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Franc suisse, fin du taux plancher

 
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Renata


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MessagePosté le: Sam 17 Jan 2015 - 13:30    Sujet du message: Franc suisse, fin du taux plancher Répondre en citant

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !


C’est une véritable bombe en provenance de Suisse qui a explosé aujourd’hui sur les marchés financiers. En effet, la banque centrale helvète a décidé purement et simplement d’arrêter de défendre le seuil de parité jusqu’ici défini à 1,20 franc suisse pour 1 euro. En quelques minutes, le franc suisse s’est envolé de 20 %, la Bourse a chuté de presque 13 % au plus fort de la journée. L’or s’est mis à monter en euro, le dollar s’est apprécié et c’est une journée de folie qui a été vécue par les opérateurs économiques.
La violence des mouvements financiers ont eu de quoi surprendre les populations mais en aucun cas les autorités monétaires qui savaient très bien qu’en s’y prenant de cette façon-là, elles allaient provoquer ce qui s’est passé, à savoir un mouvement de panique généralisé et de fortes pertes pour de nombreux agents économiques à commencer par les banques, les fonds de placement, et évidemment l’ensemble de l’industrie suisse tributaire de son taux de change pour sa compétitivité. Alors la question qui se pose ce soir c’est « pourquoi ? ». Pourquoi la banque nationale suisse a-t-elle agi de cette façon-là ? Mais avant d’essayer de comprendre le pourquoi, faisons un rapide tour d’horizon des différentes conséquences déjà visibles.
Quelques conséquences !
1/ Un krach sur la bourse suisse, logique, l’industrie suisse est largement orientée vers l’export, une appréciation de la monnaie de 20 % en une journée renchérie le coût des produits suisses de… 20 % ! Cela pique un peu évidemment et le patronat suisse est tout bonnement en fureur de la décision de la banque centrale. Du coup, moins de ventes, donc moins de bénéfices, donc les cours de Bourse s’ajustent à la baisse.
2/ Comme il est fort probable que la baisse de l’euro se poursuive et donc l’appréciation du franc suisse, les investisseurs sortent des actions suisses et se reportent sur les actions européennes qui, elles, vont bénéficier de la baisse de l’euro donc plus de ventes, donc plus de bénéfices. Du coup, les investisseurs vendent la Suisse et achètent l’Europe, comme c’est le cas à la Bourse de Paris en forte hausse également portée par la baisse de l’euro face au dollar mais aussi par les promesses d’un QE important.
3/ Dans certains pays comme la Croatie et encore plus la Pologne, le jeu à la mode était de contracter des crédits en francs suisses et plus de 700 000 Polonais seraient dans ce cas. Avec une augmentation du coût réel de leur crédit de 20 % en une journée… cela va faire quelques dégâts, et il y a ce soir des milliers de gens ruinés ou en passe de l’être rapidement.
La vraie question : pourquoi ?
Maintenant, revenons à notre véritable question de départ : pourquoi ? Pourquoi maintenant et pourquoi brutalement. En effet, si la BNS (la Banque nationale suisse) défend depuis 2011 le franc suisse pour l’empêcher de trop monter, rien n’empêchait les autorités monétaires suisses de le faire en plusieurs fois, en indiquant par exemple que l’on défendrait non plus la limite des 1,20, mais désormais la limite des 1,15, puis deux semaines plus tard la limite des 1,05… Cela aurait permis de faire les choses un peu plus progressivement et là, la violence de l’annonce de la BNS a véritablement surpris tout le monde. C’est un peu une annonce en mode « panique », or rien ne justifie une sortie de cette politique monétaire de la BNS en mode panique… Sauf quelque chose dont on n’a pas encore conscience mais dont la BNS a parfaitement connaissance…
1/ L’hypothèse du méga QE européen…
Alors que je n’y crois toujours pas et que les obstacles juridiques ne sont toujours pas levés, il est évident que si la BCE annonce un QE de 2 000 milliards d’euros, l’euro va encore chuter face aux autres monnaies et dans ce cas, la défense de la limite des 1,20 par la BNS serait intenable… Dans un tel scénario, la BNS préfère en panique abandonner tout de suite cette défense car la semaine prochaine c’est encore 20 % de hausse du franc suisse qu’il faudra absorber si la BCE injecte de tels montants de nouvelle monnaie. Mais pourquoi le ferait-elle ? Rien en Allemagne ne laisse présager un tel changement de vision économique. Si nos amis Allemands pourraient se laisser convaincre par un mini-QE compris entre 300 et 500 milliards d’euros, je ne vois pas pourquoi après huit années de serrage de boulons ils ouvriraient les vannes de façon illimitée.
