'est pas satisfaisante, mais ce qui nous préoccupe surtout ce sont ses pouvoirs », estime Laurence Blisson. La CNCTR devra étudier les requêtes d'interception et d'écoutes émises par le premier ministre - au minimum 3 000 par an - mais n'aura qu'un pouvoir consultatif. Matignon enverra à la commission chaque demande et celle-ci aura vingt-quatre heures pour décider si elle se saisit, un silence équivalant à une approbation. Si la commission décide de débattre, elle aura trois jours pour émettre un avis... que Matignon ne sera pas obligé de suivre. En dernier recours, et à condition qu'elle le vote à la majorité absolue, la CNCTR pourra saisir le Conseil d'État. Ce dernier pourra alors ordonner la fin de la surveillance et la suppression des informations recueillies. « C'est la seule avancée du texte, estime Laurence Blisson. Les personnes qui se pensent surveillées pourront également saisir le Conseil d'État, mais elles n'auront accès à aucun document, ne pourront pas être défendues par un avocat, ni ne sauront pourquoi ni comment elles ont été placées sur surveillance. Ni ce qui a été récolté. » Pour Pierre Tartakowsky président de la Ligue des droits de l'homme, c'est un projet de loi qui organise l'impunité des agents de l'État, inscrit dans une logique purement sécuritaire. « On veut bien d'une loi sur le renseignement, mais une loi qui donne des garanties, que les agents aient des comptes à rendre. Pour cela, il faut une mobilisation de la société civile, comme il y en a eu pour le tristement célèbre fichier Edvige. »

4. Une surveillance 
sous-traitée au privé

Ce projet de loi entend placer chez les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) des « boîtes noires », des dispositifs de traitement automatisé et en temps réel des données, dans le but de « révéler une menace terroriste ». Un algorithme sera chargé de scruter en profondeur le trafic Internet des Français et des étrangers en contact avec notre pays, et de déterminer, selon les comportements, si une personne est suspecte, avant de transmettre son identité à l'exécutif. L'État pratiquera ainsi des interceptions massives comparables à celles de la NSA, mais en s'appuyant sur les opérateurs privés. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dénonçait pourtant, en septembre dernier, cette pratique dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale : « Cette technique est très onéreuse - son coût pour les fournisseurs d'accès serait de l'ordre de 140 millions d'euros - et peut considérablement perturber le trafic. Très intrusive, elle peut présenter des risques importants ; nous ne souhaitons donc pas l'utiliser. » Le rappellera-t-il au cours des débats ? Pour Sylvain Steer, du Centre d'études sur la citoyenneté, l'informatisation et les libertés (Cecil), les opérateurs ne seront pas en mesure de refuser ces dispositifs et cela permettra de surveiller intégralement toutes les communications. « On est vraiment dans de la surveillance algorithmique, relève-t-il. On délègue à la technique le fait d'analyser les pratiques de nos concitoyens. La machine va repérer des signaux faibles, comme des recherches, des connexions à un site identifié, le fait de ne faire que des brouillons dans une boîte mail... Autant de choses qui pourraient être analysées comme des comportements déviants. » Toutes ces données, il va falloir les traiter. Pour Maryse Artiguelong de l'OLN, l'État va certainement déléguer beaucoup de compétences au privé, dès l'installation de ces boîtes noires. « L'État en a l'habitude. Par exemple, la plate-forme nationale des interceptions administratives, qui s'occupe des écoutes téléphoniques, a été directement installée chez Thales. Forcément, des intervenants privés, même habilités secret défense, vont intervenir. » Des dispositifs seront également envisagés chez les moteurs de recherche et les hébergeurs de contenus. « Un des porteurs du projet a clairement évoqué son souhait d'avoir une personne habilitée secret défense chez Google », raconte Sylvain Steer.
   http://fr.sott.net/article/25239-Le-gouvernement-legalise-la-surveillance-d…
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MessagePosté le: Sam 11 Avr 2015 - 21:49    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

LA SURVEILLANCE À GRANDE ÉCHELLE

C’est le sujet qui cristallise le plus les antagonismes. Selon Valls, aucun doute n’est permis : «Le projet de loi interdit la surveillance demasse!»tonnait-il après la présentation du texte. L’actuel président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), Jean-Marie Delarue, n’est pas de cet avis.Devant
les députés, il a dénoncé le recours à deux nouveaux dispositifs: les Imsi-catchers et les«boîtesnoires». Le premier outil simule une antenne téléphonique pour attraper les métadonnées (tout sauf le contenu), voire écouter des cibles précises.Que donnerait ce dispositif à la gare duNord, à Paris, « où LA SURVEILLANCE À GRANDE ÉCHELLE
C’est le sujet qui cristallise le plus les antagonismes.

