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Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ?

 
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Marine
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MessagePosté le: Ven 27 Fév 2015 - 10:35    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

Madonna compare l'intolérance en France à "l'Allemagne nazie"

"J’observais (à l'époque, ndlr) que la France était le pays qui avait le premier accepté les gens de couleur, qui avait accueilli des artistes comme Joséphine Baker, Charlie Parker, des écrivains, des peintres Bref, je rappelais que la France avait été une terre d’asile pour tous ces gens-là (...) et que malheureusement, cet esprit avait complètement disparu", déclare Madonna dans un entretien enregistré avant sa chute très médiatisée de mercredi soir lors des Brit Awards.

"J’ai dit cela il y a deux ans, mais c’est valable pour aujourd’hui, pour cette époque folle que nous traversons et qui me fait penser à l’Allemagne nazie", poursuit la star, dans cet extrait d'un entretien qui doit être diffusé vendredi à 07H45 sur Europe 1, selon la traduction de la radio.

"Ce niveau d’intolérance, c’est effrayant, et cela ne concerne pas que la France, c’est vrai pour l’Europe tout entière, mais particulièrement en France. L’antisémitisme, cette vieille rengaine aryenne, cette façon d’être, de penser, d’agir dans un climat de peur extrême Tout cela me terrifie", poursuit la "Material Girl".

Non convertie au judaïsme en tant que tel, l'interprète de "La Isla Bonita" est adepte de la Kabbale, la mystique juive secrète et réservée aux initiés.

Viva Madonna !





La reine de la pop, Madonna, a raconté sa quête spirituelle vers la Kabbale, le grand courant mystique du judaïsme, dans un article publié dans un quotidien israélien à grand tirage, avant une tournée, en Israël .

"J'ai été élevée dans la tradition catholique et mon père était très pieux, mais je ne trouvais pas de réponse chez moi aux questions que je me posais sur le sens de la vie et pourquoi les hommes souffrent", poursuit-elle. Cette quête de spiritualité l'a conduite à étudier le yoga, le bouddhisme, le Taoïsme, l'ouvrage Art de la guerre (traité chinois du XVIème siècle), du sanskrit, des gnostiques, pour finir par la Kabbale qui, selon elle, répondait à ses questions existentielles. Madonna a pris le prénom hébreu d'Esther en 2004, l'année où elle participait, en Israël, à une retraite mystique de quelques jours consacrée à la Kabbale.
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MessagePosté le: Ven 27 Fév 2015 - 10:35    Sujet du message: Publicité

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napo


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MessagePosté le: Ven 27 Fév 2015 - 11:07    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

 
Citation:
 "J'ai été élevée dans la tradition catholique et mon père était très pieux, mais je ne trouvais pas de réponse chez moi aux questions que je me posais sur le sens de la vie et pourquoi les hommes souffrent", 
Pfff ! Non mais quelle hypocrite !!
Il existe sur youtube une interview de Jackson dans laquelle il explique qu'il est un peu sorti avec elle à une période de sa vie et d'ailleurs elle l'a confirmé lors de je ne sais plus quelle soirée burlesque où elle prétend qu'il était un ami très cher (grosse menteuse). En réalité, il a été dégoutté de son comportement car, selon lui, elle était très intéressée par l'argent, elle essayait de l’entraîner dans des endroits glauques tels que des boites de streap-teas (orthographe ?) et autres trucs "raffinés" ou l'alcool et les drogues diverses coulaient à flot.
Et en plus elle était super jalouse, parait-il, et le fréquentait surtout pour obtenir plus de popularité. Ange et démon, le revers d'une même médaille.
 Voilà pour les cancans du show biz  Mr. Green
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MessagePosté le: Lun 2 Mar 2015 - 09:56    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

Elle ne doit pas être au courant de ce qui passe dans son pays , lamentable
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MessagePosté le: Sam 18 Avr 2015 - 09:13    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