Pourtant, à en croire les différents analystes, cette hypothèse est la plus crédible.
2/ L’hypothèse de la faillite de la BNS…
Presque impossible. Certes, c’est bien la Suisse qui a le record de la taille de bilan de sa banque centrale versus son PIB devant le Japon et les USA… Mais la BNS n’est pas en situation de faillite, loin de là, et elle dispose largement du temps de voir venir les choses. Elle aurait donc pu anticiper de tels problèmes et sortir progressivement de sa politique. Cette hypothèse n’est retenue par personne et par moi non plus.
3/ L’hypothèse d’une refonte de la zone euro avec la sortie d’un membre majeur comme l’Allemagne ou la France. Cela pourrait expliquer une telle envolée du franc suisse et une décision presque en urgence de la BNS, le tout sur fond de guerre contre le terrorisme que la France va bien devoir financer et pour ce faire, notre pays devra s’affranchir des règles budgétaires européennes avec ou sans l’accord de nos partenaires… Pourtant, cela ne semble pas d’actualité au moment où j’écris ces lignes et Angela Merkel a déclaré aujourd’hui que « il n’y a pas de sécurité en Allemagne si elle n’est pas garantie en France. Les destins de nos deux nations sont inséparables ». En disant cela, la chancelière allemande accepte de facto que notre pays ne respectera pas ses objectifs de maîtrise de déficits mais à circonstances exceptionnelles, dépenses exceptionnelles, et Merkel préfère voir la France se fatiguer à faire la guerre pour l’Europe que de devoir fatiguer son pays à le faire.
4/ L’hypothèse la plus simple est sans doute la plus crédible… à savoir que dans un monde de changes flottants, imposer une limite de fluctuation est absurde et toujours voué à l’échec à terme. Tout simplement. La Banque nationale suisse anticipe une baisse prolongée de l’euro et une augmentation du dollar sur fond d’inquiétudes aussi bien économiques que sociales pour l’Europe, la zone euro et la France en particulier.
Si l’euro poursuit sa baisse, défendre la parité fixée relève de la gageure. La question qui se pose à la BNS est alors de connaître la meilleure façon de sortir de sa politique. Progressivement ? Cela n’était sans doute pas possible et n’aurait fait gagner au mieux qu’une ou deux semaines au maximum et aurait coûté sans doute très cher pour rien du tout.
Il n’y aura sans doute pas de QE massif de la part de la BCE pour la simple et bonne raison que la baisse de l’euro, principal objectif d’une telle mesure, est déjà acquise dans les faits et que l’argent qui sera injecté ne va créer de croissance ou à la marge, il y aura donc un mini-QE qui décevra les marchés. Dès lors, le franc suisse devrait baisser un peu et l’euro s’apprécier légèrement dans les semaines qui viennent, encore plus si rien n’était annoncé. C’est donc finalement un mouvement très violent auquel nous assistons, mais il ne devrait pas durer très longtemps et les excès devraient s’estomper.
Pour le moment, rien ne laisse donc présager que cette décision de la BNS, aussi surprenante soit-elle, cache un événement de grande ampleur à venir.
Néanmoins, cela démontre parfaitement qu’au bout du compte les banques centrales sont impuissantes face aux forces des marchés et à la puissance des fondamentaux économiques qui finissent toujours par retrouver les positions d’équilibre naturel.
Cela veut dire que l’euro qui n’est pas tenable ne tiendra pas.
Cela veut dire que l’or, dont le cours est coiffé depuis des années, finira par s’envoler comme il doit naturellement le faire.
Cela veut dire que des États surendettés sans croissance finiront par faire faillite, que des épargnants seront ruinés et c’est une évidence.
Cela veut dire que la FED aux USA finira par devoir admettre que les taux ne peuvent pas monter et que l’économie US à la croissance anémique n’est pas en bonne santé.
Cela veut dire que les mensonges économiques finissent toujours par se fracasser plus ou moins douloureusement sur le mur de la réalité et que plus on attend ou que plus le mensonge dure, plus l’impact est violent.
Et tout cela ce n’est pas faute de vous le répéter depuis des années. Tout n’est qu’une question de temps avant que l’économie ne retrouve son équilibre naturel et la tricherie ne dure toujours qu’un temps.
Pour être encore plus clair, si la banque centrale Suisse n’avait pas décidé en 2011 de « geler » le cours de change de l’euro face à sa monnaie il n’y aurait pas eu de krach aujourd’hui en 2015 et pendant ces années le cours de change se serait adapté progressivement. Le krach actuel est donc la conséquence directe de décisions monétaires illusoires prise il y a presque 5 ans… des conséquences à méditer lourdement pour votre gestion patrimoniale.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.