Selon Valls, aucun doute n’est permis : «Le projet de loi interdit la surveillance de masse!» tonnait-il après la présentation du texte. L’actuel président de la
Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), Jean-Marie Delarue, n’est pas de cet avis. Devant les députés, il a dénoncé le recours à deux
nouveaux dispositifs: les Imsi - catchers et les «boîtes noires». Le premier outil simule une antenne téléphonique pour attraper les métadonnées (tout sauf le contenu), voire écouter des cibles précises. Que donnerait ce dispositif à la gare du Nord, à Paris, « où des droits de l’homme a exprimé les mêmes craintes, redoutant que le « champ immense et amalgamant » couvert par le texte comprenne « les organisations syndicales et le mouvement associatif». Ce dont se défend évidemment le gouvernement.

DES OUTILS TRÈS INTRUSIFS

Pour le juge antiterroriste Marc Trévidic, le projet de loi « ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives», comme il l’a déclaré à l’Express. Le texte étend au renseignement des techniques jusqu’ici réservées aux enquêtes judiciaires–micros, caméras, balises de géolocalisation, logiciels espions. Ce qui était son objectif premier: en décembre, le rapport de la délégation parlementaire au renseignement soulignait qu’«en l’état actuel du droit, les services sont très démunis». En clair: il s’agit de légaliser des pratiques illégales.

Mais cet élargissement de l’arsenal fait bondir aussi bien le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, que l’Union syndicale des magistrats, majoritaire dans la
profession. De leur côté, le gouvernement et le rapporteur du projet, Jean-Jacques Urvoas, insistent à la fois sur la nécessité d’un aggiornamento technique et sur le
recours possible auprès du juge administratif, une formation spécialisée du Conseil d’Etat. Pas suffisant pour les détracteurs du texte, qui craignent que l’extension des techniques, couplée à l’extension des motifs de surveillance, ne conduise à des dérives.

QUEL CONTRÔLE RÉEL?

Le gouvernement le martèle : la future Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) aura plus de pouvoirs que l’actuelle CNCIS.
Son avis –consultatif– sera requis avant toute mise en oeuvre d’une technique de recueil d’informations, sauf «urgence liée à une menace imminente ou à un risque très
élevé de ne pouvoir effectuer l’opération ultérieurement ». Elle pourra aussi contrôler le mystérieux algorithme, rendre visite aux services de renseignement et, si elle constate un manquement, saisir le Conseil d’Etat. Ses effectifs seront renforcés. Tout va bien? Pas vraiment, selon Jean- Marie Delarue, qui juge au contraire que
le contrôle est «un peu dépourvu » .Devant la commission de la défense nationale de l’Assemblée, il s’est clairement interrogé sur l’accès aux données recueillies comme
sur la capacité de la future commission à se saisir de l’algorithme. Quant à la procédure d’urgence, le président de la CNCIS avance qu’«un service de police peut facilement organiser sa propre urgence absolue».

Une critique reprise par le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui souhaite lui aussi un avis préalable systématique. PLUS DE DONNÉES, POURQUOI FAIRE?
La loi veut permettre aux services de renseignement d’accéder à plus de données –alors que le bât blesse en matière d’analyse. «Notre pays manque d’éminences grises
capables d’ordonner la vaste gare de triage qu’est la Direction générale de la sécurité intérieure, observe un conseiller avisé de la place Beauvau. Les policiers ont beaucoup d’instinct et d’expérience , mais ce n’est pas leu rmétier de mettre les données en perspective.

Les Anglo-Saxons s’appuient davantage sur des ingénieurs, des professeurs, des linguistes. » Dans un rapport sur la lutte contre les filières jihadistes publié cette semaine, le Sénat parachevait le constat : «Nous sommes allés au siège de la CIA, raconte le rapporteur PS Jean-Pierre Sueur. Il y a des kilomètres de bureaux avec des gens qui croisent les informations. Les échelles de priorités sont sans cesse réactualisées.» En conséquence, la DGSI prévoit de se doter de profils plus hétérogènes.
Il faut dire que la tuerie perpétrée à Charlie Hebdo par les frères Kouachi a révélé une terrible faille analytique : alors que de nombreux experts s’accordaient pour
dire qu’Al-Qaeda dans la péninsule Arabique demeurait la branche la plus dangereuse de l’organisation, les services français, eux, étaient obnubilés par les recrues
de l’Etat islamique .
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MessagePosté le: Sam 11 Avr 2015 - 21:51    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Citation:
Il faut dire que la tuerie perpétrée à Charlie Hebdo par les frères Kouachi a révélé une terrible faille analytique


Une terrible faille analytique pour ne pas dire "une terrible incompétence".
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MessagePosté le: Dim 19 Avr 2015 - 06:47    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste Répondre en citant

Lettre à ceux qui s'en foutent
Publié par David Jarry - Webmaster  - Catégories :  #Société
 
Cette fois-ci, c'est à vous, citoyens, que je m'adresse.
Vous qui avez entendu parler d'une certaine "loi sur le renseignement", mais qui vous en foutez.
J'aurais pû, comme beaucoup, revenir sur les débats qui ont conduit nos représentants à voter cette loi délirante, me moquer du faible nombre de députés présents à l'enterrement de l'état de droit, féliciter les 5 qui ont fait leur boulot honnêtement et porter l'opprobre sur un ministre de l'intérieur qui n'a cessé de montrer qu'il n'avait que morgue et mépris pour la très longue liste d'organismes et de personnes - tous bien plus qualifiés que lui - qui critiquaient son texte dans les medias.