Après les massacres sur les noirs par des agents de la sécurité ou de l'insécurité et autres exactions qui ne sont pas parvenues à nos oreilles

des membres de La très sélective confrérie sygma alpha epsiLon de L’université d’Oklahoma ont entonné un chant raciste, séquence diffusée sur Les réseaux sociaux. une affaire qui entache L’image déjà écornée
des fraternités étudiantes américaines



Le mea culpa orchestré à grands frais par une agence de relations publiques n’aura pas suffi à excuser, et encore moins à comprendre, le comportement de Levi Pettit. Avec son air de premier de la classe, cet
étudiant de l’Université d’Oklahoma a acquis une notoriété nationale en entonnant, micro à la main, un chant raciste repris à l’unisson par ses camarades dans un bus qui les ramenait d’une sortie universitaire. Pour
son malheur, cette séquence, où il est question de « lyncher des Noirs », a été filmée et divulguée sur les réseaux sociaux début mars. Les jeunes gens, membres de la fraternité étudiante Sygma Alpha Epsilon
(SAE), y apparaissent en costume noir et nœud papillon. Sitôt la vidéo connue, le jeune Pettit a été exclu de l’université ; de même que l’autre meneur du groupe, qui chantait avec tout autant de conviction
qu’il n’y aurait « jamais de Nègres à la SAE ».

Quelques semaines après les faits, sur les conseils d’experts en communication engagés par ses parents, Levi Pettit a tenu une conférence de presse, flanqué de responsables de la communauté noire de la ville
d’Oklahoma City. Mais ses efforts pour convaincre de sa bonne foi – « Je ne savais pas à quel point ce n’était pas bien » – ont laissé une question en suspens : où et quand ces étudiants de la prestigieuse fraternité
Sygma Alpha Epsilon ont-ils appris ce chant haineux, au point d’en faire une sorte de cri de ralliement ?

Ce mystère a jeté le discrédit sur l’ensemble de la fraternité, soupçonnée d’avoir instillé ce goût de l’exclusion lors de séances de formation organisées pour les impétrants. Créée en Alabama en 1856, la SAE ne
cache pas son attachement à son héritage sudiste, mais dément toute forme de discrimination. A plusieurs reprises, elle a pourtant été impliquée dans des affaires qui dégradaient l’image de la population afroaméricaine : mise en scène de « chasse aux Noirs » ou, en décembre 2014, parodie de « gangs » afro-américains.

Cette dernière provocation sur un campus de Caroline du Sud a, le 6 avril, entraîné la suspension de la section locale de la fraternité jusqu’en 2017. La SAE n’en est pas à son premier coup de semonce :
bizutages abusifs, soirées alcoolisées ayant entraîné le décès de plusieurs étudiants au fil des ans, trafics de drogue, agressions sexuelles, attaque d’une fraternité juive…, la liste des méfaits qui ont entaché cette
fraternité, l’une des plus grandes des campus américains, est impressionnante. En 2006, les parents d’un membre de la SAE du Texas, victime d’une chute mortelle après avoir dû ingurgiter des litres d’alcool,
ont poursuivi la fraternité en justice et obtenu plusieurs millions de dollars de dédommagement, espérant que leur action empêche d’autres bizutages dramatiques. La SAE compte aujourd’hui quelque
15 000 membres actifs


L’affaire de L’Oklahoma a aussi reLancé Le débat, récurrent, sur les pratiques de ces organisations qui utilisent des lettres grecques pour se nommer et aux droits d’entrée sélectifs, qui demeurent d’incontournables institutions sur les campus américains. Au cours des dernières semaines, cinq sections relevant de fraternités différentes ont été fermées dans le pays pour harcèlement sexuel, découverte de photos pornographiques, bizutage mortel ou trafic de stupéfiants…

Kappa Delta Rho en Pennsylvanie, Pi Kappa Alpha et Sygma Alpha Epsilon en Caroline du Sud, Alpha Tau Omega et Pi Kappa Phi en Caroline du Nord, ont un peu plus alimenté les inquiétudes des
parents, déjà alarmés par la pratique du « binge drinking », en vogue sur les campus. L’Institut national de l’abus d’alcool estime ainsi à 1 800 le nombre annuel de décès d’étudiants directement liés à la consommation d’alcool. Des responsables de fraternités et d’universités s’engagent régulièrement à mettre un terme à ces pratiques. Au total, plus de 400 000 jeunes Américains appartiennent à l’une des centaines de fraternités et sororités du pays, dont les chartes mettent en avant « le respect », « la tolérance » et « l’honneur ».