Charles SANNAT


Source : http://www.lecontrarien.com/
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MessagePosté le: Sam 17 Jan 2015 - 13:30    Sujet du message: Publicité

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françois
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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2015 - 10:12    Sujet du message: même pas peur! Répondre en citant


Quand ce genre de catastrophe ne touche que les "spéculateurs" riches de surcroit, il n'y a pas de quoi s'alarmer, c'est le juste retour des choses trop de restrictions tue la finance, celle qui est saine, celle de la création, du savoir, du travail! l'Europe devient beaucoup plus attractive avec ses produits, et c'est bon pour nous ça ne peut que doper la reprise économique!
Pour les autres, "plaie d'argent n'est pas mortelle! " qu'on se le dise!
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Renata


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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2015 - 10:43    Sujet du message: Franc suisse, fin du taux plancher Répondre en citant

françois a écrit:

Quand ce genre de catastrophe ne touche que les "spéculateurs" riches de surcroit, il n'y a pas de quoi s'alarmer, c'est le juste retour des choses trop de restrictions tue la finance, celle qui est saine, celle de la création, du savoir, du travail! l'Europe devient beaucoup plus attractive avec ses produits, et c'est bon pour nous ça ne peut que doper la reprise économique!
Pour les autres, "plaie d'argent n'est pas mortelle! " qu'on se le dise!


Pas seulement. Le contribuable français risque également de passer à la caisse :


Franc suisse : des collectivités françaises en faillite ?




La Suisse laisse s’envoler son franc et provoque une tempête financière, et les vagues peuvent entrainer la faillite de collectivités françaises qui ont souscrit des emprunts toxiques. Bien sûr, on pourrait penser que ces-même collectivités ont des moyens de se défendre puisque ces emprunts étaient illégaux, les banques n’ayant pas respecté certaines règles, mais c’est sans compter sur le gouvernement qui discrètement a fait passer une loi pour les protéger et les rendre inattaquables. Finalement, l’ennemi intime, ce n’était peut-être pas la finance….
Citation:

C’est un article de La Tribune qui revient sur les emprunts toxiques dont sont bardés nos collectivités locales qui ont eu la bonne idée de faire des emprunts avec vos impôts indexés sur des monnaies comme le franc suisse, histoire de pouvoir payer moins cher tant que tout se passe bien. Le petit problème c’est qu’en une toute petite journée, ces crédits vont coûter 20 % plus cher à nos collectivités qui iront se plaindre qu’elles ont été flouées… Pourtant, aucun maire n’a souscrit ce genre d’emprunt pour acheter sa maison… Comme quoi, on nous prend vraiment pour des jambons…
Charles SANNAT
« Cela ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment pour les collectivités locales françaises. La hausse du franc suisse ce jeudi, qui s’est stabilisé au moment de la rédaction de cet article à 1,04 franc suisse l’euro, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour celles qui ont souscrit des emprunts – très répandus durant les années 2000 – dont le taux d’intérêt est indexé sur l’évolution de la parité euro/franc suisse.
En effet, à chaque fois que le franc suisse s’envole, les collectivités concernées voient le taux d’intérêt annuel qu’elles paient sur leur emprunt croître, voire bondir comme cela risque d’être le cas dans les prochains mois. La faute à une vieille croyance de banquiers d’avant crise de 2008 qui disait que rien ne pourrait atteindre la stabilité de la sacro-sainte parité euro/franc suisse. Ils n’avaient en rien anticipé que les marchés financiers considéraient le franc suisse comme valeur refuge par excellence à chaque période d’incertitude, le faisant s’apprécier.


L’ardoise risque d’être salée pour les collectivités
Ce cas de figure est donc à nouveau en train de se produire et les collectivités risquent, encore une fois, d’en payer les frais. Mais ce coup-ci, l’ardoise risque d’être très (trop ?) salée pour certaines d’entre elles. En effet, dans les pires des cas, c’est-à-dire pour celles qui ont été contraintes de souscrire ces prêts dits « toxiques » entre 2007 et 2009 à l’époque où l’euro était au plus haut par rapport au franc suisse – la devise helvétique est montée à cette époque jusqu’à 1,66 franc suisse l’euro –, les taux d’intérêt des emprunts pourraient s’élever à… un quart du capital restant dû. »
Lire la suite directement sur le site de La Tribune ici
Source: Charles Sannat sur Le Contrarien


L’information étant intéressante lorsque les sources peuvent être multipliées, voici un autre article issu de la Tribune de Genève cette fois-ci qui donne intéressante de cette journée:
Citation:
Les files d’attente s’agrandissaient hier après-midi devant les bureaux de change genevois, à l’heure où le prix de l’euro commençait à baisser. «Nous n’avons pas pu commander d’euros jusqu’à midi, explique Frédéric, guichetier d’un office près de la gare. Nous sommes tout au bout de la chaîne. L’argent était bloqué bien plus haut.» Les passants s’échangent des conseils sur le lieu offrant le meilleur taux de change: 1.08 euro pour un franc ici; 1,07 là-bas. On est loin du taux de 0.86 euros pour 1 franc atteint après l’annonce de la Banque nationale suisse. Mais qu’importe.
Une dame vend près de 27 000 francs suisses avec détermination. Derrière elle, Musa, 19 ans, étudiant en économie, est venu vendre 1000 francs en obtenant un cours de 1,08. «Je m’y connais un minimum en économie, explique le jeune homme. Je sais que la Suisse ne peut pas faire tomber le franc plus bas et que l’euro va donc bientôt remonter. S’il revient à 1,20, j’aurai gagné un peu plus de 100 francs.» Julien, 22 ans, étudiant en informatique habitant en France, est plus dubitatif. Il est déjà venu à midi voir à quel prix s’échangeaient les devises. Il est de retour à 15 h et l’euro a déjà perdu 10 centimes.
Article complet sur la Tribune de Genève


Quand aux commerces, certains refusent même maintenant de prendre les euros comme on le voit ici dans un Mac Do de Lausanne:
 

Source de la photo: Twitter 

 
Voici le lien donnant accès à la carte des villes et des montants de leurs emprunts peut-être toxiques :


http://s0.libe.com/fremen/maps/carte-emprunts-toxiques/index.html#


Il suffit de cliquer sur une ville > détails

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Renata


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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2015 - 14:37    Sujet du message: La BNS peut-elle revenir sur sa décision ? Répondre en citant

Franc suisse : des collectivités françaises en faillite ?