À quoi bon ?

Nos représentants nous représentent. Et, dans le cadre de cette loi, ils n'ont rien fait d'autre.

Combien étiez vous qui, quand mes camarades de la Quadrature du Net essayaient de convaincre de l'importance de ce texte pour vos libertés, ont répondu "Bof, je m'en fous, je n'ai rien à cacher" ?

Combien d'entre vous sont persuadés que dans le monde de Facebook et Google, la vie privée n'a plus aucune valeur ?

Combien, parce qu'ils n'en maîtrisent pas les enjeux techniques, ont préféré faire l'autruche plutôt que de lire les - nombreux - avis de ceux qui savent ?

Et combien encore, qui pensent sans rougir qu'en échangeant un peu de liberté pour plus de sécurité, ils font une bonne affaire ?

Vous, qui vous reconnaissez un tant soit peu dans les lignes ci-dessus, vous êtes au moins aussi responsables de l'immense gachis en cours au plus haut niveau que nos "responsables" politiques.

En refusant de prendre le temps - ou le recul - nécessaires pour comprendre les enjeux réels de cette loi, vous faites le lit du populisme, de la bêtise et de l'obscurantisme d'un ministre de l'intérieur assez minable pour affirmer que la vie privée n'est pas une liberté (et qu'il ne croit pas la presse de son pays).

Nos représentants, vos représentants, vous ont parfaitement représenté en n'étant qu'une trentaine à prendre part à un vote sur la surveillance généralisée de tous les citoyens, et qu'une poignée à voter contre. Les autres, tout comme vous, s'en fichaient, préféraient rester au soleil à se dorer la couenne en attendant les grandes vacances.

Oui, je sais, il est d'autres combats que celui là.

J'ai lu des commentaires, du genre "oui, mais la loi Santé", "oui, mais le chômage"...

Permettez, malgré ma colère, que je vous pose une question, une seule: vous comportez-vous de la même manière quand vous êtes seul que lorsque vous savez qu'on peut vous voir ?

Parce que, si la réponse est "non", alors comprenez, je vous prie, que quand l'État aura placé ses grandes oreilles partout, vous n'aurez plus le loisir de vous battre pour le moindre combat. Que celui-ci est le premier de tous les autres.

Parce que, quand on se sait potentiellement surveillé, on n'agit pas, on ne pense pas librement.

Parce que, quand un gouvernement sait tout de vous, il sait aussi quels mots utiliser pour vous vider l'esprit et vous ôter toute velléité de combat. Il sait quelle crainte agiter, quel bouc-émissaire dénoncer, quelle promesse faire, pour que vous restiez couché.

Et parce que les enfants élevés dans le monde du panopticon ne seront plus libres de leurs pensées que dans la mesure où elles ne gêneront plus personne.

Vous qui pensez n'avoir rien à cacher au gouvernement, n'oubliez pas que, demain, ce ne sera plus forcément le même. Mais que les outils de surveillance resteront.

N'oubliez pas non plus que les données recueillies aujourd'hui seront toujours là demain. Ce que vous estimez sans importance à présent sera peut-être un jour la raison pour laquelle on viendra vous chercher.

La démocratie est une chose fragile.

Vous pouvez croire que votre vie privée n'a aucune valeur, vous pouvez croire n'avoir rien à cacher, mais vous n'êtes pas seul, ni isolé: quand l'état vous regarde, il regarde aussi vos proches, vos amis et vos contacts qui, allez savoir, ont peut-être, eux, quelque chose à vous dire qu'ils ne souhaitent pas partager avec d'autres. Pensez-y.

Vous pouvez croire sur parole un ministre qui affirme des contre-vérités techniques sans rougir devant la représentation nationale: après tout, chacun sait bien (surtout dans ces colonnes) que nul ne saurait mentir dans de telles conditions, n'est-ce pas ?

Vous pouvez ignorer les avis de tous les spécialistes du droit, des libertés fondamentales, du renseignement et j'en passe: après tout il n'y a pas de raison de ne pas faire confiance à un gouvernement qui respecte à ce point les engagements pris avant la présidentielle, n'est-ce pas ?

Vous pouvez, enfin, accepter de vivre dans un pays dont la première des libertés vient d'être abolie.

Vous avez, dans ce cas, élu des représentants adéquats.

Ou bien vous pouvez vous lever, et vous battre. Il est encore temps de vous renseigner, de quitter quelques minutes Candy Crush pour lire des articles sur ce texte de loi, qui tenteront de parler maladroitement à votre raison plutôt qu'à vos émotions: ils abondent.
Il est encore temps d'appeler votre député: le vote final de cette loi en séance plénière n'aura lieu que le 5 mai.

Après, il sera trop tard.
Laurent Chemla
http://blogs.mediapart.fr
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>>>>La création est une symphonie dont nous sommes les musiciens , mais que signifie elle sans son compositeur source de toute VIE ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:14    Sujet du message: Personne surveillée sous la future loi antiterroriste

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