Attirés par la vie sociale et l’entraide qu’offrent ces confréries sur les campus, ils y viennent aussi pour le réseau professionnel qu’une adhésion permet de se constituer pour la vie auprès des anciens membres.
Pour demeurer membre, l’étudiant(e) doit faire preuve d’une grande disponibilité et participer à de nombreux événements philanthropiques ou sportifs. Au-delà de ces organisations traditionnellement non
mixtes, on trouve une myriade d’associations communautaires qui favorisent l’entre-soi. « Le processus de sélection des fraternités empêche la diversité et promeut un dangereux mode de pensée conformiste »,
expliquait récemment Alan D. DeSantis, enseignant et spécialiste des fraternités, dans le Washington Post.
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Marine
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MessagePosté le: Mar 23 Juin 2015 - 08:48    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

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MessagePosté le: Mer 22 Juil 2015 - 15:27    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant




La police américaine est à nouveau pointée du doigt après la mort suspecte en prison d'une jeune femme noire au Texas. Le policier à l'origine de son arrestation a quant à lui été suspendu. Dans un souci de transparence, les images de l'interpellation de la victime viennent d'être rendues publiques.




Le 10 juillet, Sandra Bland, une jeune femme noire de 28 ans, est au volant de sa voiture et se rend à l'université Prairie View A&M près de Houston, où elle vient d'être embauchée. Un officier de police lui demande de s'arrêter. Il lui reproche de n'avoir pas mis son clignotant alors qu'elle changeait de voie.

Le ton monte alors entre les deux protagonistes. La jeune femme refuse de sortir de son véhicule et le policier brandit alors un taser puis extrait de force Sandra Bland de sa voiture, avant de la menotter. Au final, elle est arrêtée pour agression d'un représentant des forces de l'ordre et placée en détention. Trois jours plus tard, le 13 juillet, son corps sans vie est retrouvé dans sa cellule et la police évoque un suicide par pendaison.


"Sandra Bland ne méritait pas d'être arrêtée"

Sauf que sa famille refuse de croire à la version de la police. Pour ses proches, Sandra Bland n'a jamais montré de tendances suicidaires. Et la vidéo de son arrestation, provenant de la caméra embarquée placée sur le véhicule du policier blanc et rendue publique mardi, jette davantage encore le trouble sur cette tragique affaire.

On peut y entendre des hurlements et des insultes de la jeune femme reprochant au policier d'avoir heurter sa tête contre le sol. "Je pense que quiconque a vu cette vidéo est d'accord avec moi pour dire que Sandra Bland ne méritait pas d'être arrêtée", a réagi Royce West, un élu du Sénat local.

Le policier suspendu

Le policier accuse quant à lui la jeune femme de l'avoir frappé et de s'opposer à l'arrestation. Il a affirmé dans un compte-rendu avoir fait usage de la force après que la jeune femme lui ait donné des coups de coudes et l'ait frappé au mollet droit. Il a néanmoins été suspendu. Durant la vidéo, on entend également Sandra Bland se plaindre qu'elle souffre d'épilepsie. Une policière arrivée sur les lieux lui répond: "Vous auriez dû penser à cela avant de vous opposer" à l'arrestation.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de son décès survenu en détention. Les funérailles de Sandra Bland se tiendront samedi dans l'Illinois, dont elle était originaire.
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Marine
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MessagePosté le: Mer 22 Juil 2015 - 15:31    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant



Un homme noir est décédé vendredi après avoir été arrêté par des policiers qui ont utilisé du gaz au poivre pour le neutraliser. La police indique qu'Anthony Dewayne Ware a résisté lors de son arrestation.