L'appréciation du franc suisse par rapport à l’euro ce jeudi met en grand danger les collectivités locales ayant souscrit des emprunts indexés sur la parité euro/franc suisse. Les taux d’intérêt annuels dont elles devraient s’acquitter pourraient bondir pour certaines jusqu'à 25% du capital !

Cela ne pouvait pas tomber au plus mauvais moment pour les collectivités locales françaises.La hausse du franc suisse ce jeudi, qui s'est stabilisé au moment de la rédaction de cet article à 1,04 franc suisse l'euro, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour celles qui ont souscrit des emprunts -très répandus durant les années 2000- dont le taux d'intérêt est indexé sur l'évolution de la parité euro/franc suisse.
En effet, à chaque fois que le franc suisse s'envole, les collectivités concernées voient le taux d'intérêt annuel qu'elles paient sur leur emprunt croître, voire bondir comme cela risque d'être le cas dans les prochains mois. La faute à une vieille croyance de banquiers d'avant crise de 2008 qui disait que rien ne pourrait atteindre la stabilité de la sacrosainte parité euro/franc suisse. Ils n'avaient en rien anticipé que les marchés financiers considéraient le franc suisse comme valeur refuge par excellence à chaque période d'incertitude, le faisant s'apprécier.
L'ardoise risque d'être salée pour les collectivités
Ce cas de figure est donc à nouveau en train de se produire et les collectivités risquent, encore une fois, d'en payer les frais. Mais ce coup-ci, l'ardoise risque d'être très (trop ?) salée pour certaines d'entre elles. En effet, dans les pires des cas, c'est-à-dire pour celles qui ont été contraintes de souscrire ces prêts dits "toxiques" entre 2007 et 2009 à l'époque où l'euro était au plus haut par rapport au franc suisse - le taux de change est montée à cette époque jusqu'à 1,66 franc suisse l'euro -, les taux d'intérêt des emprunts pourraient s'élever à... un quart du capital restant dû.
Les banques, la défunte Dexia en tête, ont souvent introduit dans leurs contrats de prêt une parité « pivot » de 1,44 franc suisse l'euro en dessous de laquelle il est prévu que les intérêts des emprunts s'envolent. Fixe à environ 4,5% lorsque la parité se maintenait au dessus de 1,44, le taux d'intérêt de ces emprunts est devenu variable lorsque la parité est passée en dessous de cette parité pivot. La variation devenant égale à la différence entre le taux de parité pivot et la parité réelle euro-franc suisse divisée par deux, majorée du taux d'intérêt fixe initial.
Concrètement, lorsque la parité réelle était d'1,24 franc suisse l'euro, le taux d'intérêt annuel payé par la collectivité ayant souscrit ce type de prêts s'établissait à (1,44-1,24)/2 + 4,5, soit 14,5% du capital restant dû. 
Désormais, avec la nouvelle parité à 1,04, le taux annuel sera de (1,44-1,04)/2+4,5% soit 24,5% du capital restant dû ! Déjà très mal en point, certaines collectivités -qui n'auraient du reste jamais dû souscrire ces prêts- risquent de se retrouver au bord du précipice.
