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Histoire abrégée du peuple juif

 
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Marine
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MessagePosté le: Lun 22 Sep 2014 - 09:51    Sujet du message: Histoire abrégée du peuple juif Répondre en citant

Dans une petite contrée, presque ignorée des autres peuples, vivait une nation, dont les fondateurs, longtemps esclaves chez les égyptiens, furent délivrés de leur servitude par un prêtre d’Héliopolis, qui par son génie, et ses connaissances supérieures, sut prendre de l’ascendant sur eux . Cet homme, connu sous le nom de Moïse, nourri dans les sciences de cette région fertile en prodiges et mère des superstitions, se mit donc à la tête d’une troupe de fugitifs, à qui il persuada qu’il était l’interprète des volontés de leur dieu, qu’il conversait particulièrement avec lui, qu’il en recevait directement les ordres. Il appuya, dit-on, sa mission par des œuvres qui parurent surnaturelles à des hommes ignorants des voies de la nature et des ressources de l’art. Le premier des ordres qu’il leur donna, de la part de son dieu, fut de voler leurs maîtres, qu’ils étaient sur le point de quitter. Lorsqu’il les eut ainsi enrichis des dépouilles de l’Égypte, qu’il se fut assuré de leur confiance, il les conduisit dans un désert, où, pendant quarante ans, il les accoutuma à la plus aveugle obéissance ; il leur apprit les volontés du ciel, la fable merveilleuse de leurs ancêtres, les cérémonies bizarres auxquelles le très-haut attachait ses faveurs ; il leur inspira surtout la haine la plus envenimée contre les dieux des autres nations, et la cruauté la plus étudiée contre ceux qui les adoraient : à force de carnage et de sévérité, il en fit des esclaves souples à ses volontés, prêts à seconder ses passions, prêts à se sacrifier pour satisfaire ses vues ambitieuses ; en un mot, il fit des hébreux, des monstres de frénésie et de férocité. Après les avoir ainsi animés de cet esprit destructeur, il leur montra les terres et les possessions de leurs voisins, comme l’héritage que Dieu même leur avait assigné.
Fiers de la protection de Jéhovah , les hébreux marchèrent à la victoire ; le ciel autorisa pour eux la fourberie et la cruauté ; la religion, unie à l’avidité, étouffa chez eux les cris de la nature, et sous la conduite de leurs chefs inhumains, ils détruisirent les nations cananéennes avec une barbarie qui révolte tout homme en qui la superstition n’a pas totalement anéanti la raison. Leur fureur, dictée par le ciel même, n’épargna, ni les enfants à la mamelle, ni les vieillards débiles, ni les femmes enceintes, dans les villes où ces monstres portèrent leurs armes victorieuses. Par les ordres de Dieu, ou de ses prophètes, la bonne foi fut violée, la justice fut outragée, et la cruauté fut exercée.
Brigands, usurpateurs et meurtriers, les hébreux parvinrent enfin à s’établir dans une contrée peu fertile, mais qu’ils trouvèrent délicieuse, au sortir de leur désert. Là, sous l’autorité de leurs prêtres, représentants visibles de leur dieu caché, ils fondèrent un état détesté de ses voisins, et qui fut en tout temps l’objet de leur haine, ou de leur mépris. Le sacerdoce, sous le nom de théocratie, gouverna longtemps ce peuple aveugle et farouche ; il lui persuada qu’en obéissant à ses prêtres, il obéissait à son dieu lui-même.
Malgré la superstition, forcé par les circonstances, ou peut-être fatigué du joug de ses prêtres, le peuple hébreu voulut enfin avoir des rois, à l’exemple des autres nations ; mais, dans le choix de son monarque, il se crut obligé de s’en rapporter à un prophète. Ainsi commença la monarchie des hébreux, dont les princes furent néanmoins toujours traversés dans leurs entreprises, par des prêtres, des inspirés, des prophètes ambitieux, qui suscitèrent sans fin des obstacles aux souverains qu’ils ne trouvèrent point assez soumis à leurs propres volontés. L’histoire des juifs ne nous montre, dans tous ses périodes, que des rois aveuglément soumis au sacerdoce, ou perpétuellement en guerre avec lui, et forcés de périr sous ses coups.
La superstition féroce, ou ridicule, du peuple juif, le rendit l’ennemi né du genre humain, et en fit l’objet de son indignation et de ses mépris : toujours il fut rebelle, et toujours il fut maltraité par les conquérants de sa chétive contrée. Esclave tour-à-tour des égyptiens, des babyloniens, et des grecs, il éprouva sans cesse les traitements les plus durs et les mieux mérités ; souvent infidèle à son dieu, dont la cruauté, ainsi que la tyrannie de ses prêtres le dégoûtèrent fréquemment, il ne fut jamais soumis à ses princes ; ceux-ci l’écrasèrent inutilement sous un sceptre de fer, jamais ils ne parvinrent à en faire un sujet attaché ; le juif fut toujours la victime et la dupe de ses inspirés, et dans ses plus grands malheurs, son fanatisme opiniâtre, ses espérances insensées, sa crédulité infatigable, le soutinrent contre les coups de la fortune. Enfin, conquise avec le reste du monde, la Judée subit le joug des romains.
Objet du mépris de ses nouveaux maîtres, le juif fut traité durement, et avec hauteur, par des hommes que sa loi lui fit détester dans son cœur ; aigri par l’infortune, il n’en devint que plus séditieux, plus fanatique, plus aveugle. Fière des promesses de son dieu ; remplie de confiance pour les oracles qui, en tout temps, lui annoncèrent un bien-être qu’elle n’eut jamais ; encouragée par les enthousiastes, ou les imposteurs, qui successivement se jouèrent de sa crédulité, la nation juive attendit toujours un messie, un monarque, un libérateur, qui la débarrassât du joug sous lequel elle gémissait, et qui la fît régner elle-même sur toutes les nations de l’univers.


Tiré du livre : Le christianisme dévoilé Paul-Henri Thiry, baron d’Holbach
Publication: 1761
   
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MessagePosté le: Lun 22 Sep 2014 - 09:51    Sujet du message: Publicité

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