Après North Charleston, Baltimore ou Ferguson, le décès d'Anthony Dewayne Ware vient s'ajouter à la récente série de Noirs américains tués, volontairement ou non, par la police lors d'une tentative d'interpellation. Le drame s'est cette fois déroulé vendredi soir à Tuscaloosa, en Alabama, un Etat du "Sud profond" des Etats-Unis, où vit une importante communauté noire, souvent pauvre. Un habitant a tout d'abord appelé la police pour signaler qu'un homme assis sur le perron d'une maison voisine semblait armé.

Selon la version de la police, l'homme se serait enfui lorsque les policiers, au nombre de six, sont arrivés sur place pour le contrôler. S'en est suivie une course-poursuite à pieds dans le bois se trouvant à proximité. Quand le fuyard a été rattrapé, il a résisté, obligeant alors les policiers à utiliser du gaz au poivre pour le maîtriser.


74e décès après l'utilisation de gaz au poivre
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aja777 (22/07/15)
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MessagePosté le: Mer 22 Juil 2015 - 15:38    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

Pour la vidéo, circulez y'a rien à voir

https://www.youtube.com/watch?v=4IarNpHfyB4

« Il m'a tiré dessus, il m'a tiré dessus. Oh mon dieu, je perds mon souffle. » Eric Harris est mort le 2 avril, à Tulsa dans l'Oklahoma, succombant au tir mortel d'un officier judiciaire de réserve américain, rapporte le NY Daily News. Après avoir couru après lui dans la rue, Robert Bates, un ancien policier de 73 ans, l'appréhende, et lui tire dessus par erreur, pensant faire usage de son Taser.

Cette nouvelle bavure policière aux Etats-Unis entre un membre des forces de l'ordre blanc et un suspect noir est passée plutôt inaperçue jusqu'à la diffusion d'une vidéo de l'interpellation par la police, dimanche 12 avril. Une minute douze d'une scène stupéfiante. Les images montrant les circonstances de la mort de Walter Scott en Caroline du Sud, abattu de plusieurs balles dans le dos quelques jours plus tard, avaient fait basculer l'afffaire, qui aurait pu rester un fait divers comme il y en tant aux Etats-Unis.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/12/nouvelle-bavure-policier…
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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2015 - 11:43    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ? Répondre en citant

Marine a écrit:
Pour la vidéo, circulez y'a rien à voir

https://www.youtube.com/watch?v=4IarNpHfyB4

« Il m'a tiré dessus, il m'a tiré dessus. Oh mon dieu, je perds mon souffle. » Eric Harris est mort le 2 avril, à Tulsa dans l'Oklahoma, succombant au tir mortel d'un officier judiciaire de réserve américain, rapporte le NY Daily News. Après avoir couru après lui dans la rue, Robert Bates, un ancien policier de 73 ans, l'appréhende, et lui tire dessus par erreur, pensant faire usage de son Taser.

Cette nouvelle bavure policière aux Etats-Unis entre un membre des forces de l'ordre blanc et un suspect noir est passée plutôt inaperçue jusqu'à la diffusion d'une vidéo de l'interpellation par la police, dimanche 12 avril. Une minute douze d'une scène stupéfiante. Les images montrant les circonstances de la mort de Walter Scott en Caroline du Sud, abattu de plusieurs balles dans le dos quelques jours plus tard, avaient fait basculer l'afffaire, qui aurait pu rester un fait divers comme il y en tant aux Etats-Unis.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/12/nouvelle-bavure-policier…



L’affaire Sandra Bland, ou comment un contrôle routier dégénère et une jeune Afro-Américaine décède en cellule trois jours après son arrestation. Retour sur
ce fait divers et ses zones d’ombre, suscitant une nouvelle vague de colère et d’indignation aux États-Unis. En un an, il y eut la mort de Mike Brown à Ferguson dans le Missouri, l’étranglement d’Eric Garner par des policiers new-yorkais à Staten Island, ou encore le décès de Freddie Gray des suites de son arrestation par des officiers de Baltimore.