La sollicitation du fonds obsolète ?
Cette catastrophe tombe mal, puisque les collectivités ont jusqu'à la mi-mars pour constituer un dossier et signer un protocole pour bénéficier d'un fonds d'aides public-privé qui leur est dédié. Elles doivent pour ce faire se résigner aussi à attaquer leur banque en justice.
Le fonds est abondé par l'État et les banques mais est insuffisamment doté : seulement 1.5 milliard d'euros sur quinze ans, alors que l'indemnité de remboursement anticipée globale dont devraient s'acquitter les collectivités pour sortir de cette affaire s'élèverait à environ 6 milliards d'euros, dit-on dans les couloirs de la Sfil, la société détenue par l'État français. Cette dernière a repris dans son bilan l'écrasante majorité des prêts « toxiques » de la défunte Dexia, l'ancien leader du marché.
Or, à une parité d'1,04 franc suisse l'euro, l'indemnité de remboursement anticipée globale risque de bondir de plusieurs milliards ! Et de rendre l'aide du fonds encore plus insuffisante qu'elle ne l'était. Les collectivités ont donc encore plus intérêt qu'avant à continuer leurs assignations en justice contre les banques - dont la principale est la Sfil - d'autant qu'elles ont encore des possibilités de l'emporter.
Plusieurs problèmes (insolubles ?) se posent
Du reste, plusieurs questions se posent désormais : en premier lieu, y a-t-il une possibilité que le franc suisse se déprécie par rapport à l'euro, ce qui redonnerait de l'air aux collectivités ? A court et moyen terme, c'est peu probable "si la Banque nationale suisse a supprimé son taux plancher de 1,20 franc suisse l'euro, c'est parce qu'elle n'a plus les moyens de le tenir. Il est donc difficile de penser que cette parité puisse remonter à court et moyen terme", estime Philippe Gelis, président de Kantox, un spécialiste du marché des changes.
Autre question : si elle est durable, qui paiera cette appréciation du franc suisse ? Si ce sont les collectivités locales, certaines risquent le défaut de paiement ; d'autres réduiront drastiquement leurs investissements, moteur de l'économie des territoires ; et d'autres seront contraintes d'augmenter la fiscalité du contribuable local. 
Si c'est l'État par le biais du fonds, ce seront quelques centaines de millions, voire quelques milliards supplémentaires dont devront s'acquitter les contribuables nationaux pour payer, une nouvelle fois, les errements de Dexia.
Et si ce sont les banques, et donc principalement la Sfil, cette dernière risque de faire faillite, ce qui engendrerait un risque certain sur les marchés. Quant aux autres banques, elles ont pour beaucoup déserté ce marché il y a plusieurs mois, et on voit mal le pouvoir en place les solliciter pour sauver ce qui reste d'une ancienne concurrente défunte...