Voilà désormais l’affaire Sandra Bland, dernière en date à venir alimenter le débat sur les brutalités policières à l’égard des Afro-Américains et plus largement sur le
racisme institutionnel qui frappe encore la société américaine. Sandra Bland était une Afro-Américaine de 28 ans originaire de la banlieue de Chicago, dans l’Illinois. Elle se trouvait dans la ville d’Hempstead, au Texas, afin de passer un entretien d’embauche pour un emploi dans une université locale, la Prairie View A&M University, à une
centaine de kilomètres de Houston.

Cet entretien se déroule le 9 juillet, elle obtient immédiatement le poste. Le lendemain, alors qu’elle approche de l’université en voiture, elle est appréhendée par un policier de la route : elle se gare sur le bas-côté, il sort de son véhicule, s’approche du sien et lui explique qu’elle a omis de mettre son clignotant alors qu’elle changeait de voie, une infraction mineure qui peut et va lui valoir une contravention.

Sauf que très rapidement, l’échange dégénère. La jeune femme se retrouve menottée, en état d’arrestation, et bientôt conduite à la prison locale de ce comté texan, le comté de Waller.

Ne pouvant verser la caution fixée à 5 000 dollars, elle ne peut retrouver sa liberté et doit rester emprisonnée jusqu’au jour de sa comparution pour les faits qui lui
sont reprochés, à savoir d’avoir agressé un officier. Sauf que trois jours après son arrestation, le 13 juillet, elle décède dans cette même prison par pendaison, à l’aide
du sac plastique qui recouvrait la poubelle disposée dans sa cellule.

Les autorités concluent à un suicide, ce qui vient d’être confirmé par le médecin légiste ayant pratiqué l’autopsie. Mais ces rapports officiels peinent encore à convaincre la famille de la jeune femme ainsi que de nombreux militants antiracistes et citoyens indignés, s’exprimant notamment sur les réseaux sociaux sous la bannière Black Lives Matter ("La vie des Noirs compte") qui ne comprennent pas comment on a pu en arriver là.

Car chaque étape de cette affaire fait débat, de l’arrestation de Sandra Bland jusqu’à son décès.

On y retrouve le même cocktail explosif que dans les autres affaires ayant fait grand bruit ces derniers mois : la mort d’une Afro-Américaine dans des circonstances douteuses après une arrestation violente par un officier blanc, une vidéo alertant et choquant le grand public, un département de police qui a déjà été soupçonné de pratiques discriminatoires et suscitant donc la méfiance.

Pour y voir plus clair, on dispose de quelques documents et témoignages. L’un d’eux est la vidéo de l’arrestation de Sandra Bland. La bande appartient à la police, puisqu’une caméra était fixée sur le tableau de bord du véhicule de l’officier et a donc permis d’enregistrer la scène. Elle a été rendue publique par les autorités
en début de semaine face à la pression citoyenne. Et elle a aussitôt suscité une nouvelle polémique : les images n’avaient-elles pas été coupées et montées afin de
protéger le policier ?

Une nouvelle version a finalement été mise à la disposition du public, c’est une vidéo de près d’une heure très utile pour comprendre le déroulé de l’arrestation (disponible ici, les faits commencent à partir de 2'30).

https://www.youtube.com/watch?v=hFXItgzLZQQ

Ce qu’on voit et entend a de quoi abasourdir : en à peine dix minutes, sans raisons apparentes, le contrôle routier se transforme en une confrontation violente
entre Sandra Bland et l’officier Brian Encinia, ayant intégré le commissariat local depuis un an. Leur échange commence pourtant normalement, les deux véhicules sont à l’arrêt l’un derrière l’autre sur le bas-côté et l’officier s’approche de la vitre de Sandra Bland pour lui expliquer les raisons de ce contrôle : elle a changé de voie sans
le signaler en mettant son clignotant. Il récupère donc le permis de la jeune femme, remonte dans son véhicule, prépare la contravention puis revient vers Sandra Bland, restée derrière son volant. La suite, on l’entend plutôt qu’on ne la voit (à partir de 8'44).

« Vous avez l’air très agacée », lui dit-il.
« Je le suis, je le suis vraiment. Je me suis mise sur le bas-côté pour vous laisser passer et vous m’arrêtez pour me mettre une contravention (…) », explique-t-elle
sur un ton calme, sans apparaître à l’image puisqu’elle est dans son véhicule.
« OK. Vous voulez bien éteindre votre cigarette s’il vous plaît », lui demande-t-il sans transition.

« Je suis dans ma voiture, je peux garder ma cigarette », lui répond-elle.
« Sortez de la voiture », ordonne immédiatement Brian Encinia.

À partir de là, le ton monte. Il ouvre la portière, s’avance vers elle, ordonne de nouveau « sortez de la voiture ou je vais vous faire sortir » tandis qu’elle lui répète qu’il n’a « pas le droit de faire ça ».
L’échange est de plus en plus tendu et physique, on le voit introduire son buste dans la voiture afin de l’en extraire, puis la menacer avec ce qui ressemble à un Taser.

« Ne me touchez pas, je ne suis pas en état d’arrestation », dit-elle.
« Vous êtes en état d’arrestation », répond-il en criant.
« Pourquoi ? », demande-telle.
Il ne répond pas. Il continue de lui ordonner de sortir, se met à hurler. Elle sort enfin en répétant sur un ton excédé :
« Tout ça pour avoir omis un clignotant.
» Le policier la guide sur le bas-côté et ils sortent du cadre. Mais la caméra continue de tourner, on peut donc entendre la suite
de leur échange.

« Vous êtes content de vous ? », interroge Sandra Bland, tout en demandant encore pourquoi il l’arrête.
Il hurle « tournez-vous » une dizaine de fois, cherche à lui passer les menottes. Le langage de la jeune femme devient grossier, elle
s’énerve, le traite de « pussy » (lavette), le menace de poursuites. « Je suis tellement pressée d’être devant un tribunal », lâche-t-elle. « Vous allez en prison »,
dit le policier quelques secondes plus tard. « Pourquoi ? », hurle-t-elle encore, désormais menottée. Viennent ensuite des bruits de lutte, elle hurle qu’il lui fait mal,
à la tête, aux côtes. On l’entend bientôt pleurer. Une troisième voix indique que des renforts sont arrivés. Sandra Bland dit qu’elle souffre d’épilepsie. « Bien »,
répond Brian Encinia avec une pointe de sarcasme.

Elle est placée à l’arrière de la voiture de police. On entend ensuite l’officier débriefer au téléphone avec sa hiérarchie et hésiter sur la manière de qualifier les
faits. « A-t-elle résisté à une arrestation ou est-ce que c’est un cas d’agression sur un officier ? », se demande-t-il. « Je ne comprends pas », lâche-t-il un peu plus
tard, « tout ça à cause d’un simple contrôle routier. »

Sa remarque résume toute l’absurdité d’une affaire que personne ne semble comprendre, pas même les supérieurs de l’officier. Le département de la sécurité
publique du Texas – en charge de la police de l’État – a estimé qu’il n’avait pas respecté les règlements en matière d’arrestation. En attendant les conclusions
des enquêtes locale et fédérale en cours, il est cantonné à des tâches administratives.

Les experts légaux américains ne cessent depuis d’analyser et de commenter cette arrestation, que beaucoup jugent aberrante. « Toute cette histoire aurait
pu être évitée », estime ainsi l’ancien policier devenu avocat des droits civiques Christopher Cooper dans le New York Times. Selon lui, Brian Enciana n’a pas
outrepassé ses droits en arrêtant la jeune femme pour une infraction mineure, même si sa décision de l’arrêter est discutable, mais sa colère et sa violence quand la jeune femme refuse d’éteindre sa cigarette sont totalement disproportionnées.