Source : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20150115tribdd49e782a/franc-suisse-des-collectivites-francaises-en-faillite.html
Les membres suivants remercient Renata pour ce message :
Marine (18/01/15)
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Renata


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MessagePosté le: Mar 20 Jan 2015 - 14:54    Sujet du message: Franc suisse, fin du taux plancher Répondre en citant

238 millions d’euros indexés sur le franc suisse pour le conseil général du Rhône


C’est un article publié par France 3 Rhône-Alpes  nous apprenant que les emprunts adossés sur la parité euro/franc suisse contractés par le conseil général du Rhône représentent environ 238 millions d’euro et que cela aura de lourdes conséquences pour les finances des collectivités avec des intérêts multipliés par deux ou trois.
Je ne sais pas encore une fois si l’on doit parler d’incurie, d’incompétence ou de corruption concernant nos « zélus » tant signer ce genre de crédit est stupide de la part de gestionnaires de fonds publics.
Je suis sidéré par autant d’incompétence généralisée dans notre pays qui, à tous les niveaux, part à vau-l’eau.


Charles SANNAT


Source : http://www.lecontrarien.com/les-collectivites-locales-rattrapees-par-le-franc-suisse-fort-20-01-2015-france
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Renata


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MessagePosté le: Mer 25 Fév 2015 - 11:26    Sujet du message: Franc suisse, fin du taux plancher Répondre en citant

Emprunts toxiques : les hôpitaux obtiennent 300 millions d’euros d’aides supplémentaires

Les hôpitaux se disent satisfaits, touchés par les emprunts toxiques complètement illégaux, ont obtenu des aides supplémentaires, 300 millions d’aides supplémentaires.  Mais voilà, ces millions, il a fallu les trouver, une nouvelle taxe apparait donc, une taxe qui va être payée par les banques, banques qui risquent de répercuter ces taxes sur les frais de comptes entre autres possibilités, donc au final, c’est encore nous qui allons payer. Mais ce n’est que le début, le meilleur reste à venir…

Citation:
La ministre de la Santé Marisol Touraine a débloqué des fonds pour venir en aide aux établissements de soins étranglés par des emprunts indexés sur le franc suisse.
Sur le point d’être asphyxiés par la montée en flèche du franc suisse ces derniers mois, les hôpitaux qui avaient souscrits des emprunts toxiques viennent de recevoir une bouffée d’air. La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé ce matin à leurs représentants qu’elle allait débloquer 300 millions d’euros sur 10 ans. Le fonds dédié, qui existait déjà, est donc porté à 400 millions d’euros. La Fédération hospitalière de France (FHF) estimait les besoins à 500 millions d’euros minimum.
«Ces ressources supplémentaires seront intégralement apportées par une contribution des banques et permettront d’aider en priorité les hôpitaux dont la situation est la plus critique», précise le ministère dans un communiqué. Une nouveauté: les 100 millions d’euros déjà apportés étaient financés à 75% par le budget des hôpitaux.
Article complet sur Le Figaro





Bien beau tout cela, mais cela ne concerne les hôpitaux, et en France, nombre de villes, des régions et des départements sont également dans des situations financières extrêmement tragiques à cause des emprunts toxiques, et là, qui va aider? Car on aurait pu attendre un geste du gouvernement dans ce sens, comme pour les hôpitaux, peu de chance que cela se concrétise…
Citation:
Les banques ont proposé un type d’emprunt complètement toxique puisque dangereux pour les comptes de ceux les ayant souscrit, les taux d’intérêts étant variables. Bien sûr, ce type d’emprunt  à été reconnu complètement illégal, mais qu’importe, le gouvernement socialiste a fait passer une loi pour protéger les banques des éventuelles attaques devant des tribunaux, puisque la tentative de corruption du gouvernement n’a pas fonctionné. Le nombre de victimes est colossal: la quasi-totalité des hôpitaux (dont la grande majorité est proche du défaut de paiement), des communes, des services publics… Et donc, l’endettement colossal de chacun pousse à adopter des mesures d’austérités, et vlan, chômage à la clé! Et au fait, savez-vous au bénéfice de qui? Des banques américaines entre autres banques, et de la Dexia en partie privatisée par l’état français, état qui touche chaque mois sur ces emprunts.
Issu de l’article l’état réel de la France en ce début d’année 2015






Carte des emprunts toxiques en France de la Dexia, et uniquement de la Dexia, imaginez en y ajoutant toutes les autres banques… Source de la carte:Impots-economie.com 
 
Surtout qu’avec l’histoire du franc suisse, la situation s’est réellement aggravée, exemple avec la ville de Chinon:
Citation:

Empoisonnées par un emprunt toxique contracté en 2007, les finances de la Ville sont au bord du gouffre en raison de la réévaluation du franc suisse…
Le scénario catastrophe continue. Dans des proportions qui deviennent cauchemardesques si la Ville ne réussit pas à se sortir de ce guépier où l’a plongé un emprunt contracté en 2007. Fondé sur la parité entre l’euro et le franc suisse, l’emprunt a vu ses intérêts augmenter de façon inquiétante avec la crise économique qui a favorisé le franc suisse comme valeur refuge.
Souscrit auprès de Dexia et réaménagé en juillet 2011, cet emprunt, dont le capital restant dû au 1er janvier 2015 est de 2,5 millions d’euros, avait à l’origine un taux de 3,90 % avec une indexation sur la parité euro franc suisse à un taux de 1,44.
Passé de 3,90 % à… 27,40 % !
Au 1er août 2014, lors de la dernière échéance annuelle, le taux de parité était descendu à 1,20 et cela a eu pour effet direct de faire grimper les intérêts à un taux de 14,96 % ! L’incidence financière pour l’année 2014 a été de 275.000 € d’intérêts en plus, juste sur l’exercice.
Mais ces derniers jours, la réévaluation de 15 % du franc suisse vient d’aggraver encore la situation, et la projection pour 2015 grimpe encore pour atteindre un taux à 27,40 %, ce qui donne, si rien ne change, un surplus d’intérêts à hauteur de 590.000 € !
De même, et cela devient ubuesque, l’indemnité de remboursement anticipé qui s’élevait à 4.350.000 € au 1er août 2014 vient de faire un bon à 9.100.000 € !
Au regard de ces éléments, s’alarme le maire de Chinon, « la Ville se trouverait en situation de cessation de paiement si elle avait l’obligation d’honorer des échéances à ces taux ».
Jean-Luc Dupont veut croire en une solution : « Nous attendons avec la plus grande impatience les mesures prises par le gouvernement et la Banque centrale européenne pour sauver les 4.000 à 5.000 collectivités, hôpitaux, Ehpad et même particuliers qui se retrouvent dans la même situation que la ville de Chinon.




Citation:
Source et article complet sur Lanouvellerepublique.fr




Une petite palme de l’info à deux balles au passage pour France Info qui annonce quand-même que la Dexia est une banque suisse, il fallait oser puisqu’elle est franco-belge:
Citation:
Le gouvernement vient en aide aux hôpitaux qui avaient contracté des emprunts dits toxiques auprès de la banque suisse Dexia. Marisol Touraine a annoncé 300 millions d’euros d’aides supplémentaires financées par une taxe sur les banques.




Autre info à ne pas négliger non plus puisque l’on nous parle avant tout de la Dexia, c’est qu’elle continue à être sauvée, encore et encore, et toujours avec nos sous, mais bien d’autres banques sont impliquées:
Citation:
Les montants garantis par la Belgique, la France et le Luxembourg au sein du groupe Dexia vont passer sous la barre des 65 milliards d’euros d’ici la fin du mois, a annoncé jeudi le CEO Karel De Boeck.
Cette somme, qui ne devrait plus augmenter, se situe quelque 20 milliards en dessous du maximum prévu lors du sauvetage de l’institution à l’automne 2011. Lors de l’assemblée des actionnaires de l’an passé, M. De Boeck tablait sur un montant de 40 à 45 milliards d’euros de garantie publique. Les taux d’intérêt très faibles, ainsi que les évolutions récentes de la parité franc suisse/euro, en ont cependant décidé autrement en faisant augmenter le besoin en « cash collateral », c’est-à-dire les dépôts remis par Dexia à ses contreparties en garantie des contrats d’échange (swaps). Le groupe, qui a besoin de liquidités, a dès lors dû lever de l’argent supplémentaire en se reposant en partie sur ces garanties.
« Le ‘cash collateral’ a augmenté de quelque dix milliards d’euros l’année passée et devrait encore s’accroître de cinq milliards cette année. Au total, nous parlons de 35 à 36 milliards d’euros, soit autant qu’il y a quelques années », explique le patron de la banque. Les garanties d’Etat seraient ramenées à 45 milliards d’euros si le « cash collateral » revenait à un niveau normal.
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Si réellement nos « élus » souhaitaient aider et sauver tous ceux ayant souscrit de tels emprunts, ils rendraient ceux-ci caduques puisque illégaux, et s’attaqueraient réellement aux banques au lieu de les protéger
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Marine (25/02/15)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:15    Sujet du message: Franc suisse, fin du taux plancher

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