C’est d’autant plus grave que l’affaire
Sandra Bland ne s’arrête pas là. À la
suite de cette arrestation, la jeune femme
est donc officiellement poursuivie pour
« agression d’un officier », placée en garde
à vue et assignée à comparaître devant un
tribunal quelques jours plus tard. Comme
le permet le droit américain dans la plupart
des États, une caution est fixée par un juge
(dont le montant est censé être calculé en
fonction des ressources de la personne)
et si le prévenu ne peut s’en acquitter, il
reste en détention jusqu’à la date de sa
comparution. Le but de ce système étant
d’obliger les prévenus à se présenter aux
audiences auxquelles ils sont convoqués
puisqu’ils récupèrent à ce moment-là le
montant de leur caution.

La caution de Sarah Bland est fixée à 5 000
dollars, elle ne peut pas payer, elle n’est
donc pas « libérable sous caution » : elle
reste en prison. Là encore, cette décision
fait bondir plus d’un expert en droit. « Ce
qui rend toute cette affaire illégale, c’est
qu’elle a été arrêtée et gardée en cellule sans que personne n’établisse qu’elle
présentait un quelconque danger pour la
communauté, sans qu’il n’y ait de débat
contradictoire en présence d’un avocat
au cours duquel cette question est posée,
sans que personne n’établisse qu’elle
risquait de s’enfuir [et donc qu’il fallait
absolument la garder en cellule – ndlr] »,
explique l’avocat Alex Karakatsnanis dans
cet article du site Slate, interrogeant la
constitutionnalité de ce système de caution
dont souffrent avant tout les citoyens les
plus pauvres.

Il a toutes les raisons d’être consterné :
trois jours après avoir été arrêtée, le 13
juillet au matin, Sandra Bland est donc
retrouvée sans vie, pendue dans sa cellule
à l’aide du sac-poubelle qui recouvrait
le vide-ordures placé dans la pièce. Que
s’est-il passé ? Les autorités ont conclu à
un suicide par asphyxie, ce qu’est venu
confirmer le rapport détaillé du médecin
légiste rendu hier et dont les conclusions
ont été révélées lors d’une conférence de
presse.

Mais la famille et les amis de Sandra Bland
ne veulent pas y croire, ils soulignent
qu’elle était très excitée à l’idée de
commencer un nouveau travail. La soeur
de Sandra Bland, Sharon Cooper, l’a
décrite comme « heureuse et passionnée
», ce qui rend selon elle le suicide «
incompréhensible ». LaVaughn Mosley,
un ami de longue date avec qui Sandra
Bland a discuté depuis la prison le soir de
son arrestation, a déclaré qu’à ce momentlà,
« elle allait très bien », « elle attendait
de sortir et de passer à autre chose ». Pour
lui non plus, l’hypothèse du suicide « n’a
aucun sens ».

La grande organisation de défense des
droits civiques NAACP a décidé de
lancer sa propre enquête et de demander
qu’une nouvelle autopsie soit réalisée
de manière indépendante. « Elle a pu
être blessée lorsqu’elle a été jetée au
sol [lors du contrôle routier – ndlr].
Il est possible qu’elle ait souffert d’une
commotion ou de lésion cérébrale. C’est
ce que nous voulons vérifier », a déclaré James Douglas, à la tête de la branche de
la NAACP en charge de cette partie du
Texas.

D’autres observateurs soulignent qu’elle
avait précisé dans son formulaire d’entrée
en prison être passée par des épisodes
dépressifs et que cela aurait dû alerter le
personnel de prison, qui aurait dû la placer
sous surveillance rapprochée tel que le
requiert la loi. Sandra Bland a en effet
indiqué dans ce formulaire – rendu public
mercredi – avoir déjà été en dépression
et avoir fait une tentative de suicide en
ingérant des cachets à la suite d'une fausse
couche en 2015.

Aurait-elle donc dû être considérée
comme une personne à risque et par
conséquent mieux encadrée ? Pour
commencer, pourquoi a-t-elle passé trois
jours en prison pour une infraction
mineure ? Autrement dit, comment un
contrôle routier a-t-il pu mener à son
arrestation et à sa mort ? Tandis que
deux enquêtes tentent de répondre à ces
questions, l’une menée par le département
de la sécurité publique du Texas, l’autre
par le FBI, l’affaire prend une ampleur
nationale. Elle suscite l’indignation d’élus
mais surtout de citoyens, notamment tous
ceux qui ont rejoint le mouvement de
protestation né sur les réseaux sociaux
depuis un an sous la bannière Black
Lives Matter. Un mouvement que Sandra
Bland avait d’ailleurs rejoint : sur sa page
Facebook, elle publiait par exemple des
vidéos dénonçant les brutalités policières
à l’encontre des Afro-Américains (une
datant d’avril peut être visionnée ici).

https://www.facebook.com/sandra.bland.5070/videos/vb.73304051/1010061818426…


Pour les Américains jeunes et moins
jeunes qui se rangent derrière ce
hashtag, la mort de Sandra Bland est
le résultat de pratiques policières jugées
discriminatoires et elle illustre, comme de nombreuses autres affaires récentes dont
nous avons parlé ici
http://www.mediapart.fr/journal/international/251114/aux-etats-unis-ferguso…
ou ici,
http://www.mediapart.fr/journal/international/300415/baltimore-une-rupture-…

le racisme
institutionnel qui marque encore les États-
Unis.

À chaque fois, le schéma est le même : il
y a l’affaire de trop, celle qui prend une
envergure nationale et attire l’attention
des médias sur les pratiques d’une ville
ou d’une région, permettant de mettre à jour un fonctionnement policier, judiciaire
mais aussi social empreint de racisme.
Le comté de Waller, au Texas, n’y
échappe pas. Depuis la mort de Sandra
Bland, plusieurs articles sont revenus sur
l’histoire de cette région qui compte
25 % de population afro-américaine. The
Atlanticnote qu’on y a enregistré parmi
les plus hauts taux de lynchage du pays
entre 1877 et 1950. Un passé pas très
bien digéré : The Guardianrappelle qu’on
y trouve encore des cimetières séparés,
certains pour les Blancs et d’autres pour
les Noirs. Quant à l’actuel shérif du comté,
Glenn Smith, c’est l’ancien chef de la
police et il a été démis de ses fonctions en
2007 après avoir été accusé de brutalités
et de racisme lors d’arrestations. Ça ne l’a
pas empêché d’être élu shérif en 2008, ni
réélu en 2012.

Alors qu’attendre de ce nouvel épisode
de tensions, d’indignation ? Comme
l’analysait le documentariste et militant
Stanley Nelson pour Mediapart fin juin
(ici),

http://www.mediapart.fr/journal/international/300615/stanley-nelson-il-faut…

« ces tragédies obligent au moins
à admettre qu’il y a un problème, à en
parler, à nous mobiliser »

Mais au rythme
où ces faits divers se succèdent, il est
permis de douter de la capacité du pays
à se réformer rapidement et efficacement.
D’autant que Blancs et Noirs n’ont pas la
même vision du problème.
Une étude réalisée par le New York Times
et CBS dont les résultats ont été publiés
ce vendredi n’invite pas à l’optimisme :
elle indique une détérioration des
relations interraciales mais aussi l’absence
de mélange entre des communautés
vivant dans des bulles séparées, rendant
difficile voire impossible l’appréhension
de l’expérience de l’autre.

Six Américains sur dix estiment que
les relations entre Blancs et Noirs sont
mauvaises, et près de quatre sur dix
pensent que la situation empire. Trois
quarts des Afro-Américains interrogés
estiment que les forces de police
et la justice fonctionnent de manière
discriminante à leur égard ; seuls 44 %
des Blancs partagent cette opinion. Enfin,
80 % des Blancs interrogés disent ne pas croiser « plus de quelques Noirs » au
quotidien, ne vivant ni ne travaillant avec
eux.

PS : je n'ai pas visionné la vidéo, pas le courage devant tant d'ignominie, écoeurant ! bourleversant ! insoutenable ! rien que de lire ce qu'il en est
Les membres suivants remercient Marine pour ce message :
aja777 (27/07/15)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:26    Sujet du message: Madonna, par qui est-elle payée pour oser sortir de tels propos ?

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